Surtout ‘’Les Chouans’’, ‘’Le colonel Chabert’’, ‘’Le lys dans la vallée’’, ‘’Eugénie Grandet’’, ‘’La peau de chagrin’’, ‘’Le père Goriot’’








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Adieu

(1830)
Nouvelle de 46 pages

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L'élixir de longue vie

(1830)
Nouvelle de 23 pages
Le père de don Juan Belviderio lui demande à sa mort d'oindre son corps d’un élixir de longue vie afin qu'il puisse ressusciter. Mais don Juan ne réanime qu'un oeil qu'il écrase et conserve l'élixir pour lui. À sa propre mort, son fils maladroit ne réanime que sa tête et son bras ; sa tête va planter ses dents dans la crâne d'un abbé qui, criant au miracle, s'apprêtait à canoniser ladite tête !
Commentaire
Le personnage de cette nouvelle rocambolesque représente la tentation satanique du détachement absolu dans la toute-puissance.

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Sarrasine

(1830)
Nouvelle de 36 pages
Le narrateur est invité à un bal offert par la riche famille de Lanty dont la fortune serait d’origine mystérieuse. Elle protège jalousement un petit vieillard décharné, apparemment centenaire, véritable mort-vivant au costume suranné et quasi féminin, dont l’apparence terrifie la compagne du narrateur, Mme de Rochefide, qui admire ensuite un magnifique tableau représentant un Adonis peint par Vien. Le lendemain seulement, le narrateur raconte à son amie (chez elle, au coin du feu) l’histoire qui explique l’identité du petit vieillard, celle du modèle de l’Adonis, et l’origine de la fortune des Lanty.

Sarrasine fut un jeune garçon doué, mais très indiscipliné qui ne cessait de dessiner et de sculpter. Il fut renvoyé de chez les jésuites pour avoir sculpté et posé sur l’autel une image du Christ particulièrement sacrilège. Le sculpteur Bouchardon le recueillit et lui apprit son métier. Sarrasine, dont les talents de sculpteur se confirmèrent, ne vivait que pour son art : il fuit la vie mondaine, et on ne lui connaissait qu’une maîtresse. Il se rendit à Rome en 1758 pour se perfectionner dans son art. Il y devint éperdument amoureux d’une chanteuse, Zambinella, dont la beauté parfaite lui inspira une statue. Il parvint à la rencontrer, et, en dépit des railleries pleines de sous-entendus de ceux qui découvraient son amour, à l’avouer à Zambinella et même à l’embrasser malgré ses refus. À l’occasion d’un concert chez l’ambassadeur de France, Sarrasine vit Zambinella chanter habillée en jeune homme. Il découvrit que c’était un castrat, et que la rencontre avec Zambinella avait été organisée par les camarades de théâtre de celle-ci pour se moquer de lui. En présence de Zambinella, Sarrasine, fou de désespoir, devenu incapable d’aimer, tenta de détruire sa statue, mais il tomba poignardé par les sbires du cardinal Cicognara, protecteur de Zambinella.

Mme de Rochefide demande au narrateur des explications complémentaires : le portrait (masculin, donc) d’Adonis a été réalisé par Vien, ami de Sarrasine, d’après la statue, tandis qu’une copie en marbre de l’œuvre de Sarrasine existe à Rome, exécutée sur l’ordre du Cardinal Cicognara. C’est donc l’image de la même personne qui l’a enchantée (sous l’aspect de l’Adonis, représentant Zambinella à vingt ans) après l’avoir terrifiée quand elle l’avait vue centenaire. On a ainsi également l’explication de la fortune des Lanty. La marquise de Rochefide élargit la portée du récit en se demandant : «Tous les sentiments humains ne se dénouent-ils pas ainsi, par d’atroces déceptions?»
Commentaire
La nouvelle se rattache aux ‘’Études philosophiques’’, mais a une dimension fantastique. Elle est constituée par un récit enchâssé, l’histoire de Sarrasine et de Zambinella, dans un récit-cadre, le bal chez les Lanty et la conversation. On peut considérer que le récit-cadre est contemporain de la date d’écriture de la nouvelle, tandis que la mention du sculpteur Bouchardon, qui a réellement existé, permet de situer le récit enchâssé quatre-vingts ans auparavant. La présence d’un interlocuteur permet au narrateur d’adopter un ton de conversation plus rapide, voire de pratiquer certaines ellipses dans son récit. Il évolue dans son rôle : de spectateur perplexe, il devient celui qui dissipe le mystère et on peut se demander comment lui, qui s’interrogeait comme tout le monde sur l’origine de la fortune des Lanty, a été mis en possession du mot de l’énigme. Tous les doutes sont permis sur la véracité de l’histoire de Zambinella et de Sarrasine.

