Examen plus serré des «confessions»








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Les études de W. W. Prescott



Prescott a donné une série de sermons sur « la promesse du Saint Esprit ». Il se rendit compte qu'une grave erreur avait été commise quatre ans auparavant à Minneapolis. Il avait assisté à cette conférence avec un préjugé contre A. T. Jones et son message et il avait été favorable à Uriah Smith et Butler. Après la conférence de Minneapolis, il avait même essayé d'empêcher Jones de parler au Tabernacle de Battle Creek. Il avait plus tard confessé publiquement avoir, avec la plupart des frères, pris faussement position. (4) Cependant, dans ses longues études à la rencontre de 1893, il ne donna aucune indication qu'il avait opté pour le mauvais côté, ou qu'une telle confession ait été nécessaire.
Tandis que Jones, lui, exprima le principe du péché collectif, parlant du message que « nous rejetâmes là-bas » (p. 165, 183), bien que faisant partie des messagers, Prescott, lui, se dressa comme l'un de ceux qui avaient toujours été du bon côté. Une confession humble et honnête de sa part aurait fait merveille pour ouvrir la voie à l'Esprit de Dieu au cours de la session de 1893, mais rien de tel ne fut jamais exprimé.
Au lieu de cela, il s'identifia de façon marquée à Jones comme à quelqu'un qui partageait sa commission divine tout spécialement. Peut-être Jones l'invita t il à la rescousse, car il se sentait sans aucun doute seul pour défendre le message de 1888, alors qu'E.G. White et Waggoner étaient tous deux en exil de l'autre côté de l'Océan.
Chaque soir, les sermons de Prescott précédaient ceux de Jones. Quand Jones parlait il était assez effronté pour l'interrompre et placer des idées, des citations ou même pour exhorter le public. Avec un esprit moins doux et moins attirant, il exigeait sévèrement et avec véhémence que les frères retournent dans le bon chemin.
Il est douloureux de constater une certaine arrogance dans le comportement et l'impatience de l'appel. La différence subtile de tempérament ne réussirait guère à panser les blessures et guérir les plaies. Son esprit était en parfait désaccord avec celui de Jones qui éprouvait un sentiment de repentance collectif, (5) partageant la culpabilité de ceux qui avaient rejeté le message. Les sermons de Prescott ne montrent aucune humilité semblable. Remarquez combien un esprit hiérarchique, étranger au message de 1888 s'est infiltré.
« La pensée solennelle qui me vient à l'esprit, c'est que Dieu s'impatiente et qu'il ne nous attendra plus très longtemps, vous et moi. je veux que vous voyiez cela clairement... je le répète, je suis extrêmement inquiet de cette situation. . Je n'impose rien à personne, mais nous devons faire quelque chose. Il faut que survienne pour nous quelque chose de différent que ce qui est déjà advenu à cette conférence, cela est certain... C'est pourquoi nous vous supplions d'accepter la justification, car l'Esprit sera présent. Ne voyez vous pas clair? » (GCB, 1893, p. 386, 387).
Le fait que Prescott ait ouvertement déclaré qu'il était le collègue particulier de Jones allait tout naturellement troubler l'esprit des délégués de l'assemblée, leur faisant croire que cela était l'esprit du mouvement de réveil de 1888, alors que c'était faux.
« Mon âme ne désire rien plus ardemment que le baptême de l'esprit reposant sur les services de Dieu en ce moment... Nous devons vivre de telles expériences : voir perdre notre oeil droit ou notre main droite. Tous ceux qui désirent cela doivent se préparer à tout donner à Dieu y compris leur vie (« amen » murmuré). Et nous devrions nous rappeler qu'il est plus facile de dire « amen » que de faire la volonté de Dieu.
« ... Et alors, quel est notre devoir actuel? C'est de sortir et de donner le Grand Cri du message au monde...
« Le Seigneur attend depuis longtemps de nous donner son Esprit En ce moment même, Il attend avec impatience de pouvoir le répandre sur nous...
« Or, une oeuvre plus grande que la Pentecôte a commencé et il y en a ici qui la verront. Elle est . C'est maintenant que nous devons nous équiper pour cette oeuvre. » (Idem, p. 38, 39, soulignement d'origine).
Prescott n'a pas saisi la sublimité de la motivation de 1888. Cette vraie foi néo-­testamentaire est « mue par l'amour ». L'impact de ses messages de 1893 revient à la motivation égocentrique des oeuvres : nous devons faire ceci ou cela. Avec un esprit presque furieux, il harangue l'assemblée de faire quelque chose, d'agir, d'œuvrer (voilà bientôt un siècle que nous entendons cette répétition). En contraste, Jones lance un appel à l'assemblée pour qu'elle croie quelque chose   l'Évangile   et lui assure que la vraie foi produira toutes les oeuvres qui termineront l'œuvre de Dieu.
En lisant les sermons de Jones, on ne trouva rien de dur ou de sévère. Mais l'impression donnée par Prescott est différente:
« Je dis que s'il a jamais existé une assemblée dans le besoin, c'est bien celle-ci. Or, je me rends parfaitement compte que je parle en toute franchise... Si nous ne prions pas sérieusement à ce sujet, je déclare que c'est tout simplement fatal pour vous et moi...
