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Régions Touristiques

Haïti, une autre découverte

Bienvenue en HAITI, au cœur des Caraïbes, sur cette terre authentique si particulière et capable de vous offrir un cocktail inoubliable et riche de saveurs uniques. Haïti est différente par sa personnalité forte, fruit du mariage de son histoire, de sa culture et de sa créativité artistique sans pareille. Haïti offre aussi un tourisme différent de ses sœurs caribéennes, parce qu'ici, cette industrie traverse posément la passerelle entre le charme des Antilles au goût de passé colonial et les paradis fabriqués sous soleil caraïbes.

C'est donc sur les traces de I’ histoire et du présent, des villes et des campagnes, des cultures et de leurs expressions, des grands hôtels et des petites auberges, que vous emmène ce site, qui servira d'introduction à une visite plus approfondie du pays.

Haïtiens à la découverte de votre pays, visiteurs, explorateurs, touristes du monde entier en quête de découvertes exclusives, Haïti invite chacun de vous à trouver en Haïti des sensations vraies et des souvenirs colorés à travers les contacts humains et les rencontres avec I' histoire et la culture.

DEPARTEMENT DU NORD

Le département du Nord s’étend sur une superficie de 2,105,19 km2. Sa population dépassera en 2015 1, 000,000 d’habitants. Ce département est constitué d’une seule plaine bien arrosée, la vaste plaine du Nord qui s’étend depuis la Baie de l’Acul jusqu’au Trou du Nord. Cette plaine produit en abondance des vivres alimentaires et des fruits : mangues, oranges, bananes et figues bananes.

Cap Haïtien - Chef-lieu de département

A l’époque précolombienne, se dressait sur l’emplacement approximatif du Cap d’aujourd’hui le village de Guarico, capitale du caciquat du Marien. En 1670, les flibustiers français quittent l’île de la Tortue et s’installent dans l’actuelle région du Haut du Cap près du site de l’ancien village Taïno. Cet établissement, devenu un bourg, sera officiellement déclaré ville coloniale en 1711 sous le nom de Cap Français. Plus...

