Département d’histoire de l’art








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date de publication29.03.2017
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Un avenir pour Nouveau Gourna
El-Wakil Leïla

Département d’histoire de l’art

Faculté des Lettres

Université de Genève

24, rue Gal Dufour

1204 Genève

004122 3797076

leila.el-wakil@unige.ch
Thème 3 : Conservation et gestion du patrimoine culturel
Mots clés : Nouveau Gourna, réception, restauration



  1. Hassan Fathy : l’auteur CONTROVERSE de Nouveau Gourna


Hassan Fathy (1900-1989) est l’une des figures marquantes de l’architecture contemporaine en Afrique et au Moyen-Orient. Intellectuel, écrivain, humaniste, architecte et scientifique, il a marqué, autant par ses constructions que par sa pensée, de nombreuses générations d’architectes et d’ingénieurs à travers le monde. Né à Alexandrie, formé au Caire, actif en Egypte, pays dans lequel il résida de façon continue, sauf pendant les cinq années passées dans le milieu très cosmopolite de l’agence Doxiades à Athènes (1957-1962), l’Egyptien Hassan Fathy, a connu une gloire internationale. La publication en 1971 en langue française de l’ouvrage Construire avec le peuple. Histoire d’un village d’Egypte : Gourna,  publié d’abord en anglais : Gourna, a tale of two villages (1969) a bénéficié d’un écho considérable dans les milieux académiques occidentaux. La fécondité de sa réflexion anthropologique, l’authentique préoccupation sociale et la sagesse du raisonnement sous-tendant l’expérience architecturale ont eu un retentissement mondial, dont nous n’avons pas fini de prendre toute la mesure. L’ « architecture située » trouve en Hassan Fathy, qui se pose en défenseur des savoir-faire artisanaux, qui tendent à disparaître au profit des produits industrialisés importés d’Occident, l’un de ses champions : il se soucie d’intégrer le bâti dans son l’environnement, de répondre aux conditions données par le site, de tirer la leçon de la tradition. La notion de « technologie appropriée », qu’il forge au soir de sa vie, n’a quant à elle certainement pas distillé tous ses enseignements, en particulier dans les pays émergents.
Marginalisé dans son propre pays, mais relié aux intelligentsias internationales, Fathy commence à présent seulement à être tiré des oubliettes nationales et à faire l’objet d’un enseignement académique. Internationalement connu et célébré, le village de Nouveau Gourna, conçu par Hassan Fathy en 1945-1948, a souffert en Egypte d’une réception négative, essentiellement liée à la technologie de la terre crue (tub akhdar) qui a pesé sur sa destinée et qui explique l’état critique dans lequel il se trouve. Les dépouillements des archives de Hassan Fathy (RBSCL), conservées à l’Université américaine du Caire, montrent que l’architecte égyptien s’est préoccupé tout au long de sa vie de faire survivre, puis revivre, cette réalisation exceptionnelle. Pour ce faire il a envisagé de nombreuses solutions de reconversion du village dès les années 1960 et jusqu’à sa mort en 1989 ; il a imaginé un grand éventail de scénarios, d’un village des arts et des traditions populaires, fantasmé dans le grand projet du Nile Festival Village des années 1970, au village touristique, appelé à héberger les visiteurs de Louxor (Fig. 1).















Fig. 1 Esquisse de Hassan Fathy pour l’extension touristique de Nouveau Gourna (1980) (Rare Books and Special Collections Library / American University of Cairo), photo Ola Seif

2. PROJET ET REALISATION DE NOUVEAU GOURNA
Destiné à reloger les Gournis du vieux village de Gourna, pilleurs d’antiquités pharaoniques, ce projet social de village-pilote, qui n’a été encore que fort peu et fort mal étudié, s’adresse plus largement au fellah égyptien, la classe d’Egypte alors la plus défavorisée. Au-delà de Nouveau Gourna Fathy cherche une formule de logement populaire paysan que l’on pourra largement diffuser dans le pays et ailleurs en Afrique. Sa recherche est à mettre en parallèle avec celle des architectes modernes d’Europe qui se penchent sur la question du logement ouvrier. En effet, dans les années 1940’, la classe paysanne est aux pays du Sud de la Méditerranée l’équivalent de ce que la classe ouvrière est aux pays occidentaux.

