Le thème du négatif dans la pensée freudienne et la tradition des philosophies du néant








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Postface pour l’auteur d’un livre

Le thème du négatif dans la pensée freudienne et la tradition des philosophies du néant
Dans l’un de mes ouvrages précédents, je m’étais intéressé au problème des antécédents philosophiques de la psychanalyse et de la philosophie (La guerre de la psychanalyse, Hier, aujourd’hui, demain, 2008 a, chapitres 5 à 8). En ce qui concerne la psychanalyse, j’y envisageais un certain nombre de notions reconnues comme de prime importance, et dont certaines d’ailleurs recouvrent le champ commun de ces deux grandes disciplines : donc principalement cognition (c), affectivité (a), opposition (o) ; puis, pour devoir entrer un peu plus dans le détail : autoconservation (ac), adaptation (ad), ambivalence (am), annulation (an), action (at), circularité, compensation, interaction, équilibre (ci), psychologie clinique (cl), condensation (cn), continuité (co), conscience, conscience de soi, âme, esprit, sujet (cs), dialectique (d), défense (de), discontinuité (di), déplacement (dp), éducation (ed), épistémologie (ep), éthique (et), évolution (ev), histoire (h), histoire des idées (hi), histoire des sciences (hs), introspection, intériorité (i), inconscient (ics), idéologie (id), idéal du moi, image du moi (idm), identification (idn), imagination, imaginaire (im), intégration (itg), langage (l), libido (li), médecine (med), méthodologie (met), négation (n), narcissisme (nar), psychanalyse (pa), parallélisme (par), psychologie biologique (pb), psychologie comparée (pc), personnalité (per), psychologie des facultés (pf), psychologie génétique (pg), polarité (pl), pulsion de mort (pm), politique (po), progrès (pr), projection (pro), psychologie sociale (ps), psychopathologie (pt), rêve (r), refoulement (re), régression (rg), représentation (rp), sexualité (sex), science de l’homme (sh), sciences morales (sm), sciences de la nature (sn), sciences sociales (ss), sublimation (sub), ternarisme (ter), théologie négative (tn).

À l’époque, on n’envisageait pas, vu l’abondance extrême des matériaux, d’effectuer des rapprochements plus précis, voire des croisements plus fins, à l’intérieur de ce catalogue de concepts.

La demande amicale qui nous est faite par l’auteur de ce livre nous place devant un défi plus délimité, et d’ailleurs d’autant plus intéressant à tenir qu’il se justifie quant au fond. Il s’agirait d’établir la relation, s’il y en a une, entre certaines notions cardinales de la pensée freudiennes, notamment celle entre « vie et mort », qui marque fortement le titre du présent ouvrage, et la tradition ancienne, héllénique-hébraïque-chrétienne-puis-luthérienne, d’une philosophie du non, du néant, du rien, plus précisément d’une « théologie négative ».

Les données que nous allons présenter à l’appui de cette thèse n’ont rien de vraiment original : on les trouve dans les principales grandes histoires de la philosophie de qualité classique reconnue, celles d’Albert Rivaud, d’Émile Bréhier, celle aussi de La Pléiade sous la direction de Brice Parain et d’Yvon Belaval. Ce qui est moins répandu jusqu’ici, c’est l’idée que de telles données puissent encore éclairer l’histoire de la pensée freudienne, que l’on pourrait croire avoir été complètement balisée jusqu’à ce jour.

Nous avons pour principe de nous répéter le moins possible à travers ce que nous écrivons. Pour éviter aussi d’être trop long dans cette Postface, nous nous permettrons un certain nombre de renvois à des passages précis de nos ouvrages précédents, auxquels les lecteurs souhaitant approfondir certaines questions pourraient se référer.

Nous n’invoquerons pas, à ce propos le concept d’ « influence », dont la mise en œuvre opérationnelle devient la plupart du temps de plus en plus difficile, à mesure qu’un champ a été davantage travaillé par de multiples manouvriers. J’ai traité de ce problème ailleurs dans un assez long chapitre sur « Le problème de l’influence dans l’histoire des idées » (1998), et je ne souhaite pas y revenir longuement ici. On ne sait pas toujours, en dehors de références précises, comment se transmettent les idées à travers une tradition culturelle : on ne parvient pas toujours à savoir ce qu’a lu un auteur, qui il a pu écouter, avec qui il a pu parler. Il est incontestable que le fait se produit, et que les thèmes culturels voyagent parfois de très loin à travers l’espace et le temps, à la manière des affects, des opinions, des mœurs, par des mécanismes d’identification et d’empreinte que l’on connaît encore bien mal.