A l’arrivée en 1802 de l’armée expéditionnaire française placée sous le commandement du général Leclerc, Christophe incendie le Cap. Contre les forces d’oppression, la guerre se déchaîne avec des remous divers. Incapable de résister aux assauts de l’armée indigène, le Cap capitule le 19 novembre 1803. Cette victoire amène l’indépendance de Saint-Domingue et le changement de nom du chef-lieu du Nord en celui de Cap-Haïtien. De 1811 à 1820, le Cap est promu capitale du royaume de Christophe qui le rebaptise Cap-Henry.
Le 7 mai 1842, un violent tremblement de terre renverse la ville. Ses habitants l’abandonnent pendant plus d’un an. Peu à peu, elle retrouve son ancienne prospérité, grâce à l’important mouvement des affaires qui s’y était développé depuis le XVIIIème siècle et à la stabilité des cours du café.
Le Cap est unique. Au physique, c’est un morceau de la vieille France projeté sur la terre d’Haïti. Son architecture coloniale, ses rues étroites lui confèrent une originalité qui le fait désigner, quoique un peu dégradé par une inquiétante pression démographique, comme le lieu historique par excellence de la République d’Haïti. Le souci de conserver l’aspect architectural primitif des maisons commence cependant à se relâcher. Un exemple de restauration adéquate d’un immeuble remontant à 1865, exécutée par l’entreprise française Bouygues : le bâtiment de la succursale de la BRH à la rue A, dont tous les caractères architectoniques d’époque ont été préservés.
Le Cap compte beaucoup de points d’intérêt qui se rattachent presque tous à l’histoire. D’abord la cathédrale, sans doute l’édifice le plus ancien de la ville.
Le 22 novembre 1718 a lieu la bénédiction de la première église capoise édifiée en maçonnerie. Environ soixante ans plus tard, elle est remplacée par une nouvelle église aux proportions imposantes, dédiée à Notre-Dame de l’Assomption. Renversée presque entièrement par le tremblement de terre du 7 mai 1842, elle est relevée de ses ruines en 1876, après avoir été promue en 1862 au rang de cathédrale par suite de la création de l’Evêché du Cap. D’importants travaux d’embellissement s’y exécutent en 1929. Ils se poursuivront jusqu’à l’inauguration, en 1942, de la cathédrale rénovée. En 1944, les travaux de parachèvement terminés, Mgr. Jan procède à sa consécration solennelle.
La Place d’Armes ou place Notre-Dame qui fait face à la cathédrale était ornée d’une fontaine coloniale démolie en 1944 et remplacée par une statue de Dessalines. Ce lieu vit l’immolation du marron Makandal (1758), le supplice des révolutionnaires affranchis Lacombe (1789) et Ogé et Chavannes (1791). Sur son site fut proclamé, par le commissaire Sonthonax, en août 1793, l’affranchissement général des esclaves de la province du Nord. Les deux palais de Christophe occupaient, à l’ouest de la place, les emplacements des immeubles de la Délégation et de l’ancien Club Union. Un pont les reliait pour ne pas fermer au public la rue qui les séparait. La place Notre-Dame a été complètement réaménagée en 2002.
A la place Montarcher ou Henri Christophe se dresse une fontaine qui date de 1772. A la place Royale ou Toussaint Louverture s’élève une autre fontaine construite en 1789. Dans le voisinage de l’ancienne douane, au bas de la rue 18, se profile la fontaine d’Estaing ou du Méridien érigée en 1789 pour l’approvisionnement en eau des navires. Le Champ-de-Mars, ancien terrain de manœuvres des soldats de la caserne, est la plus grande place publique du Cap. On y a aménagé des installations sportives.
Le marché Clugny à structure métallique, édifié en 1896 sur le modèle des grandes Halles de Paris, est une des principales curiosités de la ville et un de ses plus beaux monuments.
L’Hôpital Justinien, construit sur l’emplacement des casernes coloniales, fut inauguré en 1890. L’un des corps de bâtiment de ces casernes a bravé incendies et séismes. C’est le bâtiment qui abrite, de nos jours, les services administratifs de l’hôpital.
Accroché au morne Lory, le collège Notre-Dame du Perpétuel Secours, fondé en 1904, est le diadème du Cap. Les premiers bâtiments furent érigés de 1925 à 1929. Ils firent place, dans les années 1960-1970, aux nouvelles constructions édifiées par les pères de Sainte-Croix.
L’entrée de la rade du Cap est dangereuse, mais son mouillage est bon, quoique sujet parfois aux méfaits des vents du Nord, quand ils soufflent fort. Un beau boulevard front de mer, construit en 1953, longe la rade, du pont Hyppolite désaffecté au pied du fort Magny, à l’extrême nord, en passant par le quartier résidentiel du Carénage. Hôtels, bars, restaurants, boîtes de nuit s’y succèdent.
L’environnement de la ville comporte de nombreux vestiges et lieux historiques dont Vertières, aux portes du Cap, où se joua le destin de la future République d’Haïti, Bréda, lieu de naissance de Toussaint Louverture. Parmi les fortifications encore assez bien conservées, le fort Picolet, poste d’observation de la rade du Cap, construit en 1739, le fort Magny, ancien fort Sainte-Catherine, la batterie de Gris-Gris et le fort Bel-Air qui surveille l’entrée de la ville. A la Pointe Picolet, se voient les ruines de la résidence de Pauline Bonaparte.
Distant de 16 kilomètres du Cap, s’étend au Parc National Historique le bourg de Milot où Christophe édifia son Palais de Sans-Souci, achevé en 1813, et qui domine la plaine de Limonade et l’océan Atlantique. Sur cette ancienne habitation de 12 carreaux, il fit élever les ministères du royaume, le palais du Roi, le palais de la Reine, les industries, les écoles, l’hopital, les casernes, ainsi qu’une chapelle en rotonde couverte d’ardoises, d’une très belle facture, dédiée à l’Immaculée Conception, tous à caractère d’utilité publique. Le Palais de Sans-Souci, sévèrement endommagé par le séisme de 1842, est le premier édifice bâti en Haïti sur un plan architectural aussi grandiose.
Sur le flanc abrupt de la montagne voisine, Christophe fit édifier par les architectes, Besse, Bare et le baron de Faraud, ce dernier, intendant des bâtiments de la couronne, une imposante citadelle, véritable rempart de la liberté, où se trouve rassemblée la plus riche collection d’artillerie du 18ème siècle réunie dans un seul endroit.
Pour les curieux du culte vaudou, le Bassin Saint-Jacques, lieu sacré de ce culte, situé à la Plaine du Nord, non loin du Cap, leur fera découvrir les mystères et particularités de certains de ses rites.
Des plages enchanteresses s’allongent le long de la côte Est, telles celle de Cormier et la réputée station balnéaire de Labadie, une des plus attrayantes des Antilles, distante du Cap de 30 minutes en auto.
Le sol de toute la région capoise est fertile et produit la plus grande partie des citrus et oranges exportés par Haïti.
281 kilomètres séparent le Cap de Port-au-Prince.
Georges Corvington

