Examen plus serré des «confessions»








télécharger 1.13 Mb.
titreExamen plus serré des «confessions»
page23/59
date de publication11.07.2017
taille1.13 Mb.
typeExam
ar.21-bal.com > histoire > Exam
1   ...   19   20   21   22   23   24   25   26   ...   59

Comment on va à l'échec



La joie, lors des confessions, doit être placée dans la perspective de l'histoire qui suivit. Comme nous l'avons vu, Ellen White déclara plus tard qu'il y avait eu une influence dans le bureau de la Review and Herald qui tendait à dire: « Puisqu'il en est ainsi, Monsieur, je m'en vais! » Mais il ne partit pas. Personne ne peut douter de la sincérité et de la bonté des frères. On constate seulement la réalité de couches plus profondes d'incrédulité dont ils n'étaient pas conscients.
« Les frères reconnurent la lumière que Dieu avait accordée. Mais il y avait les gens rattachés à nos institutions, notamment à la Review and Herald et la Conférence Générale qui firent pénétrer des éléments d'incrédulité, de sorte qu'on n'a pas agi d'après la lumière accordée. » (GCB, 1901, p. 23; soulignement ajouté).
Après la confession de fr. Smith, Ellen White l'encouragea à considérer les choses sous leur vrai jour. Elle savait qu'il ne faisait pas résonner la trompette d'une manière sûre dans la Review. Plus d'un an après sa confession, elle lui écrivit sur un ton d'avertissement et de conseil, déclarant nettement qu'il était revenu à sa position antérieure d'opposant.
« Certains de nos frères… sont remplis de jalousie et de soupçons et sont toujours prêts à montrer précisément de quelle façon ils diffèrent des pasteurs Jones et Waggoner. Le même esprit qui s'est manifesté dans le passé se manifeste à chaque occasion mais cela n'est pas sous l'impulsion de l'Esprit de Dieu… S'il (Jones ou Waggoner) était vaincu par les tentations de l'ennemi… combien de gens… seraient pris dans une erreur fatale parce qu'ils ne sont pas sous le contrôle de l'Esprit de Dieu. » (Lettre S24, 1892).
Le pasteur Smith semblait avoir un sentiment erroné concernant l'état spirituel de l'Église. Comme avant (1882), il continua à « juger beaucoup trop favorablement le temps présent » (Cf. Testimonies vol. 5, p. 80). Nous ne pouvons pas le blâmer car il n'avait pas le discernement du don de prophétie. Néanmoins, son optimisme irréaliste fit de lui le « Mr. Laodicée ». Ses lecteurs innocents d'alors ne pouvaient rien faire d'autre. Un siècle plus tard, nous connaissons mieux maintenant que l'histoire a exalté l'Esprit de prophétie qui s'opposa tant à son opinion. Dans un éditorial du 14 Mars 1892, il parla avec un optimisme exagéré:
« L'œuvre de Dieu avance avec une rapidité croissante surtout ces dernières années. Ici, le but est d'attirer l'attention sur l'élan merveilleux que la cause de la vérité présente a atteint maintenant. Elle va de l'avant partout Elle augmente en vitesse chaque jour. Elle avance avec une force qui ne peut être arrêtée. A la vitesse du progrès manifesté maintenant, cette cause doit bientôt atteindre son but Elle accélère ses pas vers son triomphe final. » (RH 14/3/1892).
La messagère du Seigneur n'était pas si contente car elle était consciente d'un sérieux arrêt de l'œuvre dans nos propres rangs et de la venue du spectre d'un long retard. L'histoire a prouvé que l'article du pasteur Smith portait un jugement superficiel. Ellen White le dit alors:
« L'opposition dans nos propres rangs a imposé aux messagers de Dieu une tâche pénible et éprouvante car ils ont eu à rencontrer des difficultés et des obstacles qui n'avaient pas besoin d'exister… Ce sont les éléments qui agissent parmi nous qui ont gêné le message... L'influence née de la résistance à la lumière et à la vérité à Minneapolis aboutit à rendre inefficace la lumière que Dieu avait donnée. L'œuvre est en retard de plusieurs années. Quelle raison sera donnée à Dieu pour un tel retard de l'œuvre? » (GCB 1893, p. 419).
A plusieurs reprises, le rédacteur en chef, mal orienté, suivit une ligne de pensée diamétralement opposée à la vérité présente, celle de la justice de Christ résonnant au début du grand cri. Assez dramatiquement des articles d'Ellen White ou d'autres, venant comme d'apparentes coïncidences, firent face à son opposition, souvent bien nette. Pour lui rendre justice, disons qu'il les publia. Le contrôle de la rédaction était plus relâché à cette époque que maintenant. Mais son état d'esprit personnel était figé. Et encore en 1892, bien après la confession du rédacteur en chef, E.G. White dit : « La première position que vous avez adoptée à l'égard du message et du messager a été un piège continuel pour vous et une pierre d'achoppement… Cette perte est encore votre perte. » (Lettre S24 1892).
