Theatre en algerie








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BIBLIOGRAPHIE

THEATRE EN ALGERIE

La bibliographie, ici présente, ne se prétend pas du tout exhaustive. Le manque d’informations et de recherches nous oblige à limiter notre investigation. J’ai essentiellement travaillé à partir des archives des théâtres, des Mémoires de Mahieddine Bachetarzi, de Allalou et des contacts personnels. M.Jean Déjeux m’a apporté une aide très précieuse qui m’a permis de combler de nombreuses failles. Encore une fois, j’insiste sur le fait que ce travail demeure incomplet. D’autres chercheurs pourraient éventuellement l’enrichir.
1- Résumés des pièces importantes (de 1912 à 1962).

2- Résumés critiques des pièces de 1963 0 1987 (pièces représentées dans les théâtres d’Etat).

3- Présentation de vingt troupes d’amateurs avec leurs productions.

4- Présentation de neuf troupes privées.

5- Résumés des pièces éditées (arabe et français).

6- Dictionnaire des dramaturges, metteurs en scène, décorateurs et musiciens.

7-Ouvrages théoriques, recherches.


  1. PIECES PRODUITES ENTRE 1912 ET 1962



Nous tenterons de présenter les pièces que nous considérons représentatives de la période 1912-1962. Nous avons choisi quatre vingt trois textes qui nous paraissent illusrer les différentes tendances esthétiques et thématiques de ce demi-siècle. Cette période a été surtout dominée par les productions de Allalou, de Ksentini, de Bachetarzi, de Touri et de Rais (troupe du FLN).

Cette manière de faire nous permettra également de cerner le mouvement théâtral en Algérie et de dégager les genres, les usages linguistiques et les thèmes abordés. On aura aussi l’occasion de voir comment l’arabe littéraire a été abandonné au profit de la langue populaire, surtout depuis Djeha de Allalou, première pièce réellement populaire.

Jusqu’à présent, les chercheurs ont toujours considéré que les premières pièces algériennes furent réalisées vers les années vingt omettant, souvent par manque d’informations, les expériences dramatiques tentées durant le début du siècle. Vertu et fidélité de El Yaziji, Mac Beth de Shakespeare, L’assassinat de Hussein Ben Ali, Salah Eddine el Ayyoubi de Nadjib Haddad et Emir El Andalous ont été montées en arabe « littéraire » pendant cette époque.
1912

1-Vertu et Fidélité de Khalil el Yaziji, par l’association culturelle et religieuse de Médéa.
C’est une pièce en arabe « littéraire » mettant en relief la grandeur de la civilisation arabe et les grands moments de l’Islam. Conversion d’un roi arabe au Christianisme et retour à l’Islam avec, en plus, une intrigue romanesque.
2- Mac Beth de Shakespeare, montée à Alger et à Blida, par les associations culturelles et religieuses de ces deux villes.
Pièce jouée en arabe « littéraire ». Reprise d’un texte déjà joué en Egypte. Omar Racim faisait partie de la troupe d’Alger. René Basset a assisté à la représentation. C’est un certain Kaddour Ben Mahieddine El Haloui qui a monté le texte de Shakespeare à Alger.
1913

3- L’assassinat de Hussein Ibn Ali, par l’association culturelle et religieuse de Médéa.
C’est l’histoire du fils du cousin du prophète, Ali Ibn Abi Taleb, assassiné par les soldats de Mou’awya, un rival de Ali, et de la solution légitimiste. Les chiites célèbrent chaque année cet événement (les ta’zié). Pièce jouée en arabe « littéraire ».
4- Salah Eddine El Ayyoubi de Nadjib Haddad, montée à Alger et à Médéa.