Hassan Fathy, qui a déjà eu l’occasion de développer une riche réflexion sur la question de la ferme et du village-modèle, se livre tout d’abord à l’analyse du mode de vie des populations locales qu’il s’agit de reloger. Il étudie ainsi la structure familiale et sociale, le regroupement en clans ou tribus, les coutumes ainsi que les ressources des Gournis. Ces observations, métissées avec la culture cosmopolite de Hassan Fathy, dicteront le programme de Nouveau Gourna et ses principes urbanistiques.
En quête de solutions constructives économiques, Hassan Fathy recourt à la technologie de la terre crue ou brique de boue, qu’il a déjà expérimentée avec succès dans l’établissement de fermes-modèles. Ce qui fait l’originalité de son système, par rapport aux solutions vernaculaires de son temps, est qu’il propose d’employer la brique de terre crue non seulement pour construire les murs, mais aussi les couvrements. Le matériau est pour ainsi dire gratuit et sa mise en œuvre mobilise un savoir-faire que possèdent alors encore les maçons nubiens, ce que l’on appelle maintenant encore la « voûte nubienne ». Fathy espère propager l’enseignement de cette technologie simple aux villageois eux-mêmes ; car, dit-il, si un homme seul ne peut construire une maison, dix hommes peuvent réaliser un village.




Fig. 2 Les assistants de Hassan Fathy, au centre de l’image entourés des Gournis sur les coupoles de terre crue de Nouveau Gourna (Rare Books and Special Collections Library)
Le fellah sera logé avec sa famille et ses animaux, dans une maison dessinée autour de ses besoins propres et choisie dans un large éventail d’unités d’habitation. Les croquis retrouvés à la RBSCL montrent que Hassan Fathy étudie toute une gamme de maisons proportionnées selon la taille et les besoins de la famille. Fathy prévoit que le paysan se livrera à l’élevage et l’agriculture aux abords du village, mais aussi aux activités artisanales (tissage, poterie, etc.) dans l’école des métiers et le khan. Il vendra les fruits de la terre dans un beau marché ombragé et les produits de l’artisanat dans une halle construite à cet effet. Il pourra s’adonner à sa pratique religieuse dans une mosquée aux lignes pures ou dans une église copte (qui ne fut pas construite). Il disposera d’un lieu de réunion et de fêtes. Il pourra scolariser ses enfants dans deux écoles distinctes, l’une destinée aux filles, l’autre aux garçons. Il participera aux divertissements populaires ou folkloriques donnés dans le théâtre ou sur l’esplanade située au dos de celui-ci. Une partie des équipements (mosquée, théâtre, khan, marché, etc.) existe toujours aujourd’hui et nous semble moins surdimensionnée, lorsqu’on sait que Fathy prévoyait une croissance possible de la population jusqu’à 20.000 habitants.
Le plan de Nouveau Gourna s’articule autour d’une vaste place centrale irrégulière, bordée des principaux bâtiments publics : mosquée, maison du maire, théâtre, halle d’expositions artisanales, khan (Fig. 2). La trame villageoise, délibérément irrégulière, à mi-chemin entre quadrillage et système radioconcentrique, doit développer l’imaginaire et favoriser une architecture riche et variée. Le village est découpé en quatre grandes parties, séparées par de larges rues d’au moins 10 m., correspondant aux quatre tribus de Gournis. Un réseau de rues secondaires ne dépassant pas les 6 m. de largeur protège l’intimité des badanas et dissuade ceux qui n’ont rien à y faire de s’y aventurer. Les maisons à patio sont regroupées en ilots, plus ou moins complexes, ouverts aux angles. Ce plan évite délibérément tout caractère systématique de symétrie et de répétition qui conduisent, comme dit Fathy, « à ces rangées ennuyeuses de logements identiques dont on considère que c’est tout ce que les pauvres méritent » et qui nuisent à l’épanouissement de l’être humain.



