Surtout ‘’Les Chouans’’, ‘’Le colonel Chabert’’, ‘’Le lys dans la vallée’’, ‘’Eugénie Grandet’’, ‘’La peau de chagrin’’, ‘’Le père Goriot’’








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La rabouilleuse’’

(1842)
Roman de 300 pages
Fils d’un administrateur loyal, intègre et dévoué de l’Empire, Philippe Bridau fut un officier brillant des armées napoléoniennes (chef d'escadron et officier de la Légion d'honneur à l’âge de vingt ans). Il a tout perdu avec la chute de l'Empire et promène son ressentiment dans les bas-fonds de Paris. Cet homme courageux est devenu un être cynique, brutal et sans morale qui ne voit pas pourquoi il ferait des efforts alors que gloire et richesses lui tendent les bras. Après sa participation inopportune à une tentative hasardeuse de coup d'État, il est assigné à résidence surveillée à Issoudun. Sa mère, Agathe Bridau, et ses deux fils, Joseph le peintre et Philippe l’ex-soldat, tentent alors d’arracher Jean-Jacques Rouget, le frère d’Agathe, un richissime dégénéré, à l’emprise de sa servante, Flore Brazier, qui est surnommée « la rabouilleuse » (celle qui chasse les écrevisses dans les rivières), et de son ordonnance, Maxence Gillet, qui est l’amant de la jeune et belle femme. La richesse de Rouget est trop importante pour ne pas susciter les convoitises. Philippe Bridau provoque Rouget en duel et le tue. Mais il est à son tour poignardé par Gillet. Mais, avant de mourir, il a le temps de chasser « la rabouilleuse ».
Commentaire
Cette histoire de captation d'héritage, ce roman de l'ambition et de l'intérêt, d’abord intitulée ‘’Les deux frères’’, est une oeuvre âpre, noire et amère, qui vaut aussi bien par l’exceptionnelle galerie de personnages que par la description intime et détaillée d'une petite ville de province étouffante. Dans la petite bourgeoisie locale, l’accumulation obsessionnelle et dévoyée des biens finit par devenir la seule raison d'être et entraîne une grande misère affective. On ne peut manquer, sur cet aspect, de penser à ‘’La muse du département’’ ou à ‘’Ursule Mirouet’’.

L’ascension énergique, brutale et cynique, de Philippe Bridau est insupportable, d’autant plus qu'elle est involontairement soutenue par la bêtise et l'incurie de ses proches qui ne partagent en rien sa bassesse.

Le récit se déroule à vive allure, même si l’on sent parfois des pertes de rythme. Les rebondissements imprévus ne cessent qu’à la dernière page.
En 1959, Louis Daquin a tiré un film du roman : ‘’Les arrivistes’’.

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‘’Autre étude de femme’’

(1842)
Nouvelle de 61 pages

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‘’Sur Catherine de Médicis’’

(1843)
Nouvelle de 41 pages

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‘’Honorine’’

(1843)
Nouvelle de 78 pages

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‘’La muse du département’’

(1843)
Roman de 180 pages

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Du 21 au 31 mai 1843, parurent dans ‘’Le Parisien’’, la première et la deuxième parties de ‘’Splendeurs et misères des courtisanes’’, sous le titre ‘’Esther ou les amours d’un vieux banquier’’.

Du 9 au 19 juin, parurent dans ‘’L’État’’, le début de la troisième partie d’’Illusions perdues’’, sous le titre ‘’Les souffrances de l’inventeur’’.

En juillet, Balzac, après huit années de séparation, partit rejoindre Mme Hanska à Saint-Pétersbourg.

En août, fut publiée, sous le titre ‘’Ève et V David’’, la troisième partie de :

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Illusions perdues

(1843)
Roman de 660 pages
Dans la première partie, “Les deux poètes”, sont présentées les illusions de David Séchard, imprimeur à Angoulême, qui désire révolutionner l’industrie de la papeterie, et celles de son beau-frère, Lucien Chardon, intelligent et séduisant poète, rêvant de conquérir la gloire littéraire à Paris.

La deuxième partie, “Un grand homme de province à Paris”, suit l’ascension et la chute que, sous l’influence de Lousteau, journaliste taré, connaît Lucien, devenu Lucien de Rubempré. Il fréquente les mondes de l’édition et de la presse, et, entraîné par sa faiblesse et sa vanité, compromet son talent dans des journaux politiques. Honni, ruiné, il revient vers Angoulême.

