Quelques mots au lecteur








titreQuelques mots au lecteur
page7/48
date de publication24.12.2016
taille1.1 Mb.
typeDocumentos
ar.21-bal.com > histoire > Documentos
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   ...   48

VI


C’était, en effet, la sœur de lait de madame de Chamblay.

Je vis entrer une charmante paysanne qui semblait de deux ou trois ans plus jeune que sa maîtresse ; je dis sa maîtresse, parce que je sus plus tard qu’elle remplissait près d’elle les fonctions de femme de chambre.

Elle portait, comme on me l’avait dit, le costume de la paysanne normande, mais dans toute sa coquetterie. Ce costume, qui allait parfaitement à l’air de son visage, en faisait une des plus jolies filles que j’aie jamais vues.

Elle était fort rouge et toute honteuse.

– C’est vous, le monsieur que... ? c’est vous, le monsieur qui... ? balbutia-t-elle.

– Oui, c’est moi, le monsieur qui..., lui dis-je en riant.

– C’est que madame m’a dit une chose qui ne me paraît pas possible.

– Que vous a dit madame ?

– Elle m’a dit que vous nous donniez deux mille francs pour acheter un homme à Gratien.

En ce moment, le domestique rentrait et me remettait les deux mille francs.

– C’est si bien possible, lui dis-je, que les voilà, ma chère enfant. Tendez votre main.

Elle hésitait.

– Vous voyez bien que c’est vous qui ne voulez pas.

Elle avança timidement la main ; j’y déposai les deux mille francs en or.

– Oh ! mon Dieu ! dit-elle, quelle grosse somme cela fait ! Si nous ne pouvions pas vous la rendre !

– Madame ne vous a-t-elle pas dit, mon enfant, que je ne vous la donnais, au contraire, qu’à la condition que vous ne me la rendriez jamais ?

– Mais, monsieur, vous ne pouvez nous donner une pareille somme pour rien ?

– Je ne vous la donne pas non plus pour rien, et je vais vous la faire payer.

– Oh ! mon Dieu, comment cela ?

– Oh ! rassurez-vous : en causant cinq minutes avec moi de quelqu’un qui vous aime beaucoup, et que vous n’êtes point assez ingrate pour ne pas aimer de votre côté.

– Je n’aime que deux personnes au monde, à part ma mère et ma petite sœur : c’est Gratien et madame de Chamblay ; et encore, je devrais dire madame de Chamblay et Gratien, car je crois que je l’aime encore mieux que lui.

– Eh bien, mais c’est de l’une de ces deux personnes que nous allons causer.

– De laquelle ?

– De madame de Chamblay.

– Oh ! bien volontiers, monsieur ; je l’aime tant, que c’est un bonheur pour moi que de parler d’elle.

– Asseyez-vous alors, lui dis-je en poussant une chaise de son côté, et soyez heureuse.

– Oh ! monsieur, fit-elle.

J’insistai, elle s’assit.

– Imaginez-vous, dit-elle avec une effusion qui donnait facilement à comprendre que les paroles débordaient de son cœur, imaginez-vous que je ne l’ai jamais quittée, et qu’elle a toujours été si bonne pour moi, que je ne sais pas si, en priant pour elle toute ma vie, je m’acquitterai jamais. – Vous regardez mon costume, et vous le trouvez joli, n’est-ce pas, monsieur ? C’est elle qui veut que je sois élégante ; elle dit que cela la réjouit, et qu’elle joue à la poupée avec moi comme lorsqu’elle était enfant ; tout cela, vous le comprenez bien, monsieur, ce sont des prétextes qu’elle prend pour me faire brave, et elle a eu bien souvent des querelles avec monsieur, à cause de l’argent qu’elle dépensait pour ma toilette. Mais, sous ce rapport, elle a toujours pensé à moi avant de penser à elle.

Je l’interrompis.

– Mais, lui dis-je, madame de Chamblay m’avait dit que vous étiez sa sœur de lait, je crois ?

– Oui, monsieur, je suis sa sœur de lait, en effet.

– Cependant elle m’a paru, à la première vue, un peu plus âgée que vous ne paraissez l’être.

– Ah ! dame, monsieur, le chagrin, ça vieillit.

Je sentis mon cœur se serrer ; je ne m’étais donc pas trompé : madame de Chamblay était malheureuse.

