Manuel et le Comité ont également pu obtenir des subventions qui ont aidé à défrayer la majeure partie du transport en autocar, et également différents évènements en Aquitaine pour accueillir la famille








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Compte-rendu

Voyage de famille au Portugal

du 16 au 24 juin 2007
par Gérald Mendes

Préambule
L’idée du voyage a pris naissance en 2005 lors d’une visite chez Marc et Gisèle à Bruxelles où il y avait également Nathalie, Sophie et leurs familles, ainsi que Laurent, Annie et Jacques, Marie-Rose et Guy. Cette rencontre faisait suite à un e-mail sympathique de Nathalie qui proposait que nous fassions connaissance. Oui, vous avez bien lu! Pour que nous fassions connaissance ! Car bien que nous soyons tous cousins de première ou seconde génération, plusieurs parmis nous ne nous étions encore jamais rencontrés. Ce fut un moment magique où nous avons très vite sympathisé et sommes restés en contact depuis.
Cette rencontre fut également l’élément déclencheur qui nous fit réaliser que nous étions une grande famille et dispersés dans plusieurs pays puisque nos parents avaient du se s’expatrier aux quatre vents pour refaire leurs vies suite aux évènements de Bordeaux. La dictature de Salazar avait imposé le bâillon à notre grand-père et à sa famille.
Et cette histoire de notre grand-père, est-ce que nous la connaissions bien ? Les lieux ? Le contexte et les histoires des réfugiés ? Les faits ? Etc.
Et c’est comme ça que nous avons eu ce rêve de voyage de famille à partir de Bordeaux jusqu’au Portugal pour aller découvrir ensemble cette histoire à la fois triste et magnifique, sur les traces de notre grand-père Aristides dont nous sommes très fiers.
L’organisation
L’invitation a donc été lancée à tous les oncles et tantes vivants ainsi qu’aux cousins et cousines de toutes générations pour faire ce périple de mémoire entre le 16 et le 24 juin 2007.
Mais le plus grand défi consistait à passer du rêve à la réalité. Et là, je dois dire que nous avons eu le grand bonheur de rencontrer Manuel Dias qui œuvre avec le Père Bernard depuis plus de 20 ans en Aquitaine pour honorer et faire connaître le geste humanitaire d’Aristides de Sousa Mendes. Cette rencontre faisait suite à un premier contact par Marie-Rose qui connaît Manuel depuis plusieurs années.
J’ai rencontré Manuel pour la première fois à Bordeaux en janvier 2007. Il m’a alors dit « que le Comité national français en hommage à Aristides de Sousa Mendes souhaitait que la famille soit accueillie avec dignité à Bordeaux et au pays Basque». Je peux d’ailleurs affirmer que rien ne fut laissé au hasard et que l’organisation qui a été mise en place par la suite fut tout à fait à la hauteur de ces vœux exprimés par Manuel.
Manuel et le Comité ont également pu obtenir des subventions qui ont aidé à défrayer la majeure partie du transport en autocar, et également différents évènements en Aquitaine pour accueillir la famille.
Je tiens également à souligner l’organisation mise en place au Portugal par Alvaro et Tope. Tout semble s’être mis en place au dernier moment comme par magie et ce fut un voyage extraordinaire depuis la frontière jusqu’à Lisboa, en passant par Cabanas, Mangualde, Coimbra, Figueira da Foz, Tomar, et Lisboa.
Je tiens d’ailleurs à remercier au nom de la famille tous ceux qui ont participé de près ou de loin à l’organisation et à l’accueil de la famille.
Quelques moments forts du voyage
Jour 1 – vendredi le 15 juin
Nous nous sommes tous retrouvés, la famille et Manuel pour dîner le premier soir à Bordeaux. Nous étions invités par le Comité dans un restaurant au cœur de Bordeaux. Beaucoup d’embrassades, de sourires, de rires, entre cousins et amis heureux de se retrouver pour le début de ce beau voyage.
Quelques-uns parmi nous avaient déjà passé l’après-midi à St-Émilion pour visiter la ville et un château comme le faisaient autrefois nos parents et grands parents.
Jour 2 – samedi le 16 juin
Une journée forte en émotions. C’est ce même jour il y a 67 ans et pendant 3 jours qu’Aristides de Sousa Mendes a commencé à délivrer tous ses visas pour sauver plus de 30 000 personnes de la folie nazie.
La famille s’était donné rendez-vous devant la cathédrale et en attendant l’arrivée du groupe, je me suis isolé quelques instants dans la cathédrale pour un petit moment de recueillement alors que je ressentais le trop plein d’émotions. Et je n’ai pu m’empêcher de verser quelques larmes en pensant aux lieux, aux réfugiés, à l’histoire d’Aristides et aussi à mon père qui comme ses frères, sœurs et parents avaient aussi vécu des moments de bonheur mais sûrement aussi de peur et d’angoisses en ces même lieux avec l’arrivée des réfugiés et le début de la guerre. Ce fut aussi très réconfortant pour moi quand Sheila est venue m’y retrouver pour me soutenir et partager ce moment très fort.
Cette journée a d’ailleurs été riche en évènements et je tiens à souligner l’accueil chaleureux partout où nous sommes allés :