Nous le voyons écrire un éditorial disant que le message présent n'est pas le début du grand cri qui est quelque chose encore à venir. Son opinion était celle d'un partisan du déterminisme divin souverain, virtuellement celle du Calvinisme Réformiste moderne. Selon lui, nous ne pouvons ni hâter ni retarder la venue du Seigneur.
« La ligne de conduite convenable maintenant pour le peuple de Dieu, serait elle de fixer son esprit sur ces bénédictions futures et cette puissance future et laisser tout le reste, de faire de ces choses le but immédiat à poursuivre spécialement? Fixer son esprit sur ce qui doit arriver, puis raisonner : 'Maintenant l'Église doit accomplir telle et telle oeuvre puissante, elle doit parvenir à telle et telle situation', puis conclure qu'elle doit, en négligeant des devoirs plus proches, chercher par des moyens spéciaux, à obtenir cette puissance et ces acquisitions maintenant, est ce le moyen grâce auquel on doit s'assurer ces bénédictions?… Tous ces autres progrès viendront à l'heure, fixée par Dieu. Dieu, à sa propre heure favorable, accordera à son peuple la puissance nécessaire… Il amènera le grand cri du message... Laissez Dieu, maître de l'œuvre, accorder les bénédictions futures quand et comme cela Lui plaira. » (RH 14/5/1892).
Le pasteur Smith, apparemment n'avait pas idée que l'heure favorable pour le Seigneur a été et est toujours maintenant depuis que le septième ange commença à sonner de la trompette en 1844. (Apoc. 10:7). « Il n'y aurait plus de temps » (Apoc. 10 : 6).
La version New King James Version dit : « qu'il n'y aurait plus de retard ». Une semaine seulement plus tard parut un article d'Ellen White qui s'opposait à l'esprit de son éditorial confus. Bientôt S.N. Haskell envoya un article fervent pour contrebalancer les paroles de « paix et sûreté » du rédacteur en chef (26/7/1892). Alors le président Olson profita aussi de l'occasion pour blâmer Uriah Smith dans les colonnes de la Review.
« Depuis longtemps, nous parlons du grand cri du message du troisième ange. Eh bien, le temps est il venu d'entendre cette grande voix? Certainement, il est venu, mes frères. Alors, ne prévoyez plus sa venue comme future. Ne l'attendez plus à un moment éloigné. Comprenez qu'il est arrivé et que cela veut dire quelque chose » (RH 8/10/1892).
Durant ces temps émouvants de grandiose occasion eschatologique, le rédacteur en chef de la Review continuait ses homélies périmées sur des arguments examinés et réfutés. Cette situation est plutôt pathétique. A l'époque du grand cri même, il ranima, avec un style de discussion polémique, l'opposition chicanière d'opposants à la vérité du Sabbat qui ne raisonnaient pas, quelque chose qui convenait trente ans plus tôt. On aurait pu entendre les anges déclarer: « Mr. Laodicée, s'il vous plait réveillez vous! »
Au sujet d'un tel aveuglement pour reconnaître l'œuvre de Dieu, Ellen White écrivait:
« Trop souvent, le dirigeant a été hésitant, semblant dire : Ne soyons pas dans une trop grande précipitation. Il peut y avoir une erreur. Nous devons prendre garde de ne pas donner une fausse alerte.   L'hésitation et l'incertitude de sa part crient elles-mêmes paix et sécurité. Ne vous excitez pas! Ne vous alarmez pas! On fait beaucoup plus de cas de la question de « l'amendement religieux » que cela n'exige. Cette agitation tombera entièrement   Ainsi, virtuellement, il dément le message envoyé par Dieu et l'avertissement destiné à émouvoir les églises échoue. La trompette de la sentinelle ne résonne pas avec certitude et le peuple de Dieu ne se prépare pas pour la bataille » (5T, p. 715, 716).
Une telle politique du rédacteur en chef et un tel état d'esprit obligent à une conclusion fâcheuse. Uriah Smith revint à sa première attitude d'opposition et d'aveuglement, de non engagement après que les effets émotionnels de sa confession eurent disparu. Finalement Ellen White parla très clairement:
« A la veille même de la crise, on ne doit pas trouver le temps d'avoir un cœur mauvais, plein d'incrédulité, s'éloignant du Dieu vivant... Parmi ceux qui ont un cœur partagé, il y a ceux qui s'enorgueillissent de leur grande prudence à recevoir la nouvelle lumière, comme ils l'appellent. Mais le fait qu'ils ne réussissent pas à recevoir la lumière est dû à leur aveuglement spirituel… Il y a des hommes dans notre mouvement qui pourraient être très utiles s'ils voulaient seulement apprendre de Christ et avancer dune lumière à une lumière plus grande, mais parce qu'ils ne le veulent pas, ils sont des obstacles certains » (RH 6/12/1892).
