M. Mme Misrahi Roger Paulette M. Mme Misrahi Michel Sokleng et leurs enfants








télécharger 0.56 Mb.
titreM. Mme Misrahi Roger Paulette M. Mme Misrahi Michel Sokleng et leurs enfants
page9/12
date de publication28.04.2018
taille0.56 Mb.
typeDocumentos
ar.21-bal.com > histoire > Documentos
1   ...   4   5   6   7   8   9   10   11   12

MEMOIRES DE MA VIE DEPUIS MA NAISSANCE

1930 - 2002

__________
TOME II - 1954 - 1980
Mon existence se poursuivait donc dans ma carrière de la nouvelle technique de la Télévision tout en parallèle avec ma vie sentimentale. J'ai 24 ans.

J'ai remplacé la vieille 4 chevaux (Renault) par une grosse voiture noire d'occasion, l'Aronde de chez Simca, une 6 chevaux, un bolide qui roule à 100 kms heure.

Paulette et moi continuons chaque samedi soir nos sorties à la petite semaine mais nous décidons de nous mettre en ménage.

Entre-temps, je quitte mon usine de VIROFLAY et travaille à plein temps à l'usine de SAINT-MANDE, dans la chaîne de fabrication des récepteurs de Télévisions « noir et blanc »

Les tubes cathodiques ont vu la dimension de leur écran passer de 31cm rond à 36 et 43 cm

en diagonale rectangulaire pour se rapprocher des formes des écrans cinémas .

Dans la journée, je deviens chef de chaîne au contrôle et au réglage final des châssis, avant la mise en ébénisterie - réchauffage, re-contrôle et mise en cartons d'emballage pour les clients, les futurs téléspectateurs. Nos téléviseurs étaient très modernes pour l'époque, ils étaient à télécommande avec quatre ou cinq mètres de fils engainés de plastique, on pouvait de son lit régler la puissance son, la lumière, le contraste netteté et à l'aide de l'interrupteur, allumer, éteindre.

En fin de journée, je passais au bureau prendre la liste des réparations à effectuer à domicile.

.Il y a eu un grand progrès et moins de fatigue pour moi, car je n'avais plus à emprunter les transports pour aller à VIROFLAY, tous les déplacements se faisaient en voiture.

J'avais encore un autre avantage, j'avais, en effet, vu mon salaire augmenter confortablement.
Ayant eu écho d'un projet de déménagement d'un couple de mes clients, Monsieur et Madame PELLETIER, sans perdre de temps en réflexion, je posais mes jalons et réussis à obtenir leur logement. Il était situé au 5ème étage, sans ascenseur et composé d'une toute petite chambre et minuscule cuisine, le tout mansardé, puisque sous les toits. Le cabinet de toilette est situé sur le palier, à partager avec un autre voisin. Etre au 5ème étage nous coûtait un peu au départ, mais bah! Nous sommes jeunes, ça ira pour un début.

Nous n'avons pas échappé à la « reprise » coutume classique à ce moment là. Nous débutions dans notre vie commune raide comme des passe-lacets, nos fonds étaient insuffisants pour faire face à cette reprise, un crédit d'un mois nous a été accordé.

Pour être précis, nous nous sommes mis en ménage dans ce réduit sans un maravédis (radis, sans argent) en poche nous avions, même, déjà hypothéqué notre avenir car nous démarrions avec un moins

1.300 frs montant de la reprise ce qui nous faisait sourire, en raison du nom de ma compagne qui s'appelait comble d'ironie « LE MOING » Paulette. Nous sommes en 1954. Dans ce

nouveau petit nid d'amour, juste en dessous des NIOS, des moineaux de Paris, nous avons complété notre mobilier, car on nous avait laissé, lit, armoire, poêle, cuisinière à gaz antique, tables, chaises, placards, etc...etc... La reprise quoi.

Et ce fut notre première nuit de noce au 66, rue de la Villette PARIS (XIXème) non

officielle mais cependant inoubliable, enfin « cheux-nous »...j'ai quitté ma Maman, tous les jours, toutes les nuits, finies les rencontres du samedi soir et les frais d'hôtel et le dernier verre au « Canon de la Nation »

C'était du bon temps, nous étions jeunes, nous étions fous, amoureux toujours, pour la vie, mais attention, attention, un gosse cela arrive vite, on faisait attention mais on s'aimait quand même.

Paulette a quitté son emploi, rue de la Goutte d'or, pour travailler quelques temps aux Usines Renault, à la cantine pendant un mois, puis à l'usine radiotechnique (Philips) fabrication et marquage de lampes radio, utilisées dans mon métier.

En face de notre immeuble, se trouve le grand ensemble des studios de télévision des Buttes Chaumont, encore de mon métier.

Le grand parc public de verdure est tout proche. De notre fenêtre, côté rue, on voit la Tour Eiffel, on domine une partie des toits de la capitale, nous avons la télévision à télécommande normale.

Ma mère a quitté son taudis de la rue Sedaine, pour aller habiter dans un petit pavillon de banlieue où elle dispose d'un grand jardin, pavillon situé au 30 Avenue Président Wilson à BREVANNES-LIMEIL, à côté de BOISSY ST LEGER.

Fini le tintamarre des marbriers avec les badaboum badaboum des machines de leur atelier, des chaudronniers et leur martelage incessant, finies les mauvaises odeurs du vieux PARIS, vive la campagne, les arbres, le gazon, les petits oiseaux et les poules que ma mère avait en élevage.

.Cela lui a changé sa vie et rappelé le CHATELET EN BERRY où elle avait eu aussi des poules et un jardin. Elle y a vécu heureuse jusqu'à sa retraite et est partie finir ses jours à NICE.

La maison Degialuly télévision, dépose le bilan, je me plaisais bien à cette place .En plus de

mon travail de la semaine, je donnais, le samedi des cours d'adaptation à des revendeurs de postes T.S.F a la nouvelle technique de la télévision. Roger MISRAHI était devenu pour un temps, Professeur d’electronique, quelle promotion.

En raison de ce dépôt de bilan, j'étais à nouveau à la recherche d'un emploi, j'en ai trouvé un dès le 4 Avril 1954 à ST-MAUR LA VARENNE, banlieue très bourgeoise au sud-est de PARIS, pour être précis au 72, rue Delerue chez les Ets Lavalette. J'avais 24 ans.

Je mangeais tous les midis chez ma mère qui demeurait à 3kms de là.
Les années s'écoulaient paisiblement entre mon travail de technicien télévision dans cette petite usine de fabrication de postes de radio à lampes, de postes de télévision noir et blanc, à lampes Je terminais chaque jour à 18 heures.

Ensuite j'allais faire la tournée des clients, à domicile et finissais souvent à minuit.

Je rentrais souper avec ma petite femme au 5ème étage de la rue de la Villette et repartais au matin à ST-MAUR DES FOSSES, de son côté, Paulette se rendait à son boulot.

Pour les vacances, nous sommes allés en Espagne, le plus souvent on allait en Bretagne, à PRIZIAC dans le Morbihan, chez ses parents.

Le lac, la campagne, l'océan contribuaient à me refaire de la santé. 1954 - 1955 - 1956 - 1957

1958..... Ah! 1958... 24 -25 - 26 - 27 - 28 ans ...Eh! Oui, le 13 DECEMBRE 1958 on se marie, à la même Mairie que mes parents, le 11ème arrondissement de PARIS, un Samedi 13 et le

Dimanche nous recevions toute notre famille à LIMEIL-BREVANNES? AU Pavillon. Très belle fête, bien photographiée, bien arrosée, nous avons bien mangé. Nous voici, légalement mari et femme. Nous avons remis les boeufs devant la charrue et non l'inverse comme auparavant.