– Le chagrin ? répétai-je.

La jeune fille vit qu’elle en avait dit plus qu’elle n’en voulait dire.

– Oh ! le chagrin, quand je dis le chagrin, vous comprenez bien, monsieur, c’est les tracas que je veux dire. Ce n’est pas une raison parce qu’on est riche pour que l’on soit heureux ; au contraire, souvent l’argent, quoiqu’il soit bon parfois, – et elle regarda joyeusement l’or qu’elle tenait dans sa main, – il y a d’autres moments où c’est la cause de bien des tourments ; enfin, il y a un proverbe, n’est-ce pas ? qui dit : « La richesse ne fait pas le bonheur ! »

– Hélas ! oui, ma pauvre enfant, il y a un proverbe qui dit cela, et je suis bien triste, croyez-moi, qu’il s’applique à madame de Chamblay.

– Ah ! dame, monsieur, le bon Dieu éprouve les bons.

– Y a-t-il longtemps, demandai-je comme pour changer la conversation, que madame de Chamblay est mariée ?

– Il y a quatre ans, monsieur ; elle avait dix-huit ans.

– Ce qui lui en fait vingt-deux ?

– Oui, monsieur, vingt-deux.

– Et sans doute un mariage d’inclination ?

La jeune fille secoua la tête.

– Non.

Puis, baissant la voix :

– C’est le prêtre, dit-elle, qui a fait ce mariage-là.

– Le prêtre ? Qu’est-ce que c’est que le prêtre ?

– Oh ! personne, rien, monsieur ! dit la jeune fille, comme épouvantée de ce qu’elle venait de laisser échapper.

Et, en même temps, elle se leva.

– Mon enfant, dis-je, j’ai voulu causer avec vous de madame de Chamblay, parce qu’elle m’a paru une personne charmante ; mais je n’ai jamais eu l’intention de vous demander les secrets de votre bienfaitrice.

– Et Dieu me garde, monsieur, de dire sur elle quelque chose qui ne soit point à dire ! Mais, quant à ses secrets, que je ne connais pas plus que le reste de la maison, madame ne se plaignant jamais, il serait bien heureux qu’elle rencontrât quelqu’un à qui les confier ; un ami, un bon cœur, cela la soulagerait, et je crois qu’elle a grand besoin d’être soulagée.

Je mourais d’envie d’en savoir davantage ; mais je comprenais qu’il y aurait indiscrétion à aller plus loin, et je me fis un scrupule de rien surprendre à la naïveté ou à la tendresse de la jeune fille.

Peut-être étais-je déjà allé trop loin.

– Eh bien, mon enfant, lui dis-je, soyez persuadée d’une chose : c’est que cet ami dont madame de Chamblay, selon vous, a si grand besoin, je serais heureux de l’être ; c’est que le cœur où elle aurait du bonheur à verser ses secrets, je serais heureux de le lui ouvrir ; je ne sais pas si l’occasion s’en présentera jamais, et, se présentant, si ce sera demain, dans un an, dans dix ans ; mais, le jour où elle cherchera cet ami, où elle demandera ce cœur, indiquez-moi à elle. Dieu fera le reste, je l’espère.

La jeune fille me regarda avec étonnement.

– Eh bien, oui, monsieur, je le lui indiquerai, dit-elle ; car je suis sûre, à la façon dont vous le dites, que vous ferez pour elle tout ce que ferait un frère.

Je lui posai la main sur l’épaule.

– Garde cette croyance dans ton cœur, mon enfant, lui dis-je, et, à l’heure du besoin, ne l’oublie pas.

– Soyez tranquille, dit-elle.

Elle fit quelques pas vers la porte, et s’arrêta d’un air embarrassé.

– Eh bien, voyons, lui demandai-je, qu’y a-t-il ?

– Oh ! dit-elle, c’est que...

– Quoi ?

– Mais non, je n’oserai jamais...

– Ose, mon enfant.

– C’est que ce serait une bien grande faveur.

– Parle.

– Non, non ; décidément, je chargerai madame de la demander à monsieur.

– Eh bien, soit ! lui dis-je pensant que la demande me vaudrait, soit une lettre, soit une visite de madame de Chamblay. Madame, mais personne autre que madame ; à toute autre que madame, je refuse.