La troisième partie, “Les souffrances de l’inventeur”, est consacrée aux ennuis de l’imprimeur encore accrus par la faute de Lucien Séchard qui est, sur le point de se suicider quand il est sauvé par un abbé espagnol, Carlos Herrera

Pour une analyse, aller à BALZAC – ‘’Illusions perdues’’

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En octobre, Balzac fut de retour à Paris.

En novembre, il se risqua de nouveau au théâtre :

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‘’Paméla Giraud’’

(1843)
Drame en cinq actes
Paméla Giraud est une pure et désintéressée travailleuse qui affronte l’égoïsme matérialiste de riches et de nobles.
Commentaire
Paméla Giraud était l’idéal féminin de Balzac qu’il plaça dans une situation révoltante même pour un public parisien que le dénouement, s’il est bien amené et satisfaisant, adoucit à peine.

La pièce, jouée au Théâtre de la Gaîté, eut vingt et une représentations et un succès d'estime. Les critiques furent plus bienveillants, allant même jusqu'à trouver des qualités à ce drame qui, toutefois, ne devait être repris, au Gymnase, que le 6 juillet 1859.

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Le 3 décembre 1843, David d'Angers acheva le médaillon et le buste en marbre de Balzac, qui lui offrit le manuscrit et les épreuves corrigées de ‘’La femme supérieure’’, avec cet envoi autographe : « À son ami David d'Angers. De Balzac. Il n'y a pas que les statuaires qui piochent. »

En décembre, il renonça à se présenter à l’Académie française.

En 1844, son médecin diagnostiqua chez lui une sorte de « méningite chronique ».

En juillet, il mit au point un catalogue des ouvrages qui devaient composer ‘’La comédie humaine’’ : 125 ouvrages dont 40 à faire.

Il publia en entier :

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‘’Splendeurs et misères des courtisanes’’

(1844)
Roman de 550 pages
Suite d’’’Illusions perdues’’, ce vaste récit s’organise autour de la figure redoutable de Vautrin (alias Carlos Herrera) qui, à travers « l’âme visible’ qu’est pour lui Lucien de Rubempré, cherche à satisfaire son appétit de puissance. N’hésitant pas à se servir des sentiments sincères que la courtisane Esther porte à Lucien, il prépare au jeune homme un mariage qui lui assurera fortune et position sociale. Mais, à la première rencontre avec la police, Lucien s’effondre, livre son protecteur, puis se pend dans sa cellule. Entre les policiers et l’ancien forçat, se déroule alors un combat dramatique dont Vautrin sort chef de la Sûreté.
Commentaire
Cette intrigue très complexe (plusieurs personnages apparaissent sous différents noms et divers déguisements) permet à Balzac d’évoquer des milieux sociaux opposés en apparence (les bagnes et le palais de justice, les salons mondains et les boudoirs des courtisanes), en fait rapprochés par la même soif d’argent et la tyrannie des passions.

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‘’Conversation entre deux heures et minuit ou échantillon de causerie française’’

(1844)
Nouvelle
Commentaire
Balzac explique que la philanthropie a tué le roman, que le droit, non seulement de rire, mais de médire et de blasphémer de tout, absolument de tout, est l’oxygène des civilisations.

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En octobre, l’écrivain Léon Gozlan dîna chez Balzac avec Vidocq.

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‘’Modeste Mignon’’