C’est une reprise d’un texte déjà représenté en Egypte. Inspiré du Talisman de Walter Scott, cette pièce a été également jouée par Georges Abiad à Alger. Elle raconte l’épopée d’un personnage historique arabe, Salah Eddine el Ayyoubi. Arabe « littéraire ».
1921

5- Ach chifa baad al âna, par l’association El Mouhadhiba (L’Educatrice) dirigée par Ali Chérif Tahar.
Jouée en arabe « littéraire », cette pièce traite de l’alcoolisme. Arabe « littéraire ».
1922

6- Fi Sabil el Watan (Au service de la patrie), montée par la troupe de Mohamed Mansali, Et temthil el arabi (Le théâtre arabe).
Un des trois fils du colonel Niazi découvre un explosif pouvant rendre de grands services à son pays, mais il refuse de céder son invention. A la fin, sous la pression des événements, il se transforme subitement et devient patriote. Arabe « littéraire ».
1923

7- Fath el Andalous (La conquête de l’Andalousie), par Mohamed Mansali.
La pièce raconte l’histoire du conquérant arabe, Tarik Ibn Ziad en Andalousie et retrace les péripéties de la présence arabe en Espagne. Arabe « littéraire ».
1924

8- Badi’, par Ali Chérif Tahar
Ce texte raconte l’histoire d’un alcoolique, Badi’, qui ne peut pas se passer d’alcool jusqu’au jour où il est arrêté et poursuivi en justice. Arabe « littéraire ».
1926

9- Djeha, par Allalou
Comédie en trois actes et quatre tableaux. Avec la collaboration de Dahmoune. Première pièce en arabe populaire, inspirée du Malade imaginaire et du Médecin malgré lui, d’un conte français, Le vilain mire et des Mille et Une Nuits. Djeha est l’histoire d’un médecin malgré lui qui finit par guérir le fils de Haroun Errachid en découvrant son mal : le désir d’épouser la femme qu’il aime.
1927

10- Le mariage de Bou Akline, par Allalou.
Mékidèche, le serviteur de Bou Akline refuse d’épouser une fille beaucoup plus jeune que lui. La famille de la femme n’admet pas la rupture du contrat et menace de poursuivre en justice le mari hésitant. Celui-ci accepte de l’épouser malgré lui. Mésaventures, déboires… Arabe populaire.
11- Les faux savants, par Mahieddine Bachetarzi.
Une comédie-farce qui s’attaque violemment au maraboutisme. Arabe populaire.
12- Aboul Hassan el Moughaffel (L’étourdi ou Le dormeur éveillé), une reprise d’une pièce déjà montée par Maroun Ennaqash.
Pièce en cinq actes tirée des Mille et Une Nuits, Aboul Hassan el Moughaffel raconte les mésaventures d’un citoyen de Baghdad, trop volubile et quelque peu naïf, devenu grâce à un jeu de Haroun Errachid, prince de Baghdad pendant vingt quatre heures. Il finit par devenir fou, n’admettant pas la vérité. Arabe populaire.
13- El Ahd El Ouafi (Promesse tenue), par Rachid Ksentini
Drame en quatre actes, El Ahd el Ouafi qui est la première pièce de l’époque non précédée d’un concert de chants, traite de la fidélité entre les hommes et de l’importance de la parole donnée.
1928
14- Le Mariage de Bou Borma, par Rachid Ksentini.
C’est l’histoire de Bou Borma (l’homme à la marmite) qui ne réussit pas à « consommer » son mariage. Son frère et son cousin le travestissent en femme. Le juge refuse d’accepter sa demande de divorce. A la fin, Bou Borma, déguisé en juge, condamne tout le monde au divorce. C’est par cette légalisation « forcée » que se clôture le texte. A rabe populaire.
15- Le pêcheur et le palais, par Allalou et Dahmoune. Adaptation d’un conte des Mille et Une Nuits.
Kheir Eddine aime profondément la fille du roi enlevée par Echitane (Satan). Il décide, avec l’aide de deux amis, d’aller à sa recherche et de la retrouver. Après maintes aventures, il finit par la retrouver. Il découvre également qu’il est prince, ce qui lui permet ainsi d’épouser la fille du roi. Arabe populaire.
1929
16- Zeghirrebane, comédie en trois actes de Rachid Ksentini.
Zeghirrebane et Cherrouito, deux personnages qui ne peuvent se passer de kif (drogue) rendent la vie impossible à leur entourage qui s’oppose vainement aux aventures fantasques de ces deux lascars. Arabe populaire.
17- Baba Kaddour Ettamaa (Mon cousin d’Istamboul). Comédie en trois actes de Rachid Ksentini.
Un pamphlet contre l’avarice et l’affairisme. La pièce décrit les mésaventures de Kaddour, une sorte d’Harpagon à la sauce algérienne, qui veut profiter de toutes les situations pour s’enrichir et gruger tout le monde. Arabe populaire.
1930

