Examen plus serré des «confessions»








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« Donc, on ne peut pas dire, en toute justice, qu'O. A. Olsen rejeta ou étouffa personnellement le message de la justification par la foi, ou dirigea, ou aida, ou encouragea dans une telle direction. Clairement, O. A. Olsen n'a pas rejeté le message. » (p. 354 358).
L E. Froom n'offre aucune preuve venant d'Ellen White pour soutenir ces propos. Le lecteur suppose que de telles affirmations emphatiques sont appuyées quelque part par une preuve inspirée. Cela manque totalement dans son livre Movement of Destiny pour la simple raison que cette preuve n'existe pas dans les écrits d'E. G. White. Voici ce que soixante de nos meilleurs érudits n'ont pas remarqué quand ils ont approuvé son livre.
Opinion d'Ellen White sur la conduite des dirigeants après 1888
Nous devons maintenant considérer, en contraste, ce qu'Ellen White a dit, rétrospectivement, huit ans après qu'O. A. Olsen devint président:
« Frère Olsen me fait bien de la peine... Il n'a pas agi selon la lumière reçue. Son cas est mystérieux. Malgré la lumière qui a été répandue devant lui pendant des années concernant cette affaire, il continue d'aller contre la lumière que Dieu lui a envoyée. Tout cela met le désordre dans son discernement spirituel et il conduit d'autres esprits à voir les choses dans une lumière pervertie. Il a donné une preuve évidente qu'il ne considère pas les témoignages que Dieu a jugé bon de donner à son peuple comme dignes de respect ou comme d'un poids suffisant pour influencer sa façon d'agir. » (Lettre à A. O. Tait, 27/8/1896).
L. E. Froom contredit Ellen White d'une façon alarmante, spécialement à la lumière du soutien officiel dont jouit son livre. Le contexte d'Ellen White est clair comme du cristal :
« Je suis affligée beaucoup plus que je ne peux le dire. Evidemment, le pasteur Olsen a agi comme Aaron, concernant ces hommes qui se sont opposés à l'œuvre de Dieu depuis la réunion de Minneapolis. Ils ne se sont pas repentis de leur conduite, de leur résistance à la lumière et à l'évidence. Le mal, au cœur de l'œuvre, empoisonne le sang et le mal est ainsi communiqué au corps qu'ils (les dirigeants de la Conférence Générale) visitent. » (Ibidem.).
Ellen White n'a rien caché au pasteur Olsen. Elle lui avait écrit précédemment les mêmes choses, le 26 Novembre 1894. Elle lui écrivit encore le 31 Mai 1896:
« J'ai des communications qui ont été écrites depuis un et deux ans, mais j'ai jugé que, dans votre intérêt, elles devaient être retenues tant que quelqu'un ne pourrait pas se tenir à vos côtés pour pouvoir distinguer clairement les principes de la Bible des principes établis par les hommes et pour séparer, avec un discernement aiguisé, les imaginations humaines étrangement perverties qui ont oeuvré durant ces années, des choses d'origine divine...
« Frère Olsen, vous parlez de mon retour aux U.S.A. Durant trois ans, j'ai été un témoin de la vérité à Battle Creek, de 1888 à 1891. Ceux qui, alors, refusèrent de recevoir le témoignage que Dieu m'a donné pour eux, et qui rejetèrent les preuves accompagnant ces témoignages, ne retireraient aucun bénéfice, si je revenais...
