Examen plus serré des «confessions»








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Une glorieuse chasse au trésor dédaignée



Il n'entrait pas dans le plan de Dieu qu'un ou deux jeunes hommes dussent faire seuls toute la prospection. D'autres esprits plus mûrs devaient la continuer, désireux de recevoir « tout rayon de soleil que Dieu enverrait... même s'il devait parvenir à travers la plus humble de ses servantes » (Ms 15, 1888).
Dans le courant de leur existence, l'Evangile éternel se développerait dans un tout mûr et complet prêt à illuminer la terre de la glorieuse vérité. Si c'était le dessein de Dieu que les vues de Jones et Waggoner ne fussent pas parfaitement mûres à ce point précoce de développement, ils devaient simplement lancer un défi à leurs frères pour la plus grande chasse au trésor de tous les temps. Si les deux jeunes hommes avaient vu toute la lumière dans sa perfection, où aurait été la joie de leurs frères dans le délice de la découverte? Dieu, dans sa miséricorde infinie, voulait la partager avec eux.
C'était ce privilège gratuit que méprisaient les frères, traitant les pionniers, mineurs de veines cachées, de « fanatiques » et « d'extrémistes ». Suggérer que les messagers eux-mêmes à Minneapolis furent « instables », en danger d'être « emportés » par leurs vues « extrémistes », cela jeta sur Ellen White elle-même une calomnie injustifiée. N'avait elle pas fait montre de naïveté pour approuver des messagers si indignes de confiance? (4)
Elle risqua presque témérairement sa réputation en soutenant leur message enthousiaste et persistant. Le Seigneur pouvait Il diviser des messagers si irrésolus? Voudrait Il les doter d'un message si puissamment autodestructeur? Est il dangereux d'abandonner le titre de « messager du Seigneur »? Assurément la miséricorde de Dieu est trop grande pour doter Ses serviteurs de messages autodestructeurs!
Nous devons noter brièvement combien, lors de plusieurs assemblées de Conférence générale, les orateurs ont ouvertement reconnu que l'esprit « anti 1888 » contenait un défi virtuel au ministère d'Ellen White.
« Dans cette effrayante position où se tenaient les frères, qu'ont ils rejeté à Minneapolis? Ils rejetèrent la pluie de l'arrière saison, le cri retentissant du message du troisième ange. »
« Frères, cela n'est il pas mauvais? Bien sûr, les frères ne savaient pas qu'ils faisaient cela, mais l'Esprit du Seigneur n'était il pas là pour le leur dire, n'est il pas vrai? Mais quand ils rejetaient le cri retentissant, l'enseignement de la justification et quand l'Esprit du Seigneur, par son prophète, se tenait là et nous disait qu'ils étaient en train de faire  quoi donc? Tout simplement de mettre de côté le prophète avec tout le reste. » (A.T. Jones, CGB, 1893; souligné par l'auteur).
Personne dans la congrégation de cette session ne le récusa, car tous savaient qu'il disait la vérité. Au Conseil annuel de 1986, à Rio de Janeiro, Robert W. Olson, du « White Estate », déclara également qu'à la session de 1886, Ellen White avait été « publiquement défiée »(Adventist Review, 30/10/1986). Elle disait en 1889:
« Le pasteur Butler me présenta cette question dans une lettre indiquant que mon attitude à cette Conférence (1888) brisa presque le cœur de certains frères, pendant cette réunion...
« Puisque certains de mes frères me considèrent sous un jour qui leur est particulier, à savoir que mon jugement n'a pas plus de valeur que celui de quelqu'un d'autre, ou d'une personne qui n'a pas été appelée à cette oeuvre spéciale et que je suis soumise à l'influence de mon fils Willie ou de quelques autres personnes, pourquoi demandez vous à sœur White d'assister à vos camps meetings ou à vos réunions spéciales? Je ne peux pas venir. Je ne pourrais vous faire aucun bien, et ce ne serait que se jouer des responsabilités sacrées que Dieu m'a confiées...
« Que des incroyants déforment et comprennent mal mes paroles, je m'y attends, et cela ne me surprend pas; mais que mes frères qui connaissent ma mission et mon oeuvre se jouent du message que Dieu me donne à porter, attriste son Esprit et est décourageant pour moi... Mes frères dressent des barrières sur mon chemin. » (Lettre U-3, 1889).
Naturellement, tous les frères ne s'opposèrent pas ainsi à elle. Mais un soutien évident en sa faveur ne fut pas visible. L'humble messagère de Dieu se rendit compte à Minneapolis de ce qui se passait. Les plus grandes bénédictions de la pluie de l'arrière­ saison amenèrent les anciens amis à changer leur attitude du positif au négatif :
« Dieu ne m'a pas suscitée et fait traverser les pays plats pour vous parler et pour que vous mettiez en question son message et que vous vous demandiez si sœur White est la même que ce qu'elle avait l'habitude d'être durant les années passées... Alors, vous avez reconnu que sœur White avait raison. Mais en quelque sorte, cela a changé maintenant et sœur White est différente. Exactement comme la nation juive. » (Manuscrit 9,1888; Olson, p. 292).
En 1893, elle dit :
« Les fonctions du messager que Dieu a choisi et envoyé pour adresser des reproches et des avertissements, sont étrangement incomprises dans le temps présent. » (RH 18/7/1893).