Fig. 3 Un projet de plan d’ensemble pour Nouveau Gourna (Rare Books and Special Collections Library / American University of Cairo) Photo Ola Seif
Le langage formel que Hassan Fathy tire de la technologie de terre se caractérise par ses murs épais, percés de petites ouvertures et surmontés de dômes et de voûtes. En s’inspirant de la technique ancestrale de la « voûte en chaînette », il réussit à inventer une typologie d’habitat totalement originale, qui s’appuie cependant aussi sur les principes de distribution des espaces des demeures islamiques. Par ses qualités volumétriques et spatiales l’ensemble illustre la fameuse sentence corbuséenne : « L’architecture est le jeu correct, savant et magnifique des volumes sous la lumière ». La géométrie simple mais raffinée qui régit la conception architecturale évoque parfois le formalisme géométrique du Mouvement moderne, si l’on en juge par les photographies d’époque de Dimitri Papadimou. (Fig. 3)
Novateur au moment de sa création, le langage formel de Fathy connaîtra une longue postérité en Egypte et sur le pourtour de la Méditerranée. On parle aujourd’hui communément en Egypte d’un « style Hassan Fathy ». Pour satisfaire à un certain goût exotique des étrangers ou d’une intelligentsia locale, les suiveurs de Hassan Fathy, comme Rami el Dahan par exemple, et les jeunes architectes égyptiens jouent diverses variations sur le thème de la voûte et de la coupole. Les formes diabolisées dans l’œuvre de Fathy n’effraient plus autant aujourd’hui ; elles font au contraire particulièrement florès dans l’architecture hôtelière et résidentielle. Il ne s’agit plus de réalisations en terre crue, mais de constructions en briques cuites ou même en béton armé.


Fig. 4 Les voûtes du marché et l’entrée principale de Nouveau Gourna avec le pigeonnier juste après leur achèvement (Rare Books and Special Collections Library, American University of Cairo) Photo Dimitri Papadimou



  1. reception controversee de Nouveau Gourna



Chacun sait que la conservation d’un patrimoine dépend étroitement de sa réception. Tandis que l’hostilité et le mépris entraînent la ruine des monuments, l’estime et l’admiration favorisent l’entretien et la sauvegarde, et, par là-même la transmission à la postérité. Or Nouveau Gourna a suscité pour plusieurs raisons beaucoup de réactions négatives irrationnelles depuis le moment de sa création. Hassan Fathy, dans Construire avec le peuple, raconte comment le village, commandité en 1946 par l’abbé Drioton, alors Directeur du Service des Antiquités, et soutenu par le roi Farouk, fut inondé par la population locale en 1948 déjà, et comment cette inondation causa d’importants dégâts aux constructions tout en stoppant le projet en plein élan. Les autorités politiques abandonnèrent ensuite la réalisation et son architecte, qui en éprouva beaucoup d’amertume. Ce revers et quelques autres l’incitèrent à quitter le pays sous Nasser pour trouver refuge dans l’agence internationale de Doxiadis à Athènes.
A ce sabotage et à cette cabale locale, puis nationale contre le Nouveau Gourna on peut trouver plusieurs explications. Il y a en premier lieu la réticence locale que Fathy narre lui-même ; les Gournis refusent de quitter le Vieux Gourna installé sur les antiquités pharaoniques, leur principale source de revenus de « pilleurs de tombes ». Il y a ensuite l’emploi de la terre crue, appelée aussi de manière dépréciative en arabe « tine » soit boue et très déconsidérée tant par les populations locales que par les lobbies de la construction et du génie civil, enclins à promouvoir le béton armé, symbole de modernité et de progrès. Les Egyptiens dans leur grande majorité sont indifférents aux avantages thermiques et économiques du matériau et accusent Fathy de vouloir maintenir les paysans prisonniers du moyen âge. Il y a enfin que les voûtes et les coupoles rappellent le séjour des morts et que les paysans superstitieux ne veulent pas aller y vivre.
Si l’Egypte tourne le dos à Nouveau Gourna et à son auteur, les étrangers manifestent publiquement parfois leur intérêt dès les années quarante et c’est cette expérience, pourtant mitigée, qui incitera Doxiadis à s’entourer de l’expertise avisée de Hassan Fathy dans le cadre des grands projets de reconstruction pour l’Irak et le Pakistan (1957-1962).
La publication, à la fin des années 60’, du récit de l’expérience (d’abord en anglais et en français), devait renverser la situation et procurer à Hassan Fathy une revanche éclatante et une audience internationale sans précédent autour d’un architecte égyptien. Les travaux de l’anthropologue Claude Levy-Strauss dès le milieu des années 1950, l’exposition Architecture sans architectes de Bernard Rudovsky au MOMA (1964-1965) préparent le terrain à l’extraordinaire réception internationale de Hassan Fathy. L’architecte égyptien fait l’objet d’articles dithyrambiques sur la scène occidentale dans les années 1970’, comme l’article de Jean Cousin dans l’Architecture d’aujourd’hui ou celui de J. M. Richards dans The architectural Review. De son vivant l’architecte reçoit plusieurs prix et récompenses, dont le Grand Prix Aga Khan pour l’ensemble de son œuvre (1980). Mais sa mort en 1989 laisse place à des relectures tendancieuses. Les plus récentes publications en langue anglaise, concernant Nouveau Gourna, comme celles de Hana Taragan et de Pyla I. Panayiota, sont encore héritières d’une certaine critique dépréciative, dont l’historiographie américaine, après l’historien américain Timothy Mitchell, s’est faite l’interprète. Ne voir dans Nouveau Gourna que l’expression d’une démarche paternaliste autour d’une construction orientaliste est un regard bien réducteur porté sur un projet visionnaire.