DEPARTEMENT DE L'OUEST

Le département de l’ouest, nerf administrative du pays avec sa Capitale Port-au-Prince, est le plus peuplé des dix départements  géographiques d’Haïti, avec une population qui atteindra environ 4 438 337 habitants en 2015.  Trois plaines constituent les greniers du département, il s’agit de la plaine de l’Arcahaie ou s’étendent de vastes bananeraies, la Plaine du Cul-de-Sac et celle de Léognane qui approvisionnent les industries de canne-a-sucre. Dans certaines montagnes du département de l’Ouest, Kenscoff et Furcy, on cultive le café et les légumes.

DEPARTEMENT DU NORD-OUEST

Le Département du Nord-Ouest forme une presqu’île de 2,175,14 km2. La population de ce département avoisine les 468.500 habitants. Le Nord-Ouest produit du café, des vivres alimentaires de toutes sortes. Dans les montagnes, le sol contient du fer, de l’argent, de l’étain et du zinc.

PORT-DE-PAIX

Chef-lieu du département du Nord-Ouest

Bien avant les Français, Christophe Colomb, après avoir quitté le Môle, côtoyant le littoral du Nord-Ouest, s’était enthousiasmé à la vue d’un site merveilleux, blotti dans une luxuriante végétation tropicale. Il le baptisa Valparaiso ou Vallée des délices. C’est sur ce site qu’en 1621, les boucaniers de l’île de la Tortue, poursuivis par les Espagnols et les Anglais, vinrent chercher refuge. A ce lieu enchanteur qui leur apportait la tranquillité, ils donnèrent le nom de Port-de-Paix. Cédant aux souhaits des nouveaux colons, le gouverneur par intérim Deschamps de la Place y fonda, en 1662, une ville qui devint ainsi le premier établissement fixe des Français sur la grande terre. Plus...

La nouvelle ville marqua de rapides progrès, au point qu’en 1685, tenant compte des avantages stratégiques qu’elle présentait par l’existence de barrières naturelles qui rendaient son accès difficile, le gouverneur de Cussy en fit la capitale de Saint-Domingue. Elle le restera jusqu’en 1695, année où elle fut détruite par les Espagnols. On entreprit sa reconstruction peu après.