Amène ta paye avec la mienne, ça fera une bonne quinzaine, les finances du ménage s'étoffent de plus en plus Nous avons troqué la vieille Simca aronde d'occasion contre notre troisième voiture automobile (1956-57) ...notre première voiture neuve une Simca Elysée noire... la classe ! Notre troisième automobile (1956-57)

Nous mettons de l'argent de côté dans le but d'investir dans la construction d'une maison neuve. Nous avons trouvé un terrain à notre goût sur la commune de SUCY-EN-BRIE, dans le Val de Marne, située à deux kilomètres du pavillon de ma mère et à quatre de mon lieu de travail à SAINT-MAUR, le rêve, l'idéal.

J'ai trente ans, Paulette vingt-huit, le plan d'épargne arrive à son terme, le plan de construction aussi, et les murs montent, montent, montent 1960-1961.

Toutes les semaines on se précipite pour voir où en est notre pavillon à étages, le terrain est petit 366 mètres carrés, la construction au sol est de 66 mètres, de telle sorte que tout s'érige en hauteur, mais le terrain fait tout le tour de la maison.

En bas, rez-de-chaussée, garage, petite pièce atelier, chaudière de chauffage.

Au premier : cuisine, palier, salon, salle à manger en longueur et wc avec un petit lavabo.

En haut : trois chambres, salle de bains et un grenier, la maison est super haute. Devant, à une

centaine de mètres, il y a une forêt avec de grands arbres très hauts, des pins, nous avons une belle vue sur les environs, ce n'est que maisons avec des jardins appelées pavillons .

La gare du R.E.R. est à 10 minutes, à pied, on est dans un quartier résidentiel très agréable car très calme.

De retour à PARIS, on a hâte que le chantier se termine.

Un matin, rue de la Villette, un accident se produit. Paulette, comme à son habitude, est partie à son boulot, il fait beau, je me lève afin de prendre mon petit déjeuner, j'ouvre légèrement la fenêtre de la cuisine lorsque se produit le drame, une explosion soudaine dont j'ai senti le souffle, les deux battants de la fenêtre se sont ouverts violemment. Je me précipite à la fenêtre et je vois en bas, dans une cour voisine, des fumées blanches et noires monter à la verticale et j'entends en même temps des cris, des plaintes et gémissements de douleur de femmes. L'explosion a provoqué un trou dans la toiture d'une petite fabrique artisanale d'amorces, de poudre, une étincelle a jailli dans un baquet qui contenait des rubans d'amorces pour pistolets d'enfants, le tout a explosé, c'était terrible à entendre. Les sirènes des pompiers, de la police, indiquaient l'arrivée des secours. Les journaux ont fait état d'une personne décédée, une autre aurait eu la jambe arrachée, et plusieurs blessés étaient à déplorer.

Je suis parti ce matin là, tout tremblant d'avoir assisté en direct à ce drame en témoin impuissant, c'est plus impressionnant que lorsqu'on le voit à la télé.
Je racontais cela à Paulette le soir même, dès son retour, mais j'avais passé une très mauvaise journée et j'étais toujours sous le coup d'un sentiment de malaise.

.On distinguait de notre fenêtre dans la toiture voisine un grand trou noir aux bords calcinés qui me rappelait ce drame qui venait de se produire le matin même.
25.12.1891. (naissance de Noèl Le Moing)
A PRIZIAC, le papa de Paulette, mon brave et gentil beau-père, Noël, cultivait des jardins loués à des voisins, lesquels au bout d'une année ou deux les reprenaient lorsqu'ils étaient nettoyés et engraissés.

Il avait été mutilé des mains à la guerre 1914-18.En cadeau , on lui a acheté pour jardiner, une belle pièce de bonne terre, en février 1960 1.000 M2 à côté de la maison de son fils Jean et pour toute sa vie, quelle joie. Pépé a planté tout de suite des pommes de terre sur une terre vierge de culture, l'une d'elles faisait 680 grammes, le quotidien OUEST- FRANCE en a fait état, à la grande fierté du Pépé car elle avait été mise en photo dans le journal.
Nous avions auparavant obtenu de voisins, au bourg, une portion de jardin de la largeur de la maison que les parents louaient à la famille LE DREFF. Cette maison n'avait qu'une seule sortie sur la rue.

Marie-Joseph, très brave et gentille belle-mère avait courageusement élevé sept enfants nés de son union avec Noël, sept enfants en douze ans.
Marcel Louis né le 31.05.1921 - Marie-Thérèse et Jean (jumeaux) 7.12.1923 (10h30-12h30)
Jeanne 6.12.1927 - Marthe Yvonne 4.09.1929 - Paulette Noëlle 9.01.1932 - Cécile
Louisette le 4.09.1933


Comme je le disais précédemment, leur maison n'avait qu'une seule sortie sur rue et les chats de Marie-Joseph, ne survivaient pas très longtemps à cause du passage des automobiles dans la rue principale du bourg.

Pour le bien-être des chats!... et de nous-mêmes, une ouverture avait été pratiquée dans le mur du fond et le menuisier de la famille, le beau-frère, Jacques, nous avait donné une porte que nous avions posée.

Maintenant, les chats et nous-mêmes avons une sortie donnant sur le petit jardin, dans lequel notre doué et habile Pépé, Noël a construit un grand cabanon avec du bois de récupération. Une partie de ce cabanon était réservé aux toilettes : un siège composé d'une planche trouée munie d'un couvercle (toujours de même fabrication : Jacques Lequeux le beau-frère) sous le siège un gros bidon de récupération dont le contenu servait d'engrais au jardin, cabinet de toilette, familial, tout confort par rapport au précédent qui était au dehors, communal, inconfortable et sale.

Nous avions fait l'acquisition d'un frigidaire acheté a la COOP au Faouêt, certainement l'un des premiers foyers équipé d'un réfrigérateur à Priziac, et fait cadeau aux parents en remerciement d'avoir passé des vacances chez eux. Il était posé à même le sol de la cuisine salle à manger, en terre battue.
Au mois de mars 1961, nous avions acheté une deuxième voiture neuve la (Simca) P 60 MONTLERY (4ème voiture).Nous arrivons en 1961, la maison de SUCY-EN-BRIE qui continue à se construire, le mois de juillet s'écoule paisiblement, PARIS et sa banlieue se vident de leurs habitants en été, puis nous allons passer d'agréables vacances en Août, en Bretagne, en raison de la fermeture annuelle de notre usine de LAVALETTE à LA VARENNE.
Chers Pépé, Mémé, nous avons une bonne nouvelle à vous annoncer, Paulette et moi nous attendons un heureux événement, pour la fin du mois d'avril, fille ou garçon ? (Pas d'échographie à l'époque)

Notre fougue amoureuse du mois de juillet avait porté ses fruits, nos ébats avaient engendré « l'enfant de l'amour » A ma grande satisfaction, il s'épanouissait dans le sein de sa mère et voir Paulette au fil des jours prendre un embonpoint, celui qui n'enlaidit jamais les femmes, me comblait de bonheur.
Nous nous sommes rencontrés, ainsi que je l'ai déjà dit, le 30 Novembre 1952, dès l'année suivante en 1953, nous avons tenté de mettre en route une grossesse et nos efforts ont abouti au bout de huit ans, pas mal !! Ca été long mais c'est fait, à force de jouer au « docteur » nous allons être Papa et Maman pour de bon.
Nous rentrons fin août avec la puissante voiture verte, neuve, (Simca) P.60 MONTHLERY, qui monte à plus de 130 kms à l'heure. A PARIS, nous retrouvons notre chère rue de la Villette, notre appartement avec ses cinq étages pénibles à monter qui nous laissent essoufflés, j'ai 31 ans, que le temps passe ! Les mois aussi, l'hiver approche et comme il se doit la silhouette de Paulette s'épaissie.