– Même à moi ? demanda-t-elle en riant.

– Même à toi, répondis-je.

– Eh bien, alors, on obtiendra de madame qu’elle fasse la demande.

– Et, à cette condition, d’avance elle est accordée.

– Ah ! monsieur, s’écria la jeune paysanne, quel malheur que ce ne soit pas vous qui...

– Eh bien, après ? lui demandai-je.

– Oh ! rien, rien !

Et elle se sauva en courant. Le soir même, je reçus à Reuilly cette lettre de madame de Chamblay :

 

« Monsieur,

» Zoé m’assure qu’elle a besoin de mon intermédiaire pour obtenir de vous une grande faveur. Quoique j’ignore complètement comment et pourquoi j’aurais une influence sur votre décision, son désir me paraît si naturel, que je me hasarde à vous le transmettre.

» Elle me charge donc, monsieur, de vous prier de lui faire l’honneur d’assister à son mariage. Elle vous doit son bonheur, pauvre enfant ! et, chose bien naturelle, elle désire que vous en soyez témoin.

» Si vous acceptez son invitation, j’en serai personnellement heureuse, puisque ce sera pour moi une occasion de vous adresser de nouveaux remerciements.

» Votre reconnaissante,

Edmée de Chamblay.

 

– Qui a apporté cette lettre ? demandais-je au domestique.

– Un garçon qui a l’air d’être de la campagne, répondit celui-ci.

– Jeune ?

– Vingt-deux à vingt-trois ans.

– Faites-le entrer.

Le messager parut sur la porte. C’était un solide gars, aux joues roses comme les pommes qui bordent les routes de la Normandie, aux cheveux blonds comme les épis qui poussent dans les champs, aux yeux bleus comme les bluets qui poussent dans les épis, vrai descendant des races venues du Nord avec Rollon.

Seulement, il paraît que, dans la succession des âges, il avait perdu les instincts guerriers de ses ancêtres.

– Eh bien, lui demandai-je, c’est donc vous, conscrit ?

– Oh ! conscrit ! répondit-il, c’était bon ce matin ; ce soir, grâce à vous, je ne le suis plus !

– Comment ! vous ne l’êtes plus ? vous avez déjà trouvé un remplaçant ?

– Oui-da ! avec de l’argent, on trouve tout ce que l’on veut. Il y avait Jean-Pierre, le fils du père Dubois, qui a pris le n° 120. Il n’y a pas de danger que ça monte jusqu’à lui. Son père lui a inculqué dans l’esprit qu’il voulait être soldat, il l’a cru ; de sorte que nous avons traité pour dix-sept cents francs : c’est trois cents francs que Zoé aura à vous remettre.

– Comment ! demandai-je, son père lui a inculqué dans l’esprit qu’il voulait être soldat ? Qu’entendez-vous par ces paroles ?

– J’entends qu’il lui a fait accroire qu’il avait le goût militaire.

– Et dans quel but ?

– Oh ! c’est un malin, le père Dubois.

– C’est un malin ?

– Oui, un finaud.

– Comment cela ?

– Un madré, quoi !

– J’entends bien ; mais pourquoi est-ce un malin, un finaud, un madré ?

– Il ne connaît que la terre, lui.

– Je ne vous comprends pas davantage, mon ami.

– Oui ; mais je me comprends, moi.

– Ça ne suffit peut-être pas, puisque nous causons ensemble.

– C’est vrai ; mais le père Dubois, qu’est-ce que ça vous fait, à vous qui êtes de la ville, un pauvre paysan de la campagne ?

– Ça me fait beaucoup, j’aime à m’instruire.

– Oh ! vous vous gaussez ! comme si je pouvais apprendre quelque chose à un homme comme vous.

– Vous pouvez m’apprendre ce qu’est le père Dubois.

– Oh ! je vous l’ai dit et je ne m’en dédis pas.

– Vous m’avez dit que c’était un malin, un finaud, un madré qui ne connaît que la terre.

– C’est la vérité pure.

– Fort bien ; mais c’est la vérité dans son puits, faites-l’en sortir.

– Oh ! ce n’est pas pour dire du mal de lui, mais c’est son caractère, à cet homme ; c’est le troisième qu’il a sous les drapeaux, ou, pour mieux dire, qu’il avait : les deux premiers ont été tués en Afrique ; mais ça ne fait rien, ils étaient payés.

