Discours prononcé au deuxième congrès international d'esthétique et de science de l'art








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CM Esthétique générale

Qu'appelle-t-on « art » ?
Esthétique : « joli », étude d'un art particulier, artistique...

Art occupe la pensée de l'Occident depuis l'Antiquité.

Platon : ce qui est bon, ce qui est vrai. Le beau, le vrai, le bien.

Apparait avec Baumgarten, « Aesthetica », 1750 : étude de la sensibilité (sensation et sensible, affect), du sentiment, de l'Art.

XVIIIème : nouvelle faculté de connaître : entendement, imagination, sensibilité.

Pourquoi une chose est belle ? → claire et confuse.

Ne relève pas de l'intelligible, mais du sensible. Art touche notre sensibilité. Musique nous touche par les sens : émotions personnelles.

Nabokov : faire confiance à petits frissons que vous sentez en lisant.

Gombrich : « L'art n'a pas d'existence propre » → recouvre plein de phénomènes différents ; variable au fil des années. 2 auteurs à des époques différentes n'auront pas la même conception de l'Art.

Art : fonction première pas forcément d'être admirée. Autre chose que des arts.

Pour dire que c'est de l'Art, prendre en compte contexte, manière de le créer, celui qui le « fabrique », etc.

Difficile de définir l'Art en un mot. Absence de définition précise. Insaisissable.
[Paul Valéry, Discours prononcé au deuxième congrès international d'esthétique et de science de l'art]
Art : phénomène de nature / culture. Élément qui relève de la sphère humaine.
Art : produit, résultat d'un acte de création, ou cet acte lui-même. Quelque chose de concerté, de volontaire.

Art génère du beau, du plaisir, de la joie. Œuvre peut transformer du Laid en en faisant du Beau.

L'Art est inutile : n'a pas d'utilité autre qu'elle-même.

Art défini par l'institution, le lieu, la société. Qu'est ce qui est de l'Art ? Qu'est ce qui n'en est pas ? Défini par les mœurs de la société.

Question délicate. Hypothèse pour dire qu'une chose est de l'Art : Il faut avoir une prétention artistique.

John Ford : « faire des westerns » pour distraire les gens, pas de l'Art.

Chaplin : divertissement, mais de l'Art. Contente tout le monde.
A quoi sert l'Art ?
Propre à l'homme, nous constitue comme être humain, au même titre que le langage. On peut se détacher du monde. Art nous décolle de l'immédiateté du monde.

« Formes symboliques » (Cassirer). Nous cache de l'immédiateté. Nous apprend à voir et penser le monde autrement. Nous propose une certaine vision du monde.

Paul Ricoeur (Temps et récit) : « expérience de pensée », de vision.
Art pariétal
Grotte Chauvet : -3000 av. J.-C., premières images, peintures sur parois de la grotte. Images pas faites pour être vues, seulement pour exister.

Marie-José Mondzain, Homo spectator : constituant pour l'Histoire de l'humanité.

Magie sympathique.

  • Totémisme

  • Chamanisme : rentrer en communication avec les esprits


Images Egypte ancienne (hiéroglyphes, Nebamon, Toutankhamon...)

Pyramide : mémoire du mort. Images pas faites pour être vues non plus : destinées à être vues par le mort, seulement par le mort (fresques). Fresques présentes pour l'aider à entrer dans la Vie après la Mort.

Valeur d'exposition VS Valeur rituelle/cultuelle (Walter Benjamin)

« L'oeuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique » (W. Benjamin)

Séance 2
Art : acte culturel, n'a pas d'autre fin que lui-même. Fruit d'une création humaine.

Poisson : nourriture pour le mort

Perspective géométrique : Renaissance, XVIème siècle. Caractéristiques : tête de profil, corps de face, yeux de face de poisson... Égyptiens : puzzle figuratif. Naturel de faire images spirituelles, symboliques.

Tombe de Nébamon : poissons de profil, arbres de profil, espace symbolique

Manuscrit allemand : personnages de profil, mais jeux d'échec vu de haut. Construction d'un espace symbolique. Nobles supérieurs, joueurs de ménestrel minoritaires (hiérarchie).

Madonne/Saint/Ange : Christ au milieu, Saints en dessous, les anges qui l'entourent. Tableaux religieux : emmènent à la contemplation, la prière...

On conserve les images comme souvenirs.

Aujourd'hui, encore pratique magique et archaïque des images.

Image peut nous tromper, bien plus que texte, représentation théâtrale. Elle se présente comme la chose elle-même.
***
Chapitre II

Qu'est-ce que l'imitation ?
Platon : Vème siècle : dialogues avec Socrate. Platon condamne l'Art.

Idéalisme : système philosophique dans lequel les idées ont une existence. Idées : fruit de la matière. Marx : idées naissent à certains moments de la pensée. Idées naissent indépendamment des hommes. Idées, formes : fonctions éternelles et immuables. Monde sensible/intelligible.