Voici le printemps 1962 et la grossesse arrive à son terme, mars, avril.
Paulette a préparé une layette bleue, et à la pharmacie tous ses achats se fond de la couleur BLEU

- Vous allez avoir un garçon Madame ?

Elle répond, bien sûr... Toujours pas d'invention d'échographie) mais elle veut un garçon avec un petit robinet et pas une pisseuse et...têtue comme une Bretonne, elle l'aurait. La dernière semaine d'Avril arrive, et ce dimanche 29 nous allons voir où en est la construction, ça avance, bébé aussi, et comme à l'accoutumée le dimanche soir, nous rendons visite à la famille LEQUEUX, rue des Prairies, en passant et nous montons tout en haut.
Le lundi, je suis à la maison et dès sept heures, Paulette commence à ressentir les premières douleurs. A huit heures, je l'emmène à la Clinique d'accouchement, rue Emile Landrin, derrière la place de la mairie du 20ème arrondissement de PARIS. Sa soeur Marthe y a déjà accouché de ses trois filles : Catherine, Véronique, Hélène. J'accompagne Paulette, la sage femme précise que cela va être long, en raison de sa première mise au monde (qui sera la dernière).

Moi, je tourne, je vire, je suis tout à fait conforme à l'image des futurs papas, je ne tiens pas en place, je vais même, jusqu'à dépanner des téléviseurs chez mes clients pensant qu'ainsi le temps s'écoulerait plus vite, hélas! A chaque interrogation, je m'entends répondre ... non pas encore!

L'après-midi est interminable, en ce début de soirée, je suis très optimiste, hélas! 19 h, puis 20, puis 21...toujours rien...Ma voiture est stationnée en face de la clinique. La sage-femme dit à Paulette : ce sera une petite Muguette. Non dit-elle, c'est un garçon.

Vers 21 heures, je fais les cent pas devant mon véhicule, j'entends des cris de douleur et ça me fait mal, les cris cessent enfin, au bout d'un certain temps et j'en profite pour prendre mon courage à deux mains et pénétrer dans la maternité.
Bébé est né à 21 h 35 et c'est UN GARCON... elle l'avait bien dit, Paulette.
Je vois mon fils, près d'elle, qu'il est beau .Comme tout bébé qui vient de naître ses minuscules petites mains sont un peu fripées et l'on voit en transparence les petits vaisseaux sanguins; il a une jolie petite tête, je les embrasse tous les deux .

Père, je suis père, ce Papa nage dans un grand bonheur, il est très très content, la grande joie d'être maintenant à Trois. Il s'appelle Michel - Charles le prénom de son grand-père Breton et de mon père une erreur car Chaloum ne veut pas dire Charles mais Paix a cause de ma tante Béatrice tant pis .Il pèse 3 kgs 050.Je reste auprès d'eux, Paulette a souffert, cela a été très dur...Elle n'en veut plus. Il sera donc un fils unique.
Lorsque enfin je les quitte pour aller me coucher, seul, nous sommes le 1er MAI 1962, c'est la fête du travail, du Muguet et on a bien travaillé Paulette et moi, surtout elle.

Merci ma chérie, pour tout. Elle est détendue et ravie.

Le lendemain on va les voir avec ma Mère Claire, donc la grand mère et nous prévenons les grands-parents de Priziac. Toute la famille, les amis nous félicitent, la famille Lequeux qui habite tout près est de la visite aussi.

Nous voici donc à trois dans l'appartement de la rue de La Villette, mais Michel pleure beaucoup toutes les nuits, il mange peu et ne profite guère. Paulette l'emmène en Bretagne et un changement spectaculaire se produit, l'air vivifiant de la Bretagne lui fait grand bien et éveille son appétit et il dort maintenant toutes les nuits, il prend du poids à notre grande satisfaction. Je vais les rejoindre au moment des vacances, très content de les retrouver, Michel a bien changé, il est en pleine forme, sa Maman aussi et une belle nuit de noces nous attend.

Notre séjour passe trop vite et nous rentrons dans notre logement mansardé, le petit pleure à nouveau, heureusement que la maison de Sucy-en-Brie est devenue habitable, nous avons passé un dernier Noël et le 1er jour de l'an à PARIS, et en ce début de Janvier 1963, nous emménageons enfin à SUCY-EN-BRIE.
Nous voici dans la maison neuve, Michel dispose d'une chambre à lui tout seul. Paulette et moi dormons sur deux matelas, car nous n'avons pas encore acheté de lit.

Au moment de coucher le petit, nous sommes tendus, sur le qui-vive, attendant anxieusement le début des pleurs, comme chaque soir... mais, pas un bruit, il est dans son élément, un espace qui lui convient sans aucun doute, une telle habitude qui disparaît du jour au lendemain nous laisse cependant perplexes à tel point que l'on se demande s'il n'est pas plutôt malade, comment expliquer sinon ce brusque changement, mais non tout va très bien.


Paulette et moi sommes ravis, d'abord pour lui qui se fatigue à s'époumoner tous les soirs, ensuite pour nous qui allons dormir notre vraie première nuit, sans pleurs, dans le calme de la campagne, dans une grande chambre, nue, sur deux matelas ... l'un sur l'autre comme les matelas !!! dans ce pavillon tout neuf.
Le lendemain matin, un Agent des (P.T.T). nous apporte un téléphone, notre premier, nous avons eu de la chance car la demande d'abonnement durait au moins depuis six mois, cela a été une agréable surprise de l'avoir dès notre arrivée le premier jour à SUCY-EN-BRIE.

Une famille heureuse, un bel enfant, une maison confortable, du travail. Paulette, après avoir travaillé aux Laboratoires Pharmaceutiques Mariniers, reste au domicile pour s'occuper du petit qui a trouvé maison et famille à son goût. Nous aussi.
Quant à mon travail, c'est beaucoup moins fatigant qu'auparavant. Mon usine de La Varenne est à quatre kilomètres de notre domicile, soit environ dix minutes en voiture ce qui me permet de déjeuner tous les midis à la maison. A partir de 18 heures, j'entreprends une seconde tranche de travail pour les clients du soir et ce, jusqu'à minuit, ensuite soupe et hop au lit, finis les « va-et- vient » entre la capitale et la banlieue. La voiture est maintenant à l'abri dans le garage, elle est ainsi mieux en sécurité que le long du trottoir, la nuit, à la portée des vandales.
Michel a quelques mois et il se déplace, plutôt se traîne dans un « Youpala » sorte de petit chariot à roulettes suspendu par une petite culotte.
Il parcourt les pièces vides de meubles, c'est un coquin.

Sur une table roulante il y a un poste de télévision, noir et blanc, dans un coin du salon et en dessous, il y a un poste T.S.F.a lampes long a se mettre en fonctionnement a cause du chauffage de ces lampes, équipé de quatre boutons de réglages. Ce petit malin de 10 ou 12 mois a repéré l'interrupteur qu'il fait fonctionner et il tourne à fond le bouton de la puissance sonore ensuite, il va se cacher dans le coin opposé de la salle à manger, il attend de voir le résultat de sa blague.