Zambinella est un castrat (même si le mot «castrat», ou un équivalent comme «sopraniste», ne figure nulle part dans “Sarrasine”), c’est-à-dire un chanteur qu’on a castré avant l’adolescence pour qu’il garde sa voix de soprano ou d’alto. On a de bonnes raisons de penser que le personnage est un double inversé d’un faux castrat, Bellino (en fait Teresa Lanti, une jeune femme parfaitement belle) dont il est question dans les “Mémoires” de Casanova : le nom de Lanty donné aux neveux de Zambinella s’expliquerait ainsi. La tradition des castrats se maintint à Rome jusqu’à la fin du XIXe siècle, contrairement à ce qu’affirme le narrateur dans la dernière page du récit : «Je puis vous donner une haute idée des progrès faits par la civilisation actuelle. On n’y fait plus de ces malheureuses créatures». Ce jugement est évidemment ironique, d’autant plus que le dernier castrat, Alessandro Moreschi, vivait encore au début du XXe siècle. Balzac fait jouer à Zambinella des rôles de femme exclusivement (sauf chez l’ambassadeur), alors que l’usage du XVIIIe siècle confiait plutôt aux castrats des premiers rôles masculins. Le personnage semble réaliser l’idéal platonicien de l’androgyne (mythe évoqué par le discours d’Aristophane dans “Le banquet”) : grâce à Sarrasine, Zambinella aura deux reflets, l’un féminin, la statue de marbre que Balzac situe au musée Albani, l’autre masculin, l’Adonis peint par l’ami de Sarrasine, Vien, en 1791 sur l’ordre des Lanty. Il a aussi deux représentations dans la nouvelle, l’une féminine, l’image de la chanteuse aimée de Sarrasine, l’autre masculine, d’abord quand Sarrasine le découvre vêtu en homme chez l’ambassadeur, puis quand le narrateur et sa compagne le voient centenaire, caricature hideuse de sa beauté passée. Mais Sarrasine l’a découvert moralement hideux auparavant, se livrant à une prostitution de luxe que le narrateur évoque à peine (il est entretenu par le prince Chighi, le Cardinal Cicognara…). L’apparence de Zambinella vieux évoque, semble-t-il, celle du père de Balzac, Bernard-François Balssa, qui changea son nom à consonance italienne et féminine en Balzac. Zambinella est toujours une image plutôt qu’un être de chair. C’est de son image et du son de sa voix que Sarrasine devient amoureux. Son esprit ne lui est connu, et très mal, que plus tard : «de l’esprit, de la finesse ; mais elle était d’une ignorance surprenante, et se montra faible et superstitieuse. La délicatesse de ses organes se reproduisait dans son entendement». C’est son image, à peine consistante, qui glace d’effroi les dames dans le salon des Lanty. Et c’est son image, toujours double, qui survit sous forme de peinture et de sculpture. Parce qu’il est et homme et femme par l’ambiguïté de sa constitution physique et sa double représentation artistique, dans sa vie morale, il ne peut être ni homme ni femme : sa double apparence physique annihile chez lui toute possibilité d’existence affective. Rendu incapable d’aimer comme d’être aimé, réduit à être une image et une voix, un objet d’art et de jouissance, l’amour de Sarrasine le touche quelque peu, mais sans lui donner d’illusions : «Oh ! vous ne m’aimeriez pas comme je voudrais être aimée… Sans but de passion vulgaire, purement. J’abhorre les hommes encore plus peut-être que je ne hais les femmes. J’ai besoin de me réfugier dans l’amitié. Le monde est désert pour moi. Je suis une créature maudite, condamnée à comprendre le bonheur, à le sentir, à le désirer, et, comme tant d’autres, forcée à le voir me fuir à toute heure. » Zambinella, « malheureuse créature», est un monstre (voir les considérations de la dernière page de la nouvelle), un des multiples monstres que l’égoïsme forcené de la société moderne fabrique pour son plaisir. «Comme tant d’autres…»