Vérité que dans monde intelligible. Voir l'idée des choses.

Pas un amphithéâtre, mais copie d'amphithéâtre : imparfait, dégradé. Cet amphi imite l'idée d'amphi.

Art chez Platon : condamnable. Nous éloigne de la vérité. Copie de copie de l'idée.

Platon → distinction : Imitation qui cherche à nous tromper, œuvres qui ne veulent pas nous tromper.

Eikon : copie

Eidolon : simulacre
Cathédrale d'Amiens : têtes d'une grosseur disproportionnée : pour les voir de loin. Perceptive angulaire.

Mantegna, 1480, Lamentations sur le Christ mort : réalisé en perspective, impression accroupi aux pieds du Christ.

Poésie : dithyrambique (=éloge, poème chanté), tragique (=théâtre), épopée (=Homère)

Tragique : acteurs imitent les personnages eux-mêmes.

Mimésis/Diégésis (IIIème personne)

*Aristote : imitation : positive/légitime

(La Poétique)

Imitation naturelle chez l'homme. Nous apprenons avec des imitations. L'enfant imite pour apprendre.

Imitation : source de connaissances selon Aristote. A. attribue pouvoir aux images. Nous apporte du plaisir.

Prendre plaisir à regarder des cadavres.

Imitation chez Aristote : apporte des éléments en plus.

Christianisme nous permet de représenter Dieu et des personnes (la seule religion qui l'autorise)

Judaïsme (interdit le fait d'être et de reproduire)-Christianisme-Islamisme

→ Pas un art figuratif traditionnel.
=> Religion fondée sur des textes : contre les images

- Extrait de la Bible : Moïse : pas d'images, pas de représentation « taillée ».

- Nouveau Testament : légitime les images

. Incarnation : Dieu se crée homme. Verbe s'est fait chair : Christ (image de Dieu, mais pleinement homme). Pas de perte d'être.

. Coran/hadiths : Hans Belting. Pas de passage sur images, peinture ou Art.

Séance n°3
Mettre de l'éternel dans une image.

Pourquoi imiter → art susceptible de révéler quelque chose, sens de la vue associé à la vérité

  • 1er reproche : Platon → perte ontologique : éloignement du réel et de la vérité, tromperie

  • 2ème reproche : "Quelle vanité que la peinture, qui attire l'admiration par la ressemblance des choses dont on n'admire point les originaux. » (Pascal, Pensées)


Hegel, Esthétique : vision globale du monde, esprit, Histoire (=rationalité du monde)

→ Art doit révéler la vérité.

→ L'opposition entre le paraître et l'être n'existe que par rapport la nature, à la vraie vie. Le paraître doit être modifié pour révéler l'être. La vérité d'un tableau c'est son apparence elle-même. « L'habit ne fait pas le moine »

→ l'Art est un besoin de l'esprit humain

→ L'homme existe à double titre : au même titre que les autres choses qui sont dans la nature, j'ai conscience que j'existe, donc j'existe. L'humain est conscient pour soi.

Le recul que j'ai suis moi-même m'illustre que j'ai une conscience. L'Art permet de réunir l'intériorité et l'extériorité de moi-même.

J'imprime ma vision du monde lorsque je fais quelque chose.

Enlever au monde son caractère farouchement imprimé.

VIème siècle : on considère que la peinture n'est anonyme, pas d'imitation en général, mais une imtation vue par quelqu'un de précis.
3 grandes périodes :

- Art symbolique : architecture / Egypte

- Art classique : sculpture / Grèce

- Art romantique : musique/poésie/peinture / Europe au XIXème siècle
***
Chapitre III

Le Beau
Panofsky : Titien, XVIème siècle = le mot « beauté » occupe toutes les conversations à cette époque.

Beauté : effet spirituel, de hauteur

Question de la beauté extrêmement complexe. Où est la beauté ? Est-elle dans l'oeuvre ? Y-a-t-il une beauté réelle et objective dans l’œuvre ?

L'Art est lié à la beauté.

Platon, Hippias majeur : Socrate et Hippias débâtent. Quelles choses sont belles ? Quelles sont les choses qui représentent la beauté ?

Beauté naturelle (liée à la nature) / Beauté artistique

Beau/beauté : forme liée à la vue et l'ouïe (sens intellectualisé)

Beauté : ne concerne que vue et ouïe.

Corps féminin idéal : corps saint.

XVIIIe : femmes belles : femme ronde et grasse

90 % des peintures : mythologiques/religieuses.

Vénus : déesse de Beauté et de l'Amour : idéal du corps féminin

Vénus est amenée

Vénus de Willendorf



La Naissance de Vénus, Boticelli : nait dans un coquillage



Dé-mythologie de Vénus : Le Titien – La Vénus

Coquillage sur le côté


Relativité de la beauté naturelle : société relevant du beau naturel, beau atemporel.
Atemporalité de l'oeuvre : beauté artistique se dégage de la période dans laquelle il nait.