18- Loundja al Andaloussia (Loundja l’Andalouse), par Rachid Ksentini
C’est en quelque sorte une histoire de Grenade conforme aux souvenirs que la mémoire populaire a conservés. Le récit se déroule en Espagne. Les personnages sont espagnols ou maghrébins. Ce texte met en scène un personnage quelque peu atypique, usant du rire pour se sortir de situations peu ordinaires. Arabe populaire.
19- Antar Lehchaichi, par Allalou.
Comédie en trois actes et cinq tableaux. C’est l’histoire d’un simple barbier, fumeur invétéré de haschich. Antar, héros légendaire et grand poète arabe devient, par la grâce du jeu satirique, un grand fumeur de kif, souvent égaré dans les méandres d’un univers fantasque et imaginaire. Regard parodique porté sur l’Histoire. Arabe populaire.
1931

20- Touqba fi el ardh (Un trou dans le parterre), par Rachid Ksentini.
Comédie en trois actes qui raconte, avec un humour féroce, les mésaventures de personnages quelque peu illuminés et un peu fous sur les bords dans un lieu marqué par le danger et la peur. Arabe populaire.
21- El Khelifa wa Esseyed (Le calife et le pêcheur), par Allalou. Comédie lyrique en cinq actes, une adaptation des Mille et Une Nuits.
C’est l’histoire d’un pêcheur qui réussit à retrouver la bien aimée de Haroun Errachid, Qoût et Kouloub, jetée à la mer par sa rivale, la reine Zoubeida qui voulait ainsi s’en débarrasser pour prendre sa place. La pièce se clôture par l’habituel happy end et la sanction du fautif. Arabe populaire.
22-Hallaq Gharnata (Le barbier de Grenade), par Allalou
Comédie en trois actes et quatre tableaux, cette pièce tirée des Mille et Une Nuits et également inspirée du Barbier de Séville, raconte les multiples aventures amoureuses d’un barbier andalou. Arabe populaire.
1932

23- Tcherrectche (Ments encore), comédie en trois actes de Rachid Ksentini.
C’est l’histoire d’un personnage, mythomane invétéré, vivant dans un monde imaginaire dominé par le mensonge qui devient dans cette pièce l’espace privilégié de production de situations loufoques et satiriques. Arabe populaire.
24- Aicha ou Bandou, comédie en trois actes de Rachid Ksentini.
Mésaventures de Aïcha et Bandou, un couple traversé par la ruse, les scènes de ménage et une naïveté toute paysanne. C’est un esppace où le rire est produit par les paradoxes d’un couple peu commun et apparemment peu compatible. Arabe populaire.
25- Djeha et l’usurier, comédie en trois actes de Mahieddine Bachetarzi et Mohamed Hamel.
Djeha se met sous la fenêtre d’un usurier, avare de surcroît et demande à Dieu de lui envoyer mille écus, pas un de moins. Cette prière, plusieurs fois répétées, intrigue l’usurier qui veut se moquer de Djeha en lui expédiant une bourse contenant 999 écus, pensant que Djeha n’accepterait pas cette somme. C’est le récit de l’arroseur arrosé, piégé par son propre jeu. Finalement, Djeha, tout content de cette aubaine, prend l’argent. L’usurier décide d’aller voir le cadi (le juge). Mais au tribunal, Djeha réussit à s’en sortir, en gardant l’argent et en faisant passer l’usurier pour un fou. C’est le succès de Djeha de Allalou qui a poussé Bachetarzi à utiliser ce personnage de légende. Kateb Yacine a repris ce conte dans ses pièces satiriques (La Poudre d’intelligence, Mohamed prends ta valise, Le Roi de l’Ouest…). Arabe populaire.
1934