D’ailleurs, la philosophie du néant, à laquelle on a fait allusion, a existé ailleurs que dans le bassin méditerranéen, localisée, comme on le verra mieux, dans les contextes principaux des philosophies grecque, juive, puis chrétienne, et enfin surtout de la Réforme germanique. On la trouve également en Orient, dans le cadre des bouddhismes hindou et chinois, où la grande affaire de l’éthique devient l’effort pour dépasser la douleur de l’existence vers l’anéantissement dans le cosmos, l’arrêt définitif d’une série d’instants douloureux dans l’inexistence. À cet égard, on savait déjà qu’Arthur Schopenhauer avait joué le rôle d’un relais entre ces idéologies orientales et les milieux de la culture germanique.

La question du négatif en général - le vaste thème de la pensée négative - représente l’un des principaux et incontournables organisateurs de la pensée freudienne. Ce champ thématique, en effet, se trouve concerner l’ensemble des formes de la négation comme de l’affirmation de niveaux secondaire aussi bien que primaire. Négation (Verneinung) - et affirmation dans le jugement -, attitudes mentales proches, d’intensité et de degrés de conscience variables, et mécanismes de défense de registre névrotique (refus, Versagung, Verweigerung ; réprobation, Verpönung ; renoncement, Verzicht ; répression, Unterdrückung ; refoulement, Verdrängung ; annulation, Ungeschehenmachen, voire même isolation, Isolierung) ou plus archaïque (déni, Verleugnung, récusation, Ablehnung, refus, Verweigerung, rejet ; forclusion, Verwerfung), formes primaires enfin de la négation (refoulement originaire, Urverdrängung ; expulsion, Ausstossung) et de l’affirmation (Bejahung).

L’architecture selon laquelle se composent dans la structuration de l’appareil psychique, telle que l’envisage Freud, les diverses strates de types affirmatifs et négatifs est particulièrement originale, et sans précédent dans l’histoire de la pensée. J’ai envisagé cette question dans une étude comparée du modèle piagétien de la dialectique - rapporté par Piaget lui-même à celui de Hegel - avec celui de la « dialectique » particulière au système freudien, à peu près selon le schéma suivant décrit alors en ces termes (2006 b, p. 308) : selon Freud, « l’indifférence à la négation propre au processus primaire est en définitive et à terme contrôlée par l’émergence du couple conjoint formé par le refoulement (Verdrängung) puis la négation propre au jugement (Verneinung). Mais alors que Piaget distingue deux temps principaux : excès des affirmations primitives, puis compensations secondaires par plusieurs niveaux de négation, Freud nous décrit plutôt le trajet suivant : a/ émergence du processus primaire sur la base du refoulement originaire (affirmation primaire sur base d’une négation « inaugurale »), b/ émergence du processus secondaire via l’installation du refoulement secondaire puis du « symbole de la négation » dans le jugement négatif, laquelle est déjà une levée partielle (Aufhebung) de celui-ci et aussi bien le point d’ancrage du mécanisme de la « sublimation », c/ jugement affirmatif, soit « négation de la négation », sans que le refoulement soit « encore par là levé ».

Il n’échappera pas non plus que le champ de la pensée négative concerne, dans la démarche freudienne, toutes les formes repérables d’organisation binaire par paires contrastées, par couples d’oppositions, parmi lesquelles évidemment l’opposition entre conscient-préconscient/inconscient, mais bien d’autres aussi : pulsions sexuelles/pulsions du moi, libido narcissique/libido objectale, pulsions de vie et pulsion de mort (Éros-Thanatos), conflit inter/intrapsychique.