  • A la résidence Préfectorale – reçus par M. le Préfet Francis Idrac. Cette première rencontre officielle avait lieu en ces lieux même où le maréchal Pétain, Paul Reynaud, Chef du gouvernement français et le général Charles De Gaulle s’étaient quittés en désaccord à la veille de la reddition de la France le 16 juin 1940.

  • À la cérémonie autour du buste, Esplanade Charles de Gaulle et en présence de Me. Gérard Boulanger et de plusieurs dignitaires. Je tiens d’ailleurs à rappeler la belle musique au cours de la cérémonie par une jeune violoniste très talentueuse.

  • au Conseil Général de la Gironde M.Philippe Madrelle

  • au Goethe Institut – Mme Carmen Marcoux

  • au Consulat du Portugal – Mme La Consule Manuela Caldas Faria (très vite devenue notre amie Manuela) et M. Joao Diniz Lourenço. Notre passage au Consulat du Portugal a été un beau moment d’échanges dans un climat de détente pour la famille dans le jardin du Consulat.


Enfin, cette belle journée s’est achevée une fois de plus autour d’un bon repas en présence de Manuel, de Me Boulanger et du Père Bernard qui s’est déplacé de Toulouse pour l’occasion et qui nous a tous enchantés par son sourire et sa grande jeunesse de cœur. Cette soirée fut également pour nous l’occasion de remettre une plaque commémorative à Bernard en guise de remerciements pour avoir soutenu si activement la mémoire d’Aristides durant toutes ces années.
Jour 3 – dimanche le 17 juin
Ce dimanche matin, le premier rendez-vous de la journée était à la cathédrale St-Louis où Aristides et sa famille se rendaient à la messe le dimanche. Cette messe fut célébrée par le Cardinal Jean-Pierre Ricard en souvenir d’Aristides et de son geste, avec une très belle homélie où il a rappelé qu’Aristides avait puisé sa force et son courage dans sa foi en Dieu.
Il en fut de même à la synagogue où l’accueil par M. Marc Alimi, V-P du Consistoire Israélite de Bordeaux fut très amical et où on nous a expliqué avec beaucoup de simplicité et de générosité la construction de la synagogue, les rites et les pratiques religieuses, suivi d’un très bon repas.
Nous avons aussi été particulièrement fiers de voir la rue Aristides de Sousa Mendes et de visiter l’école du même nom dans le quartier Haussman. Le moment a d’ailleurs été immortalisé par plusieurs photos.
Enfin, ce fut également avec beaucoup d’émotions que nous avons pu visiter l’immeuble abritant l’ancien consulat de 1940 sur la rue Quai Louis XVIII grâce à Mme Raynaud que nous avons rencontrée avec ses deux enfants à la réception après la messe, qui nous a gentiment ouvert sa porte de l’appartement au dessus de celui qu’occupaient Aristides et sa famille. Cela nous a permis de rentrer, de voir les lieux, l’escalier et le couloir où avaient attendu tant de réfugiés pour obtenir ce visa qui leur permettait de fuir vers la liberté, et de ressentir l’endroit même où Aristides avait pris sa grande décision et émis une grande partie des visas.
Et enfin, c’est dans un restaurant également Quai Louis XVIII, que nous avons terminé notre journée alors qu’une tempête de pluie et de vent faisait rage à l’extérieur.