« Dans une grande mesure, l'Association de la Conférence Générale a perdu son caractère sacré, car certains en rapport avec elle n'ont pas changé de sentiments en quoi que ce soit depuis la conférence tenue à Minneapolis. Il m'a été montré que le peuple, dans son ensemble, ne sait pas que le cœur de l'œuvre est devenu malade et corrompu à Battle Creek. » (2)
Plus tard, E. White écrivit à L H. Evans que son seul regret était d'avoir confié des communications vitales au président Olsen au lieu d'envoyer des témoignages au « champ » adventiste pour que les gens eux-mêmes puissent savoir ce qui se passait à Battle Creek. Le pasteur Olsen avait « rejeté » la confiance qu'on lui avait accordée selon la copie signée de la lettre qui est dans un dossier du White Estate (Lettre E51, 1897). Dans une autre copie carbone signée d'une collection privée, elle barra le mot rejet et écrivit de sa propre main « négligé ». Quelle fut la raison mystérieuse qui motiva cette résistance/négligence officielle et prolongée au Saint Esprit? Rappelons que L. E. Froom met en avant le grand modèle moral qu'il devait respecter, mandaté par A. G. Daniells. Son livre devait en être un qui « honorerait Dieu et exalterait la vérité » (p. 17).
« Regrettable stratagème de l'histoire reconstruite. L'histoire a parfois été refaite grâce à une tentative de sélection, c'est à dire en utilisant hors du contexte ou des buts réels des citations qui conviennent à un objectif, dans une tentative pour soutenir une supposition ou une théorie. Mais une telle pratique n'est ni morale ni honnête. En tant qu'hommes intègres, nous ne devons pas participer à une telle manipulation d'épisodes historiques. Les serviteurs du Dieu de vérité doivent toujours utiliser les citations, les preuves et les procédés d'argumentation, de façon à honorer la vérité et son auteur. » (pp. 364 365).
Cela bien sûr est indiscutable... On n'a rien à gagner à critiquer l'œuvre du Dr. Froom. Mais nous pouvons tous apprendre une leçon de contrition. Des multitudes de chrétiens dans les églises populaires placent une confiance non fondée en des jugements préconçus qui ne peuvent supporter l'épreuve de la vérité. Comment pouvons nous, Adventistes du Septième Jour les aider à moins que nous mêmes ne soyons fidèles à la vérité, même au prix de notre sacrifice personnel ou de notre réputation?
1972
Le Dr Froom. avait invité les auteurs de ce manuscrit à se rétracter publiquement et à cesser de dire avec insistance que les dirigeants ont rejeté le message de l888. Sa demande fut ouvertement reconnue comme dirigée spécifiquement à l'encontre des auteurs présents (Seminary Studies, Andrews University, Janvier 1972, p. 121).
Voici ce que dit le Dr Froom :
« L'Église, aujourd'hui, doit obtenir une confession explicite de ceux qui ont lancé une accusation qui induit en erreur, surtout contre les dirigeants d'après 1888, tous décédés. Ensuite l'Église d'aujourd'hui doit aussi obtenir cette confession, car elle a été déconcertée et induite en erreur par une telle affirmation. En définitive, donc elle constitue réellement une attaque contre les morts. C'est une affaire grave et sérieuse. » (p. 358).
Les auteurs étaient obligés de répondre à une telle exigence officielle du savant adventiste le plus éminent, spécialement du fait que les membres de la Conférence générale lui étaient favorables. En 1972, ces auteurs préparèrent leur texte : Une confession explicite... due à l'Église. Ils réitérèrent leur conviction que les faits de notre histoire constituent un coup de clairon en faveur de la repentance unanime de la dénomination... Les membres de la Conférence Générale reçurent personnellement ce texte. Ils conseillèrent fortement qu'on ne le publie pas et réunirent une série de comités spéciaux à Takoma Park pour examiner les preuves. Cela dura des années. Les dirigeants et les Comités examinèrent les preuves d'Ellen White et furent impressionnés; mais à nouveau, ils conseillèrent fortement que Confession explicite ne soit pas publiée. Puis après avoir empêché ce texte de paraître, ils republièrent Movement of Destiny sans changement dans la thèse de base.
Deux choses significatives, en particulier, se développèrent à la suite de l'intérêt soulevé par l'histoire de 1888.