Dans la même revue, le rédacteur en chef fait l'aveu à demi sincère que nous avons pu retarder l'œuvre mais pas vraiment sérieusement Nous citons sa déclaration car son attitude de laisser-faire calviniste est très populaire parmi beaucoup d'Adventistes en ces dernières années du 20 » siècle   ils disent que le peuple de Dieu ne peut ni hâter ni retarder le retour de Christ
« Combien la situation aurait pu changer si tous avaient travaillé avec zèle et rapidité dans l'œuvre, on ne peut pas le dire... Mais quelque grand qu'ait été notre pouvoir de retarder l'œuvre, il n'est pas dans nos possibilités d'arrêter ses progrès ni d'empêcher son achèvement final. Dans les limites de cette époque, quand l'œuvre du Seigneur devra se faire, elle se fera » (Idem).
Dans un éditorial de la Review du 10 Mai 1892, Smith fut en désaccord évident avec E. J. Waggoner. La même année à nouveau, il se jeta étourdiment dans une dispute avec A. T. Jones sur 'l'image de la Bête ». Notre peuple remarqua ces conflits. Fr. Foster, de l'église de Prahran en Australie, perplexe, vint à E.G. White. Elle raconte l'incident:
« (Foster) vit, dans la Review, l'article de fr. A. T. Jones sur l'image de la Bête, puis celui du pasteur Smith avec l'opinion opposée. Il fut perplexe et troublé. Il avait reçu beaucoup de lumière et d'encouragement en lisant des articles des fières Jones et Waggoner, mais voilà que l'un des vieux ouvriers, quelqu'un qui avait écrit beaucoup de nos livres classiques et que nous avions cru instruit par Dieu, semblait être en conflit avec fr. Jones. Que pouvait signifier tout cela? Fr. Jones avait il tort? Fr. Smith était il dans l'erreur? Qui avait raison? Il était déconcerté. Si avant de publier l'article du pasteur Jones, le pasteur Smith avait parlé avec lui, lui disant clairement que ses propres opinions différaient de celles du pasteur Jones et que si l'article paraissait dans la Review lui-même devrait présenter la position opposée, alors la question serait apparue sous une lumière différente de celle sous laquelle elle le fut réellement. Mais la voie poursuivie, dans ce cas, était la même que celle prise à Minneapolis. Ceux qui s'opposèrent aux frères Jones et Waggoner ne manifestèrent pas de disposition à les rencontrer comme des frères... Toutefois cette guerre aveugle continue… Nous savons que frère Jones a annoncé le message pour cette époque, nourriture au temps convenable pour le troupeau affamé de Dieu…
« La Conférence de Minneapolis était l'occasion précieuse pour tous d'humilier son cœur devant Dieu et d'accueillir Jésus comme le grand Instructeur, mais la position prise par certains à cette réunion s'est révélée désastreuse. Ils n'ont jamais vu clairement depuis et ne le feront jamais car ils persistent à chérir l'esprit qui a régné là-bas, un esprit mauvais de critique et d'accusation secrète… Au jugement, on leur demandera: Qui exigea de votre part de vous dresser contre le message et les messagers que j'ai envoyés à mon peuple?... Pourquoi avez vous barré le passage avec votre propre esprit pervers? Et après, quand l'évidence s'ajouta au témoignage pourquoi n'avez vous pas humilié votre cœur devant Dieu et pourquoi ne vous êtes vous pas repentis d'avoir rejeté le message de miséricorde qu'Il vous a envoyé? » (Lettre du 9/1/1893; soulignement ajouté).
Dans la même lettre, E. G. White cite le précédent président de la Conférence Générale comme partageant la perte du pasteur Smith. Le problème n'est pas le salut de leur âme. Nous laissons cela à Dieu. La question est la proclamation du message du grand cri:
« Si des hommes comme les pasteurs Smith, Van Horn et Butler se tiennent à l'écart, ne se mêlant pas aux éléments que Dieu juge essentiels pour faire avancer l'œuvre en ces temps périlleux, ils seront laissés derrière…Ces frères ont eu toutes les occasions pour être dans les rangs qui se hâtent vers la victoire, mais s'ils refusent l'œuvre avancera sans eux... S'ils refusent ce message... ces frères... subiront la perte éternelle car s'ils se repentent et sont sauvés à la fin, ils ne pourront jamais récupérer ce qu'ils ont perdu à cause de leur ligne d'action injuste. »