Port-de-Paix s’enorgueillit d’avoir été à l’avant-garde de la lutte antiesclavagiste : c’est dans cette ville en effet que Padre Jean, en 1679, fomenta la première révolte des esclaves qui fut noyée dans le sang par les boucaniers. Comme autres faits d’armes tout à la gloire du Chef-lieu du Nord-Ouest, l’héroïque résistance du général Maurepas aux attaques répétées de l’armée expéditionnaire française en 1802 et, en 1803, la prise de Port-de-Paix sur les forces françaises par le général Cappoix à la tête de la valeureuse neuvième demi-brigade.

Vue du large, la ville semble émerger de la mer. A vol d’oiseau, elle figure un demi-cercle qui épouse les contours du rivage. En face, l’île de la Tortue, envoûtante et mystérieuse. Vingt-trois îlets inégaux tracent sur son étendue un damier capricieux.

Une longue et spacieuse avenue, l’avenue des Trois Rivières, bordée de maisons résidentielles, conduit à la cité. Elle débouche sur le quartier commerçant, limité par la rue Dumarsais Estimé et la rue du Quai, laquelle suit la courbe de la côte et fut le lieu d’établissement des premiers habitants de la ville. Elle abrite des bureaux administratifs, des magasins et des halles où s’effectue le triage du café. On l’emprunte pour se rendre au wharf, à la gare routière et à l’aéroport.

Les rues Sténio Vincent et Dumarsais Estimé, embranchements de l’avenue des Trois Rivières, mènent au cœur de la ville. La première achève son parcours place Capois-la-Mort. Elle se prolonge par la rue Bénito Sylvain où se dresse l’Hôtel de Ville. La rue Dumarsais Estimé est aussi appelée rue du Marché, à cause du spacieux centre d’approvisionnement métallique qu’elle héberge et qui fut construit sous la présidence d’Estimé.

La rue Notre Dame est la seule qui, partant du quai, traverse toute la ville du nord au sud. A son intersection avec la rue Dubuisson ou Jean-Jacques Dessalines, s’élève le bâtiment de l’ancienne caserne des pompiers qui paraît remonter au XVIIIème siècle… Dans cette petite ville à densité démographique plutôt élevée, d’innombrables motos circulent, assurant à la population un moyen de locomotion économique et rapide.

Face à la cathédrale, se déploie la place de l’Eglise, autrefois place d’Armes, ancien siège d’un marché. Elle a récemment bénéficié d’une remarquable transformation. C’est aujourd’hui un charmant jardin public, au tracé harmonieux.

La rue Rebecca unit la place de l’Eglise à la petite place Cappoix-la-Mort, anciennement place Louis XVI du temps des Français. Laissée à l’abandon, elle ne fut rénovée qu’au début des années 1960, grâce aux efforts persévérants du « Mouvement pour la régénération du Nord-Ouest » qui la décora d’un buste du héros national port-de-paisien Cappoix-la-Mort et restaura la fontaine coloniale qui s’y trouvait.

Jusqu’aux environs des années 70, la place de l’Evêché ou du Champ-de-Mars, qui n’avait toujours été qu’une savane, n’était pas moins restée la plus vaste de la cité. Parades scolaires et compétitions sportives s’y déroulaient régulièrement. Le lycée Tertulien Guilbaud de la rue Bénito Sylvain tombait en ruine, on fit choix de ce site pour un nouveau lycée, option que les Port-de-Paisiens n’ont pas fini de regretter de réprouver. Un vrai palais épiscopal est actuellement en construction, sous la conduite de l’ingénieur Bélizaire. Il remplacera le vieil Evêché en bois et maçonnerie, disparu dans un incendie, et qui avait transmis son nom au Champ-de-Mars.