1973 1974
1) Pendant les deux ans qui suivirent ces comités spéciaux, les Conseils annuels envoyèrent des appels très sérieux à l'église mondiale, invitant au réveil, à une réforme et à la repentance. Il y eut une ardeur et une solennité inhabituelles évidentes dans ces appels. Cependant, la sincérité exige de reconnaître que les résultats ont été décevants. Les appels des Comités ont rarement été efficaces pour produire un réveil ou une réforme chez les pasteurs ou les laïcs, car la méthode administrative ne peut jamais effectuer la réconciliation avec Jésus. Cependant dans ces appels du Conseil Annuel, il y avait une sérieuse fausse interprétation des faits de l'histoire de notre dénomination qui, logiquement, empêcha d'atteindre les objectifs de ces appels. Le problème apparaît superficiellement comme mineur, mais il est significatif.
Nous citons dans l'appel de 1973:
« Durant les quatre ans qui suivirent la Conférence Générale historique de Minneapolis le fait d'insister à nouveau et d'une façon ‘contraignante’ sur la justification par la foi avait réveillé l'Église Adventiste d'une telle façon Ellen White aurait pu dire que le grand cri avait commencé! »
L'erreur ici n'est pas une erreur de sémantique (étude d'une théorie au point de vue du vrai ou du faux). Ellen White ne dit jamais que le message de 1888 réveilla l'Église Adventiste. Elle dit le contraire que: « Satan réussit à interdire à notre peuple, dans une grande mesure, la réception de la puissance spéciale du Saint Esprit » (1SM, p. 234, 235). Le message ne fut jamais admis à réveiller l'Église. Mais cela n'est pas le problème le plus sérieux de cet appel. Il y a aussi un échec dans l'identification correcte du « grand cri ». Nous signalons cela, non pour critiquer les efforts sincères et fervents, mais parce que l'heure est trop avancée pour se permettre encore la même erreur. Le « commencement » de la pluie de l'arrière saison et du grand cri n'était pas un réveil subjectif qui était supposé réveiller l'Église Adventiste. C'était le message lui-même. C'est évident, même dans l'affirmation d'Ellen White citée dans l'appel:
« Le grand cri du troisième ange a déjà débuté dans la révélation de la justice de Christ, le Rédempteur qui pardonne le péché. C'est le début de la lumière de l'ange dont la gloire remplira la terre entière. » (RH 22/11/1892).
On peut voir très vite pourquoi cela est si important:
a) Si le début du grand cri était le réveil de l'Église, son arrêt si rapide devint une très mauvaise nouvelle. Cela implique qu'un réveil authentique est plus illusoire qu'une cure contre le cancer et que, lorsqu'on permet au Saint Esprit d'œuvrer (comme on le suppose dans les années 1890) Lui-même, Il se lasse et abandonne le réveil. Pourquoi une église « réveillée » ne réussirait elle pas à lancer le grand cri et à terminer l'œuvre de Dieu?
b) Mais si le début du grand cri est fidèlement reconnu pour ce qu'il est vraiment, à savoir le message de 1888 lui-même, cela nous donne de l'espérance, car nous pouvons le récupérer et proclamer le message objectif tel qu'il est rapporté dans les sources existantes. La puissance du Saint Esprit se manifeste dans la « Vérité de l'Evangile » (Galates 2: 14; Rom. 1: 6).
Cependant, les conseils annuels de 1973 et 1974 ne firent rien de pratique et d'efficace pour retrouver et annoncer le message de 1888 lui-même. Bien plus, par inadvertance, ils garantirent que le vide (existant) serait rempli par l'introduction du Réformationisme calviniste. Le message de 1888 n'a jamais été librement et clairement proclamé à l'Église mondiale avec le soutien complet de la Conférence Générale.
Le second résultat de cet intérêt pour 1888 en 1973 1974 fut une conséquence du malentendu évident ci dessus. Reconnaissant que l'Église a besoin de la « justification par la foi », la Conférence Générale réunit la Conférence de Palmdale en 1976, où certains théologiens dominèrent les discussions et exigèrent qu'on soutienne leurs idées calvinistes réformationistes de la justification par la foi. Ils prétendirent que leurs idées ainsi exprimées étaient un vrai réveil du contenu du message de 1888, alors qu'en fait, elles étaient un reniement de toute la base essentielle de ce « très précieux message ». Mais leur prééminence en Australie et aux U.S.A introduisit leur influence dans le champ mondial. L'ignorance générale de l'essentiel et une antipathie dû au légalisme créèrent le vide dans lequel s'engouffrèrent ces idées réformationistes.