26- Hammaz (Le blagueur), comédie en trois actes de Mahieddine Bachetarzi et Mohamed Hamel.
Un mariage contracté dans le but de permettre à un comptable d’un riche négociant de toucher un courtage de cent mille francs, une somme énorme pour l’époque. La seule et unique condition : le mariage. Ce qui fut fait créant des situations conflictuelles extraordinaires et engendrant de succulents quiproquos. Jeux de situations, quiproquos, ruse…Arabe populaire.
27- El Bouzarii fil askariya (Un paysan au régiment), vaudeville en trois actes de Mahieddine Bachetarzi et de Louis Chaprot.
Le récit se déroule dans une caserne. Il est question de démêlés entre un sergent et de nouveaux soldats. Le bouzarii (habitant d’un quartier d’Alger, Bouzaréah) découvre un monde nouveau, la caserne, ce qui le désarçonne et le désarticule, provoquant un comique décapant. Arabe populaire.
28- Phaqo (ça ne mord plus ou Ils ont compris), comédie en trois actes de M.Bachetarzi et de L.Chaprot.
Pièce à plusieurs intrigues mettant en scène un certain nombre de personnages qui profitent de la crédulité des citoyens. Un homme d’affaires syrien véreux gruge son monde en entreprenant de douteuses opérations financières. Un français s’enrichit en vendant du vin frelaté. Au milieu de ce monde louche et foncièrement malhonnête, Kouider, un paysan illettré, naïf, veut poursuivre en justice un marabout indélicat. Arabe populaire.
29- Alennif (Pour l’honneur), comédie en trois actes de M.Bachetarzi et L.Chaprot.
Une jeune française tombe follement amoureuse d’un jeune chanteur algérien qui ne s’y attendait pas. Il l’accompagne à Paris. Les choses se gâtent vite. Il décide de rentrer au pays. La jeune femme le rejoint. Le dénouement est heureux : le père de l’épouse arrange les choses et tout rentre dans l’ordre. Cette pièce traite de la « barrière des races » pour reprendre les propos de M.Bachetarzi ou de la rencontre de deux univers. Beaucoup ont vu à l’époque dans cette pièce une œuvre assimilationniste et intégrationniste. Arabe « littéraire ».
1935

30- Chedd Emlih (Tiens bon), comédie en deux actes de Rachid Ksentini.
Un père, quelque peu désespéré, n’arrête pas de faire la morale à son fils, ivrogne de son état, et de tenter de le persuader d’arrêter de boire. Mais l’alcoolique, grâce à ses répliques désopilantes, réussit à faire passer son père pour un être misérable et idiot. Et c’est lui qui se met à donner des leçons de morale à son père. Arabe populaire.
31- Akibatou Essoukr (Les conséquences de la débauche), drame en trois actes de Mohamed Mansali.
Cette pièce traite de l’alcoolisme et de ses conséquences sur la vie familiale et personnelle. Arabe « littéraire ».
32- Les Beni Oui Oui, comédie en trois actes de Mahieddine Bachetarzi.
Une critique acerbe et mordante de certains élus musulmans et des « profiteurs » qui s’enrichissent en se jouant du petit peuple, à l’image de Si Belkacem, un marchand d’oranges ou Ali Loumi, un élu. Une sévère critique des notables musulmans. C’est un portrait de certaines situations sociales de la période coloniale. Arabe populaire.
1936

