La Futaie : L’histoire de fil en aiguille








titreLa Futaie : L’histoire de fil en aiguille
date de publication01.04.2017
taille17 Kb.
typeAiguille
ar.21-bal.com > histoire > Aiguille
La Futaie : L’histoire de fil en aiguille


Depuis le début des années 90, les BTS font les beaux jours de « La Futaie », un bâtiment qu’ils connaissent sous toutes les coutures.



Normal au vu de l’histoire que Tonton Alain va vous raconter de fil en aiguille :
« Il était une fois l’Ouvroir où tout a démarré au début du XXe siècle. Cette école, sise rue du Temple à deux pas du Vieux Saint-Jo de la Petite Guimbarde, avait pour vocation de former les jeunes filles aux exigences de la couture.
Après la première guerre mondiale, l’école offrait, sous forme d’apprentissage, un enseignement destiné à former les bonnes épouses de demain.
Elle transformait les jeunes filles en adepte des arts ménagers et de la couture. Ce viatique devait faire de ces jeunes filles de bonne famille d’excellentes mères capables de coudre, de tailler, de ravauder, de broder, bref d’exercer leurs talents sous toutes les coutures.
Il régnait à l’époque une discipline de fer entretenue par la sœur directrice, une certaine Mère Gertrude, et par son équipe enseignante.
Avec Mère Gertrude, la vie était dure.

Avec Mère Gertrude, la vie était rude.
Il n’était pas question, par exemple, que ces demoiselles de l’Ouvroir puissent l’ouvrir sans avoir été invitées préalablement à prendre la parole.
Il n’était pas question, non plus, que ces demoiselles reluquent par-dessus le mur mitoyen leurs voisins masculins du collège. Les futurs séminaristes, notamment, ne devaient surtout pas être détournés de leur mission.
Pendant que les futurs prêtres s’escrimaient sur le latin, la prière et les messes quotidiennes, les futures bonnes épouses se pinçaient les doigts sur leurs machines Singer ou se piquaient sur leurs canevas.
Mais, comme les garçons, elles n’échappaient ni à la messe, ni au chapelet, ni au rosaire.

De l’Ouvroir à l’Epic
A la rentrée 1952, l’Ouvroir est venu s’installer dans un bâtiment tout neuf baptisé aujourd’hui « la Futaie » dont le nom viendrait d’un des architectes de l’église Notre-Dame, Raoul de La Futaye.
Mais il ne faudrait pas croire pour autant que le « Clos de la Futaie ». a été construit par le sieur Claude La Futaie qui, pourtant, a reçu nombre de courriers à cette en-tête.


A la place des vieux hangars qui bordaient le champ de foire de l’époque, s’est dressé le bâtiment qui allait devenir l’EPIC, l’Ecole Professionnelle de l’Immaculée Conception. Après le temps de l’Ouvroir venait l’époque EPIC…
Une appellation pour le moins épique pour une nouvelle épopée des petites mains bressuiraises ! Elles pourraient désormais oeuvré dans ce nouveau décor quasi stalinien à l’architecture lourde mais fonctionnelle.

 Les sœurs n’avaient oublié ni les salles de classes, ni le réfectoire, ni les dortoirs. Mais elles avaient aussi pensé à La Chapelle qui accueille toujours aujourd’hui les messes quotidiennes hivernales de la paroisse.
Anne Bénétreau, pionnière de l’école en 1952, se souvient de l’école qu’elle a fréquentée quatre ans.

Nos professeurs étaient surtout des religieuses, Sœur Gérard ou Sœur Louis de Gonzague et il y avait aussi Mme Thérèse Rouet et Mlle Alice Charbonneau. Notre directrice s’appelait alors Mère Angèle. Elle avait remplacé Mère Théophane, partie ouvrir une mission à Madagascar. »
Et c’est l’évêque de Madagascar en personne, Mgr Ramarozandratana, qui a béni la Chapelle de l’Epic, devant le ban et l’arrière-ban du clergé local et diocésain.
Malgré son nom imprononçable, c’est à lui qu’est revenu l’honneur de prononcer la bénédiction de la chapelle et du nouveau bâtiment.
C’est bien la preuve qu’à Bressuire comme à Madagascar, le bonheur d’un baptême tananarive pas qu’aux autres…

Le mariage de St-Jo avec l’Epic
L’école évolua au cours des années 60. Elle conjugua la couture avec le commerce. Elle s’ouvrit même aux garçons. L’EPIC s’effaça devant l’ETP, devenant l’Ecole Technique Professionnelle.
Fini le temps de l’Immaculée Conception ! Place à un mariage charnel et vigoureux !