Maman est dans sa cuisine et entend le son de plus en plus fort qui envahit les pièces, il faut un temps de chauffe aux lampes mais le résultat voulu est obtenu ... ça hurle;.

Paulette se précipite pour régler d'abord le volume du son, cherche des yeux le petit espiègle

Qui fier de son coup, ri de bon coeur de la farce provoquée. Sur les quatre boutons il a su repérer rapidement le bon, sacré Michou, va, déjà malin.
Il a plus d'un an. Les parents à Paulette sont venus à SUCY pour quelques jours. On visite ensemble PARIS et nous avons la surprise de voir Michel faire ses premiers pas sur l'esplanade du Trocadéro, ce fût un grand évènement, face à la Tour Eiffel.
Les années passent, Michel grandit, nos vacances sont rituelles, direction La Bretagne, comme d'habitude, on y prend racine mais c'est agréable car le pays Breton est beau.

Nous sommes auprès du lac du Bel Air, fleuron de la Commune de Priziac, à proximité de l'Océan, de la mer. La Bretagne intérieure aux paysages magnifiques, ses rivières à l'eau si fraîche et si pure, ses prairies verdoyantes, ombragées où il fait bon faire des randonnées, de pique-niquer. Si l'on se dirige vers la côte, il y a de petites plages cachées où l'on trouve un peu d'intimité lorsque l'on fuit la foule de la ville que l'on côtoie toute l'année, des coins splendides, sans parler du golfe du Morbihan aux innombrables îles plus belles les unes que les autres. Ici on passe des vacances inoubliables, le temps n'est pas toujours ensoleillé, et à l'intérieur des terres, contrairement à la côte où le temps est changeant à cause des marées, nous devons subir la pluie fine du matin sans discontinuer jusqu'au soir, le petit crachin Breton vivifiant.

Les grandes marées ont aussi leur charme et attirent une foule de pêcheurs, à pied, chacun récolte ses fruits de mer préférés, une fidèle clientèle attend patiemment celles-ci.


C'est d'ailleurs un véritable enchantement que d'assister à une tempête en mer comme on peut le faire sur la côte sauvage, bien à l'abri dans la voiture, bien entendu, c'est effrayant et reposant à la fois, de téméraires surfeurs complètent le tableau, les flots furieux viennent mourir sur le rivage et laissent comme un ourlet d'écume, c'est beau. C'est toute la belle Bretagne.
Les amoureux des pierres sont aussi grandement contentés car la Bretagne est riche de son architecture, styles gothique et roman se mélangent, des chapelles en vitraux lumineux, des jubés très recherchés. A Priziac existe l'un des plus beaux de la Bretagne dit-on. A deux reprises il a tenté les voleurs amateurs, il a été retrouvé une première fois en Belgique, la seconde fois certains panneaux détériorés ont subi une restauration et la chapelle est demeurée vide de son Jubé pendant deux ou trois ans.

Ce Jubé Renaissance est constitué de neuf panneaux retraçant les épisodes de la vie de St-Nicolas. La chapelle date du XVIème siècle.

- Naissance de St-Nicolas

- Guérison d'un aveugle

- sauvetage d'un navire en péril

- Miracle de la multiplication des grains

- Châtiment d'un débiteur malhonnête

- Résurection d'un jeune homme

- Résurection des 3 enfants mis au saloir (d'où la chanson enfantine célèbre du bon Saint Nicolas)

- Le concile de Nicée

- Mort de St-Nicolas
La chapelle de St-Yves reconstruite en 1882, le plus pur style ogival bijou d'architecture dit-on avec ses sculptures remarquables, la tribune dont les dessins humoristiques et pittoresques représente les sept péchés capitaux.
A Priziac et dans les environs, les gourmets et les gourmands trouvent aussi de quoi satisfaire les uns, le palais, les autres moins gastronomes, les estomacs. Biscuiterie (le gâteau breton), Charcuterie, Poissons, Crustacés ils sont pour les amateurs, un enchantement, les huîtres venant directement d'un parc de la rivière d'Auray sont en vente tous les samedis matin sur la place de l'église. Le tourisme prend de l'ampleur et les routes nous permettant de rejoindre les agglomérations environnantes se construisent peu à peu, nous pouvons en peu de temps rejoindre notre belle ville moderne de LORIENT ... c'est décidé, nous allons vivre en Armorique, c'est juré, pour de bon et pour longtemps, moi le Parisien, tête de chien, Parigot, tête de veau qui le dit.

Nous voici en 1965, j'ai 35 ans La maison des parents à PRIZIAC ainsi que la maison voisine sont à vendre Paulette et moi, avec nos économies, décidons de les acheter, afin que les parents restent chez eux. C'est fait, dès le mois de mars, nous sommes propriétaires, cela devient notre résidence secondaire de vacances, ainsi toute la famille est contente.

Cet achat se compose de deux maisons, une grange, un grand jardin qui donne sur une petite sente menant directement au lac du Bel Air.

La maison occupée par nos locataires était plus grande que celle des parents. Noël, mon beau-père et moi l'avions visitée, c'était lamentable et l'intérieur ressemblait à un taudis.

Les portes quant à elles, n'avaient plus de serrures, les loquets à tirettes étaient tombés et les occupants n'avaient pas eu le courage de les remettre en place, ils les avaient jetés au jardin et comme notre bon pépé les avait ramassés et gardés tout à fait par hasard, il les a remis en place immédiatement, ce qui a permis à nos voisins de récupérer les deux balais qui servaient de fermeture, en bloquant les portes, côté rue et côté jardin. Dans cette habitation il n'y avait aucune sécurité et l'on comprenait alors pourquoi la mère de famille faisait tous les jours ses courses avec deux cabas, l'un pour les provisions, l'autre était réservé aux billets de banque, toutes les économies de la famille. La porte étant constamment ouverte, pour plus de sûreté elle transportait sa fortune avec elle. Un jour j'avais entendu dire lors du visite au bord de l'Océan, son sac s'étant ouvert accidentellement les billets s'étaient mis a voler dans le vent , et c'est comme cela qu'on a su le contenu du cabas .

Nous continuons la triste visite des lieux et faisons le bilan.

Dans la cuisine minable, le plancher a été retiré par endroits, laissant apparaître la terre battue, un danger car il faut faire attention où mettre les pieds, un vrai casse-gueule.

Pour se rendre à l'étage il faut emprunter une échelle meunière, en guise d'escalier, le trou est masqué par une sorte de couverture -tissu trouée et sale. Nous arrivons alors dans une grande pièce qui fait toute la surface de la maison et dont on voit la charpente.

Auprès des deux fenêtres, côté rue, on trouve des bouteilles de vin, diverses, contenance de toutes les hauteurs et plein de saleté autour.

Au fond, adosser à un mur de plâtre d'origine, on trouve un grand lit de coin avec des draps et des couvertures, défaits, négligés. .Sur le plâtre vierge se forme un dessin moderne, psychédélique, de couleur violette, rappelant un jet, une giclée arrondie, sans doute un renvoi gastrique, un vomi de vin violemment projeté, résultat d'un repas trop copieux sur ce mur sec qui a absorbé le liquide alcoolisé et en a fait un grand tableau de maître.
On redescend vite fait, écoeuré de ce que l'on y a vu.
C'est décidé, on les met à la porte en leur donnant leur congé.