33-Houb Ennissa (L’amour des femmes), comédie en quatre actes de Mahieddine Bachetarzi.
La pièce est une sorte de traité didactique plaidant en faveur de l’instruction des femmes, souvent considérées dans les sociétés musulmanes comme inférieures aux hommes. C’est une mise en espace de situations tirées du quotidien. La question féminine, même si le propos n’était pas trop avancé, intéressait les hommes de théâtre. Débuts de la comédienne, Keltoum. Arabe populaire.
34- Mariage par téléphone, comédie en trois actes de Mahieddine Bachetarzi.
C’est une pièce mettant en scène des mariages arrangés par le père, la mère ou la tante qui ne se soucient nullement du bonheur de la fille, condamnée au silence. Critique de certaines traditions poussant les femmes à une absolue soumission à l’autorité masculine. Une jeune étudiante est mariée par surprise, elle tente de résister à cette situation. Arabe populaire.
1937

35-El Kheddaine (Les traîtres), comédie en trois actes de Mahieddine Bachetarzi.
Le texte traite encore une fois des élus musulmans malhonnêtes qui ne servent pas les intérêts de leur communauté et qui préfèrent se sucrer aux dépens du petit peuple, en employant divers stratagèmes. Un ancien commerçant élève le fils de son associé, Djaafar, en même temps que son enfant, Zoubir. Le temps passe, Zoubir se met à faire de la politique et Djaafar, après avoir courtisé Leila, la femme de Zoubir, tente de ternir la réputation du mari en propageant de fausses rumeurs. Mais il finit par être découvert et chassé. Dans ces textes, il n’est pas question de la contestation de la colonisation, mais d’attaques contre des élus corrompus. Arabe populaire.
36- Le Samson algérien, texte en français de Mohamed Ould Cheikh, traduit en arabe par Mahieddine Bachetarzi.
Cette comédie dramatique en trois actes est un plaidoyer pour l’assimilation et l’union des races. Khaled aime passionnément la belle Dalila. Mais les dures réalités politiques vont le pousser à sacrifier son amour pour se consacrer à son peuple. Arabe populaire.
1938

37- Zid Ayett (Crie encore), comédie en trois actes de Mahieddine Bachetarzi.
C’est l’histoire de pêcheurs algériens vivant des conditions de vie très précaires. L’auteur expose, en usant de situations loufoques, les difficiles conditions du métier de pêcheur. Arabe populaire.
38- Ach Qalou (Qu’ont-ils dit ?), Comédie en trois actes de Rachid Ksentini.
C’est l’histoire d’une famille, trop naïve et trop marquée par certaines traditions, qui se laisse piéger par un « sorcier » qui profite sans vergogne de la situation. Arabe populaire.
1939

39- Ma yenfaa ghir Essah (Seule la vérité compte), comédie en trois actes de Mahieddine Bachetarzi.
Allel, menteur invétéré, réussit à se procurer un excellent travail et à épouser la fille d’un grand bourgeois algérois, en se faisant passer comme le fils d’un célèbre savant sorti de l’université égyptienne, El Azhar. Son père se trouve, certes, en Egypte, mais comme simple travailleur. Ce qui provoque de nombreux quiproquos et des jeux de mots et de langues engendrant ainsi un comique de situations extraordinaires. La vérité est, comme dans toutes les pièces de Bachetarzi, découverte à la fin de la pièce. Arabe populaire.
40- Boutchenchana (La cocaïne), comédie satirique en trois actes de Mahieddine Bachetarzi.
Boutchenchana, un talentueux détective, rusé et brillant, est à la recherche de trafiquants de drogue. La situation est difficile, mais ce policier réussit à découvrir les responsables de ce trafic : un gang d’italiens sans loi ni foi. La bande finit par être arrêtée par Boutchenchana. Influence du cinéma. Arabe populaire.
41- Souada bil hob (Heureux par amour), mélodrame en trois actes de Zerrouk Mohamed Ouadah, un ancien étudiant de la médersa d’Alger.
Idylle amoureuse qui finit par un mariage. C’est l’histoire de deux jeunes gens qui voient leurs projets d’alliance souvent différés. Arabe « littéraire ». Présence de Feydeau.
1940