Relativité artistique.

*Boticelli : scène davantage réaliste, réel notamment illustré dans la pose des artistes.

*Marx : tout naît de la matière, des rapports sociaux

Sculpture grecque est le produit de son histoire. Comment se fait il que même lorsque que l'on y connaît rien à la Grèce sommes nous touchés par l'histoire de la Grèce.

Beauté générée le cas échéant par le beau artistique passe par dessus les époques et nous touche encore aujourd'hui.



Rembrandt, Boeuf écorché, XVIIème :
Cadavre écorché d'un bœuf. Intention : montrer comment Rembrandt s'y prend pour montrer ce bœuf écorché.

Densité de la chair. Nature « morte »

Séance n°4
Beau artistique : le fait que des œuvres datées de plusieurs millénaires nous touche toujours (statues, Homère…)
Bosch, Portement de croix, 1516 : laideur majoritaire, caricature. Beauté artistique ne fait pas qu'avec la beauté plastique.

Tableau nous invite à voir tous les visages caricaturaux. Déséquilibre

Beau/Laid : ensemble du Beau artistique

Beau : ce que npous appelons « beau » n'existe pas tel quel.

Umberto Eco : Art et esthétique du MA : kalon (bon et beau)

Idée d'un beau autonome.

Laideur toujours présente dans l'art : fresque de monstres, laideur pas noble : devoir de faire peur (Antiquité)

XIXème siècle : laideur n'a plus ce devoir de faire peur.




Lessing, Laocoon, 1766 : le Laocoon apparaît dans l'Illiade et l'Enéide. Laocoon est le prêtre troyen.
Sculpture : horreur de la scène est quelque peu sublimée. Le sculpteur a donc atténué la laideur. Il y a donc certaines choses qui sont possibles dans certains arts. Si le sculpteur avait fait une bouche démesurément ouverte, cela n'aurait pas été beau (contrairement à la littérature).

Une certaine laideur est possible dans un art, mais pas possible dans un autre art.

XIXème siècle : notion du laid dans l'art va évoluer : positive l'art par le biais du grotesque, et par le fait que le laid a plusieurs formes.

Victor Hugo utilise le terme de « sublime » : super beauté qui nous fait sentir quelque chose qui dépasse l'homme d'une manière immédiate.

Art va pouvoir être beau. Sublime : faire que le Beau n'est pas le seul but de l'art → sublime, grotesque et laid vont faire leur apparition.
Baudelaire, Les Fleurs du Mal, « Les Charognes » : vision nouvelle pour l'époque. La charogne baudelairienne est magnifique.

Arthur Rimbaud, Vénus Anadyomène, 1871 : Vénus qui sort de l'eau : femme banale, oxymore, élément affreusement beau. « Belle hideusement »:montre évolution de la beauté et de la laideur.

Arthur Rimbaud, « Lettre à Paul Demeny », 15 mai 1871 : laid doit être conservé comme laid, comme informe.


Autoportrait, 1979, Bacon : forme de laid, étrangeté

Egon Schiele :




Ne cache pas les aspérités, ce qui peut répugner.

Cf Guernica de Picasso
Saturne/Cronos : dans la mythologie, il mange tous ses fils et demande à sa femme de les lui livrer.




Rubens, Saturne : sobriété, mais affreux


Giulia Lama, 1735


Goya, Saturne dévorant ses enfants, 1823 : présence du sang, d'un corps mutilé, Saturne comme monstre

Horace, Art poétique : « ut pictura poesis » = qu'il en soit de la poésie comme de la peinture

Poésie doit être très visuelle : figures de style, descriptions longues…

Poésie doit avoir pouvoir visuel et doit frapper son lecteur.

XVIème : peinture est cosa mentale (Léonard de Vinci)
On peut demander aux poètes de s'inspirer des peintres. La peinture et la poésie doivent faire pareil, ils veulent revaloriser la peinture. Ce sont deux pratiques artistiques qui peuvent fonctionner de la même manière, basées sur le principe de l'imitation.

Vasari, 1568 : « Vie des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes »

Batteux, 1746 : « Les Beaux-Arts sont réduits à un même principe » :

1766 : on considère pour la première fois l'art dans toute sa spécificité. Chaque art a sa propre spécificité même si les arts entre eux possèdent de nombreux points communs. Poésie et théâtre sont des arts dynamiques.

Alain, Système des beaux-arts
2ème partie du XIXème siècle arrive le modernisme. Le moment où un art rentre dans son âge moderne. Chaque artiste doit creuser les spécificités de son art qui est son moyen d'expression.

Peinture : spécificité → tâche de couleur.

André Bazin : le cinéma enregistre la réalité visuelle parfaitement.
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