Examen plus serré des «confessions»








télécharger 1.13 Mb.
titreExamen plus serré des «confessions»
page50/59
date de publication11.07.2017
taille1.13 Mb.
typeExam
ar.21-bal.com > histoire > Exam
1   ...   46   47   48   49   50   51   52   53   ...   59

« La session de Conférence Générale de 1888, et la discussion de la justification par la foi lors de cette réunion, ont été commentées diversement par de nombreuses personnes, surtout durant les mois récents. Quelques unes ont même suggéré d'une façon entièrement erronée que l'Eglise Adventiste du Septième Jour s'est égarée, ne réussissant pas à saisir cette grande leçon chrétienne. Ce livre remet en ordre le rapport historique. » (p. 7).
N.F. Pease est un savant très compétent et très prudent, et la Conférence Générale apprécia son livre, mais il y a des problèmes posés par cet ouvrage dus au fait qu'il n'a pas réussi à considérer l'époque de 1888 dans son ensemble, d'une façon équilibrée:
a) Ce livre ne réussit pas, dans sa presque totalité, à reconnaître le message de 1888 pour ce qu'il était réellement  le début de la pluie de l'arrière saison et du grand cri, un message envoyé pour préparer un peuple à être transmué.
b) A plusieurs reprises, on se réfère au message de 1888, comme étant simplement la doctrine de la justification par la foi, ou la doctrine de la justice par la foi, assimilée à l'enseignement protestant populaire. Il affirme même que les messagers de 1888 la prirent aux églises protestantes populaires de l'époque (p. 138 139). Mais ils eux dirent qu'ils la prirent dans la Bible seule (Cf. G.C.B., 1893, p. 359). Nous cherchons en vain dans les écrits contemporains des théologiens protestants populaires les éléments particuliers qui constituent le message de 1888.
c) Cela soulève cette question: Si les églises protestantes des années 1800 possédèrent l'essence même de notre message de 1888, comment celui ci peut il être « le message du troisième ange en vérité »? Où est le caractère unique d'un Evangile adventiste du Septième Jour?
d) On représente l'Eglise Adventiste du Septième Jour comme en train de devenir « plus évangélique au cours des années » et de manifester un « crescendo de l'accent mis sur la justification par la foi durant les quarante dernières années » (N.F. Pease, p. 227, 239, 240). La question demeure: Quelle sorte de Justification par la foi est ce? Est ce le protestantisme populaire ou est ce le message de 1888?
e) Ce livre soulève une anomalie. Il est déclaré que nous avons conservé dans la dénomination, l'accent spirituel du mouvement de réveil de cette décade (1890) et pourtant, étrangement, le réveil des années 1890 s'arrêta (p. 164, 177). Voici une relation décourageante. Logiquement, cette vue démentit implicitement la prophétie d'Apocalypse 18: 1 4. Quand le message du grand cri est vraiment accepté par les dirigeants de l'Église, il ne peut jamais s'éteindre mais il est prophétiquement destiné à éclairer la terre de sa gloire. C'est la scène la plus grandiose de l'avenir prophétique du monde. Le fait que le réveil des années 1890 s'éteignit est de lui-même, la preuve la plus claire que le message du grand cri ne fut pas vraiment accepté par les dirigeants de l'Église. Cela doit être clair ou bien nous sommes en face de la terrible perspective que tout réveil authentique est condamné à s'arrêter de la même façon, même si le message est accepté. Est il possible qu'Apocalypse 18: 1 4 ne s'accomplisse jamais? Les questions des membres d'église continuèrent à arriver.
1966
Un autre livre au sujet de 1888 parut, écrit par A. V. OLson, vice président de la Conférence Générale. Sa mort soudaine, le 5 Avril 1963, laissa son manuscrit virtuellement terminé en la possession du Conseil d'administration du White Estate qui publia son livre de 320 pages, en 1966, sous le titre Through Crisis to Victory (De la crise à la victoire), 1890 1901. Sincère et profondément sérieux, l'auteur, à nouveau, voulut combattre les « conclusions induisant en erreur » touchant 1888. La préface dit au lecteur que les treize ans, entre Minneapolis (1888) et la session de la Conférence Générale de 1901, furent une période sur laquelle la Providence pouvait déchiffrer le mot « victoire » (p. 7). Mais à nouveau, il y a des problèmes sérieux:
a) Ces treize ans ne furent pas marqués par la victoire mais par une infidélité exceptionnelle dans l'administration à la direction de l'Église. Il y eut des exigences prophétiques en vue d'une réforme et d'une réorganisation et des jugements définitifs du Seigneur par les incendies désastreux du Sanatorium de Battle Creek et de la Maison d'édition de la Review and Herald. Cela arriva après la date de victoire de 1901. Les nombreuses lettres d'Ellen White, en Australie durant cette période, n'indiquent rien que des « années de progression », si la spiritualité et la fidélité prennent la première place et si le message et l'expérience de 1888 constituent le critère.