42- El Mech’hah (L’Avare), d’après L’Avare de Molière. Une adaptation de Mahieddine Bachetarzi. Pièce en trois actes et vingt tableaux (avac un prologue et un épilogue en vers chantés par les comédiens).
C’est l’histoire de H’sayen (l’homologue d’Harpagon) qui ne supporte personne aux abords du jardin, espace où il cache son argent. Son serviteur M’bara et son fils lui jouent un tour. H’sayen et son fils désirent épouser la même fille : Aïda. Grâce à un subterfuge, Madjid réussit à prendre pour femme Aïda, la femme convoitée par le père et le fils et à faire prendre conscience à son père du mal qu’est l’avarice. Arabe populaire.
43- Slimane Ellouk, d’après Molière. Comédie en trois actes de Mahieddine Bachetarzi.
Slimane, un malade imaginaire, se considère comme mourant alors qu’il n’est pas du tout malade. Il veut tout simplement marier sa fille à un médecin dans le but d’avoir à son chevet un médecin sans payer la consultation médicale. Arabe populaire.
44- Ech Rayek talef (Que t’arrive t-il ?), comédie burlesque de Mohamed Touri.
Ce texte narre les misères et les mésaventures d’un paysan naïf, très distrait accumulant malheurs, maladresses et gaffes. Le personnage du paysan quelque peu idiot revient dans de nombreuses pièces. Arabe populaire.
1941

45- Echchab Essekir (Le jeune alcoolique), comédie en trois actes de Abdelhamid Ababsa.
Cette pièce raconte les mésaventures et les tribulations d’un alcoolique, tout en insistant sur les méfaits de l’alcool. Ce thème a été traité par plusieurs auteurs. Arabe « littéraire ».
46- El Kilo, comédie de Mohamed Touri.
La pièce met en scène un alcoolique, d’ailleurs interprété par Mohamed Touri. Arabe populaire.
47- Les nouveaux riches du marché noir, une adaptation du texte de Molière, Le Bourgeois Gentilhomme, par Mahieddine Bachetarzi et Hattab.
La pièce traite du trafic de marchandises et de l’arrivisme. C’est une critique acerbe des nouveaux riches à travers des personnages archétypaux. Arabe populaire.
1945

48- Oued Ellil, comédie de Mahieddine Bachetarzi.
C’est l’histoire d’un paysan confronté aux dures réalités de la ville. Arabe populaire.
1946

49- Ach Sar fi lila (Le drame d’une nuit), pièce policière de Mustapha Badie.
La pièce met en scène un inspecteur de police enquêtant sur un meurtre. L’influence du cinéma policier de l’époque est manifeste. D’ailleurs, l’auteur se lancera dans l’expérience cinématographique après l’indépendance de l’Algérie. Arabe populaire.
1947

50- Amara est juste, comédie de Mahieddine Bachetarzi.
Amara, un kabyle, vieux retraité devenu un serviteur dévoué va être confronté à des situations burlesques mettant surtout en relief son accent kabyle. Le personnage du kabyle est souvent employé par Bachetarzi. Ce sont aussi les malheurs d’un paysan trop naïf et trop généreux débarquant dans le monde étrange de la ville qui servent de catalyseur à la dimension comique. Arabe populaire.
51- La genèse de l’exil de Mohamed Salah Ramdane.
Pièce religieuse racontant l’exil du prophète. Arabe « littéraire ».
52- Abou El Hassan Ettaimi, de Ahmed Rédha Houhou. Arabe « littéraire ».
1948