Quand Saint-Jo fit sa demande à la rentrée 1973, l’école des sœurs ne sut dire non à St-Joseph. Annette Etépé et Eric Sainjoseph consommèrent goulûment par une belle soirée de septembre un mariage qui leur donna beaucoup d’enfants.


Il faut dire qu’avec ses centaines d’élèves et son expansion, la demoiselle Etépé représentait un beau parti pour un lycée avide, à l’époque, d’innovations et de panachage scolaire. Les couturières continuèrent à jouer les petites mains et les commerciaux à coincer leur grand pied dans les portes.
En rejoignant Saint-Jo, les techniciens allaient changer l’image d’un lycée cantonné jusqu’ alors à ses séries traditionnelles.

Aujourd’hui encore, le secteur « habillement » de Saint-Jo est le digne descendant de l’Ouvroir, de l’Epic et de l’ETP.
Et maintenant que les petites mains peuvent vivre sur un grand pied à La Bodinière, les vendeurs du BTS Force de Vente rebaptisé NRC occupent tout le rez-de-chaussée de l’ancien Ouvroir.
Les futés de la Futaie
Alors que les dortoirs du second étage sont devenus Résidence, alors qu’on annonce un campus étudiant à la rentrée 2013 sur le site de la Futaie déserté par les écoliers du primaire, les NRC perpétuent l’histoire au rez-de-chaussée.
Comme les Foves avant eux, ils mettent un point d’honneur à poursuivre de fil en aiguille l’histoire de l’Ouvroir.
Et ils sont fiers de l’ouvrir aujourd’hui en montrant qu’ils peuvent sortir de la Futaie aussi futés qu’affûtés.




Alain CADU

similaire:

La Futaie : L’histoire de fil en aiguille iconAiguille pièce maîtresse située à l'arrière de la charpente axiale,...

La Futaie : L’histoire de fil en aiguille iconSolutions M2M sans fil
«Digi JumpStart Kits™», qui intègrent plus de performance, plus de fonctionnalités sans fil et une interface graphique, sont désormais...

La Futaie : L’histoire de fil en aiguille iconUne montre traditionnelle a un rôle relativement simple: indiquer...

La Futaie : L’histoire de fil en aiguille iconCours de M. Jérôme Kerlouegan () Mme Christine Nguyen Tri chi 003...
«Initiation à la civilisation et à l’histoire de la Chine ancienne et impériale». Ce n’est pas que l’histoire politique mais aussi...

La Futaie : L’histoire de fil en aiguille icon«La nutrition en médecine générale» Atelier fil rouge Animateurs
«journalistes» et ont reporté ce qui a été échangé pendant cette journée. Cet exercice a eu pour but de les initier à la rédaction...

La Futaie : L’histoire de fil en aiguille iconLe réseau sans fil sécurisé signé Aruba devient la première forme de
«Micro-Portable Etudiant» de l’Etat et le réseau sans fil, n’importe quelle salle peut devenir une salle informatique. D’ailleurs,...

La Futaie : L’histoire de fil en aiguille iconAtelier d’Histoire
«quelqu’homme instruit qui s’occupe de l’histoire, des antiquités ou des curiosités du pays». IL répondit : «Mr Laforest, notaire,...

La Futaie : L’histoire de fil en aiguille iconIntroduction à l’histoire de nancy, quelques livres sur l’histoire de la lorraine

La Futaie : L’histoire de fil en aiguille iconHistoire du Japon moderne, Histoire des sciences et technique

La Futaie : L’histoire de fil en aiguille iconHistoire des moines de tamié
«Histoire des moines de Tamié». Quel serait l’intérêt de parler du lieu, des bâtiments, des possessions du monastère et de leur fluctuation...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
ar.21-bal.com