b) Le livre essaie d'établir une base légale pour prouver que le message de 1888 ne fut pas « officiellement rejeté » car « aucune décision que ce soit ne fut prise par vote des délégués pour l'accepter ou le rejeter » (p. 36). Bien qu'il soit vrai qu'il n'y a pas de rapport officiel d'un vote négatif à Minneapolis, le fait est qu'un vote fut émis et le Bulletin officiel de 1893 en parle. Ellen White aussi le confirme. Plusieurs références nettes à un vote de rejet existent ainsi :
« Que rejetèrent donc les frères à Minneapolis, eux qui se trouvaient chargés d'une responsabilité si grave? Ils rejetèrent la pluie de l'arrière saison, le grand cri du message du troisième ange. » (p. 183).
« Certains parmi eux… prirent ouvertement parti en défaveur de cela (la rencontre de Minneapolis), et ils votèrent contre à main levée... » (p. 244).
« Que leur credo figure par écrit ou qu'elle fusse l'idée de quelqu'un qu'on tente de faire adopter par un vote lors de la Conférence Générale, il n'y a guère de différence... Et il y a des gens ici qui se souviennent de cette époque (il y a quatre ans) et d'un lieu (Minneapolis) lorsqu'à trois reprises on s'efforça, par un vote lors d'une Conférence Générale, de faire en sorte de greffer cela sur le message des trois anges. Établir en points de repère les croyances de quelqu'un, puis voter de s'y conformer, que vous sachiez ou non de quoi il s'agit; et ensuite aller de l'avant et accepter de garder les commandements de Dieu, en plus de maintes autres choses, et bien, cette démarche allait être considérée comme la justification par la foi. » (p. 265).
Comme nous l'avons vu, Ellen White, elle-même, mentionne un vote de rejet, mais son rapport à ce sujet est supprimé dans la publication récente du Manuscrit 24, 1888, dans le troisième volume de Selected Messages (p. 176). Son Manuscrit 15, 1888, Olson, p. 294 302 est largement consacré à l'injustice des frères qui essayaient de frapper fort par un tel vote.
Du mépris de l'histoire, il y a au moins six reniements modernes publiés de l'existence d'un vote: Testimonies to Ministers préfacé par le White Estate, p. 24; Through Crisis to Victory, p. 36; Movement of Destiny , p. 233, 370; The Lonely Years, p. 395, 396; The Faith that Saves, p. 41.
Il est raisonnable de se demander pourquoi, après trois efforts directs pour obtenir qu'un vote de rejet figure dans un rapport, la tentative échoua. Pourquoi, rien ne fut il enregistré? La réponse est claire, d'après le même Bulletin de 1893. Seule Ellen White refusa de laisser le vote apparaître dans les comptes rendus.
« Ne nous dit on pas, à ce moment là, que l'ange de Dieu dit: 'Ne franchissez pas ce pas; vous ne savez pas ce que cela entraîne? Je ne peux pas prendre le temps de vous dire ce que cela entraîne, mais l'ange a dit: 'Ne le faites pas.' La papauté était là dedans. C'était ce que le Seigneur s'efforçait de nous dire, de nous faire comprendre... Y a t il quelqu'un dans ce lieu qui était là-bas à cette époque qui ne puisse voir maintenant ce qui se passait à ce moment là? » (p. 265).
Ainsi, la seule raison pour laquelle le vote ne fut pas enregistré, c'est que, sagement, Ellen White l'empêcha. Il était clair que les délégués avaient l'intention de faire ce vote de rejet Il serait passé à une majorité écrasante car elle déclara, à Minneapolis, que « l'esprit et l'influence des pasteurs, en général, qui sont venus à cette réunion, tend à rejeter la lumière » (Lettre B 21, 1888). « Nos frères, dans le ministère, sont ici seulement pour éloigner l'esprit de Dieu du peuple » (Ms 9, 1888, 01son, p. 291); et « à cette réunion... l'opposition plutôt que l'examen est à l'ordre du jour » (Ms 15, 1888, Olson, p. 301). Un tel vote enregistré eut été le suicide virtuel de la dénomination. Grâce à Dieu, elle nous délivra de nous mêmes.
N. F. Pease reconnaît la force de l'opposition presque totale. On ne peut pas craindre de dire que Waggoner et Jones n'auraient pas eu une seule chance sans le soutien d'Ellen White (The Faith That Saves p. 41). Sans son soutien direct en leur faveur, la session de la Conférence Générale de 1888 aurait voté officiellement la condamnation de leur message.
c) A. V. Olson minimise l'impact de l'opposition de 1888 en mentionnant simplement 23 ouvriers de l'œuvre impliqués dans l'opposition d'une façon ou d'une autre... « Suggérer qu'il y eut une connivence en masse et une opposition organisée n'est pas correct » (p. 84). A nouveau, nous avons un conflit avec ce que la messagère inspirée dit dans beaucoup de déclarations. Cela contredit aussi les rapports des témoins oculaires, C. C. Mc Reynolds et R. T. Nash (voir chapitre 15).
d) Le livre se termine avec un dilemme décourageant et douloureux. Les dirigeants et le ministère sont fidèles; les laïcs ne le sont pas. Les pasteurs adventistes et les évangélistes ont annoncé cette vérité vitale depuis la chaire des églises et des estrades publiques, leur cœur brûlant d'amour pour Christ, « mais pour beaucoup de membres d'église, le message de la justification par la foi est devenu une théorie desséchée... Ils ont négligé la lumière... Ils ont échoué... Leur pauvre âme est nue et indigente... Ils seront bientôt rejetés par leur Seigneur » (p. 238, 239, soulignement ajouté). La fin logique de cette thèse est le concept catholique romain d'une hiérarchie fidèle et d'une laïcité infidèle.