53- El Khansa de Mohamed Salah Ramdane.
Raconte l’histoire de la poétesse arabe, El Khansa. Arabe « littéraire »
54- El Moujrim (Le criminel), une adaptation de Molière de Tartuffe de Molière, par Bachetarzi.
Le texte raconte les pérégrinations d’un personnage douteux qui « roule » tout le monde, mais qui finit par être démasqué.
1949

55- Sellak ya Sellak, une adaptation de la pièce de Molière, Les Fourberies de Scapin.
Un personnage rusé et sans scrupules, jouant assez bien la comédie, arrive, grâce à son contact facile et à son verbe mielleux, à tromper son entourage.
56- Adhane el Fajr (Prière de l’aurore), pièce religieuse de Ahmed Amer. Arabe « littéraire ».
57- El Flous (L’argent), de Mohamed Touri.
La pièce traite de la misérable condition de l’écrivain confronté aux difficultés matérielles et morales. Arabe populaire.
58- A’dab Bessket (Souffrir en silence) de Nacer Eddine El Assimi. D’après Carmosine.
Un amour tragique qui finit par le sacrifice de l’intrépide amoureux, Seddik qui ne se retrouve pas dans cet univers angoissant. Arabe populaire.
1950

59- Ikache, une adaptation d’un texte de André Sarrouy. Farce en deux actes.
Une sévère critique des mariages où les femmes sont considérées comme de « vulgaires marchandises ». Ruse des femmes et bêtise des maris. Arabe populaire.
60-Iouaz Ezzokté, une adaptation des Fourberies de Scapin, par Hattab et M.Bachetarzi. Pièce en trois actes.
Profitant du départ de leurs parents, de riches commerçants, leurs fils Abdou et Said épousent deux orphelines. Iouaz, une sorte de Djeha, arrive à les tirer d’embarras. Comique de situations et quiproquos. Jeu de mots. Arabe populaire.
61- M’rid bla merd (Malade sans mal), une adaptation du Malade imaginaire de Molière. Par M.Gribi. Une production du C.R.A.D.
C’est l’histoire d’un jeune qui fait le malade. Arabe populaire.
62-Tarik Ibn Ziad, pièce en cinq actes de Séraj Amin. Troupe El Kewkeb Ettemthili d’Alger.
C’est l’épopée retraçant la vie de Tarik Ibn Ziad qui a conquis l’Andalousie. Arabe « littéraire ».
63- Montserrat de Emmanuel Roblès, par Mohamed Errazi. Pièce censurée par les autorités coloniales.
64- Iblis (Le démon) de Nacer Eddine Assimi.
Ce texte aborde l’inceste. Un frère et une sœur s’éprennent l’un de l’autre, jusqu’au jour où ils découvrent l’irréparable. C’est nouveau et original. Arabe populaire.
65- Radi Dib, pièce policière en trois actes de Ouerchi Ali.
Une enquête policière est conduite par un inspecteur de police qui réussit à attraper les coupables. Arabe populaire.
66- El Mawlid (La naissance), par Abderrahmane El Djillali.
C’est une pièce religieuse racontant l’histoire du prophète. Arabe littéraire.
1951

67- Fatma el Megrouna (Fatma la folle).
C’est le récit d’un amour d’enfance et d’un amour impossible. Arabe populaire.
68- Aloska de Mohamed Zerrouki. Pièce tirée des 1001 Nuits.
69- El Djen el Medjnoun (Le diable fou), comédie de Réda Falaki. Pièce en quatre actes. Troupe Mesrah el Ghad (Théâtre de l’avenir).
70- El Ouadjib (Le devoir) de Mahieddine Bachetarzi. Pièce censurée par les autorités coloniales.
C’est l’histoire d’un gros patron musulman employant des européens, vite ruiné par ses ouvriers. Arabe populaire.
1951