  1. ETAT ACTUEL DE NOUVEAU GOURNA







(Fig. 5) Une mazyara (fontaine) avant et actuellement. Photo Ola Seif


Le village de Nouveau Gourna (Egypte), un patrimoine d’architecture contemporaine exceptionnel, dont la réalisation a été portée à la connaissance du monde entier fait partie des chefs-d’œuvre, non seulement artistiques, mais aussi intellectuels de l’Humanité. Ce patrimoine a déjà été gravement endommagé dans l’inconscience quasi-générale.
Ployant sous l’extrême abondance d’objets patrimoniaux de toutes époques et préoccupée essentiellement par les antiquités, l’art copte, l’art islamique, l’Egypte peine à reconnaître et à protéger les patrimoines plus récents ; c’est pourquoi la protection du village du Nouveau Gourna n’a jamais été jusqu’à présent considérée comme une préoccupation prioritaire. Pourtant il s’agit d’une réalisation et d’un patrimoine culturel exceptionnels.
Nouveau Gourna, le projet-pilote de Hassan Fathy, qui n’a été que partiellement construit, est actuellement à l’abandon et en péril. Si le théâtre et la mosquée ont fait l’objet de travaux de restauration et sont en bon état de conservation, certaines constructions souffrent de manque d’entretien et de transformations sauvages (Fig. 5). D’autres bâtiments, comme l’école des garçons, le hall d’artisanat et le hall du village ont été purement et simplement rayés de la carte.
Tout doit être à présent rapidement mis en œuvre pour préserver ce qui subsiste, restaurer ce qui a été dénaturé, voire reconstruire ce qui a disparu, afin d’en retrouver le sens et la forme d’origine. Le village de Nouveau Gourna de Hassan Fathy ne peut simplement pas disparaître dans l’inertie et l’indifférence. Les enseignements de savoir-faire, de solidarité humaine et de technologie appropriée, mis au service d’une communauté défavorisée et servis par un extraordinaire langage architectural formel moderne, doivent continuer de témoigner aux générations futures, comme leur auteur l’avait souhaité, des possibilités de développement raisonné dans les pays émergents.
Une association internationale « Save the heritage of Hassan Fathy » s’est constituée à Genève au début de l’année 2008 pour tenter de sauver non seulement Nouveau Gourna, mais aussi l’entier de l’œuvre subsistant de Hassan Fathy. Elle bénéficie du soutien de nombreux architectes du monde entier, de plusieurs laboratoires de terre internationaux et, depuis peu, de soutiens officiels en Egypte. Elle tente d’organiser le sauvetage de Nouveau Gourna en rassemblant des partenaires de divers horizons et institutions internationales et égyptiennes. Informations et adhésions sur le blog de l’association à l’adresse suivante :