Jour 4 – lundi le 18 juin
C’est à la Mairie de Bordeaux que nous commençons cette nouvelle journée au lendemain des élections législatives. Soulignons que tous les hommes de la famille arboraient fièrement les cravates rayées rouge et bleu marine, offertes par Manuela. A chaque étape du voyage, l’un de nous faisait un petit discours au nom de la famille. Cette fois, c’est Marc qui a fait un très beau discours.
Puis une visite au Conseil Régional d’Aquitaine où nous avons été accueillis chaleureusement par M. Alain Rousset et son équipe et où nous avons également été invités à partager un excellent déjeuner sous la présidence de Mme Anne-Marie Cocula, historienne et vice-présidente du conseil régional d’Aquitaine.
Durant ces trois jours à Bordeaux, nous avons vécu des moments exceptionnels comme nous n’en revivrons peut-être plus de toute notre vie. Tous ces gens qui se sont donnés tant de peine pour nous accueillir de façon aussi exceptionnelle en mémoire de notre grand-père, nous ont beaucoup touchés. Ces rencontres, ces témoignages et ces lieux ont changé quelque chose de profond en chacun de nous, ne serait-ce que par une meilleure connaissance du geste de notre grand-père et du sens qu’il faut lui donner.
En route pour le pays Basque
Et puis nous sommes partis en autocar pour Bayonne, quelques heures pendant lesquelles nous nous sommes détendus et avons chanté en chœur des airs d’Amalia dont Uma Casa Portuguesa qui évoque la chaleur des foyers portugais.
Manuel nous a fait découvrir cette jolie ville de Bayonne que nous visitions presque tous pour la première fois, dont ce consulat où Aristides fit sortir le bureau dans la rue pour accélérer la distribution des visas. Dommage qu’il n’y ait même pas une plaque ou le moindre petit signe pour rappeler ce fait historique alors que tant de réfugiés y reçurent leur visa.
Enfin, après un bref repas, nous nous sommes rendus à Hendaye où il y avait une marche au flambeau organisée par le Comité Côte Basque. Ce fut un autre moment très émouvant par l’accueil des gens et par le dévoilement de cette belle plaque qui ornera désormais ce vieux pont qui joint la France et l’Espagne. C’est à la gare d’Hendaye qu’un groupe de réfugiés qui s’étaient faits refoulés à la frontière, fut pris en charge par Aristides qui les conduisit jusqu’à un petit poste frontière qui n’avait pas le téléphone et où l’information n’était pas encore arrivée. Aristides demanda aux douaniers de laisser passer tous ces réfugiés qui suivraient sa voiture au pas de marche.
Afin de perpétuer la mémoire d’Aristides pour l’éternité, Louis-Philippe ouvrit le début de cette marche en chantant de tout son cœur quelques refrains de sa composition sur la relation d’Aristides avec les hommes et l’éternité, en anglais, en français et en portugais. Bien que ses talents de chanteurs ne lui permettent pas encore de gagner sa vie, il n’en demeure pas moins que ce fut un moment très émouvant pour nous tous.