J'en parle à Monsieur le Maire, Louis LE BAIL et il me dit n'être pas étonné de ce que nous y avons vu, du fait qu'avant de venir au bourg de Priziac, ils habitaient en clochards une vieille ferme dans un village au fin fond des bois et où la salle commune était partagée avec tous leurs animaux et qu'il était courant de voir la volaille sur les tables et les lits, l'amour des bêtes à Kermagadur.

Anecdote :

Le jour où Pépé, après avoir récupéré la parcelle de jardin correspondant à la largeur de sa maison, avait construit le cabanon à toilettes, il fit des envieux. Nos voisins voulaient aussi en avoir un à eux. Cependant, faire une petite remise étant trop fatigant et ne voulant pas user les poils si longs de leurs mains, ils n'ont pas hésité à sortir de la maison un magnifique bahut-coffre Breton à marqueterie et clous, pour le poser verticalement contre le mur du fond en pierres. Le dessus de ce meuble servant de porte, ils avaient posé à l'intérieur un seau hygiénique. .problème, si les jeunes pouvaient s'en servir, la grosse et vieille maman Vouadec n'y entrait pas.

Ouf! Ils sont partis et nous avons refait la maison à neuf avec un entrepreneur, Joseph Quémener. Un petit palais pour notre pépé et mémé, ils l'ont bien mérité.

Tout confort en bas, au ré de chaussée, porte d'entrée donnant sur un couloir, à droite, salle à manger avec pierres apparentes et une grand cheminée qui servira aux cadeaux avec sabots, au pépé Noël de Michel.

A gauche, grande cuisine avec coin repas, porte de sortie sur le grand jardin. Avec une grange dont le pignon en bois remplace un ancien mur, détruit par un léger tremblement de terre, ceci avant que les parents n'y habitent, cette grande pièce sert aussi de salle à manger.

En face du couloir un escalier arrive sur un petit palier, de face, salle de toilette et bains, et deux belles chambres à droite et à gauche.

Cet escalier continu et donne sur le grenier à poutres, de charpente apparente, de toute la surface de la maison, deux grands lucarnes, côté jardin, on y voit le lac du bel air, à une centaine de mètres.

Il n'y a pas de chauffage central, on le fera plus tard malgré le peu d'empressement des parents, et une fois ce chauffage installé, notre pépé Le Moing aura cette parole :

« C'est formidable, en plein hiver, avec le froid, on peut aller au cabinet en caleçon »

Le progrès a du bon.

Le logement des parents fut également rénové et laissé à l'utilisation gratuite pour la famille qui venait voir les parents en vacances.

Par la suite, il fut donné en location à une amie de Mémé qui s'occupa bien d'elle pendant des années : Louisette CLEDY.

Chaque année, après les vacances, le retour au travail devenait habitude. Michel se plaisait beaucoup en Bretagne, les plages du lac et de la mer étaient pour lui amusement et joie. Il grandissait, sans histoires, et les années passèrent très belles mais trop vite.
La télévision COULEUR en cette année 1967 commence à faire son entrée dans le grand public, diffusée en 625 lignes sur la deuxième chaîne.

Dès le début des émissions, des postes sont installés chez des personnalités de haut rang et certains ministères, une soixantaine environ.
Fin 1967, le premier salon des téléviseurs en couleurs ouvre ses portes.
Moi, je suis émerveillé de voir la nouvelle technique de mon métier, en exposition et développée de la sorte.

Mon patron, Monsieur Lavalette Robert et sa femme ont un salon de T.V. noir et blanc, c'est bien pâle à côté des autres.

Ils se décident à essayer cette nouvelle fabrication et la mette en étude. Je parcours tous les Stands des autres concurrents, il y a beaucoup de différences dans les couleurs des tubes cathodiques.

C'est tout nouveau et il va falloir faire des progrès, en qualité d'images.

Ces premiers postes couleurs sont vendus de 15 à 20.000 francs .leur poids varie de 40 à 60 Kilos. Mon salaire mensuel à cette époque était de 1.947 frs fin décembre.

C'était beau quand même, on voyait beaucoup de vedettes sur la scène devant les nouvelles caméras couleurs, pour les démonstrations au public. Michel à 5 ans 1/2, moi 37 ans, Paulette 35 c'est un beau début pour la Télévision en couleur.

En fin d'année 1969, nous commençons à sortir de notre usine, nos premiers postes de télévision couleur, ils sont énormes, des tubes de 66cms en diagonale, grand écran. Cette nouvelle technique me permet d'obtenir une augmentation de salaire, celui-ci passe à 2.136 frs à fin décembre.

Pour ses 7 ans ½ Michel a la chance de voir installer une télé couleur, chez nous à Sucy-en-Brie, son coût représentait trois mois de salaire il était, en effet, vendu aux clients 6.950 frs, le prix de vente en série avait bien baissé. Comme employé on m'avait fait un prix de gros, environ

4.950 frs. J'avais donc en quelques mois appris le fonctionnement et l'étude électronique de la couleur. J'étais devenu un spécialiste de cette nouvelle technique.

Avec la T.S.F sont apparus, les postes à Galène avec écouteurs à casques, radio à lampes sur accumulateur avec haut-parleur, poste T.S.F. Radio à lampes sur secteur, poste T.S.F. Radio à transistors, on était arrivé au poste télévision à lampes, en noir et blanc, et au poste télévision en couleur à lampes et semi-conducteurs Diodes et transistors.

Quelle étape dans le monde audio -visuel. Par la suite, tous les téléviseurs en noir, en blanc et couleur étaient entièrement construits avec les semi-conducteurs, toutes les lampes avaient disparues, sauf le tube cathodique en verre, tout étaient Transistorisés, les circuits intégrés qui allaient faire faire un bon gigantesque à tous les appareils électroniques, les calculatrices de poche, les calculateurs avec les ordinateurs PC et leurs jeux, magnétophones, magnétoscopes vidéo disques remplacés par des lecteurs de disques de DVD, les compacts disques audio, les lecteurs CD Rom, appareil de caméra et photo numérique etc...La médecine avec scanner, échographie, I.R.M. résonance magnétique laser, divers soins des malades et guérison, la conquête de l’espace etc... etc ...

Et moi, je baignais agréablement dans toutes ces belles inventions humaines, mon salaire augmentait également. Je percevais 2.400 frs en 1970 - 2.430 en 1971 - 2.600 en 1972 - 2.950 en 1973 et 3.220 frs en 1.974.

Au cours de ces années de 1970 à 1974, je suis devenu agent technique constructeur dépanneur de radio T.S.F. transistors, magnétophones, téléviseurs en noir et blanc - couleur et vidéo, magnétoscopes. Quel programme, ma tête va éclater ...

Le jour à l'usine, la nuit à domicile chez les clients ou dans mon atelier laboratoire chez nous à Sucy-en-Brie, jusqu'à minuit, une heure du matin tous les jours, le samedi et parfois le dimanche, ma passion. Une passion qui me fait oublier que je vieillis, sans me rendre compte du temps qui passe, passe, passe ...

Je n'ai jamais eu le temps de m'ennuyer, mais je n'ai pas oublié de prendre soin de ma famille,

en menant de front, travail et loisirs. Sorties et promenades ont fait partie de ces derniers, et surtout ... les RESTAURANTS, la passion de Paulette, et moi aussi.