http://www.fathyheritage.com/
Un guideline de mesures préliminaires, dont voici les grandes lignes, vient d’être publié sur le blog et envoyé aux principaux intéressés :


  1. Une expertise approfondie de Nouveau Gourna dans son état de conservation actuel s’impose avant de ne rien entreprendre. Etant donné l’importance universelle de Nouveau Gourna comme référence pionnière de l’architecture de terre, cette expertise doit mobiliser les spécialistes de pointe en la matière. Des laboratoires internationaux sont d’ores et déjà prêts à prêter main forte aux équipes égyptiennes.

  2. L’entier du village de Nouveau Gourna et de ses abords doit être pris en considération en tant qu’entité patrimoniale. Les expertises, études, analyses, scénarios de programmes, projets, porteront donc sur le tout et non sur tel ou tel bâtiment isolé. Seule une vision globale du village construit et de ses abords peut être à même de générer un projet de sauvegarde digne de ce nom.

  3. Dans la réflexion il faut garder à l’esprit que seul 1 / 3 du village prévu par Hassan Fathy a été vraiment réalisé. Les terrains avoisinants Nouveau Gourna doivent par conséquent faire partie du projet de sauvegarde ; il faut, à tout le moins, veiller au traitement architectural et paysager de ce périmètre de protection pour qu’il soit en harmonie avec Nouveau Gourna.

  4. L’étude des documents conservés dans le Fonds Hassan Fathy de la Rare Books and Special Collections Library de l’Université américaine du Caire doit absolument servir de base à toute réflexion préalable au projet de sauvegarde. Le choix d’un programme pour Nouveau Gourna pourra s’appuyer sur les longues et méticuleuses réflexions menées par Hassan Fathy et ses disciples dans les années 1970 et 1980.

  5. Pour résumer, le processus d’études et d’analyses à mener en amont de la sauvegarde de Nouveau Gourna est autant, si ce n’est plus important, que le travail de restauration lui-même. C’est pourquoi il faut lui accorder les moyens et l’importance qu’il mérite, tout en prenant immédiatement les mesures conservatoires qui s’imposent pour éviter des dégradations supplémentaires.



5. Conclusion
Il ne fait pas de doute que l’état de Nouveau Gourna est alarmant. Il ne fait pas de doute non plus que Nouveau Gourna constitue un archétype universel de l’architecture de terre crue du XXe siècle, qui nourrit toujours la réflexion des spécialistes du domaine. Les innombrables réactions de soutien obtenues lors de conférences en Egypte et en Europe, les témoignages recueillis sur le site « Save Gourna » de Facebook et sur le site « Save the heritage of Hassan Fathy », l’appui politique du gouvernement égyptien prouvent qu’il faut tout mettre en œuvre pour ressusciter Nouveau Gourna.

Curriculum
Dr ès Lettres (histoire de l’art), architecte (EAUG), maître d’enseignement et de recherche au Département d’histoire de l’art de la Faculté des Lettres de l’Université de Genève. Domaines d’études : patrimoine monumental, architecture moderne et contemporaine.


Bibliographie
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Cousin J., Hassan Fathy, in L’Architecture d’Aujourd’hui, N°195, février 1978, p. 42-78.

El-Araby K. M. G., Fathy, H. Gourna: A Tale of Two Villages, in Journal of the American Institute of Planners, N° 38, 1972, p. 190-191.

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Panayiota I. Pyla, Hassan Fathy Revisited. Postwar Discourses on Science, Development, and Vernacular Architecture, in Journal of architectural education, p. 28-39

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