Examen plus serré des «confessions»








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Comment notre tiédeur a pris racine



Ellen White reconnut de bonne heure que notre problème était l'abandon de notre « premier amour », la perte de l'intimité avec Christ, la dépréciation de Son amour et de Son sacrifice. Elle-même apparemment ne perdit jamais ce premier amour car elle reconnaissait vivement et vite les manifestations du véritable Saint-Esprit. Mais « nous » ne fûmes pas tous aussi sensibles.
Nous pouvions chanter joyeusement avec W. H. Hyde: « Nous avons entendu l'appel de la terre sainte et notre cœur se réjouit »; cependant, il y avait une tension constante entre « reconnaître » et « apprécier » le don de prophétie vivant et notre ressentiment humain inné contre ses reproches et ses corrections. Tandis que la puissance de l'Esprit de Dieu, attachée au ministère d'E. G. White obligea souvent les dirigeants de l'Église à reconnaître l'autorité divine de son message, dans leur ensemble, ils avaient rarement une vraie sympathie de cœur pour sa façon de sonder spirituellement et profondément. Un tel ressentiment intérieur ne surprend pas chez nous, humains. Ce fut évident pendant toute l'histoire ancienne d'Israël.
Les plus sombres heures de notre histoire résultèrent de la négligence presque continuelle à écouter les appels ardents d'Ellen White pour revenir au premier amour, avec contrition. Un amour de soi croissant mais inconscient des pasteurs et des croyants chassa la foi réelle et en conséquence, la capacité de discerner l'action du Saint-Esprit disparut. Une évolution si horrible qu'elle est inimaginable pour les pionniers –et même pour nous- eut lieu finalement. Le temps arriverait en 1888 où la puissante troisième Personne de la Divinité serait réellement « insultée » par les délégués responsables à une session officielle de la Conférence Générale (MS 24, 1892; Special Testimonies, série A, nº 7, p. 54; voir chapitre 6). Comment les Adventistes pouvaient-ils faire cela?
Sans le ministère continuel d'Ellen White, il est douteux que ce mouvement ait pu survivre autrement que comme un culte légaliste, comme les Témoins de Jéhovah ou l'Église mondiale de Dieu. Ceci en soi –habituellement reconnu comme vrai- est un commentaire remarquablement clair de la nature de notre incrédulité profondément établie. Nous répétions en quelques décades l'histoire que l'ancien Israël mit des siècles à traverser. Aucun adventiste ne nierait que l'Église ne soit « Jérusalem », mais elle était toujours la vieille cité, pas encore la nouvelle.
Nous n'avons pas réussi à voir les messages des trois anges comme l'Évangile éternel. Les doctrines étaient vraies, mais les pasteurs et les membres étaient aveuglés et ne discernèrent pas bien le message du troisième ange EN VÉRITÉ, comme la cécité des Juifs les empêcha de discerner le vrai message de l'Ancien Testament. La vérité que les Juifs ne pouvaient pas voir était la place de la croix dans le service du sanctuaire et dans le ministère de leur Messie longtemps attendu. De même la place de la croix dans le message du troisième ange échappa à nos frères de la fin du 19e siècle.
Dès 1867, Elle White parla du « principe de la croix » (plutôt que de la réforme vestimentaire) comme du motif fondamental inspirant tout notre engagement et style de vie adventistes.
« Nous avons été si unis au monde que nous avons perdu de vue la croix et que nous ne souffrons pas pour l'amour du Christ… Dans l'acceptation de la croix, nous nous distinguons du monde. » (1T, p. 525).
« Il y a trop de 'remue-ménage' et d'agitation dans notre religion, alors que le Calvaire et la croix sont oubliés. » (5T, p. 133).