Nous voici, à nouveau, débarquant dans notre très chère commune de PRIZIAC, Michel, Paulette, et moi au volant de notre luxueuse voiture verte 404 Peugeot. Nos très chers parents, Pépé Noël, Mémé Marie-Joseph ont pensé avec juste raison qu'une délicieuse soupe de légumes avec un gros jarret de veau, serait la bienvenue après un trajet de 500 Kms.

Un délicieux fumet nous met l'eau à la bouche, on mange avec appétit, on trempe dans le bouillon des crêpes de blé noir ou sarrasin (appelées serpillères par le beauf Jean Hanau) crêpes dont l'un des côtés est garni de beurre demi-sel breton, un des délices de la gastronomie Bretonne.
En raison de son grand âge, pépé Noël ne peut plus s'occuper des 1.000 m de terrain que nous lui avions achetés, auprès de la demeure de son fils Jean. Bien à contre coeur, nous devons même le faire admettre à la Maison de retraite du Faouët car médicalement, la grand-mère ne peut plus assumer.
Nous envisageons de construire une maison neuve sur le terrain, au lieu -dit, le Poteau.

En raison de la pente du terrain car envisageant un branchement au tout à l'égout, nous avons demandé à la famille LE MOING Jean, frère, Louisette belle-soeur d'échanger un emplacement de terrain. Nous aurions souhaité avoir le haut côté chemin de dégagement et le bas rejoindrait leur jardin, la terre enserrait ainsi leur maison.
Jean est d'accord .Louisette quant à elle, refuse :

« Vous avez acheté votre terrain là, vous le gardez là. Oh! la la ...!!! Quelle chance ce refus.

Tant pis, nous allons trouver une autre solution. Tout le champ appartient à Louis DROUAL, oncle de Louisette Tanguy la femme de mon beau frère Jean Le Moing, qui nous avait vendu des parcelles.

Nous lui rendons visite afin d'acheter éventuellement un morceau de terre, en bas du jardin qui rejoint la route et qui mesure environ 5.000 mètres. Un accord intervient et un géomètre délimite ce terrain idéal.
.

Peu de temps, avant de passer chez le notaire, Monsieur et Madame DROUAL du Croisty, viennent nous rendre visite chez nos parents. Ils nous montrent le plan d'un lotissement à Priziac, comprenant 23 lots, à construire sur une parcelle de 1 Ha 83, presque 20.000 mètres carrés dont les 5.000 mètres, en cours de vente. Ils nous proposent donc l'achat de ces 2 hectares à un prix très intéressant. Qu'est-ce que l'on va faire de ce grand champ, y faire paître un troupeau de vaches ???

La proposition de vente est de trois francs le m2, en plein village, soit en tout, enregistrement chez le notaire compris, 50.000 francs nouveaux ... TRES INTERESSANT. Après un long moment de réflexion, d'analyse, on se décide et nous devenons, gros propriétaire terrien. La vente avait eu lieu, devant Maître EZVAN, notaire au Faouët, en Février 1974, nous prenons de plus en plus, racine à Priziac.

Cela fait en tout 2 ha de bonne terre en toute propriété et en Bretagne.
J'ai 44 ans, Michel 12 ans, Paulette 42 ..... C'est beau tout ça.
On va maintenant défricher, nettoyer et penser à construire une grande et belle maison confortable, en prévision des vacances et de la future retraite.

Nous avons utilisé de gros engins, tels que bulldozer, rotavator. Nous avons fait reboiser avec des arbres de différentes essences, surtout des résineux Douglas, épicéas de Sitka, mélèzes, pins Wimouth, pins de l'hymalaya, et d'autres feuillus, chataîgniers, érables, chênes, platanes, les bouleaux étaient déjà en place, tout cela sur un hectare, côté route de Kerbaëron.

De l'autre côté, en forme de L, ce sont des arbres fruitiers, pommiers, poiriers, cerisiers, noyers qui y sont en vedette.

Nous avons pensé aux arbres en tout premier lieu, pour en profiter dès qu'ils seraient adultes, surtout à notre retraite.
En partant de la route de Berné, j'ai tracé un chemin en S qui aboutirait à la demeure et avec une échelle escabeau, j'ai essayé, en la déplaçant sur la prairie, de déterminer l'emplacement de la future maison pour entrevoir son environnement.

Donc, voyez le tableau, Roger, juché en haut de l'escabeau, au milieu du futur parc, examinant autour de lui.
Michel 13 ans arrive en vélo et me surprend ainsi en haut d'un escabeau dominant ma propriété et tirant des plans sur la comète pour l'emplacement de ma future maison. Il porte le doigt à la tempe, semblant dire, il est fou mon papa, il repart en trombe sans que j'ai eu l'opportunité de lui expliquer ma haute position.
Il est allé raconter à sa mère ce qu'il avait vu, pensant que j'avais le cerveau dérangé !!

L'implantation de la maison est faite, plan, permis de construire, devis également. Monsieur GALLO Armand, le maçon, qui demeure en face du terrain, au boulot et que ça saute ... non, que cela se construise vite et bien.

En Janvier 1976, un évènement important survient dans ma vie professionnelle, j'ai 27 ans de présence au sein de mon entreprise et mon patron décide de vendre son usine à un autre patron farfelu. Ce dernier décide de fêter l'évènement par un banquet Pantagruélique, marquant ainsi son avènement de Président Directeur, Patron de la grande (petite) entreprise de fabrication d'appareils électroniques des établissements ex-Lavalette de la marque Phénix... c'est tout.

En fin de compte, fini les téléviseurs noirs et blancs, couleurs, fini les radios T.S.F. lampes et transistors.
Nous allons fabriquer maintenant du matériel haute-fidélité, amplis, tourne-disques, enceintes

Avec des hauts parleurs, etc...etc...

Donc, cela s'arrose, alors que notre ancien patron Robert RADIN et sa femme Odette RADINE nous avaient jamais fêtés généreusement qu'à l'occasion d'un petit apéritif de fin d'année avec porto dans de tout petit verre, pastis et parfois, lorsque la patronne y pensait quelques gâteaux d'accompagnement.
Le nouveau et riche patron farfelu, nous offrait, lui, un banquet et quel banquet !

Vous allez en juger par la suite, un repas exceptionnel.

Le personnel de la Grande petite entreprise se composait ainsi : Le Patron Directeur, représentant, livreur et ingénieur (sans diplôme) des études et recherches, la patronne secrétaire plus une employée secrétaire adjointe dans un minuscule bureau enfumé par les gros cigares barreaux de chaise du patron. On y voyait à peine, pas de ventilation en raison d'éventuels courants d'air en entrouvrant la fenêtre à l'arrière du bureau de Monsieur, tout cela en haut du bâtiment .Souvent les secrétaires s'en allaient, même la propre belle-fille, femme de leur fils unique qui était également représentant, à contre coeur, seulement pour faire plaisir aux parents, car lui préférait les voitures et leur mécanique.
A côté du bureau se trouvait l'atelier de câblage. Dans cette grande pièce Jacqueline, la contre maîtresse distribuait le travail à quatre ou cinq ouvrières Câbleuses- Monteuses.

Dans le grand atelier du bas, c'était le travail des hommes et apprentis. Deux ou trois jeunes garçons sortis de l'école avaient pour tâche d'équiper des châssis de support, potentiomètres et divers composants, enfin de la petite fourniture à visser, à percer, à riveter, avant de les monter à ces dames. Un à deux ouvriers devaient habiller les châssis câblés, dépannés, réglés, par mes soins sur une longue table. Ils étaient ensuite mis en carton par un employé- emballeur.
Moi-même, je m'occupais de l'étude et de toutes les phases de la construction de l'ensemble télévision et un autre collègue faisait de même pour les postes radio- transistors. Parfois je lui donnais un coup de main lorsque j'avais du temps de libre.