(1844)
Roman de 268 pages
La jeune Mignon, âme passionnée et exquise dans un corps des plus gracieux, vit avec sa mère dans une élégante maison du Havre, surveillée de près par quelques amis de son père. Celui-ci, un noble Provençal, Charles Mignon de la Bastie, qui a pris part à toutes les campagnes de l'Empire et épousé la fille d'un riche baron allemand, a fait, après la chute de Napoléon, une rapide fortune dans le commerce havrais. Incapable de supporter la ruine causée par une faillite soudaine, il est parti depuis quatre ans pour tenter de refaire sa fortune dans les mers du Sud. Mais il avait été tellement éprouvé par le malheur arrivé à sa fille aînée, Bettina-Caroline (laquelle s'était enfuie de la maison paternelle avec un séducteur indigne et était morte dans des circonstances tragiques), qu'avant son départ il avait confié à quelques amis sûrs la mission de veiller sur la cadette pendant son absence et de la préserver de tout contact avec le monde. Modeste, jusqu'ici, n'a aucune intrigue coupable à se reprocher. Toutefois, exaltée par ses lectures, elle est tombée amoureuse du grand poète Canalis jeune et déjà célèbre : enivré par ses triomphes précoces, il est l'enfant gâté de la haute société parisienne. À la faveur d'un stratagème, la jeune fille entame une correspondance amoureuse avec lui. Seulement, celui qui répond à ses lettres enflammées par des missives non moins ardentes n'est pas Canalis, mais son secrétaire, le jeune Ernest de la Brière, un homme du meilleur monde, fin et cultivé, timide et sentimental. Toujours sous son identité d'emprunt, il voit Modeste et s'éprend d'elle. Une des amies de Mignon, Anne Dumay, surprend le secret de Modeste, va à Paris pour avoir une explication avec Canalis et découvre la supercherie dans les jours mêmes où Charles Mignon revient des Indes, fortune faite. Ernest confesse ses sentiments au père de la jeune fille et réussit à triompher de ses préventions, alors que Modeste, blessée profondément par ce qu'elle considère comme une basse tromperie, ne veut plus entendre parler de lui. Charles Mignon, redevenu le grand seigneur de naguère, invite Canalis (alléché par la perspective d'un riche mariage et intrigué par la curieuse personnalité de Modeste) à venir au Havre avec son secrétaire et leur donne un mois pour que Modeste puisse se prononcer en connaissance de cause. À ces deux prétendants vient s'en ajouter un troisième en la personne du duc d'Hérouville, gentilhomme breton. Au cours d'une succession de fêtes étincelantes et de réceptions, Canalis et le duc font étalage de toutes leurs qualités, tandis qu'Ernest, de plus en plus désespéré, se tient volontairement dans l'ombre. Modeste, après s'être laissé successivement entraîner vers les deux premiers, se décide enfin pour lui.
Commentaire
Ce roman, l'un des plus longs et des plus importants romans de Balzac, est une oeuvre d'une simplicité exemplaire, malgré la richesse des détails et le remarquable tableau de la vie provinciale qui sert de cadre à l'intrigue. La libre invention romanesque et le réalisme poussé s'y fondent dans un naturel parfait. La délicieuse figure de jeune fille, passionnée et romantique, contraste avec Canalis, l’écrivain mondain, mi-génial, mi-cabotin, élégiaque et sentimental dans ses vers, calculateur froid et sceptique dans la vie. Le roman, qui compte parmi les chefs-d'œuvre de Balzac, fait partie des ‘’Scènes de la vie privée’’ de ‘’La comédie humaine’’. Écrit de mars à juillet 1844 e.t publié la même année, il fut dédié « À une étrangère » (la comtesse Hanska), « fille d'une terre esclave, ange par l'amour, démon par la fantaisie, enfant par la foi, vieillard par l'expérience, femme par le cœur ».

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Le 2 mars 1844, Balzac publia séparément sous le titre ‘’David Séchard’’, la troisième partie d’’’Illusions perdues’’.

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‘’Gaudissart II’’

(1844)
Nouvelle de 10 pages

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Le 23 novembre fut publiée séparément ‘’Esther’’, une partie de ‘’Splendeurs et misères des courtisanes’’. Dans le onzième volume de ‘’La comédie humaine’’, le tome III des ‘’Scènes de la vie parisienne’’ contenait les deux premières parties de ‘’Splendeurs et misères des courtisanes’’ : ‘’Esther heureuse’’ (‘’Comment aiment les filles’’) et ‘’À combien l’amour revient aux vieillards’’.

Le 24 avril 1845, Balzac fut nommé dans l’ordre de la Légion d’honneur.

De mai à août, il partit pour Dresde où il rejoignit Mme Hanska pour faire avec elle, sa fille, Anna, et le comte Mnizeck, une visite de l’Allemagne, de la France, des Pays-Bas. De mars à mai 1846, il voyagea de nouveau avec elle de Rome à Francfort.