Physiquement et moralement, Sarrazine est un double de Balzac. Il est présenté par le narrateur comme un homme robuste, plutôt laid, doté d’un caractère impétueux et volontaire : on reconnaît bien là l’auteur de “La comédie humaine” qui a passé six ans au collège oratorien de Vendôme, de 1807 à 1813, dans un état d’hébétude traversé de sursauts d’énergie, qui fait penser à celui de Sarrasine lors de son séjour chez les jésuites. Comme Balzac, Sarrazine a, dès que le narrateur le présente, le pouvoir de transfigurer tout ce qu’il touche : les saintes dont il fait des nymphes, le Christ qu’il profane allègrement. Il transforme aussi Zambinella, dont il fait la femme qu’il a vue, mais qui n’a jamais existé, au mépris de tous les indices qui pouvaient lui faire soupçonner la vérité. Il brûle pour elle d’un amour impérieux, et l’on peut s’étonner que ce soit le premier qu’il ait jamais éprouvé (son attachement antérieur pour «Clotilde, l’une des célébrités de l’Opéra» est signalé comme une aventure éphémère). Peut-on conclure que Sarrasine est un personnage ambigu, prédisposé à l’aventure qui le détruira?

Un sculpteur nommé Sarrazin a effectivement existé. Balzac a fait subir à son nom l’inverse de ce que son propre père avait fait au sien : féminisation de la terminaison, et transformation du « z » en « s ». La féminisation de ce nom fait penser à un prénom ou à un surnom féminin, et ce choix, surtout pour un personnage éponyme, ne peut être le fait du hasard. Ira-t-on jusqu’à conclure à une ambiguïté de Balzac lui-même? C’est ce que pensait Roland Barthes qui a analysé la nouvelle dans “S / Z” (1970). Il voyait une problématique sexuelle se dévoiler au cours du texte, la lettre « z » étant celle de la déviance. Avoir écrit “Sarrasine” avec un « plutôt qu’avec un « serait le type même du lapsus freudien, du très petit événement qui semble sans importance et qui, en réalité, est profondément signifiant. La nouvelle serait un texte-limite dans lequel Balzac se serait avancé très loin, jusque vers des zones de lui-même qu’il comprenait mal, qu’il n’a pas assumées intellectuellement et moralement bien qu’elles soient passées dans son écriture. Pourtant, on ne lui connaît que des amours féminines, mais non exemptes de bizarreries : sa première maîtresse, Antoinette de Berny, qu’il surnommait Laure, avait l’âge d’être sa mère qu’il avait souffert de voir lui préférer son petit frère, Henry. En juillet-août 1836, Balzac a fait un voyage à Turin et en Suisse avec Mme Marbouty, déguisée en homme. Peu importe. Balzac est, comme Sarrasine, un génie visionnaire qui transforme ce qu’il voit. L’autre double de Balzac dans la nouvelle peut aussi être mentionné : c’est le double narrateur qui le représente en 1830 auteur déjà connu et fêté, de même que Sarrasine évoque Balzac jeune. Lui aussi est suspect de manipuler la réalité et de céder aux caprices de son imagination en racontant à sa compagne une histoire qui a l’avantage d’expliquer tout, mais n’échappe pas au soupçon d’être le fruit de sa fantaisie.

Pourquoi cette attirance pour le «monstre» Zambinella? L’artiste vit aussi dans le monde de l’image, de la représentation et de l’apparence ; il doit vivre plusieurs vies par procuration, être homme et femme à la fois, pour mieux pénétrer la psychologie de chacune de ses créatures. Balzac l’a observé plus d’une fois : à vouloir vivre la vie des autres, il finit par sacrifier la sienne, un peu comme le père Goriot, qui abdique toute existence personnelle pour ses filles ingrates, sans avoir même la compensation de survivre dans leur mémoire.

