Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres








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André Durand présente
David John Moore Cornwell

dit
John LE CARRÉ
(Grande-Bretagne)
(1931-)


Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

qui sont résumées et commentées.
Bonne lecture !


Fils d’un homme d’affaires douteux, séducteur et même escroc flamboyant qui alla en prison à Singapour, Djakarta, Hongkong, Zurich, il fit cependant de bonnes études dans une «public school», la Shelborne School (l’école de “Goodbye Mr. Chips”), mais refusa à seize ans d’y retourner et fut envoyé apprendre les langues étrangères à l’université de Berne. Il fit ensuite son service militaire dans l’”Army Intelligence Corps qui le posta à Vienne : on était en 1948-1949, à l’époque du pont aérien de Berlin, et il était donc aux premières loges pour percevoir toute l’ambiguïté de la «realpolitik»  qui se jouait sur la carte d’une Europe qui n’était sortie de la guerre que pour se scinder en deux camps. Revenu faire des études à Oxford, il en sortit en 1956 pour devenir professeur de langues (allemand et français) à Eton, vivier de la classe dirigeante britannique. Reçu à un concours du “Foreign Office (ministère des Affaires étrangères), il fut son employé de 1959 jusqu’en 1964, produisant des traductions pour cinq différents premiers ministres britanniques. Il fut nommé deuxième secrétaire à l'ambassade d'Angleterre à Bonn (1960-1963), puis consul à Hambourg (1963-1964). C’est sous cette couverture diplomatique qu’il devint agent des services secrets britanniques, le MI 6. En 2008, il révéla au ‘’Sunday Times’’ quau début des années 60, il «avait été tenté de passer à l'Est, non pour des raisons idéologiques. Mais, quand on espionne chaque jour de manière intensive, qu’on s'approche toujours plus des gens d'en face, le pas à franchir semble si petit... », ce qui laisse à penser qu'il y aurait peut-être eu pour lui des raisons sentimentales de franchir le Rideau de fer. Cette révélation marqua les esprits en Grande-Bretagne.

Ses loisirs de diplomate lui permirent d’écrire :

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A call for the dead”

(1960)

L'appel du mort”
Roman
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, George Smiley, qui est membre du service de renseignement britannique, a interrogé un individu suspecté d’espionnage qui est ensuite trouvé mort, apparemment de sa propre main, ayant laissé une note qui suggère que c’est l’interrogatoire qui l’a poussé à la mort. Smiley, qui est fatigué d’en avoir vu plus qu’il n’en aurait voulu au cours de la guerre, mais qui ne peut refuser ce dernier appel au devoir, cherche à déterminer s’il s’agit d’un suicide ou d’un meurtre, si le mort était un espion. Il est ainsi amené à un affrontement avec des agents de l’Allemagne de l’Est, dont l’une, qui est très intelligente et même retorse, et qui fut belle autrefois, est une héroïne du monde souterrain qui détient un terrible secret.
Commentaire
Ce premier roman de Le Carré, qui a le mérite d’être bref et de présenter une intrigue qui est juste assez compliquée, est important surtout parce qu’il introduit George Smiley. Nous entrevoyons son passé, son travail d’enquêteur durant la guerre, l’histoire de son mariage, à la fin de la guerre, avec Lady Ann, qui le décrit comme «un personnage d’une banalité stupéfiante et le laissa tomber deux ans plus tard, pour un coureur automobile cubain». C’est, en effet, un petit monsieur courtaud, rondouillard, bedonnant et myope, qui ressemble à un batracien. On le prendrait pour un sous-chef de bureau fatigué, avec «son costume râpé qui pendouille sur sa silhouette trapue comme la peau d’un crapaud ratatiné». Mais ce personnage un peu effacé, qui se perd facilement dans l'anonymat de la foule londonienne, est intelligent et même subtil. D’un caractère paisible, il a la violence en horreur, mais apparaît occasionnellement comme un homme d’action et pas seulement le penseur qui exerce son intelligence dans son bureau qu’il sera dans les livres suivants. Il vit le conflit d’un homme moral qui est amené à agir d’une façon immorale pour atteindre un but élevé. La réflexion porte aussi sur la nature de la trahison (trahison personnelle dans une relation et trahison du pays). Les autres personnages ne sont pas fouillés, et n’existent que pour le fonctionnement de l’intrigue ; Smiley lui-même est froid et distant. L’écriture est déjà celle d’un professionnel et déjà apparaissent quelques-unes des obsessions de Le Carré. Mais c’est surtout un roman qu’on lira si on tient à avoir lu toute l’oeuvre de Le Carré. Il fut porté à l'écran par Martin Ritt avec James Mason et Simone Signoret, puis par Sidney Lumet en 1967 sous le titre “The deadly affair”.