Au laboratoire réglages télés, les apprentis touchaient un salaire d'une trentaine de francs , presque rien et la patronne, à la fin du mois, au moment de les payer, leur mettait une pièce d'un centime au lieu d'un franc. Ils s'en plaignaient et elle s'en tirait très bien, d'une pirouette, elle poussait même l'audace jusqu'à leur dire :

« Je l'ai fait exprès, pour vous apprendre à compter » un sou est un sou (la radine)en Auvergne (un choux et un choux) .

Nous étions donc en tout, douze employés dont 6 femmes et la famille du patron 3

, deux représentants complétaient l'ensemble.

Dix-huit personnes environ étaient invitées au repas- banquet, avec le nouveau patron et son fils nous étions une vingtaine de convives.
On recouvra d'un grand drap blanc une longue table qui servait a faire chauffer les téléviseurs, on disposa des chaises autour.

Assiettes, couverts, verres, bouteilles de vin, jus de fruit; eaux minérales, disposés sur l'ensemble .Avec du retard. On commence à faire ripaille à 14 heures. Les apéritifs et l'ensemble du repas nous sont servis par un traiteur et ses employés. Quel changement, quel contraste avec les habitudes de la maison précédente, voyant la table se garnir, nous nous regardons, ébahis les yeux grands ouverts.
1er plat : charcuterie à volonté - tout ce qui est possible, c'est très bon avec du pain tout frais d'autant que l'on a faim en raison de l'heure, il est tout de même 14 h 30 ouf mais ça va mieux .. On boit.

Deuxième plat : une fois la cochonaille débarassée, un COUSCOUS

Mon Dieu, où va t'on loger tout ça, bah! On mange doucement, on boit beaucoup, c'est très bon la semoule est très bonne, les merguez aussi et tout ce qui compose le couscous : boeuf, poulet, mouton, bouillon avec légumes, navets, carottes, poivrons, céleri, tomates, courgettes c'est délicieux, à part les pois chiches et raisins secs ... très copieux ... c'est bien bon, très bon, on n'a plus faim, c'est la fête, on s'amuse, on bavarde, tout le monde bouffe.

3ème plat : ce n'est pas possible, il est fou ce nouveau patron ... des côtelettes de mouton avec des pommes de terre soufflées, c'est dingue.

On veut nous tuer... et on se laisse faire, on nous sert, on boit, on goutte la chose, c'est tout ce que l'on peut faire.
Cette histoire mémoire est véridique, je ne l'ai pas inventée mais vécue avec mes collègues et je m'en souviens parfaitement, tellement que j'en ai été profondément marqué à vie, mais cela n'est pas fini, je continue ce repas colossal.
Le grand plateau de fromages : accompagné d'un bon Bordeaux

Nous l'avons contemplé, il était très beau et bien garni, nous avons bu ce bon vin comme les précédents.
Les gâteaux : Ont mangé, ceux qui pouvaient encore le faire.
La crème glacée : J'ai pu en manger car ça cela descend tout seul, les autres compagnons de table aussi. Curieux du comportement de la vieille et ancienne famille ex-Patron; nous jetions un coup d'oeil de temps à autre, le coup de fourchette était d'autant vaillant que ce n'était pas eux qui payaient (bande de rapiats) ils en avaient de l'appétit, avec l'argent des autres.
Enfin, bouquet final, là gigantesque coupe royale de fruits variés, divinement présentés sur des feuilles vertes les mettant encore davantage en valeur. En plus de nos fruits classiques, européens, trônaient des fruits exotiques, des mangues, des ananas, des bananes ce qui donnait une touche à ce plateau très attirant. Repus, nous nous sommes levés de table pour l'admirer moi gros mangeur, je n'ai pu en goûter un seul, c'était trop. L'un de nous a dit : je m'en fous d'être malade, j'en prends un quand même » ça a été le seul qui en a eu le courage.

Après une discussion très animée, nous nous sommes assis à nouveau afin de déguster un bon café arrosé d'un digestif. Nous étions bien gais, on s'était bien « goinfré »
Mon regard fut attiré par une scène assez insolite .Le chef traiteur avait reconstitué dans un grand plat, le reste du couscous, semoule et viandes et faisait payer au nouveau et généreux mécène patron, la différence du couscous d'origine et que d'autres allaient certainement manger. Nous-mêmes venions de manger les restes reconstitués d'un autre couscous, pas mal le commerce de la bouffe chez les traiteurs;

En ce qui nous concerne, le repas que nous venions de prendre était servi sur notre temps de travail, nous étions donc payés, en plus.
CETTE HISTOIRE EST VRAIE
Peu de temps, après ce repas j'ai réalisé que ce nouveau travail dans la HI.FI ne correspondait plus à mon métier : la TELE, de plus, ce nouveau patron s'est avéré être un escroc, il faisait

miroité de bons placements à des gens qui voulaient placer leurs économies dans cette affaire et se vantait d'avoir acheté avec l'argent des autres : on allait tout droit à la faillite.
Je pris donc la décision de quitter l'entreprise après 27 ans de fidélité. Malgré quelques différends avec les dirigeants, j'avais fait un bon chemin dans ma carrière professionnelle, dans un métier que j'ai beaucoup aimé : la radio T.S.F. télévision et que j'ai toujours travaillé au mieux car toujours avec plaisir, ceci m'a permis, il faut le reconnaître, d'être à l'aise financièrement, mais au prix d'un travail acharné qui me prenait tout mon temps disponible du jour et une bonne partie de mon temps de sommeil de nuit, cela toute la semaine.
Les établissements LAVALETTE - BENJAÎ - dont la marque était PHENIX, c'est Fini. X pour moi. Je vais à 46 ans changer de vie.
Ce 12 Janvier 1976, me voici au chômage, que vais-je devenir ? Je vais avoir 46 ans le 5 Mai.

Quoiqu'il en soit, j'ai du travail le soir, je n'ai pas lâché ma clientèle de dépannage à domicile.
Je dois trouver du travail qui m'occupe dans la journée.
Le premier lundi, j'étais tout décontenancé d'être à la maison à 9 h, au lieu d'être à l'usine conformément aux contraintes habituelles avec des horaires patronaux à respecter.

J'étais, libre ... libre ... libre ... comme je le serai le jour de la retraite dont on parlait, à 60 ans, encore 14 ans de travail à faire.

Je me mets donc à la recherche d'un emploi, mais ... après mûre réflexion, mon âge posant problème, j'aurai des difficultés à en trouver un et j'en ai assez des patrons, je décide de devenir le mien et être indépendant.

Je m'inscris à un cours de formation artisanale à la Chambre de Métiers de CRETEIL dans le Val de Marne.

Cela se passe très bien, je suis également un cours de comptabilité gestion Je m'inscris en tant qu'Artisan Dépannages télévisions et entre ainsi dans la grande famille des métiers, en tant que professionnel à mon compte.
Je commence à être connu et apprécié de mes nouveaux clients, j'arrive à vendre quelques téléviseurs un peu partout et le travail ne me manque pas.