Cette historiette, plus complexe qu’il n’y paraît d’abord, par sa structure et ses personnages, est un récit autour des thèmes du double, du reflet et de l’ambiguïté, et engage sans doute à une réflexion de l’artiste sur son art : le mythe de Pygmalion, amoureux de la statue de Galatée qu’il vient de sculpter, est explicitement évoqué à propos de la statue de Zambinella.
La réaction de la marquise au récit qu’elle vient d’entendre déconsidère également les passions et les affections : «Vous m’avez dégoûtée de la vie et des passions pour longtemps. Au monstre près, tous les sentiments humains ne se dénouent-ils pas ainsi, par d’atroces déceptions? Mères, des enfants nous assassinent ou par leur mauvaise conduite ou leur froideur. Épouses, nous sommes trahies. Amantes, nous sommes délaissées, abandonnées. L’amitié ! existe-t-elle? Demain je me ferais dévote si je ne savais pouvoir rester comme un roc inaccessible au milieu des orages de la vie. Si l’avenir du chrétien est encore une illusion, au moins elle ne se détruit qu’après la mort. Laissez-moi seule

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La paix du ménage

(1830)
Nouvelle de 40 pages
Au cours d'un grand bal donné sous l'Empire, chez le comte de Gondreville, une inconnue, une « petite dame bleue » attire par sa beauté les regards du comte de Montcornet et du baron Martial de La Roche-Hugon. Les deux séducteurs se livrent à des paris cyniques. Autour de « la candide inconnue », le jeu des regards tisse toute une intrigue. Rougeurs, pâleurs, coups d'oeil furtifs témoignent des moindres rebondissements. Et, tandis que les intrigues amoureuses s'ébauchent et se défont, une bague de diamant est échangée.
Commentaire
Ce « petit imbroglio », ce « petit drame », qui se déroule en effet en une heure à peine, fut placé par Balzac lui-même sous le double signe du brillant et de la rapidité d'action. Il insista sur la frénésie de l’« époque brillante », « temps de douleur et de gloire », écrivit-il à la duchesse d'Abrantès, sur le tourbillon de l'Empire qui entraîne les destins dans les accélérations de l'Histoire. Il montra bien ici comment les moeurs de l'Empire témoignaient de toutes les incertitudes d'un gouvernement sans lendemain : dans ce régime de militaires, comme dans l'univers des champs de bataille, la bonne fortune était précaire et il fallait se l'approprier sans remords. Le périple de la bague des Soulanges témoigne ainsi de cette morale de conquérant, morale d'époque, selon le romancier : morale de pillard, qui valorise cependant le courage. Les diamants brillent ici de tous leurs feux, s'exhibent et circulent rapidement, parce qu'ils représentent bien « le butin sous la forme la plus facile à transporter ». Le mépris de l'avenir provoque alors une passion pour le luxe et les amours sans lendemain : « un trait de cette époque unique dans nos annales et qui la caractérise, fut une passion effrénée pour tout ce qui brillait. Jamais on ne donna tant de feux d'artifice, jamais le diamant n'atteignit à une si grande valeur ».

Ce roman mondain fut assez mal jugé par la critique et considéré comme une oeuvre anecdotique, voire médiocre. On releva que Balzac avait adapté une nouvelle de Dufresny, datant du début du XVIIIe siècle, intitulée ‘’L'aventure du diamant’’. Mais ce thème, somme toute assez classique, apparut déjà dans ‘’L'heptaméron’’ de Marguerite de Navarre, avec un jeu sur le mot « di-amant ».

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La maison du chat-qui-pelote

(1830)
Nouvelle de 61 pages
À Paris, sous l'Empire, la fille d'un drapier, à l'enseigne du Chat-qui-pelote, est remarquée par un jeune peintre, Théodore de Sommervieux, qui, à son insu, fait d'elle un portrait qui est exposé au Salon. Les parents consentent à ce mariage, mais Augustine, après quelque temps de bonheur, souffre de la différence de classes et de cultures et même de l'infidélité de son mari qu'elle essaie de reconquérir par une action décisive. En vain et elle meurt bientôt.
Analyse
Intérêt de l'action

La nouvelle, comme beaucoup de nouvelles de Balzac, est fondée sur un contraste. Elle avait d’ailleurs été d’abord intitulée “Heur et malheur”. S’opposent, en effet, le tableau de la vie simple et sereine d’Augustine Guillaume dans la boutique de son père et celui de ses tourments après son mariage avec le peintre Théodore de Sommervieux. Un bon enchaînement conduit de la toile peinte à l'insu d'Augustine, qui a été le moyen de la séduire, d'autant plus qu'elle obtient du succès à l'exposition, qu'elle abat ainsi les objections des parents, qui est donnée à la duchesse qui la rend, ce qui ne fait qu'envenimer le conflit, et qui, étant détruite, est le symbole de la mort de cet amour.