Exil d'Ellen White en Australie



L'opposition contre Ellen White après 1888 était si déterminée que la Conférence Générale l'exila virtuellement en Australie. Tandis qu'il est vrai que Dieu « dirigea » son séjour là-bas pour le bien de Sa cause dans ce continent, ce ne fut jamais Sa volonté qu'elle y aille à ce moment-là. Elle dit que Dieu voulait que le « trio inspiré » reste rassemblé en Amérique pour mener la bataille jusqu'à la victoire.
Ses propres écrits indiquent que les frères dirigeants voulaient qu'Ellen White et Waggoner soient tous les deux éloignés. Il est bien connu que sœur White partit seulement parce que la Conférence Générale lui ordonna de partir (louable exemple de coopération avec la direction de l'église).
En 1896, elle a écrit très franchement au Président de la Conférence générale:
« Dieu n'intervient pas dans notre départ d'Amérique. Il ne révéla pas que c'était SA volonté que je doive quitter Battle Creek. Dieu ne projeta pas cela mais Il vous laissa tous agir d'après vos propres imaginations. Dieu aurait voulu que W. C. White, sa mère et ses « ouvriers » restent en Amérique. On avait besoin de nous au cœur de l'œuvre et si votre perception spirituelle avait discerné la vraie situation, vous n'auriez jamais consenti au « mouvement » réalisé. Mais Dieu lit dans les cœurs de tous. Il y avait un si grand consentement à nous voir partir que Dieu permit que cette chose ait lieu. Ceux qui étaient fatigués des témoignages portés furent laissés seuls, sans les personnes qui les apportaient. Notre séparation de Battle Creek servit à laisser les hommes faire leur propre volonté et à suivre une voie qu'ils pensaient supérieure à la voie de Dieu.
« Le résultat est devant vous. Si vous vous étiez tenu dans la position juste, ce déplacement n'aurait pas eu lieu à ce moment là. Dieu aurait oeuvré pour l'Australie par d'autres moyens et une forte influence aurait été exercée à Battle Creek, cœur si important de l'œuvre de Dieu. Là, nous nous serions tenus au coude à coude, créant une atmosphère salutaire ressentie dans toutes nos Fédérations. Dieu ne fut pas l'auteur de ce plan. Je n'ai pas pu recevoir un seul rayon de lumière en vue de quitter l'Amérique.
« Mais quand Dieu me présenta cette affaire comme elle était réellement, je n'en dis rien à personne, car je savais que personne ne discernerait le plan dans tous ses aspects. Quand nous partîmes, beaucoup en éprouvèrent du soulagement, pas tellement de votre part mais cela déplut à Dieu car Il nous avait placés pour nous tenir aux commandes de la machine en mouvement à Battle Creek. C'est la raison pour laquelle je vous ai écrit.
« Le pasteur Olson n'avait pas la sensibilité, le courage, la force de porter les responsabilités; il n'y avait pas non plus un autre homme préparé pour faire l'œuvre que Dieu se proposait de nous confier... je vous écris, pasteur Olson, pour vous dire que Dieu désirait que nous nous tenions côte à côte avec vous pour vous conseiller, vous prévenir et avancer avec vous... Vous n'étiez pas sagace; vous vouliez qu'on éloigne de vous la forte expérience et la connaissance qui ne vient pas d'une source humaine, et ainsi vous révéliez que les voies de Dieu étaient mal calculées et négligées...