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‘’Un homme d’affaires’’

(1845)
Nouvelle de 19 pages
Chez une lorette, l’avoué Desroches raconte comment le fameux Maxime de Trailles, très habile débiteur, maître en jurisprudence commerciale, avait semblé se jouer de Cérizet et de Claparon, qui possédaient de nombreux billets à son nom. Avec un dédain hautain, il avait refusé à Claparon de les payer. Or l’aristocrate s’était épris de la jeune Antonia à laquelle il avait acheté un cabinet littéraire fréquenté par le vieux Croizeau qui se mit à la courtiser. On y voyait aussi un certain Denisart qui prétendait avoir une maîtresse, Hortense, à laquelle il avait offert un magnifique mobilier, pour se trouver soudain abandonné. Comme Antonia était tentée par les offres de Croizeau et s’ennuyait dans son cabinet, Maxime se crut très habile de l’installer en achetant le mobilier d’Hortense. Mais Denisart se révéla être Cérizet qui, ainsi, était rentré dans son argent.
Pour une analyse, voir BALZAC – ‘’Un homme d’affaires’’

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‘’Béatrix’’

(1845)
Roman de 335 pages
Dans la première partie, intitulée ‘’Les personnages’’, on découvre Guérande qui abrite deux lieux antithétiques et emblématiques : l'Hôtel du Guénic et le château des Touches. L'un est refermé sur ses traditions et l'autre reflète le goût contrasté et insolite de Mlle des Touches. Le jeune et séduisant Calyste du Guénic, « magnifique rejeton de la noblesse bretonne », est le seul à aller d'un lieu à l'autre. Aux Touches, il rend de fréquentes visites à Félicité, qui le fascine par sa culture, son intelligence et sa connaissance du monde parisien. Elle écrit, son nom de plume étant Camille Maupin. Elle annonce au jeune homme l'arrivée de son amie, Béatrix de Castéran, la marquise de Rochefide.

C'est alors que se noue « le drame », titre de la deuxième partie. Calyste rencontre, outre Béatrix, le musicien Gennaro Conti, son amant, et le critique Claude Vignon, que Camille projette d'épouser. Ébloui par cette brillante société, le gentilhomme breton repousse les avances de Charlotte de Kergarouët, riche héritière que la famille lui destine. Bientôt éperdument amoureux de la marquise de Rochefide, il délaisse progressivement Camille. Il finit par se déclarer. Parallèlement, une joute épistolaire et verbale s'engage entre les deux femmes. La blonde marquise se pique au jeu et triomphe, tandis que Mlle des Touches décide de se retirer du monde après avoir organisé l'avenir de son protégé. En effet, comme l'avait souhaité Félicité, Calyste épouse Sabine de Grandlieu, belle jeune femme issue du faubourg Saint-Germain, qui est brune, comme Béatrix est blonde.

Dans la troisième partie, le couple s'installe à Paris. Mais Calyste, qui a fait un mariage de convenance, ne tarde pas à retomber sous l'emprise de Béatrix, à laquelle il n'a cessé de rêver et qu'il revoit clandestinement. Sabine lutte en essayant d'imiter Béatrix en tout : toilettes, aménagement de la maison, raffinement de la table, coquetterie. Béatrix cependant devient la maîtresse de Calyste et le somme d'abandonner Sabine. Elle paraît triompher quand un complot se forme pour sauver Sabine et rétablir l'ordre des choses (y compris en ce qui concerne Béatrix). Interviennent la duchesse de Grandlieu, Maxime de Trailles, La Palférine et de nombreux comparses dont une ancienne lorette, Aurélie Schontz, « Béatrix d'occasion » devenue la maîtresse d'Arthur de Rochefide, l'époux (abandonné) de Béatrix. Ces grandes manoeuvres mettront-elles fin à l'éducation sentimentale du jeune homme ainsi qu'à la vie dissolue de la marquise?