La cathédrale de Port-de-Paix est une des parures de la ville. Elle est la huitième église érigée a l’emplacement de la première, élevée vers 1670, et qui n’était qu’une misérable construction en bois. Les travaux de fondation furent entrepris en 1894, sous l’administration du père Pierre Kersuzan, par l’ingénieur Reimer auquel succéda l’ingénieur Brunet. En 1903, sous l’administration du père Paul Marie Le Bihain, l’édifice était pratiquement achevé. Les travaux d’embellissement et de parachèvement se poursuivirent pendant de nombreuses années. Le séisme de 1924 lui causa de grands dommages. Des réparations furent effectuées, mais ce n’est qu’environ soixante dix ans plus tard, que sous l’administration du père Fracilus Petit-Homme et la responsabilité de l’ingénieur Bélizaire, de grands travaux de rénovation furent entrepris. L’édifice fut agrandi et couronné d’un magnifique dôme.

La cathédrale est placée sous le vocable de l’Immaculée Conception en souvenir du nom de
Conception donné par Colomb au site où se trouve aujourd’hui Port-à- l’Ecu qui dépendait de Port-de-Paix.

Au faubourg Petit Port-de-Paix se dresse une église d’une architecture particulière, érigée en 1946 et consacrée à Saint Louis Grignon de Montfort. C’est la première église à avoir été placée sous son invocation, après sa canonisation.

Les Trois Rivières est le fleuve-roi du Nord-Ouest. Il tient son nom des trois cours d’eau qui le forment et prend sa source dans la chaîne de Plaisance. Il se déverse dans le canal de la Tortue, à quatre kilomètres de Port-de-Paix, après un parcours de cent trente kilomètres.

Les faubourgs de Port-de-Paix sont arrosés par un autre cours d’eau, la rivière de Port-de-Paix, qu’enjambe le pont Saint-Louis, là où finit la rue Bénito Sylvain. Il peut se révéler dangereux lors des fortes averses.

En fait de bain d’eau douce, le fleuve des Trois-Rivières offre ses rives accueillantes aux baigneurs. Même si de nos jours il a un peu perdu de son attirance, on éprouve malgré tout beaucoup de plaisir à s’y baigner. Au pied du Morne aux Pères s’étend la jolie plage de sable argenté dite du Chalet qui, quoique en partie polluée, comporte néanmoins de nombreux sites où les nageurs peuvent en toute quiétude se livrer aux gaietés de la baignade, tout en sirotant le capiteux sophina, ce « petit trempé spécial à la région ». Certains hivers, des oiseaux migrateurs canadiens viennent hiverner sur les rives des étangs Coq et Deroulin, non loin du Chalet. A la plage de la pointe Ouest de l’île de la Tortue, l’une des dix plus belles plages de la Caraïbe, ski nautique et plongées sous-marines s’y pratiquent couramment.

La campagne qui entoure Port-de-Paix diffère d’aspect. Alors que la région qui se déroule à l’est « est montagneuse, fertile et bien peuplée », celle qui s’en va vers l’Ouest, est plate, peu cultivée et presque déserte.

Les lieux de villégiature, bien que peu fréquentés par les Port-de-Paisiens, gens plutôt sédentaires, répondent à tout ce que l’on peu souhaiter pour s’offrir d’agréables et reposantes vacances : Ti-Fond, Aubert, Balladay, Champsolline, sur la route de Port-au-Prince ; Lavaux, La Pointe, les Trois Pavillons, Guichard, en direction de Saint-Louis du Nord, sans parler de la Tortue au climat doux et salubre. Sur cette belle et grande île de 77 kilomètres de long sur 7 de large se succèdent dans une verdure tropicale sans égale les sites de Cayonne, de la pointe aux Oiseaux, de Mil Plantage, de Ringot, de la Vallée. Eveillent la curiosité, des ruines de grand’cases, de glacis, de caféières, de citernes, des vestiges de fortifications, de redoutes, de fortins qui parlent des combats dont ils furent témoins. Tout cela peut être visité une fois traversé le canal de la Tortue, large d’une dizaine de kilomètres, sur un des petits voiliers aux vives couleurs qui vont et viennent, créant pour le touriste un émoustillant spectacle.