Il n’y a pas de découpage (quarante pages se déroulent sans une interruption). La chronologie est linéaire. Le point de vue est objectif.
Intérêt littéraire
Le niveau de langue est soutenu : «hiéroglyphes», «archéologue». Par contre, le mot « bicoque » est familier. On y trouve des figures de style : comparaisons, métaphores, formules frappantes («Dans ces grandes crises, le cœur se brise ou se bronze»).
Intérêt documentaire
Le nom de la boutique, “Le chat-qui-pelote”, est plein de bonhomie populaire et montre bien le milieu auquel appartient Augustine. On remarque la précision des descriptions de Balzac, car, pour lui, le cadre de vie est significatif des êtres qui y vivent ; c'est ainsi qu'Augustine cherche à «deviner le caractère de sa rivale par l'aspect des objets épars, mais il y avait là quelque chose d'impénétrable dans le désordre comme dans la symétrie et, pour la simple Augustine, ce fut lettre close» (136). L'époque où se déroule l'action est celle de l'Empire, et cet arrière-plan politique et social est important, car s’est produit, du fait de la Révolution, un immense brassage social qui fait que les aristocrates tels que Théodore de Sommervieux ont été déclassés et que les bourgeois tels que les parents d'Augustine ont connu une ascension. Mais il reste qu'ils sont toujours séparés par un immense fossé culturel, qu’ils ne savent pas vivre en comparaison avec l’aristocrate, d’autant plus qu’il est devenu un artiste et que les petits-bourgeois le méprisent justement parce qu'il est artiste. Ce fossé sépare Théodore et Augustine en dépit de l'amour qui ne peut d'ailleurs, de ce fait, que se dégrader. Et voilà qui conduit à


lntérêt psychologique
Dans cette nouvelle qui traite le thème du heurt de l’amour avec la société, Balzac se révèle-t-il un bon psychologue? prouve-t-il qu’il connaît bien les femmes? La maladresse d'Augustine, qui va se confier à la maîtresse de son mari pour le reconquérir, qui récupère son portrait qu’il lui avait donné et qui est une preuve de l’excès de passion auquel il s’est abandonné, est-elle vraisemblable? L’artiste aristocrate qu'est Théodore est exécrable. La duchesse représente la sagesse dans cette histoire, et elle va jusqu'à donner des conseils de stratégie matrimoniale à Augustine. Balzac fait l’éloge des femmes (qui auraient «certaines cordes que Dieu a refusées à l'homme»).
Intérêt philosophique
La nouvelle fait réfléchir aux infranchissables barrières entre les classes sociales (il manquera toujours à Augustine une finesse, un art de vivre, qui sont peut-être innés plutôt qu'acquis) ; sur la difficulté ou l'impossibilité d'un couple dont les membres ne sont pas de la même classe (à partir de la conduite de Virginie et de celle d’Augustine, ne faut-il pas conclure que, selon Balzac, il vaut mieux aimer et se marier dans sa classe sociale?) ; sur la nécessité pour réussir dans les relations humaines d'être moins naïf que ne l'est la pauvre Augustine qui est destinée à être une victime ; sur la nécessité pour les femmes de faire preuve de ruse pour manoeuvrer les hommes ; sur le conflit entre le matérialisme et l'esprit artiste et, là, on le sent, Balzac prêche pour lui qui, artiste, s'est toujours opposé aux ambitions bourgeoises de sa famille et a trouvé un soutien, justement, auprès d'une duchesse, lui aussi ! Il y a toute une théorie chez lui sur les artistes, les génies, qui sont des monstres auxquels le mariage ne convient pas. Il ne s’est marié que très tard (et en mourut) avec une aristocrate polonaise alors que sa morale serait que c'est dans sa classe qu'il faut trouver son partenaire.

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