La pulsion de mort représente l’une des notions cardinales de la pensée freudienne qui n’est pas admise volontiers, bien loin de là, par tous les psychanalystes d’un certain renom, à l’intérieur de la riche École française. Ainsi par exemple, à l’instar des représentants américains de l’Egopsychology, Janine Chasseguet-Smirgel, Bela Grunberger, Michel de M’Uzan, Évelyne Kestemberg, Guy Rosolato déclarent préférer s’en passer, cependant que l’admettent Jacques Lacan, Didier Anzieu, Jean Laplanche, Pierre Marty, André Green, Francis Pasche, Jean-Bertrand Pontalis, Michel Fain, et que d’autres ne se prononcent pas clairement à ce sujet (Denise Braunschweig, Serge Viderman).

Depuis une vingtaine d’années en France est apparu en France un courant de la pensée psychanalytique se réclamant de façon explicite des catégories cardinales de « négatif », « travail du négatif » (André Green, René Kaës, Guy Rosolato), et du thème proche, inspiré par Winnicott, de la pensée paradoxale (René Roussillon).

Le cadre des références philosophiques, psychologiques, et scientifiques aussi de Freud est bien connu, bien que l’on ait toujours ressenti ce que son énonciation ordinaire comporte de limité, voire même d’insuffisant : Empédocle, Platon, Kant, Herbart - d’influence probablement importante mais jamais avouée, Schopenhauer, Nietszche pour la philosophie ; Griesinger, Meynert, Janet, Charcot, Lipps, Wundt, Frazer, Robertson Smith, Atkinson pour ce qui est de la psychologie et de ses disciplines connexes - dont la psychiatrie et la « psychologie des peuples » (Volkspsychologie) ; Darwin, Brücke, Helmholtz principalement pour les sciences de la nature. Gustav Theodor Fechner est un auteur dont l’influence complexe et surdéterminée sur la pensée freudienne intervient dans ces trois champs.

Ce catalogue assez bref ne saurait faire oublier que le champ des lectures de Freud lorsqu’il compose la Traumdeutung, comme d’ailleurs jusqu’à la seconde édition de celle-ci (1913), sans oublier celles relevant de la psychologie de l’enfant dans les Trois essais sur la théorie de la sexualité (1905 et autres éditions), est immense : pas loin de 400 auteurs (Jalley, 2007 a, pp. 69-70).

Bien que Freud se moque plutôt de Hegel - et sensiblement moins de Marx - quand il lui arrive d’en parler, Lacan a parfaitement senti et à juste titre que les catégories hégéliennes représentent une clef très efficace pour pénétrer dans l’édifice de la pensée freudienne. Le chemin s’indiquait déjà de lui-même à partir de Herbart (1776-1841), disciple de Fichte (1762-1814) - lui-même un des grands prédécesseurs de Hegel, puis successeur de Kant dans sa chaire de Koenigsberg. Freud avoue aussi la lecture du livre sur La symbolique du rêve de Schubert (1844), disciple notoire de Schelling. Goethe (1749-1832), qui a très bien connu et fréquenté personnellement Fichte, Schelling (1775-1854), et Hegel (1770-1831), est par ailleurs l’auteur de loin le plus cité par Freud.

Une fois ouverte la porte vers Hegel - le grand inventeur de la Negativität moderne, qu’il transmet avec sa soeur cadette, l’ « aliénation » (Entfremdung), directement à Marx -, il fallait pousser le voyage du côté du Séminaire protestant de Tübingen, le fameux Stift, dont les élèves (Hegel, Schelling, Hölderlin (1770-1843)) recueillaient les sources de la pensée héllénique en même temps que les traces de la pensée mystique allemande médiévale (Eckhart, Boehme), laquelle s’abouche directement sur la kabbale juive rhénane (13ème - 16ème siècles), dont le fil remonte de façon à peu près continue, à travers l’Espagne(11ème -16ème siècles), et en deçà déjà Byzance et Bagdad (5ème-10ème siècles), jusqu’à la pensée alexandrine (3ème siècle av. J.-C. - 3ème siècle ap. J.-C.), où se sont mêlées une première fois, décisive pour le destin de la pensée religieuse et philosophique occidentale, la pensée hébraïque avec la pensée hellénique (le mystique Platon et son fils spirituel Plotin, le savant Aristote aussi, et bien entendu Philon le Juif).