Dans la proche banlieue de Port-de-Paix, près de l’embouchure des Trois Rivières, on voit encore les ruines de la sucrerie Soubervie, célèbre pour le canal qui amenait l’eau au moulin à canne. A l’ouest du même fleuve, sur le site Cadet, des fouilles ont mis à jour des vestiges qu’on croit être ceux d’un village précolombien.

Pas très loin de Port-de-Paix, du côté de Saint Louis, on découvre, voisin du fort des Trois Pavillons, la curieuse grotte de Trou Bon Dieu, immense cavité recouverte d’une sorte de voûte et dont l’accès n’est pas aisé. Proche de cette caverne, le Trou Diable, excavation pratiquée dans le roc « par les eaux qui tombent à pic de la montagne ». Ceux qui s’intéressent à la spéléologie trouveront de l’intérêt à visiter les petites grottes du Trou d’enfer, de la Galerie et du Bassin, situées à la Tortue.

Comme toutes les villes côtières de Saint-Domingue, Port-de-Paix, à sa fondation, avait été pourvu d’un efficace réseau défensif. Aux extrémités de l’arc que décrit le rivage de la ville, s’élevait au Nord’est, près du Morne aux Pères, le Petit Fort et au Nord-Ouest, le Grand Fort ou fort Nicolas où fut fusillé le général Moïse, neveu de Toussaint Louverture. Sur la montagne qui domine la ville et le canal, se dressaient le fort des Trois Pavillons, le fort Laveaux et, à peu de distance de la mer, le fort Pageot. Des ouvrages secondaires, la batterie du morne Saint-Ouen et le Blockhaus, protégeaient les approches de la ville. Il ne reste presque rien de ces fortifications qui eurent leurs heures de célébrité dans la lutte pour l’indépendance. A l’emplacement du Grand Fort se profile le bâtiment des anciennes casernes de l’armée. Sur celui du Petit-Fort s’élève le collège Notre Dame de Lourdes. La chapelle Saint-Joseph occupe le site des Trois Pavillons. Quant aux forts Laveaux et Pageot, seules subsistent des traces de maçonnerie qui témoignent de leur ancienne présence.

Le Nord-Ouest jouit de la réputation d’être le Far West d’Haïti. Pourtant, outre la pêche, très active, la région qui va de Port-de-Paix et touche à Saint-Louis est couverte de toute une variété d’arbres fruitiers et de cultures, particulièrement celle du café, du cacao, des légumes et des vivres alimentaires. La production de la figue-banane, qui pendant vingt ans avait fait de Port-de-Paix la capitale de cette denrée, tient toujours, grâce à l’ouverture de nouveaux débouchés. En fait de ressources minières, le sol, selon Semexant Rouzier, renferme « de l’argent, du fer, du cuivre, de l’étain, du grès, de la craie, de l’albâtre » qui attendent d’être exploitées.

L’Alliance Française, bien intégrée dans le milieu, participe activement à la vie sociale, éducative et culturelle de la cité. La salle paroissiale, capable d’accommoder 400 personnes, se prête à tous spectacles, réunions ou assemblées. Pour se distraire et se détendre, on trouve un peu partout, disséminés dans la ville, bars, discos et restaurants. Port-de-Paix qui fut à l’origine de l’expansion du football en Haïti est demeuré très attaché à ce sport et les rencontres au parc Capois-la-Mort de l’avenue des Trois Rivières attirent toujours de nombreux supporteurs.

Le climat de Port-de-Paix est plutôt sain et grâce aux brises de terre et de mer qui soufflent continuellement, la température reste agréable. L’hébergement est assuré par de confortables petits hôtels, l’hôtel Valparaison, rue du Quai, l’Holiday Beach Hôtel, route du Chalet et dans la banlieue, baigné par l’océan, l’hôtel Brise Marine, le plus spacieux de tous.

258 kilomètres séparent Port-de-Paix de la Capitale.

Georges Corvington
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