Bientôt, le temps démontra que ces idées sont incompatibles avec la vérité adventiste de la purification du sanctuaire. Si la Conférence Générale et nos maisons d'édition avaient apprécié le contenu unique du message de 1888 lui-même et l'avaient fait publier et exalté fidèlement, ces idées n'auraient jamais pu s'enraciner profondément aux U.S.A., en Europe, en Afrique, en Extrême Orient ni dans le Pacifique Sud. L'incompréhension de l'histoire des années 1890 eut pour résultat de répéter cette histoire avec des conséquences plus tragiques même.
Nous pouvons prouver la perte de centaines de pasteurs et personnes et nous ne savons de combien de laïcs et de jeunes. On peut faire remonter à une certaine source ces idées calvinistes de la justification par la foi: l'insistance de la Conférence Générale et du White Estate pendant des dizaines d'années sur l'idée que le message de 1888 n'était qu'une répétition amplifiée des vues protestantes populaires. Nos théologiens des années 1970 ne faisaient que bâtir sur une fondation posée par eux dès les années 1920.
1984
Cependant, un autre livre devait s'occuper de 1888, la biographie d'Ellen White, The Lonely Years 1876, 1891, d'A. L. White. La contribution du pasteur White à la vie de l'Église Adventiste se situa au delà de toute estimation suffisante. Durant une carrière longue et distinguée, il a été l'instrument de Dieu pour créer la confiance de l'Église mondiale dans l'Esprit de prophétie. Petit fils d'Ellen White, il jouit d'une réputation unique en tant qu'autorité la plus haute concernant ses écrits. Il est respecté dans le monde entier. Dans trois chapitres de ce livre, il discute de l'histoire de 1888. Mais d'abord, certains points de l'arrière plan et des suites doivent être considérés (p. 314). Puis suivent quatorze points dont certains vont jusqu'au fondement de la mission de notre dénomination (p. 394 à 397).
Nous noterons brièvement quelques points variés de cette section du livre:
1   Le sujet de la justification par la foi n'était que l'un des nombreux sujets urgents qui appelèrent l'attention des délégués.
Le point 10 continue: « Il semblerait qu'on en soit venu à mettre un accent disproportionné sur l'expérience de la session de la Conférence générale de Minneapolis. » Nous voudrions demander: « Quelle est la vraie signification eschatologique du message de 1888? Le début de la pluie de l'arrière saison et du grand cri n'est il pas l'unique question d'une importance suprême? »
4   Tandis que le travail de la Conférence était vaste et important.. Les sentiments et les attitudes des gens présents étaient façonnés par des discussions théologiques. Est il nécessaire que nous fassions remarquer que c'est en cela que consiste l'importance de cette réunion à ce moment là et sa signification pour l'église actuelle?
A moins que nos discussions théologiques ne soient saines, notre administration des affaires ne peut pas s'acquitter de la mission de l'Évangile et ne peut pas être bénie.
6   Des renseignements sur ce qui s'est passé exactement à Minneapolis sont venus en grande partie des documents d'Ellen White et des déclarations souvenirs de quelques participants. Notre dilemme actuel provient de l'échec consistant à ne pas attribuer son importance normale à la perspective inspirée que le ministère d'Ellen White nous offre, et provient aussi d'une confiance disproportionnée dans les opinions non inspirées des autres.