Pris dès le départ, ce cheminement est donc celui d’une profonde philosophie mystique du néant, du rien : de source hellénique et hébraïque à la fois, ce chemin devant atteindre surtout, après l’Espagne (avec un écho tardif sur Jean de la Croix (1542-1591), et Thérèse d’Avila (1515-1582)), les pays de langue allemande et de culture protestante. La ligne originale de la pensée française, de couleur plus rationaliste et de tradition catholique (Descartes, Pascal, Malebranche) représente l’autre versant complémentaire - qui a dialogué de façon incontestable avec les Allemands (grands lecteurs du XVIIIe siècle français) - d’une philosophie européenne, dont l’esprit diffère fondamentalement de celui du paradigme actuellement dominant de la philosophie anglo-américaine.

Cette mention d’une philosophie du néant fait aussitôt surgir le thème justement de la théologie négative. Cette expression fait l’objet d’un article de l’Encyclopédie Wikipedia, qui la définit de façon sommaire comme « une approche de la théologie qui consiste à insister plus sur ce que Dieu n’est pas que sur ce que Dieu est. Cette théologie peut sembler curieuse et même incongrue, nous y dit-on, puisque Dieu dit lui-même « Je suis celui qui suis » ».

La liste des auteurs qui se réclament explicitement, ou qui peuvent se rattacher de façon latérale à l’époque moderne, à un tel paradigme, lequel existe de manière continue depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours est à peu près la suivante : Platon (-427 - -347), Numénius d’Apamée (2ème s. ap. J.-C.), Plotin (203-270), Proclus (410-484), les gnostiques (Marcion entre autres, 85-160), Grégoire de Nysse (335-394), Denys de l’Aréopage (vers 513), Jean Scot Erigène (810-876), Robert Pulleyn d’Oxford (1080-1150), Moïse Maïmonide (1135-1204), Albert le Grand (1206-1280), Maître Eckhart (1267-1327), la Cabbale rhénane juive du 13ème au 16ème siècles, Nicolas de Cues (1401-1464), Pic de la Mirandole (1463-1494), Johann Reuchlin (1455-1522, 1517) Charles de Bouillé (1470-1553), Robert Fludd (1575-1637), Paracelse (1493-1541), Valentin Weigel (1533-1588), Jacob Boehme (1575-1624), Giordano Bruno (1548 - 1600), Tommaso Campanella (1568-1639), Baruch Spinoza (1632-1677), Gottfried Wilhelm Leibniz (1746-1716), Georg Friedrich Hegel, etc. selon la ligne de pensée « grosso modo » que « Dieu est un pur néant » (ein luter nicht, ose dire le domicain Eckhart).

Il est étrange et très intéressant à la fois de voir Freud venir spontanément s’insérer dans cette tradition antique de la pensée du négatif lorsqu’il déclare dans la Métapsychologie que nous ne pouvons connaître l’inconscient qu’en termes négatifs, sauf qu’en l’occurrence c’est l’inconscient, le Ça, qui vient comme prendre la place du « deus ignotus », dont l’apôtre Paul prétendait avoir rencontré l’autel du culte à Athènes, plus tard seulement le « Deus absconditus » de la Kabbale et de la pensée chrétienne médiévale, dont on va reparler.

La simple identification géographique des principaux des auteurs cités ci-dessus fait comprendre presque à elle seule l’enjeu de l’ensemble de ce mouvement idéologique que forme leur série : Platon, Plotin, Proclus, Marcion, Grégoire, Denys sont grecs, Scot latin, Maïmonide juif, les autres jusqu’au XVIIe siècle sont des théologiens ou philosophes chrétiens, parmi lesquels sont allemands Albert, Eckhart, Cues, Reuchlin, Paracelse (médecin), Weigel, Boehme, Leibniz, Hegel, ces quatre derniers d’esprit luthérien. On notera aussi trois italiens (Pic, Bruno, Campanella), un français (Bouillé), et un anglais (Fludd).

Platon, avant que ne le fassent un peu plus Aristote puis les Stoïciens, ne parle pas de Dieu, mais d’un principe d’une « transcendance démonique » - comme divine, (Platon,
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