Jour 5 – mardi le 19 juin
De retour à Bayonne, nous sommes allés cette fois rencontrer les autorités municipales à la mairie où M. le Député-Maire Jean Grenet nous a promis qu’une plaque ornerait bientôt l’ancien bureau consulaire pour relater les faits historiques.
Un autre moment très fort fut la visite à la bibliothèque d’Anglet, nous fûmes accueillis par le maire d’Anglet, M. Robert Villenave, et la rencontre de l’Association qui ont fait un travail absolument extraordinaire depuis une année afin d’honorer Sousa Mendes par différentes manifestations culturelles dont des pièces de théâtre, des conférences, des expositions, etc. Nous avons également pu apprécier ce magnifique tableau de collages intitulé « les Limbes » par l’artiste Manuel Haramboure qui était également présent sur les lieux et qui a remis au Comité un tableau représentant Sousa Mendes.
Et puis de retour à Hendaye, nous nous sommes rendus à la mairie, accueillis par le maire, M. Kotte Ecenarro, et où deux jeunes artistes du Théâtre des Chimères ont joué un passage de la Circulaire 14, extrait d’une pièce de théâtre sur le geste de Sousa Mendes. Quel talent ! Cette interprétation donnait à la famille une perspective concrète du geste de notre grand-père.
En route vers le Portugal
Et puis, le grand voyage vers le Portugal avec de très belles chansons par Angela et Lea qui nous ont tous fait chanter sur des airs de BumBaLaï…, ainsi que Manuel qui nous a fait une très belle interprétation de Grandola Vila Morena de José Afonso, qui est resté ce chant de la Révolution des Œillets de 1974.  On ne peut oublier évidemment les bonnes blagues de Topé, ainsi que quelques petites siestes sur les bancs de l’autocar.
Nous ne sommes pas au bout de nos surprises quand nous arrivons vers 20h00 au poste frontière et puis à la gare historique de Vilar Formoso où nous sommes accueillis par des journalistes et les maires des villes de Belmonte, Almeida et Vilar Formoso ainsi que par des dirigeants des communautés judaïques de la région. Dévoilement d’une plaque commémoratrice, remise de petits carnets qui symbolisaient les visas, photos de famille et magnifiques azuleijos. C’est aussi à cette gare que seraient arrivés plusieurs réfugiés par le train en provenance de la France en 1940. Et le lendemain matin, nous étions ravis de découvrir une belle photo de famille dans le journal avec un article annonçant qu’un Memorial da Vida évoquant Sousa Mendes serait prochainement inauguré. D’un côté, nos étions heureux et sensibles à ce très bel accueil à Vilar Formoso. D’un autre côté, notre rencontre originalement prévue avec Mme Mme Thereza Limao-Andrade a été un peu éclipsée.
Jour 6 – mercredi le 20 juin
Et c’est le départ vers Cabanas de Viriato, cette jolie petite ville située au pied de la Serra de Estrella où est situé le Passal.
Nous nous sommes d’abord rendus à la mairie de Carregal do Sal où nous avons été reçus par les autorités municipales. De brefs échanges, mais on sent que leur passion n’est pas là pour l’homme ou le Passal. Et qu’ont-ils fait depuis toutes ces années pour préserver le Passal d’une dégradation honteuse ? Bref, on ne sait pas trop quoi penser.
Heureusement, la messe à l’église du village située derrière le Passal nous a permis encore de voir des lieux, de leur donner un sens pour comprendre, et de prier un peu pour nos grands-parents. Un très beau témoignage y a d’ailleurs été rendu par M. Herminio Cunha Marques qui était servant de messe à l’époque et qui se souvenait bien des dernières années d’Aristides.
Et puis la visite du Passal. Que c’est triste de voir cette maison dans un tel état! Comme c’est honteux que rien n’ait encore été fait pour réhabiliter ce symbole ! C’est là une grande plaie béante que plusieurs voudraient voir se refermer et malgré les efforts de plusieurs hommes de bonne foi, rien n’a encore été fait. C’est à n’y rien comprendre, tandis qu’on parle de réhabiliter la maison de Salazar. Comme plusieurs, je veux bien m’y investir mais comment et par quelle démarche ?
Bref, durant l’après-midi, un jeune architecte est venu nous présenter son projet de fin d’études qui consistait à développer un concept de rénovation et de création d’un musée et d’un centre d’études sur les réfugiés. Il semble que nous ayons tous aimé ce concept, mais ça demeure pour l’instant que de bonnes idées sur papier.
Par contre, je dois dire que nous avons tous été très impressionnés par le magnifique travail de mémoire qui a été fait à l’école Aristides de Sousa Mendes de Cabanas. Bravo aux professeurs, à la Direction de l’école, aux parents et surtout aux enfants. C’est impressionnant de voir toutes ces œuvres d’art qui ont été crées pour symboliser l’homme, sa vie et son geste.
Enfin, nous n’oublierons pas non plus ce petit restaurant où le patron et ses employés nous ont réservé un excellent accueil pour dîner, un délicieux repas et de la musique où ils ont même réussi à nous faire danser quelques pas sur l’air de Uma Casa Portuguesa. Dommage qu’on ait du quitter si tôt car le « compteur » du bus nous obligeait de rentrer avant 11h00 sans quoi il risquait de se transformer en citrouille.


Jour 7 – jeudi le 21 juin
Journée de détente par une visite guidée de Beijos par Mariana et marche jusqu’à Cabanas. Beijos est le village natal de notre grand-mère Angelina. J’en profite pour revenir au pas de course avec Paul et Louis-Philippe, histoire de faire un peu d’exercice.
Et puis dans l’après-midi, on se rend à Mangualde qui est aussi le berceau familial où nous avons pu visiter les quintas de Topé et d’Alvaro. Ce sont là de très belles demeures mais dont le poids des années porte lourd aussi sur les épaules de nos chers cousins.

