Section : mart 1 Année : 2007/2008








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Section  : MART 1

Année  : 2007/2008

H
istoire de l’ART II – Christina TSCHECH

1.2. Le portrait et l’art de s’embellir de la Renaissance à la fin du xixe siècle



Le visage est une matière de symbole. Mais pour l’homme lui-même, il est souvent un lieu problématique, ambigu. [Rimbaud : « Je est un autre»]

Certaines sociétés érigent des tabous envers tout portrait.

Relation problématique avec le temps qui passe et laisse ses traces sur un visage éminemment vulnérable. Vieillir, pour beaucoup d’occidentaux, c’est perdre peu à peu son visage, et se voir un jour sous des traits étrangers avec le sentiment d’avoir été dépossédé de l’essentiel. [« On meurt avec un masque »]

Les hommes n’ont pas contemplé leur visage de toute éternité et sous tous les climats avec les mêmes frémissements et les mêmes craintes. Le sentiment du visage est l’objet d’une construction culturelle, il est déterminé par le statut socialement accordé à la personne.

L’art de s’embellir au Moyen Âge


Dévaluation de la corporéité en faveur de la Beauté spirituelle.

A travers les textes, on apprend quelque chose sur l’idéal de Beauté médiéval et sur la notion de Sensualité médiévale : ….ses lèvres sensuelles, charnues mais sans excès…La sérénité de son front de neige, l’éclat doré de ses yeux, sa chevelure tirant sur le roux, ses mains plus blanches que le lis…. [Anonyme 12e -13e siècle].

Le maquillage revient en force par l’Orient grâce aux croisades.

En Occident un interdit religieux pèse sur le corps, sur les fards. À Byzance on se farde outrageusement.

En France, après une période de saleté et de crasse, les croisés vont rapporter des produits de l’Arabie ou de l’Égypte que les femmes vont utiliser et renouer ainsi avec une pratique du fard.

Le modèle du Moyen Âge est un modèle qui se veut naturel. On ne veut pas avouer qu’on est fardé. L’idéal de beauté féminin est celui d’une jeune fille avec des yeux couleur fleur de lin, de toutes petites lèvres minces, un petit nez droit, un très grand front. Il faut avoir des sourcils très fins et blonds ou une absence de sourcils et l’entre-œil ou l’entre-sourcils très beau et très désirable. Le front est élargi puisque la jeune femme doit s’épiler jusqu’au milieu du crâne avec des préparations comme de la chaux vive ou de la fiente d’oiseau, destinées à brûler le poil. Le visage est blanc, passé à la céruse, et très légèrement teinté de rose sur les joues et sur la bouche.
Jean Fouquet, La Vierge et l'Enfant entourés d'anges vers 1452-1455, diptyque de Melun, volet droit),

Agnès Sorel, la favorite de Charles VII, figure une Vierge à l’Enfant étonnamment sexy dans le tableau de Jean Fouquet, Vierge entourée d'anges rouges et bleus

Au 15e siècle, on appelait « fardement » les « déguisements pour tromper », le but étant le « fardement de vieilles choses pour les mieux vendre » … La Beauté magique entre xve et xvie siècle : entre invention et imitation de la nature

La perspective est découverte en Italie. De nouvelles techniques picturales sont diffusées dans les Flandres. Le concept de la Beauté prend une double orientation qui nous paraît aujourd’hui contradictoire : La Beauté est entendue soit comme imitation de la nature selon les règles scientifiquement prouvées, soit comme contemplation d’un degré de perfection surnaturelle, non perceptible par la vue car non entièrement réalisé dans le monde sublunaire.

La connaissance du monde visible devient le moyen d’appréhender une réalité suprasensible ordonnée selon des règles logiques et cohérentes. L’artiste est donc à la fois – et sans que cela paraisse contradictoire – créateur de nouveauté et imitateur de la nature.

Léonard affirme avec clarté, que l’imitation est, l’une part, étude et inventivité restant fidèle à la nature car elle recrée l’intégration de chaque figure avec l’élément naturel, d’autre part, activité nécessitant une innovation technique (par exemple, le célèbre sfumato de Léonard, qui rend énigmatique la Beauté des visages féminins) et non pas répétition passive des formes.

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