1   ...   19   20   21   22   23   24   25   26   ...   59

similaire:

Examen plus serré des «confessions» iconSommaire
«à effet de serre» tels que le dioxyde de carbone ou le méthane. Cependant, plus généralement, l'effet de serre est un principe utilisé...

Examen plus serré des «confessions» iconAMÒri les confessions de capri

Examen plus serré des «confessions» iconLe verre et les économies d’énergie La réduction des émissions à...

Examen plus serré des «confessions» iconExamen de culture générale en arabe et français ou anglais+ examen...

Examen plus serré des «confessions» iconL’examen d’un placenta transmis sans aucune donnée clinique ne peut pas être informatif
...

Examen plus serré des «confessions» iconAnne F. Garréta Pas un jour À nulle
«Il faut des spec­tacles dans les métropoles de l'ère post­moderne, et des confessions aux peuples ido­lâtres. J'ai vu les mœurs...

Examen plus serré des «confessions» iconVéritables poumons de la planète, les forêts influencent le climat...

Examen plus serré des «confessions» iconComment répondre aux questions du brevet La situation d’énonciation
«je», récit réaliste, confessions, journal intime, récit d’événements personnels

Examen plus serré des «confessions» iconRésumé à l’intention des décideurs
«très probablement [c’est-à-dire avec une probabilité supérieure à 90 %] dû à l’augmentation des concentrations de gaz à effet de...

Examen plus serré des «confessions» iconExamen des offres 21








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
ar.21-bal.com