Jour 8 – vendredi le 22 juin
Départ vers Coimbra où nous allons visiter cette très ancienne université où notre grand père Aristides, son frère jumeau César ainsi que plusieurs ancêtres ont étudié.
Nous avons d’abord visité les Archives où on nous a montré quelques documents scolaires qui faisaient référence à notre grand-père, et aussi d’autres trésors d’archives plusieurs fois centenaires.
Dans l’après-midi, toute la famille s’est réunie dans une autre salle pour assister à la présentation d’un deuxième projet pour la réhabilitation du Passal. Nous avons pu y apprécier un autre concept intéressant, mais encore là, il ne semble y avoir que de bonnes intentions sur papier. D’accord pour l’optimisme et pour qu’il y ait un début à tout, mais ça fait trop longtemps que cela traine.
Ce fut aussi l’occasion pour la famille réunie d’en discuter tous ensemble, de parler aussi de la Fundaçao qui semble avoir beaucoup de difficultés à faire avancer les choses au niveau du Passal. Cela nous a donc permis d’échanger, d’exprimer nos différences mais de façon constructive. Peut-être sommes-nous trop intimement reliés à cette Fundaçao et de ce fait trop émotifs pour bien gérer son développement ? Avons-nous les compétences requises entre nous? Nous nous sommes également rappelé que ce grand geste humanitaire d’Aristides de Sousa Mendes appartient à l’histoire et à l’humanité toute entière.
Enfin, cette autre belle journée s’est terminée avec de très beaux fados dans une ancienne chapelle de Coimbra avec un grand artiste et compositeur portugais, Arlindo de Carvalho qui fut lui-même réfugié en Belgique et en France dans les années 70 pour fuir le fascisme. M.Carvalho a également été très sensible à l’action de Sousa Mendes.

Jour 9 – samedi le 23 juin
En route vers Lisboa, nous avons fait une première escale à Figueira da Foz pour visiter un musée consacré aux réfugiés dont une grande partie furent sauvés par Sousa Mendes. Aristides, Angelina et certains de leurs enfants ont d’ailleurs également séjourné à Figueira da Foz alors que leur situation se dégradait. La Directrice nous a également offert une très jolie plaque en souvenir de notre passage. Ce musée expose plusieurs photos, anciens visas et matériel d’époque.
Et puis une escale également à Tomar où nous avons visité le couvent des Templiers du Christ et où l’architecture de type Manuélin est si bien représentée.
Enfin, nous sommes arrivés à Lisboa où nous attendait le grand dîner de famille dans un restaurant très chaleureux de cuisine portugaise. Nous y avons été rejoints par Bernardo, Jan, Stefan, Aristides et Theresa, Chico et Fernanda, Nuno et Theresa. Ce sont là de belles retrouvailles avec ceux que nous aurions aimé avoir avec nous pour toute la durée du voyage.
Jour 10 – dimanche le 24 juin
C’est le dernier jour d’une semaine qui a passé beaucoup trop vite. Nathalie, Gisèle et Marc sont déjà repartis ce matin pour la Belgique.
Louis-Philippe et Nathalie, Sheila, Paul, Marie-Line, Manuel, Patricia et moi avons donc fait une visite guidée de Lisboa en passant par la Tour de Belem, le musée des Jeronimos sans oublier les excellents pastais de Belem dont nous nous sommes régalés. Miam !!
Au cours de cette visite de Lisboa, nous avons également fait la rencontre de Jose Cymbron qui est guide et qui nous a fait une lecture sur la Paix sous un olivier de la place de la cathédrale, et également de Luis Filipe Carloto Marques qui est député d’un parti écologiste et qui est un sympathisant de la Fundaçao Sousa Mendes.
Dans l’après-midi, nous nous sommes rendus au bureau de la Fundaçao qui est situé à côté de la cathédrale, où nous avons rencontré M.Joël Santoni qui est producteur d’un film qui sera diffusé par la télévision de France2 en 2008. Il était accompagné de Bernard Le Coq qui tient le rôle d’Aristides, ce qui n’a pas manqué de faire grand plaisir à Marie-Line qui est une fidèle téléspectatrice de la série Une Famille Formidable où M. Le Coq tient un des rôles principaux.
Enfin, cette dernière journée s’est achevée par une belle soirée et un dîner au Musée de la Résistance de Lisboa, qui abrite une exposition sur Aristides de Sous Mendes ainsi qu’une autre sur Jose Afonso qui est un grand de la chanson portugaise et aussi compositeur de Grândola Vila Morena, le chant de la Révolution des Oeillets.
Cette rencontre fut également un très beau moment où la famille qui a participé au voyage s’est retrouvée une dernière fois. Ce fut un moment très émouvant quand Manuel nous a fait part de ses réflexions sur le voyage avec quelques bons conseils pour la suite des évènements. Ce fut aussi une belle dernière occasion de chanter « Boumbalaï…. »  avec notre plus jeune voyageuse Angela (7 ans) qui nous a transmis beaucoup de sourires et de bonne humeur tout au long du voyage.