7   On ne prit aucune mesure officielle concernant les questions théologiques discutées. Ainsi, cette affirmation souvent répétée signifie qu'aucun vrai rejet des responsables n'eut lieu. Comme nous l'avons précédemment noté, ces votes ont eu lieu à main levée, (GCB, 1893, pp. 244 265) mais non enregistrés, à cause de l'opposition d'Ellen White. Nous citons l'affirmation suivante en entier:
8   « L'idée que la Conférence Générale et donc la dénomination rejetèrent le message de la justification par la foi en 1888 est sans fondement et ne fut lancée que quarante ans après la session de Minneapolis et treize ans après la mort d'Ellen White. Les procès-verbaux contemporains ne fournissent aucune suggestion d'un rejet par la dénomination. Il n'y a aucune déclaration d'Ellen White nulle part disant qu'il y ait eu rejet. L'idée d'un tel rejet a été avancée par des personnes dont aucune n'était présente à Minneapolis, en face du témoignage d'hommes responsables qui étaient présents. » (p. 396).
Les preuves objectives indiquent que:
a) La question réelle est l'acceptation ou le rejet de la pluie de l'arrière saison et du grand cri, et non pas la doctrine protestante que les auteurs du rejet de 1888 professèrent croire.
b) Ellen White, elle même, dit que le message à Minneapolis était en train d'être rejeté par « les pasteurs en général qui sont venus à cette session »; « ils sont venus à cette session pour rejeter la lumière », « opposition.. telle est la règle actuelle » (Lettre B1, 1888; Ms 9, 15, 1888).
c) Le Bulletin de 1893 contient un nombre de déclarations de « contemporains » qui avouaient que le message avait été rejeté et que les dirigeants responsables de l'Église lui résistaient toujours.   C'était juste 4 ans plus tard  . Personne n'éleva la voix à la session de 1893 pour prétendre que le message avait été accepté ou était accepté à ce moment là. Le Bulletin de 1901 contient des déclarations semblables.
Mais ce n'est pas tout. La plus récente édition de Testimonies to Ministers contient une addition absente dans les éditions précédentes, un avant propos historique et des « appendices » destinés à aider le lecteur à éviter la conviction claire que la lecture du texte d'E.G. White apporte: « Ces notes aideront le lecteur à déterminer correctement l'intention de l'auteur dans les messages ici présentés. »
Nous verrons par exemple la page 468. On y trouve cette déclaration claire de 1890: « C'est la mode actuelle de s'éloigner du Christ... Pour beaucoup, le cri du cœur a été: 'Nous ne voulons pas laisser cet homme régner sur nous'… La justification par la foi a été dédaignée, ridiculisée et rejetée. » L'Appendice avertit le lecteur d'être prudent. Apparemment, il ne doit pas croire trop promptement ce que dit le texte: « Tandis que certains prirent l'attitude rapportée ici, il y en eut beaucoup qui acceptèrent le message et reçurent une grande bénédiction dans leur propre expérience personnelle » (p. 533). Cela contredit directement beaucoup de déclarations du texte.
Cela ne peut que créer de l'effroi chez les membres d'Église réfléchis qui ont le droit de s'attendre à l'intégrité littéraire, car ils peuvent lire eux-mêmes la preuve contradictoire dans le contexte complet des paroles d'Ellen White.
Il y a un autre reniement d'une affirmation directe de cette dernière au sujet de l'histoire de 1888. Le 16 Mars 1890, elle dit: « Christ.. nous réserve une bénédiction. Elle existait à Minneapolis au moment de la Conférence Générale, mais il n'y eut pas d'acceptation. » (souligné par l'auteur). Cette affirmation est disponible dans Release nº 253, mais une note la contredit: « Les termes de cette phrase sont clairement imparfaits car, isolés, ils ne sont pas en harmonie avec ce qui suit et une autre de ses affirmations concernant la Conférence Générale de 1889 ».
Cependant, le document entier et le contexte appuient clairement cette affirmation telle qu'on la lit... Le contexte indique que ces termes ne peuvent pas être imparfaits. Toujours « les quelques-uns » qui acceptèrent furent un petit nombre de moindre influence, tandis que ceux qui rejetèrent furent un « grand nombre » ayant de l'influence.