– Ah çà ! mais ce n’est pas le père Dubois, c’est le père Horace, ce gaillard-là.

– Non, non, c’est le père Dubois.

– Je veux dire qu’il est patriote.

– Lui, patriote ? Ah bien, oui, il s’inquiète bien de cela ! il s’inquiète de la terre.

– C’est cela, de la terre de la patrie ?

– Mais non, mais non : de sa terre à lui ; il s’arrondit, cet homme. Ça va lui faire ses douze arpents.

– Ah ! oui, je comprends.

– Voyez-vous, sa terre, c’est sa terre. Sa femme, ses enfants, sa famille, qu’est-ce que ça lui fait ? Rien de rien, quoi ! Sa terre avant tout. Le matin, dès cinq heures, il est dans sa terre, jetant dans le champ de son voisin chaque pierre qu’il trouve. Selon la saison, il laboure, il ensemence ou il moissonne. Vous le rencontrez dans la rue avec une corbeille à la main ; il regarde à droite, à gauche. Vous vous dites : « Qu’est-ce qu’il peut donc chercher comme cela, le père Dubois ? » Du crottin de cheval pour fumer sa terre. Il y déjeune, il y dîne, sur sa terre : un jour, il y couchera ! Le dimanche, il se fait beau, il va à la messe. Pour qui croyez vous qu’il prie le bon Dieu ? pour les morts, ou pour les vivants ? Bon ! il prie pour sa terre, qu’il n’y ait pas d’orage, qu’il n’y ait pas de grêle, que ses pommiers ne soient pas gelés, que ses blés ne soient pas versés ; puis, la messe dite, quand chacun se repose ou s’amuse, il prend le chemin de sa terre.

– Comment ! il travaille le dimanche ?

– Non ; il ne travaille pas, il s’amuse ; il désherbe, il guette les mulots, il extermine les taupes. C’est sa jouissance, à cet homme ; il n’a que celle-là, mais il paraît qu’elle lui suffit. Il a fait vendre ses deux premiers garçons et il a acheté de la terre avec.

– Mais ne me dites-vous pas que les malheureux ont été tués en Afrique ?

– Ça ne fait rien ; la terre reste, elle. Il y a trois ans qu’il soigne Jean-Pierre, qu’il le regarde grandir et qu’il dit à tout le monde : « Voyez le beau cuirassier que cela fera au roi Louis-Philippe. » C’est au point qu’on n’appelle à Bernay Jean-Pierre que le Cuirassier. Un mois avant le tirage, il mettait tous les matins un cierge à Notre-Dame-de-la-Couture pour qu’elle glissât un bon numéro dans la main de son fils, non point pour qu’il ne partît pas, dame : non, pour qu’il pût se vendre comme ses deux frères s’étaient vendus ; et il a une chance, le vieux gueux ! le premier avait pris le 95, le second le 107, le troisième a pris le 120 ; s’il en avait un quatrième, il prendrait le 150.

– Et, alors, vous avez traité ? c’est fini, signé ?

– Parafé par-devant notaire, pour dix-sept cents francs une fois donnés ; c’est trois cents francs que Zoé aura à vous remettre.

– Et vous, mon ami, êtes-vous aussi un adorateur de la terre, comme le père Dubois ?

– Non ; moi, je suis comme les oiseaux du bon Dieu, je vis de ce qui pousse sur la terre des autres.

– Et, comme les oiseaux, vous vivez en chantant ?

– Le plus que je peux ; mais, depuis quinze jours, je dois le dire, je ne chantais plus, je déchantais.

– Cependant, vous exercez une industrie quelconque ?

– Je cultive la varlope et fais fleurir le rabot ; je suis garçon menuisier chez le père Guillaume, où j’attends, en gagnant cinquante sous par jour, qu’un oncle que je n’ai pas meure en Amérique ou dans les Indes en me laissant mille écus pour m’établir à mon compte.

– De sorte qu’avec mille écus vous vous établiriez ?

– Oh ! oui, grandement, et il y aurait encore du reste pour acheter le lit de noces ; mais, n’ayant pas d’oncle...