71- Es’hour (La Sorcellerie) de A.Nekli.
C’est le thème traditionnel des farces, la mésentente et les conflits entre une belle-mère et sa bru. C’est une satire de certaines mœurs algériennes. Arabe populaire.
72- Estarjaa ya ssi (Reviens à toi), de Ali Abdoun.
C’est l’histoire mouvementée des déboires d’un riche commerçant qui, ayant mal assuré l’éducation de son enfant, en subit tout simplement les tristes conséquences à tel point qu’il se transforme, à la fin de la pièce, en garçon de bureau chez le fils de son employé. Arabe populaire.
73- Ikache de André Sarrouy, traduite et mise en scène par Mahieddine Bachetarzi.
La cinquantaine, Ikache, malgré sa misogynie et sa méfiance exagérée des femmes, n’a pas l’intention de rester célibataire. Il décide de se marier. C’est la vieille Mina qui l’incite à prendre une telle décision. Elle lui choisit une jeune fille qui, comme dans tous les mélodrames, aime discrètement un jeune homme. Le ménage est impossible. Heurts, différends et divorce. Arabe populaire.
1952

74- Antigone de Sophocle, une adaptation de Mahieddine Bachetarzi. Le texte est sérieusement transformé.
Antigone perd dans cette adaptation la dimension tragique et se trouve en quelque sorte marquée du sceau du mélodrame. Arabe populaire.
75- Hamlet de Shakespeare. Adaptation. De nombreuses scènes ont été remaniées ou carrément supprimées. Algérianisation des personnages et des situations. Arabe populaire.
76-Agha Mezghich de Mohamed Touri et Ammari. Comédie en trois actes.
C’est l’histoire burlesque de Agha Mezghich, naïf et imbu de sa personne, qui se retrouve au centre de nombreuses mésaventures. Arabe populaire.
1953

77- Cyrano de Bergerac, une adaptation.
78- Qalb min hadid (Un coeur de fer), comédie en trois actes de Mahieddine Bachetarzi.
Un homme cynique et sans scrupule n’arrête pas de duper son entourage. Arabe populaire.
1957

79- L’Algérie et ses régions. Spectacle en neuf tableaux représentant l’Algérie avec sa culture, son histoire, ses coutumes et ses traditions. Première pièce de l’équipe qui allait constituer le noyau de la troupe du FLN en 1958.
1958

80- Les enfants de la Casbah de Abdelhalim Rais. Troupe du FLN.
L’histoire d’une famille qui s’engage dans la lutte armée. Arabe populaire.
81- Vers la lumière. Troupe du FLN.
La pièce décrit la guerre d’Algérie à travers l’itinéraire d’un jeune algérien arrêté par les autorités coloniales. Arabe populaire.
1959-1960

82- El Khalidoun (Les éternels). Troupe du FLN. Reprise par le TNA après l’indépendance.
1961-1962

83- Montserrat de Emmanuel Roblès, troupe du FLN. Reprise par le FLN après avoir été interdite par les autorités coloniales avant le déclenchement de la guerre de libération. Arabe populaire.
Remarque 
Nous avons choisi de présenter les pièces les plus connues, en fonction des informations que nous détenons. Nous avons volontairement omis d’évoquer les textes produits par des troupes dont l’histoire reste encore à écrire. Nous pouvons citer à titre d’exemple, les troupes suivantes : El Mezhar el Bouni, créée à Annaba par H’sen Derdour en 1937, El Mezhar el Kasentini (1947) dirigée par Rédha Houhou, la troupe El Wahabia (1946) de Sidi Bel Abbès, la troupe des amateurs du théâtre arabe de Mohamed Tahar Foudala, El Kewkeb Ettemthili (L’Univers théâtral, 1937) et Saout Ettemthil (La voix du théâtre) fondée en 1955 en France par Chebbah el Mekki.
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