Commentaire
Le texte fut rédigé en deux parties à six ans d'intervalles avec plusieurs avatars. En mars 1838, Balzac conçut une première ébauche dont le sujet lui avait été donné par George Sand, à propos de Listz et de Mme d'Agoult ; titre envisagé, ‘’Les galériens ou Les amours forcés’’ : c’était l'histoire d'Emma de Castéran, femme mal mariée du faubourg Saint-Germain, et de Mme Nathan. En décembre 1838, un autre faux départ fut une présentation de la Bretagne, le nouveau titre étant ‘’Béatrix’’. En janvier 1839, il rédigea le roman, qui fut publié en treize feuilletons dans ‘’Le Siècle’’ du 13 au 26 août 1839, sous ce titre, le texte étant édulcoré car le journal était prude. Le succès fut certain, devant beaucoup au scandale et à la curiosité mondaine : nombre d'abonnés du ‘’Siècle’’ protestèrent au nom de la morale, et l'un d'entre eux avoua enlever les pages reproduisant Béatrix pour qu'elles ne tombent pas entre les mains de ses enfants. À la fin 1839, il fut publié chez Souverain, en trois parties (‘’Une famille patriarcale’’, ‘’Une femme célèbre’’, ‘’Rivalité’’) sous le titre ‘’Béatrix ou les Amours forcés’’. En novembre 1842, il fut inséré dans ‘’La comédie humaine’, au tome III des ‘’Scènes de la vie privée’’. Une suite, sous le titre ‘’Sabine’’ ou ‘’Sabine de Grandlieu’’ ou ‘’Les malices d'une femme vertueuse’’, enfin ‘’Les petits manèges d'une femme vertueuse’’ fut publiée en feuilleton dans ‘’Le Messager’’, du 24 décembre 1844 au 23 janvier 1845. Enfin, en novembre 1845, se retrouva dans ‘’La comédie humaine’’, en tête du tome IV des ‘’Scènes de la vie privée’’, sous le titre ‘’Béatrix’’.

La première partie fait une large place à de splendides descriptions du site, des monuments et des êtres. Il rassemble plusieurs matières (la campagne, Paris, la vie privée) et plusieurs manières : (études de femmes, scènes dialoguées, effets de contraste). Il s'organise autour de trois figures féminines remarquables :

- Félicité des Touches, connue d'autre part sous le nom de Camille Maupin (un écrivain véritable, et un écrivain à succès, ce qui est rare dans ‘’La comédie humaine’’), fortement inspirée à Balzac par George Sand, est une femme libre, qui choisit ses amants (dont Conti et Claude Vignon), et tient au salon célèbre, faubourg Saint-Germain, avant et après Juillet, sans marquer de rupture.

- Béatrix-Maximilienne-Rose, marquise de Rochegude, véritable incarnation de la femme fatale, est tout aussi capable de perfidie que de sublimation. En 1842 son nom initial fut transformé en Rochefide (est-ce pour que Sabine puisse la nommer « Rocheperfide »?).

- Sabine de Grandlieu a trop d'amour pour Calyste, mais aussi des ressources, au point de faire parfois jeu égal avec Béatrix.

On cherche Marie d'Agoult derrière Béatrix, Georges Sand derrière Félicité et sans doute aussi Delphine de Girardin derrière Sabine.

Quant à Calyste se poursuit son déniaisement et son apprentissage de la conformité.

Peu à peu cette œuvre moins commentée que d'autres fut réhabilitée et placée au premier rang. Ainsi Julien Gracq, dans ‘’Béatrix de Bretagne’’ (dans ‘’Préférences’’, 1961), outre sa tendresse pour les paysages bretons, accorda une préférence à ce « roman hors série » qui présente pour lui « une ampleur de registre à peu près unique » : « Les trois personnages s'enferment aux Touches. Non seulement on voit s’y jouer dans sa nudité le double drame de la fascination de la femme tombée par la pureté, de la fascination du héros chaste par l'ange noir - mais encore la passion chez ces trois personnages, portée à une température inconnue, tend à dépouiller son caractère individuel et à s'objectiver, atteint à un délire collectif, vraiment panique, devient quelque chose comme un milieu commun aussi indispensable à la vie de l’âme que l'air à la vie terrestre. » - « Le Conti de “Béatrix“ en qui Balzac, acteur-né, n’a pu manquer de mettre toutes ses complaisances. ».

Pour Anne-Marie Baron : « Dans ce roman des masques et des miroirs , la comédie mondaine se joue dans chaque mot et dans le regard muet des robes, des coiffures et des regards ».

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Du 7 au 29 juillet 1845, fut publiée dans ‘’L’époque’’ la troisième partie de ‘’Splendeurs et misères des courtisanes’’ sous le titre ‘’Une instruction criminelle’’

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