– Vous n’avez pas d’oncle, c’est vrai ; mais vous avez madame de Chamblay, qui aime beaucoup votre femme et qui est riche.

– Oui ; seulement, elle ne tient pas les cordons de la bourse, pauvre chère créature ! sans cela, ce n’est pas vous qui auriez acheté Jean-Pierre, c’est elle... Je ne vous en suis pas moins reconnaissant pour cela, croyez bien, attendu que dix-sept cents francs ne se rencontrent pas dans un tas de copeaux ; car, au bout du compte, il n’a coûté que dix-sept cents francs, ce qui fait que Zoé aura trois cents francs...

– C’est bien, c’est bien, nous compterons. En attendant, mon ami, j’oublie que j’ai une réponse à faire à madame de Chamblay.

– Et puis à nous.

– Et puis à vous... À vous, elle sera courte et précise, la réponse : J’irai.

– Ah ! voilà une bonne parole ! Décidément, vous êtes un brave... Ah ! pardon, excuse ! fit-il en retirant sa main, qu’il m’avait tendue.

– Pourquoi pardon ? pourquoi excuse ?... demandai-je en lui tendant à mon tour la mienne.

– Ah ! dame, c’est que d’un garçon menuisier à un vicomte, à un baron ou à un comte... Il est vrai que, quand il y a bon cœur des deux côtés...

– Vous avez raison, c’est un pont sur l’abîme. Votre main, mon ami.

Gratien me donna une chaude et cordiale poignée de main.

– Maintenant, reste la lettre, dit-il.

– Dans un instant, vous allez l’avoir.

J’écrivis :

 

« Madame,

» Vous m’offrez une nouvelle occasion de vous revoir et de vous remercier encore une fois de m’avoir donné le prétexte de faire un peu de bien. Récompensez-moi toujours ainsi et je me fais joueur.

» Mes vœux s’uniront aux vôtres, madame, pour le bonheur de vos deux protégés.

» Tous les respects du cœur.

» Max de Villiers. »

 

– Tenez, mon ami, dis-je à Gratien, voici votre lettre ; remettez-la à madame de Chamblay demain matin.

– Oh ! pas demain matin : ce soir, répondit Gratien.

Je regardai la pendule, elle marquait neuf heures passées.

– C’est que, comme vous ne serez pas à Évreux avant dix heures du soir...

– Ça ne fait rien ; madame m’a dit : « À quelque heure que tu reviennes, Gratien, fais-moi tenir la réponse de M. de Villiers. » Vous comprenez bien qu’après une pareille recommandation, fût-ce à minuit, elle l’aurait tout de même.

Et il partit, me laissant tout joyeux de cette idée, que madame de Chamblay attendait ma réponse avec assez d’intérêt pour avoir ordonné qu’on la lui donnât à quelque heure que ce fût.
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   ...   48

similaire:

Quelques mots au lecteur iconSalon de la Radio en quelques mots

Quelques mots au lecteur iconLe Colisée en quelques mots …
«énorme»,mais c’est le quart de ce que pouvait accueillir le «Circus Maximus»

Quelques mots au lecteur iconNom de l’entreprise, en quelques mots
«Grenelle de l’environnement» dans la filière bâtiment, dispositions qui touchent l’ensemble des corps d’état

Quelques mots au lecteur iconEn particulier les sonnets ''France, mère des arts'' [page 31]
«J'ai passé l'âge de mon enfance et la meilleure part de mon adolescence assez inutilement, lecteur, mais, par je ne sais quelle...

Quelques mots au lecteur iconNote : les numéros suivis d’un h sont des hors-série tous les bateaux...

Quelques mots au lecteur iconNote : les numéros suivis d’un h sont des hors-série tous les bateaux...

Quelques mots au lecteur iconNote : les numéros suivis d’un h sont des hors-série tous les bateaux...

Quelques mots au lecteur iconRecherche le sens des mots suivants : tribut – adoptif culte –dévider
«le film» de l’histoire, j’ai pu le raconter avec mes mots ce qui va m’aider à mieux comprendre le texte

Quelques mots au lecteur iconNote : les numéros suivis d’un h sont des hors-série tous les bateaux...

Quelques mots au lecteur iconNote : les numéros suivis d’un h sont des hors-série tous les bateaux...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
ar.21-bal.com