Paulette me rend beaucoup de services, téléphone, comptabilité, les gens lui trouvent une voix très agréable, accueillante et c'est très bon pour le commerce. La clientèle apprécie également notre disponibilité. J'ai organisé un nouvel horaire de travail, le matin aucune contrainte d'horaire, levé à 8h30 - 9 h petit déjeuner, travail à l'atelier, en bas, où courses chez les fournisseurs pour m'approvisionner en pièces détachées, à midi, un repas détendu, retour à l'atelier et préparation de la tournée dépannages jusqu'à 19 heures. Repas du soir et retour à l'atelier pour télés, pannes difficiles à voir en laboratoire avec les appareils de mesures électroniques.

Il est minuit passé, des coups sourds venant de la chambre me rappellent qu'il est tard, donc, temps d'aller dormir. < Paulette j'arrive je monte > et au lit.

Parfois, après le repas du soir je rends visite à des clients en panne, absents dans la journée, c'est un dur boulot mais on se reposera en retraite, si toutefois on y arrive.

LE TRAVAIL DE DEPANNAGE A DOMICILE ET LES

HISTOIRES QUI EN DECOULENT
Au temps de la radio T.S.F. à lampes, les postes étaient légers, les clients les apportaient eux-mêmes à la boutique de l'homme de l'art réparateur de ces engins à musique, ils revenaient les reprendre, facile pour l'artisan.
En ce qui concerne la télévision, surtout les « couleurs » à cause de leur poids, c'est l'homme de l'art électronique qui se dérange à domicile et en fait la réparation immédiate sur place, suivant le matériel disponible dans la voiture, également si la panne est facile à trouver sans le secours des appareils de mesures de laboratoire.. Dans le cas contraire, il faut jouer le rôle de déménageur, tâche d'autant plus difficile que l'appareil est lourd et encombrant, les étages à escalader d'autant que tous les immeubles n'ont pas d'ascenseur. La voiture en stationnement devant la porte de l'immeuble, gênant les autres.

Dur, dur métier, on est esclave de la technique, que ne faut-il pas faire pour gagner sa croûte et en plus, on s'y fait.
Chaque dépannage avait son histoire, en sonnant ou frappant à une porte, c'était l'inconnu, l'aventure qui commençait, que va t'il se passer derrière cette porte, comme tout métier où l'on se dérange pour un service : docteur, plombier, électricien etc...etc... et dépanneur électronicien (vie de chien).
Donc, on sonne, on vous ouvre, premier contact, homme, femme, enfant; jeune femme, jeune fille, belle, jolie, moche, grosse, mince, bien faite, bien habillée, provocante, gentille, ou méchante avec une voix agréable ou pas, ou bien une personne âgée, ou bien les gens de maison, domestiques françaises ou étrangères ... la découverte.. la surprise!!!!!.

- Bonjour ! bonjour ! Tout est déjà dans ce mot de bienvenue, un jour j'ai eu un client qui s'appelait M.Bonjour. , un autre Monsieur Lamort?

« c'est pour le poste, entrez, passez, c'est par ici » et on me dirige vers le malade, on y va avec le cartable du toubib, le logement où l'on pénètre est tout de suite examiné d'un seul coup d'oeil.

Propre, bien tenu, sale, en désordre, encombré de mille choses, partout, maisons bourgeoises avec de très beaux meubles anciens, de style, en vieux bois avec une bonne odeur de cire d'abeilles ou de sordides taudis nauséabonds, odeurs de cuisine agréable qui vous chatouille les narines et donnent envie de manger, des fois ce sont des odeurs de cuisine de pays étrangers épicées ou bien odeurs de chiottes dégueulasses (excusez le mot) mais il ne faut pas y penser. N'oublie pas que tu es venu pour le poste à dépanner et tout ce que tu verras, entendras, sentiras n'a pas d'importance, il te faudra surmonter tout cela et aller faire ton travail, c'est tout .Comme l'a dit cet Empereur romain VESPASIEN (d'où les vespasiennes publiques) L'ARGENT N'A PAS D'ODEUR Il faut faire abstraction de l'environnement, et se concentrer sur le travail, eh! Bien on y va courageusement consulter ce patient électronique.

. On le démonte, on demande l'aspirateur lorsque le taux de poussières empêche de voir les composants, un centimètre parfois d'un petit matelas les recouvre. Je possède, dans ma trousse en cuir, à compartiments, en plus des outils usuels et l'appareil de mesure indispensable, un pinceau à poussières, pour les décoller plus facilement.
Le dépannage commence, en présence ou non d'une personne de la maison, et comme le ferais un vétérinaire devant un animal muet de la parole humaine, le cerveau pose et répond à un tas de questions afin de cerner « ce qui ne va pas » Comme le ferai un vétérinaire devant le mutisme d'un animal ou un pédiatre avec un nouveau né.

Au bout de quelques dizaines de minutes on a trouvé et remplacé les éléments défectueux et l'appareil fonctionne, le son et l‘ image apparaît.

« Ah! Vous êtes un bon dépanneur »
-Combien vous doit-on ?

- Vous prendrez bien un petit verre ?

Ca, c'est gentil, heureusement que je refuse, je le fais gentiment, même s'il s'agit d'une belle jeune fille ou femme, il faut être sérieux, on ne sait jamais où on est.

Je fais ma facture, on me paie avec quelquefois un bon pourboire (que je transforme en pou- manger).

Merci Madame, merci Monsieur et à bientôt ... pourquoi pas !

et au suivant ... au suivant ...au suivant!!!!!;

Si des techniciens, dépanneurs lisent un jour ce que j'écris, ils se retrouveront sans doute dans des situations identiques vécues.
Voici ma toute
1   ...   4   5   6   7   8   9   10   11   12

similaire:

M. Mme Misrahi Roger Paulette M. Mme Misrahi Michel Sokleng et leurs enfants icon3 – Réforme des Rythmes Scolaires rentrée 2014 4
«Julie» foulquier, Mme Marie-Noëlle binet, M. Serge kindel, Mme Marie-Françoise bernard, Mme Monique verne, Mme Claudine lebon, M....

M. Mme Misrahi Roger Paulette M. Mme Misrahi Michel Sokleng et leurs enfants iconMme Barbe, Mme Jourda, Mme Jacomy, ainsi que Mme Roseline Boussac,...
«club» (sic) est un regroupement bien informel, mais dont le maître mot est la solidarité et le principe, «20 euros» pour celle qui...

M. Mme Misrahi Roger Paulette M. Mme Misrahi Michel Sokleng et leurs enfants iconMr Le Sous-Préfet, Mr Stéphane demilly, notre Député, Mme Maryse...

M. Mme Misrahi Roger Paulette M. Mme Misrahi Michel Sokleng et leurs enfants iconmm. Argenti bernard (pouvoir à M. Bertera charles), dumas yves (pouvoir...

M. Mme Misrahi Roger Paulette M. Mme Misrahi Michel Sokleng et leurs enfants iconDiscours de Mme la Ministre

M. Mme Misrahi Roger Paulette M. Mme Misrahi Michel Sokleng et leurs enfants iconMme Vanessa henek 06. 52. 71. 39. 81

M. Mme Misrahi Roger Paulette M. Mme Misrahi Michel Sokleng et leurs enfants iconRapporteur : Mme Nicole amedro

M. Mme Misrahi Roger Paulette M. Mme Misrahi Michel Sokleng et leurs enfants iconPrésidence de Mme Catherine Tasca

M. Mme Misrahi Roger Paulette M. Mme Misrahi Michel Sokleng et leurs enfants iconCollège jovet mme oliva

M. Mme Misrahi Roger Paulette M. Mme Misrahi Michel Sokleng et leurs enfants iconQuelques détails sur M. et Mme de Hédouville








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
ar.21-bal.com