Mais l'affaire ne se termine pas ici. En 1980, Selected Messages volume 3 fut publié avec un chapitre de 33 pages sur La Conférence de Minneapolis; puis sept pages incluant l'addition de « Arrière plans historiques ». Bien qu'il y eut un « empêchement tragique », « un changement progressif pour le mieux s'ensuivit pendant les cinq ou six ans après Minneapolis » (p. 162). Cependant, les plus forts témoignages de reproches de sœur White au sujet du scepticisme après 1888 datent de sept ou huit ans après Minneapolis. La référence claire d'Ellen White à un vote négatif à Minneapolis est supprimée dans son manuscrit 24, 1888, document qui forme le corps du chapitre (Cf. p. 176).
A nouveau, on nous rappelle que nous devons tous rechercher la direction divine dans notre quête de la vérité vitale. Il semblerait que 1888 crée un problème unique dans la longue histoire des confrontations de Dieu avec Son peuple. Il y a une vérité précieuse qui y est liée et qui semble plus illusoire que n'importe laquelle de l'histoire du passé. Comment pourrait il être possible que les savants et les dirigeants qui possèdent les occasions les plus remarquables de connaissance de tous les temps ne réussissent pas à en reconnaître les preuves évidentes? La repentance est obligatoire pour nous tous. Nous devons tous demander: « Seigneur, est ce moi? »
Incidemment ceux qui sont déconcertés au sujet des rapports concernant l'emprunt littéraire occasionnel [ou soi-disant plagias] d'E. G. White trouveraient la véritable histoire de 1888 utile pour faire disparaître leurs doutes. Son intégrité et ses aptitudes comme agent du don de prophétie sont démontrées d'une façon unique par son rôle dans cette histoire de 1888. Sans aucune aide humaine quelle qu'elle soit, elle suivait son chemin sans erreur parmi les pièges théologiques inhérents dans cette controverse difficile. Son courage à tenir seule contre « presque tous les pasteurs les plus âgés » dans une session de la Conférence Générale est fantastique.
Ses sermons improvisés furent pris en sténographie et transcrits pour nous aujourd'hui... Quelle autre personne pourrait prêcher dix sermons sans notes dans la chaleur émotionnelle d'une bataille théologique où tous les mots étaient enregistrés; en plus, écrire des vingtaines de lettres, existant encore, et des notes de journal (personnel) subsistant, sans le plus faible embarras un siècle plus tard? Il n'y a pas un mot malheureux, nulle part. Son approbation enthousiaste au message, malgré de grands handicaps est miraculeusement en harmonie avec la plus pénétrante et la plus compétente théologie d'aujourd'hui. Jamais, cette petite dame ne fut aussi grande que dans cette histoire de 1888.
1888, une épreuve pour la fin des temps
Comment peut on expliquer les efforts officiels presque surhumains tentés depuis 1950, pour contredire le témoignage inspiré d'Ellen White concernant 1888? Se pourrait il que l'ennemi du plan du salut ait des droits acquis pour cacher cette vérité importante? Se pourrait il que le fait de connaître la vérité authentique ait un rapport avec notre relation personnelle et « corporative » avec Christ et que Satan le sache?
Le fait de manipuler le témoignage est plus grave que les fiascos financiers. Si nos ennemis connaissaient cette histoire, nous serions embarrassés. Notre misérable relation avec la vérité nous maintient dans un état laodicéen de tiédeur et de non repentance. La solution simple est une foi honnête qui inclut une croyance à la vérité et une reconnaissance contrite et complète de celle-ci.
Il est tard, mais Dieu merci, il n'est pas trop tard pour avoir un nouvel esprit de fidélité. On nous a dit que l'Univers qui n'a pas péché, observe notre terre. L'honneur de Dieu Lui-même est en jeu. On sait qu'un jour, il doit y avoir un peuple « dans la bouche duquel il n'y a pas de mensonges » (Apoc. 14: 5). Considérer la justification par la foi comme étant simplement la doctrine protestante, c'est manquer le but. Cependant telle a été la manière officielle constante de considérer 1888. Un exemple de cette cécité spirituelle grave se trouve dans une citation de A. V. Spalding (Origin and History, p. 281). Notons combien cette position contredit l'essence du vrai message de 1888:
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