« Il est inutile de poursuivre plus avant dans cette direction, et je conseille très solennellement de rester chez lui à quiconque ne peut sortir maintenant pénétré de la puissance d'en haut pour porter cette lumière céleste et faire le travail que Dieu veut voir accompli maintenant…
« Or, je sais que cela est très sévère, mais je vous le dis, mes frères, il faut que quelque chose survienne sur nous, nous saisisse...
« La question qui se pose est: Que devons nous faire à ce sujet? Qu'allons nous faire, vous et moi, en ce lieu, à cette conférence, en ce moment? Je le répète : qu'allons nous, faire à ce sujet? » (Idem, p. 67).
« Les serviteurs de Dieu munis de ce message sortiront le visage irradié d'une sainte joie et d'une sainte consécration. je désire voir ces frères sortir ainsi; je veux voir leur visage illuminé comme celui d'Etienne quand il était au conseil. » (Idem, p. 389).
« Eh bien, je dis en toute sincérité que nous pourrions aussi bien nous décider ici et maintenant, avant de faire un autre pas, pour faire face à la mort et en maîtriser la peur... A moins que nous nous tenions là en ce moment, que nous disions être prêts à abandonner amis, foyer et que rien ne nous séparera de l'amour de Dieu qui est en Jésus Christ notre Seigneur, nous pourrions bien nous arrêter maintenant. » (Idem, p. 241).
Cette triste énumération d'affirmations outrées révèle à quel point un esprit fanatique, dominateur, commença à s'infiltrer qui était étranger au message de 1888. Mais son « nous » a produit une mauvaise impression.
Par la suite, Prescott, repentant du fanatisme qui suivit la fin de cette conférence, humilia son cœur et après cette contribution, il délivra de bons messages en Australie, en 1895. Mais ses présentations de 1893 semèrent la confusion et empêchèrent toute possibilité d'une acceptation contrite du message. Des opposants, tels que Smith et Butler étaient, bien sûr, prêts à citer ce fanatisme comme exemple: « je vous l'avais bien dit'. (Même aujourd'hui, des fanatiques et réformateurs improvisés, sans mandat divin, font que beaucoup de membres d'église sincères ont des préjugés contre le message de 1888. Partout où le Seigneur travaille, l'ennemi cherche à provoquer la confusion par l'intermédiaire de fanatiques, de faux Elies). Trois jours avant la rencontre, E. G. White avait donné un avertissement dans la Review and Herald.
« Satan travaille avec une puissance trompeuse et insinuante... Quand l'ennemi voit que le Seigneur bénit Son peuple et le prépare à discerner ses séductions, il s'active avec une puissance magistrale pour provoquer d'un côté le fanatisme, et de l'autre un froid formalisme... Veillez sans cesse... attention au premier pas en avant que Satan pourrait faire parmi nous... Il y a des dangers à droite et à gauche dont il faut se garder... Certains utiliseront mal la doctrine de la justification... et iront dans de faux sentiers. » (RH 24/1/1893).
Dans ses sermons sur le Saint Esprit, Prescott prêcha une étrange doctrine, dépourvue du principe de la croix, d'idées claires sur la repentance; sa manière de procéder était confuse, et même contradictoire. Sa véhémence pouvait passer pour du sérieux. Lui-même à cette époque soutenait des projets qui avaient la désapprobation de l'Esprit de prophétie, quoiqu'il était sans aucun doute inconscient d'une disparité si prononcée. (6)
Naturellement il était de même inconscient de la disparité entre sa doctrine sur la réception du Saint Esprit et la vérité. Quelques exemples de cette confusion viennent illustrer ce qui se passa. Heureusement le Bulletin de 1893 est à nouveau imprimé, de sorte que le lecteur intéressé peut plus aisément y trouver lui-même les preuves nécessaires:
« Que devons nous faire? Mettons, nous à confesser à Dieu notre péché dans l'humilité de notre âme, soyons zélés et repentants et profondément contrits devant Dieu. Voilà tout bonnement l'unique message que je peux vous donner ce soir. »
Cela semble aller droit au but Mais si nous allons plus avant le problème se fait jour:
« Supposez que nous déclarions ne rien trouver du tout à confesser. Nous sommes en dehors de la question. Lorsque Dieu nous fait dire que nous sommes pêcheurs, il nous appartient de le reconnaître, que nous le constations on non. Cela devrait être notre expérience. » (GCB,1893, p. 65).
L'Écriture ne nous dit nulle part que Dieu désire une confession des lèvres alors que le cœur n'y participe pas. Cela s'apparente plus à l'Islam qu'au christianisme authentique. « Il se peut que les lèvres expriment une pauvreté d'âme que le cœur ne reconnaît pas » (COL, p. 159). Jones comprit que de telles idées étaient dangereuses. Il dit par la suite, dans le net désir de répondre à Prescott:
« Si le Seigneur retirait nos péchés à notre insu, quel bénéfice en aurions nous? Nous ne serions que des robots. Il ne souhaite pas cela; par conséquent, Il veut que nous réalisions à quel moment nos péchés sont enlevés, afin que nous nous rendions compte de la venue de sa justification... Nous sommes à tout moment des instruments doués d'intelligence... Le Seigneur nous utilise de notre plein gré. » (GCB, 1893, p. 404 405).

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