Quand « l'ange de l'Église », ses dirigeants, répondront à l'appel du dernier jour de Christ, « Ton peuple est plein d'ardeur, quand tu rassembles ton armée » (Psaume 110: 3). Un ministère fidèle et des laïcs infidèles, c'est un acte d'accusation, non seulement du peuple de Dieu d'aujourd'hui, mais de toute l'histoire sacrée, et n'offre aucune espérance pour l'avenir qu'un peuple infidèle résistant toujours à une hiérarchie fidèle. Cela ne peut exister et n'existera pas.
1969
Bientôt N. F. Pease publia une suite à By Faith Alone intitulée The Faith that saves. Son sujet principal est à nouveau 1888. Il y a plus de problèmes:
a) A nouveau, nous trouvons une fuite devant toute reconnaissance de la signification eschatologique du message de 1888 comme le début du grand cri d'Apocalypse 18. A la place, l'auteur le représente comme « l'héritage commun des groupes protestants », ancienne lumière dans son contexte propre, une simple « nouvelle insistance sur la justification », « le même Evangile éternel par lequel les chrétiens ont été sauvés dans tous les temps » (pp. 25, 39, 45, 54). Il semble qu'il n'y ait aucune reconnaissance d'une vérité unique constituant « le message du troisième ange en vérité », aucun concept de sa relation spéciale avec la purification du sanctuaire.
b) A nouveau, on nous dit que la délégation de 1888 était divisée en trois directions, « impliquant que l'opposition n'était pas sérieuse ». Répliquant à ceux qui disent que « la dénomination rejeta la justification par la foi en 1888 ».. l'auteur se repose sur la supposition que: pas de vote enregistré signifie qu'aucune mesure officielle ne fut prise sur ce sujet et que « la plupart de ceux qui ne réussirent pas à voir la lumière en 1888, se repentirent de leur aveuglement et accordèrent leur soutien enthousiaste » (p. 41). La preuve de ce soutien enthousiaste fait défaut.
A nouveau, nous nous rappelons la lettre de plainte d'Ellen White à son neveu, le 5 Novembre 1892, bien après que les confessions des principaux dirigeants eurent lieu, elle dit que pas un des opposants du début n'était venu à la lumière et n'avait discerné le message (Lettre B2a, 1892). N. F.Pease reconnaît qu'à la fin de la décade aucun Elisée ne prêchait le message efficacement, sauf Jones, Waggoner et Ellen White (By Faith Alone, p. 164). Où était leur supposé soutien?
c) Cherchant à repousser la suggestion des présents auteurs que l'Église « republie les écrits de Waggoner et Jones, pour pouvoir bénéficier de leur enseignement », N. F. Pease déclare que « Jones et Waggoner ne dirent rien » qu'Ellen White n'avait dit « mieux... Ellen White fut capable de présenter ce même Evangile éternel avec une clarté et une beauté qu'aucun de ses contemporains ne fut capable d'égaler » (p. 53).
Cela soulève une question sérieuse: Pourquoi le Seigneur envoya t Il les messagers de 1888, s'ils ne pouvaient pas présenter le message convenablement? N'aurait il pas été plus sage en désignant sœur White comme messagère de la pluie de l'arrière saison et héraut du message du grand cri? L'histoire sacrée démontre que Dieu choisit toujours des messagers pour une raison.
Ellen White ne considéra jamais le message de Jones et Waggoner comme superflu. Elle l'approuva près de 300 fois dans un langage non surpassé pour l'enthousiasme et elle les soutint clairement comme étant spécialement désignés, délégués. « pourvus de lettres de créance » par Dieu pour faire une oeuvre qu'elle n'était pas appelée à faire.
Les livres des messagers de 1888 sont basés sur la Bible seule (ex: Christ and His Righteousnes; The Gospel in Creation; The Glad Tiding; The Consacrated Way to Christian Perfection qui n'utilisent pas des déclarations d'Ellen White. Leur message était une belle démonstration de la puissance inhérente à un message biblique pur de la justification par la foi. Le dénigrer ainsi signifie logiquement un mépris des approbations d'Ellen White.
d) Notre auteur conclut avec une approbation des messages de la Conférence Générale de Milwaukee, en 1926, comme étant plus importants que ceux de 1888. Ils sont une preuve solide que le message de 1888 avait été accepté. Il dit:
« C'est ma forte conviction qu'il serait bon d'insister moins sur 1888 et plus sur 1926. En fait, la Conférence Générale de 1926 fait ce que celle de 1888 aurait pu être s'il y avait eu une plus grande unanimité sur le sens de l'Evangile.
« Certains ont suggéré que l'Église Adventiste devrait établir un rapport d'une façon spécifique de la reconnaissance des fautes de 1888. Aucune preuve plus positive de la croissance et de la maturité spirituelles ne pourrait être avancée que celle des sermons de 1926. » (p. 39).
Mais en fait cette opinion plongerait logiquement l'Église dans la confusion. Notons ce qu'elle entraîne:

1) Les messages de 1926 furent plus grands et plus importants que ceux de 1888; cependant:

2) à la différence de 1888, la « PLUS grande unanimité au sujet du sens de l'Evangile », en 1926, voulait dire qu'il n'y eut pas d'opposition comme il y en eut en 1888.

3) plus de 60 ans sont passés depuis 1926, alors qu'Ellen White déclare que si le message de 1888 avait été accepté, le mandat évangélique aurait pu s'achever en quelques années à peine (G.C.B, 1893, p. 419). Cette compréhension de 1926 nous dirait donc qu'une plus grande unanimité et l'acceptation du message n'apporte pas l'achèvement heureux du mandat évangélique. Pourrait il y avoir une chose plus décourageante?
Le fait est que la justification par la foi, enseignée dans les messages de 1926 (Cf. GCB, 1926), ne contient pas les vérités essentielles du message de 1888. La même chose arriva en 1952, comme plus tard. Ces messages furent inspirés par « La Vie Victorieuse » du Sunday School Times et par les doctrines théologiques du jour d'autres dirigeants protestants éminents. C'est pourquoi, aucun réveil ni réforme durables ne purent succéder à la session de 1926, ni à la Conférence de 1952.
Nous nous tournons maintenant vers les faits nouveaux les plus significatifs d'un siècle entier concernant l'intérêt croissant au sujet de 1888.
1   ...   46   47   48   49   50   51   52   53   ...   59

similaire:

Examen plus serré des «confessions» iconSommaire
«à effet de serre» tels que le dioxyde de carbone ou le méthane. Cependant, plus généralement, l'effet de serre est un principe utilisé...

Examen plus serré des «confessions» iconAMÒri les confessions de capri

Examen plus serré des «confessions» iconExamen de culture générale en arabe et français ou anglais+ examen...

Examen plus serré des «confessions» iconLe verre et les économies d’énergie La réduction des émissions à...

Examen plus serré des «confessions» iconL’examen d’un placenta transmis sans aucune donnée clinique ne peut pas être informatif
...

Examen plus serré des «confessions» iconAnne F. Garréta Pas un jour À nulle
«Il faut des spec­tacles dans les métropoles de l'ère post­moderne, et des confessions aux peuples ido­lâtres. J'ai vu les mœurs...

Examen plus serré des «confessions» iconVéritables poumons de la planète, les forêts influencent le climat...

Examen plus serré des «confessions» iconComment répondre aux questions du brevet La situation d’énonciation
«je», récit réaliste, confessions, journal intime, récit d’événements personnels

Examen plus serré des «confessions» iconRésumé à l’intention des décideurs
«très probablement [c’est-à-dire avec une probabilité supérieure à 90 %] dû à l’augmentation des concentrations de gaz à effet de...

Examen plus serré des «confessions» iconExamen des offres 21








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
ar.21-bal.com