Enfin, nous y avons également accueilli Mme Maria Barroso ainsi que M. et Mme Aaron Ram, Ambassadeur d’Israël au Portugal, et où nous avons été rejoints également par quelques autres cousins et amis dont Maria da Luz qui prépare un livre sur Aristides Sousa Mendes destiné aux enfants et illustré par de magnifiques dessins de Topé (une bien belle façon de faire connaître notre grand-père aux générations futures).

Conclusion
C’est donc avec beaucoup d’émotions et de bonheur que nous avons vécu ce beau grand voyage. Nous remercions le Comité Sousa Mendes de nous avoir aidés à réaliser ce grand rêve. Ce voyage nous a permis de voir, de toucher, d’écouter, de comprendre et de redécouvrir cette magnifique histoire que nous a laissée notre grand-père Aristides. Ce geste reste un exemple de courage et d’humanisme pour la famille. Nous sommes si fiers de lui.
Manuel, tu as été extraordinaire. Merci également pour ta patience, pour les textes, pour les chansons, pour les marques d’affections, pour avoir partagé ce voyage avec nous.
En somme, ce voyage nous a permis de mieux nous connaître entre parents et cousins et aussi de faire un pied de nez au temps et à cette dictature d’autrefois qui croyait avoir sonné le glas de la famille. Aristides, tu étais avec nous, nous avons ressenti ta présence tout au long de ce voyage et ton sourire (de voir ta famille réunie) a marqué nos cœurs.
Nous avons également pris conscience qu’il reste encore beaucoup de travail à faire avec la Fundaçao, en particulier pour réhabiliter le Passal qui est toujours dans un état honteux et indigne de Aristides de Sousa Mendes. Pour cela, la Fundaçao doit encore relever de grands défis pour rassembler les compétences nécessaires, pour affirmer son projet et le réaliser.
La prochaine partie du rêve est donc la rénovation du Passal, projet auquel plusieurs parmi nous comptons maintenant nous investir pour redonner vie à ce symbole d’ici ces 2-3 prochaines années.
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Ont participé à ce voyage : Manuel, Sheila, Paul, Nathalie, Marc et Gisèle, Louis-Philippe et Nathalie, Marie-Rose et Guy, Tope et Marguerite, Léa et Angela, Alvaro, Marie-Line, Patricia et Gérald et également Mariana pour la partie française du voyage.

Les photos :

http://picasaweb.google.fr/PatriciaStenger/Jour1StEmilion?authkey=njhZRum5Bq8

http://picasaweb.google.fr/PatriciaStenger/Jour3Bordeaux17?authkey=sCgiqRgXTfE

http://picasaweb.google.fr/PatriciaStenger/Jour4Bordeaux18?authkey=eU8n-5ZdnWk

http://picasaweb.google.fr/PatriciaStenger/Jour5BayonnePortugal19?authkey=56gJ7KnUVuA

http://picasaweb.google.fr/PatriciaStenger/Jour6Cabanas20?authkey=dnWEWJ1JkuE

http://picasaweb.google.fr/PatriciaStenger/Jour7BeijosManguale21?authkey=Zb4HvqAfvy8

http://picasaweb.google.fr/PatriciaStenger/Jour8Coimbra22?authkey=tfQQV9IL9J8

http://picasaweb.google.fr/PatriciaStenger/Jour9FiguerasTomarLisboa23?authkey=qPgf5jIIdjI

http://picasaweb.google.fr/PatriciaStenger/Jour10Lisboa?authkey=K9GEO25oyIE


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