« Ce conseil ne fut pas considéré comme une nécessité. Que les gens de Battle Creek puissent avoir l'impression qu'ils pouvaient nous voir partir le jour fixé, cela était le résultat du plan de l'homme et non de Dieu... Dieu se proposait que nous soyons près des maisons d'édition pour que nous ayons un accès facile à ces institutions, pour que nous puissions nous consulter. Oh, qu'il est terrible de traiter Dieu avec dissimulation et négligence, de mépriser son conseil avec orgueil parce que la sagesse de l'homme semble être tellement supérieure. » (Lettre à O. A. Olson, 127, 1896).
Ceux qui disent que le message de 1888 fut accepté par les dirigeants de l'Église peuvent interpréter les années d'Ellen White en Australie comme une coopération de la Conférence Générale avec le Saint Esprit. Il est vrai qu'elle put écrire de bonnes lettres pour les États Unis. Mais le fait de les priver de son ministère personnel à ce moment critique assura « dans une grande mesure » la défaite éventuelle du message du « grand cri » à ses débuts.
E. J. Waggoner souffrit d'un exil similaire; on l'envoya en Angleterre au printemps 1892. Il est prouvé aussi qu'on ne l'envoya pas par pur zèle missionnaire. Ellen White était alors partie. Le deuxième membre du trio spécial devait aussi partir. On note cela dans la thèse de doctorat de Gilbert M. Valentine sur W. W. Prescott:
« Selon W. C. White, Mme White qui apparemment avait encore le souvenir des injustices de la période d'après 1888, affirma qu'il lui avait été montré « que tandis que quelques-uns de notre église étaient bien contents de le voir (E .J. Waggoner) écarté de l'œuvre à Battle Creek par sa nomination en Angleterre », il devait être ramené aux États Unis « pour assister en tant que professeur au cœur de notre œuvre. » (W. C. White à A.G. Daniells, 30/5/1902; William Warren Prescott: Seventh Day Adventist Educator, vol. 1, p. 289).
Un an avant d'aller en Australie, Ellen White déchargea son cœur dans une lettre à J. S. Washburn, jeune pasteur. Comme Jérémie, elle écrit, presqu'au désespoir. Elle décrit d'une façon vivante le climat régnant à la direction de Battle Creek:
« J'assiste à des réunions dans les petites églises, mais je sens que je n'ai pas de force pour travailler avec l'église qui a eu mon témoignage si abondamment; et cependant, ceux qui se sont dressés contre mon message et qui n'ont pas été poussés à changer leur attitude de résistance malgré tout ce que Dieu m'a donné à dire avec une démonstration de puissance et d'Esprit, ceux-là, je n'ai pas d'espoir qu'ils pourront être aidés par quoi que ce soit que je dise de plus. Ils ont résisté aux appels de l'Esprit de Dieu. je n'ai pas d'espoir que Dieu ait un pouvoir en réserve pour abattre leur résistance. Je les laisse entre les mains de Dieu et, à moins qu'Il place sur moi un fardeau positif pour prononcer des paroles dans le Tabernacle (Battle Creek), je ne tenterai pas de dire quoi que ce soit tant que ceux qui ont joué un rôle pour placer des obstacles sur ma voie n'auront pas dégagé mon chemin... Je n'ai pas la force de lutter contre l'esprit de résistance, les doutes et l'incrédulité qui ont barricadé leur âme, de sorte qu'ils ne pourraient pas voir quand le bien arrive. J'ai une bien plus grande liberté pour parler à des incroyants. Ils sont intéressés...
« Oh, c'est l'endroit le plus difficile du monde, là où une grande lumière a brillé, pour parler à des hommes dans des situations de responsabilité. Ils ont été éclairés mais ont choisi les ténèbres plutôt que la lumière... Vous pouvez croire que j'ai un grand chagrin dans le cœur.. Ce que sera la conséquence résultant de cette incrédulité obstinée, nous aurons encore à l'apprendre. » (Lettre W. 32,1890).

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