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A murder of quality”

(1962)

Chandelles noires”
Roman
Une lettre d’une ex-collègue des services secrets qui craint pour sa vie amène George Smiley à enquêter sur un meurtre commis dans l'univers glacial de ces «public schools» si chères à Le Carré et où les privilèges cachent de noirs secrets.
Commentaire
Ce roman a été adapté au cinéma par Gavin Millar, avec Denholm Elliott et Glenda Jackson

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David John Moore Cornwell était premier secrétaire de l’ambassade britannique à Bonn quand, le 13 août 1961, des camions se présentèrent au point de passage de Berlin-Est, transportant des parpaings. Dans la nuit, les soldats se mirent à l’œuvre pour construire en quelques heures un mur, doublé de barbelés, de mines, de chausse-trapes, gardé par des chiens, des miradors, des mitrailleuses lourdes pour stopper l’hémorragie de la population «socialiste». Le grand frère, l’U.R.S.S., en avait décidé ainsi. Traumatisé par les images de Berlinois de l’Est sautant de fenêtres d’immeubles, David John Moore Cornwell, pour qui le Mur était «le symbole parfait de la folie humaine», qui avait le sentiment «très fort d’un désastre continu», voulait écrire un roman sur le sujet, jeta quelques notes sur le papier, cherchait un personnage. Un jour, il s’arrêta à l’aéroport de Düsseldorf, s’accouda au bar. Un homme arriva, las, fripé, laminé. «Il a sorti une énorme quantité de pièces de sa poche, et il y avait là six monnaies différentes. Il a tout mis sur le comptoir et a simplement dit : "Give me a drink." Je tenais mon personnage». En cinq semaines, dans le train qui l’emmenait tous les matins de Königswinter à Bad Godesberg, il noircit six cents pages. Il confiera plus tard : «J’ai eu le sentiment d’avoir écrit quelque chose de bon». Il réduisit à deux cents pages le livre quji était alors intitulé “La carcasse du lion”, fut autorisé par ses supérieurs à publier mais sous un pseudonyme (il aurait choisi «John Le Carré» en passant, a-t-il dit, devant la devanture d’un cordonnier), l’envoya à son éditeur qui lui expédia un chèque de cent vingt-cinq livres, avec ce petit mot : «Je ne peux faire mieux, mon cher Cornwell, compte tenu du peu de succès de vos précédents livres.» ll fit encadrer le chèque et changea d’éditeur. Ainsi parut :

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The spy who came in from the cold”

(1963)

L'espion qui venait du froid
Roman de 220 pages
À Berlin, dans les années cinquante, l’espion britannique Alec Leamas est rappelé par ses supérieurs pour abattre le chef du contre-espionnage est-allemand, Mundt. Pour réussir sa mission, il feint d’avoir été remercié par son service, d'être prêt à livrer ses secrets aux communistes, et simule l’ivrognerie. Ces ruses lui permettent de franchir le rideau de fer. Puis on le renvoie derrière jouer le rôle de transfuge passé à l’Est, et il s’aperçoit alors, trop tard, qu’il a été floué, manipulé par ses supérieurs.
Commentaire
La publication de ce roman glacial et terrible passa inaperçue, l’auteur, anonyme, n’ayant pas droit à la moindre interview, à la moindre publicité. Il fallut que lord Beaverbrooke, patron d’un groupe de presse britannique, qui, «comme tel, avait été mêlé à toutes les intrigues de haut vol dans le monde du renseignement», donne l’ordre de publier le roman en feuilleton dans le “Daily Express” pour que «les ventes remontent de façon spectaculaire. Quand le livre est sorti aux États-Unis, les choses sont devenues folles».