Croissance contre progrès



Ce qui a rendu notre état spirituel encore plus difficile à comprendre était le fait que l'Église jouissait d'une croissance prospère en nombre, finances et prestiges. Ceci se réfléchissait dans une augmentation régulière de la force des institutions, des finances et de l'organisation. Le si jeune mouvement partant de moins que rien, devant le mépris du monde après 1844, avait pris la forme d'une dénomination bien établie, bien respectée. Nous avions ce qui était reconnu par beaucoup comme la meilleure maison de santé du monde et l'une des plus modernes imprimeries religieuses de l'Ouest des U. S. A.
Bien sûr, il n'y avait rien de mal à un tel progrès matériel. La plupart des réalisations étaient voulues par « l'agent » du don de prophétie. Il était juste et convenable qu'on établisse des institutions, que l'œuvre s'étende dans de nouvelles régions et qu'on crée des églises partout. Mais les pasteurs et les laïcs aussi prirent cette croissance pour la fin et le vrai but du mouvement adventiste, celui-ci étant en réalité une préparation spirituelle pour le retour du Christ. La confusion en résulta. L'appréciation, l'estime du moi et la propre satisfaction se mirent à apparaître dans les rapports hebdomadaires des « progrès de la cause » publiés dans la Review.
L'esprit évident dans ces rapports de « progrès » contraste avec les messages fervents de conseils envoyés par Ellen White au même moment. Beaucoup de frères exprimaient un optimisme presque incessant concernant le résultat de leur œuvre. Oui, Dieu dirigeait et le mouvement était le sien. Mais l'inspiration et l'histoire rapportent que l'aspect le plus remarquable de l'œuvre était non ses progrès matériels mais son manque de maturité spirituelle. Le premier but du mouvement adventiste a toujours été de développer le caractère d'un « reste » qui « justifie Son sacrifice ». Aucune autre communauté de saints dans toute l'histoire n'a bien accueilli une telle maturité d'expérience, symbolisée dans la Bible comme « l'épouse qui s'est préparée ». (Apoc. 19:7).
Ce dernier « reste » deviendra la population d'une Nouvelle Jérusalem qui aura vaincu les apostasies de toutes les précédentes. Dans son caractère, on verra les résultats pratiques de la purification du sanctuaire céleste. Le plan du salut doit atteindre son point culminant et il faut qu'on réponde pour toujours aux doutes et aux accusations de Satan et de ses armées. L'univers qui n'a pas connu la chute doit lui-même être rassuré en observant une grandiose démonstration du succès complet du plan du salut à son heure finale. On doit démontrer que l'Évangile « est la puissance de Dieu pour le salut » (Rom. 1:16). L'atteinte de ce principal objectif est liée à celle d'un objectif secondaire : terminer le programme de la proclamation de l'Évangile dans le monde. L'atteinte de ce but secondaire est représentée dans la Bible comme virtuellement assurée une fois que le but principal est atteint. (Marc: 26 à 29; Apoc. 14:15; Jean 13:35; Mat. 13:37 à 43).
Si nous n'avions pas été aveuglés par l'amour du moi, une vraie compréhension de la vérité des messages des trois anges aurait depuis longtemps assuré le vrai progrès pour atteindre ce but principal, la ressemblance de notre caractère à celui du Christ. Au lieu de cela, il y a eu un progrès imaginaire parce qu'on a atteint le but secondaire. Mais un sérieux problème devient immédiatement évident. D'autres dénominations font la même sorte de progrès numérique et institutionnel, et même un bien meilleur, ce qui suggère qu'une telle croissance signifie peu de chose dès que les bénédictions réelles du Ciel sur notre œuvre sont concernées. Dans cette opération, nous avons beaucoup perdu de vue l'objectif: le but principal, alors qu'il y a eu atteinte illusoire du but secondaire. Des rapports officiels aboutissent à des conclusions peu judicieuses basées sur des progrès financiers ou statistiques. Un exemple suit, point d'un iceberg d'orgueil et de satisfaction: « Le succès financier de cette vaste entreprise de la dénomination ne peut pas être plus grand que la foi et le zèle qui animent le peuple choisi de Dieu. Ces richesses associées, sous le commandement du Chef des armées du Seigneur conduiront au triomphe prochain du grand mouvement de la seconde venue dans le monde entier » (37e rapport financier, Conférence Générale, 31/12/1948, p. 9). Autrement dit, la foi et le zèle qui animent le peuple choisi de Dieu se mesurent avec ses rapports statistiques. On peut dire que c'est un exemple extrême et vieilli, mais il illustre un état d'esprit prédominant alors, et reconnaissable presque partout aujourd'hui. La voix de nos cœurs prétend que nous sommes « riches » et avons amassé des biens. L'Auteur et le Consommateur de notre foi dit le contraire.
Tel était l'état spirituel de l'Église dans la décade précédant les sessions de la Conférence Générale de 1888. Ellen White avait souvent critiqué l'amour du moi qui devint si douloureusement évident avec la tiédeur envahissante. Dans des efforts désespérés pour aider, elle « nous » envoya des messages ardents de supplications dans les années précédant la Conférence de 1888, message pour pousser pasteurs et membres à retrouver l'amour pour Jésus, sincère et profond que l'on avait presque perdu. Elle oeuvra avec force, mais pour une raison quelconque, ces appels frappèrent en grande partie des oreilles sourdes et furent sans succès.

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