Examen plus serré des «confessions»








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Quel était le problème d'A. T. Jones?



Une seule lettre d'E.G. White à Jones, en 1893, est souvent citée comme preuve que son message était excessif. Prise hors de son contexte, cette lettre laisse dans certains esprits l'impression que son message de la justification par la foi était déséquilibré. Mais cette lettre doit être lue dans son contexte.
Ellen White ne publia jamais cette lettre durant sa vie. Si elle avait cru que le message de Jones était excessif ou déséquilibré, elle n'aurait pas hésité à le publier dans ses Témoignages.
Ecrivant d'Australie, elle dit à Jones qu'elle a appris quelque chose dans un rêve. Elle ne l'avait pas lu dans une publication. Jones avait tendance, quand il supportait une opposition persistante, d'exagérer son cas, et sa lettre détruisit cette tendance dans l'œuf. Il profita de son conseil qu'il accepta avec humilité. La lettre indique que ses idées sur la justification par la foi étaient correctes, « car vous considérez en réalité ces sujets comme moi », et elle énumérait les idées de Jones comme « notre position » :
« Dans mon rêve, vous présentiez le sujet de la justification par la foi et de la justice imputée de Christ par la foi. Vous avez répété plusieurs fois que les oeuvres n'avaient pas de valeur spéciale, qu'il n'y avait pas de conditions. La question fut présentée sous ce jour, de sorte que, je le savais, les idées étaient confuses... Vous exposez cette question trop énergiquement… Je sais ce que vous voulez dire, mais vous laissez une fausse impression dans beaucoup d'esprits. Vous considérez, en réalité ces questions comme moi je le fais. Cependant, vous rendez ces sujets confus pour les esprits, à cause de vos expressions. Ces fortes revendications concernant les oeuvres n'ont jamais rendu notre position plus forte. Ces expressions affaiblissent notre position, car il y en a beaucoup qui vous considèrent comme un extrémiste et qui se priveront des riches leçons que vous leur réservez sur les questions mêmes qu'ils ont besoin de connaître... Ne placez pas une seule pierre devant une âme faible dans la foi, pour qu'elle fasse un faux pas, à cause de présentations ou d'expressions excessives... Rappelez vous qu'il y en a certains dont les yeux sont fixés sur vous attentivement, espérant que vous dépasserez la cible, trébucherez et tomberez. » (Lettre 44, 1893, 9 Avril, 1SM, pp. 442 443).
Une recherche soigneuse dans les écrits volumineux et les sermons de Jones ne réussit pas à fournir même un seul mot affirmant que « les oeuvres n'ont pas de valeur spéciale » ou à fournir quoi que ce soit de similaire à ce sujet. Nous nous attendrions à trouver un exemple d'une affirmation peu sage sur la foi et les oeuvres dans ses vingt-quatre sermons à la session de 1893 qui s'acheva juste avant qu'elle n'écrive cette lettre; mais nous trouvons juste le contraire : de fortes expressions montrant le bon équilibre de la foi et des oeuvres, et soutenant que les oeuvres sont non seulement nécessaires, mais qu'elles sont le fruit de la foi authentique en Christ.
A la fin de la session de 1893, Jones fut égaré par l'influence de Prescott sur l'hypothèse fanatique selon laquelle le grand cri, ne pouvait être arrêté. Cela prépara le chemin au fanatisme d'Anna Rice Philipps.
La lettre d'Ellen White arriva à temps pour l'encourager à être prudent et il fut prudent Les plus enthousiastes approbations de son ministère par Ellen White sont écrites APRES cette lettre du 9 Avril 1888 parce qu'il se repentit humblement de cette chute temporaire. (1)
Aucun péché n'est jamais excusable
Ce fut un péché d'impatience d'esprit ou de mauvaise humeur qui finalement amena à sa conclusion le ministère de Waggoner et de Jones. Mais l'expérience de Moïse à la frontière de Canaan illustre ce qui leur arriva. Son péché était également inexcusable et il dut mourir pour cette raison, pour un péché d'impatience à l'égard d'Israël. Avec colère et impatience, il les appela « rebelles ». Ce fait était vrai, alors que son esprit n'était pas fidèle:
« Ainsi, les gens eurent l'occasion de se demander si sa conduite passée avait été dirigée par Dieu, et d'excuser leurs propres péchés. Moïse, tout comme eux, avait offensé Dieu. Sa conduite, dirent ils, avait donné lieu, dès le début, à la critique et à la censure. Ils avaient maintenant trouvé le prétexte qu'ils désiraient pour rejeter tous les reproches que Dieu leur avait envoyés par Son serviteur. » (PP p. 438).
Si Jones et Waggoner n'avaient pas déshonoré leur réputation, nous qui sommes d'une génération plus jeune, leur accorderions vraisemblablement un respect presque idolâtre. « Beaucoup qui n'avaient pas voulu écouter les conseils de Moïse tandis qu'il était avec eux auraient été en danger de commettre une idolâtrie après sa mort, s'ils avaient connu le lieu de sa sépulture. » (Idem, p. 503). La vérité et la logique de la position de Jones et Waggoner étaient si accablantes que peu après 1888, beaucoup commencèrent à le comprendre. Mais la pluie de l'arrière saison devait être repoussé jusqu'à une génération future. Maintenant, les messagers devaient être « enterrés » secrètement,   donc toute occasion d'idolâtrie doit être écartée pour les générations à venir. Quelle est la meilleure méthode « d'enterrement » que de laisser les messagers se perdre dans la disgrâce?
On dit fréquemment que leur désignation fréquente pour prêcher après 1888 indique l'acceptation officielle de leur message. Mais cela est une déduction erronée. Plusieurs facteurs doivent être notés:
1  les laïques et les pasteurs locaux (qui accueillaient bien le message) avaient plus d'influence pour organiser la désignation des prédicateurs à ce moment là que maintenant;
2   l'influence d'Ellen White, de fait, réclama qu'on leur manifesta de l'attention, qu'ils soient entendus aux réunions de la Conférence Générale;
3   leur désignation pour prêcher, alors leur message était déplaisant pour de nombreux dirigeants, faisait peser sur eux un lourd fardeau d'émotion. Par exemple, l'attitude régnant à la session de 1888 indiquée dans le Bulletin.
Néanmoins, beaucoup de gens qui avaient rejeté avec dédain leur message quand ils avaient raison les suivirent ardemment quand ils furent indécis dans la foi. Cela aggrava les choses. En 1912, un ancien président de la Conférence Générale écrivit à leur sujet :
« Quand le message de la justification par la foi commença à être prêché dans notre dénomination, (2) l'ennemi fut profondément troublé et fit un gros effort pour arrêter sa propagation. N'y réussissant pas, il changea son plan d'opposition et adopta une méthode qui promettait le plus grand succès. Ce plan devait fixer les esprits des gens sur les instruments que Dieu avait appelés pour promulguer ce message, si bien que ces hommes viendraient à être considérés comme les oracles de Dieu et la foi des gens se baserait finalement sur eux plutôt que sur Jésus, auteur du message. L'ennemi calcula que la louange et la flatterie des gens enflerait d'orgueil ces hommes, de sorte qu'ils finiraient par croire que leurs opinions et leur jugement devaient décider dans toutes les questions concernant la Bible et la gestion de l'œuvre de Dieu sur la terre. » (G. A. Irwin, RH, 4/7/1912).
Ellen White insista sur le fait que la persécution, indigne d'un chrétien, qu'ils endurèrent fut la cause principale de leur échec. Elle les priva de l'amour et de la confiance de leurs frères dont ils avaient besoin. Le ravage causé par l'adulation imprudente devint secondaire. A considérer la nature du message qu'ils apportèrent cette double cause ne pouvait que dérégler leurs facultés spirituelles. S'ils avaient pu recevoir plus de lumière, de manière à tenir jusqu'à la victoire, ils auraient affronté le monde avec la force que doivent posséder ceux qui finalement termineront l'œuvre de Dieu sur terre. Mais plus de lumière et de puissance devait être interdit après le rejet du message. Waggoner avait été exilé en Angleterre et les deux durent agir sans l'aide d'Ellen White. Ils ne connurent que le « début de la lumière du grand cri et cela ne fut pas suffisant pour achever la sanctification, même dans des cœurs honnêtes.

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