Le livre créa alors une commotion dans le genre du roman d’espionnage. John Le Carré, pour qui James Bond était «une pute», et OSS117 «un con», montrait la réalité des espions : «Pour qui prend-on les espions? Pour des prêtres, des saints, des martyrs? Non ! C’est un minable défilé d’imbéciles vaniteux, de traîtres aussi, oui ; de pédés, de sadiques, d’ivrognes, de types qui s’amusent à jouer aux cow-boys et aux Indiens pour mettre un peu de sel dans leur triste existence». C’était donc ça, l’univers scintillant de l’espionnage? Les gens y mouraient, les espionnes n’avaient pas «les cuisses longues et les seins en poire», les Vopos tiraient à vue, Evgueni Primakov, qui s’apprêtait à devenir patron du KGB, s’identifiait, étrangement, à Smiley, le bedeau du renseignement, et Alec Leamas était un antihéros.

Le Carré amorçait en effet son étude de l’espionnage au temps de la guerre froide. Il commençait son travail de déconstruction du monde animé par les hommes en gris. Il montrait, derrière le Mur, le fameux Mur, tout un monde de ronds-de-cuir, de curés défroqués, de flics catarrheux, de délateurs atteints de cirrhose, jouant de longues parties d’échecs. Il renvoyait dos à dos les uns et les autres, dénonçait l'idéalisme de ces ex-étudiants de Cambridge ainsi que le cynisme des bonzes du K.G.B.. Il mettait en relief l’inhumanité et l’amoralité de ces luttes internationales.

Les professionnels du renseignement achetèrent le livre. À Berlin, Markus Wolf, le chef de l’espionnage est-allemand dont David Cornwell n’avait jamais entendu parler, le lut : «Il se dégage de ce roman un climat très proche de la réalité.» Il était persuadé que le personnage de Mundt, le maître-espion du bouquin, était calqué sur lui. Plus tard, il changera d’idée et se verra mieux en Karla, le héros obscur de la trilogie de Smiley. À Moscou, où il était réfugié depuis le 23 janvier 1963, Philby, l’espion anglais, dévora le livre et, admiratif, déclara plus tard : «Le Carré sait des choses sur moi.» Lui aussi, il pensait s’être reconnu. Peter Bagley, chef de l’antenne Berlin de la CIA, chargé de «débriefer» les témoins du passé soviétique de Lee Harvey Oswald, reconnut : «Le Carré élevait le débat. Son livre était très distrayant. Visiblement, il connaissait les gens...» Robert Littell, auteur de “The company”, énorme et passionnante histoire romancée de la C.I.A., fait dire à un de ses personnages : «Le Carré a tout bon en ce qui concerne l’atmosphère. Il a compris que Berlin, c’était une chasse à l’homme. Il a compris que ceux d’entre nous qui ont vécu ça n’ont plus jamais été les mêmes. On apprend plus sur la guerre froide en lisant Le Carré qu’en lisant les journaux». Tout le monde pensait donc alors que Le Carré avait écrit un roman fondé sur une observation. Or il a avoué : «Je n’avais même jamais mis les pieds à Berlin-Est.»

Les critiques, eux, furent divisés : «Le supplément littéraire du "Times" a assassiné mon roman. On me reprochait d’être un communiste caché», dit David Cornwell. «Quand le "Reader’s Digest" a voulu publier la version condensée, ils m’ont fait venir à New York, pour s’assurer que j’étais politiquement correct...» Mais, pour d’autres, Le Carré apparut tout de suite comme un maître placé à côté des grands romanciers-espions de la littérature anglaise : Joseph Conrad (“L’agent secret”), John Buchan (“Les trente-neuf marches”), Somerset Maugham (“Ashenden”), William Le Queux, Valentin Williams (“L’homme au pied bot”), A.E.W. Mason (“Quatre plumes blanches”) et, bien sûr, Graham Greene qui déclara : «"L’espion qui venait du froid" est l’un des meilleurs romans que j’aie jamais lus».

Et le grand public fut conquis : en un an, le livre se vendit à dix millions d’exemplaires.

En 1965, il fut le premier John Le Carré adapté au cinéma par Martin Ritt, un ancien réalisateur militant de gauche, avec Richard Burton (Cornwell aurait voulu Trevor Howard aperçu dans “Le troisième homme”), Claire Bloom et Oskar Werner. Le film aussi fut bien accueilli. Quand Richard Burton, anti-James Bond prêta ses beaux traits fatigués à un espion, la tragédie ne fut pas loin.

Le roman eut une innombrable postérité : Len Deighton, Tom Clancy, Robert Ludlum, Percy Kemp.  

Quarante ans après la construction du mur de Berlin, maintenant détruit, Smiley étant à la retraite, l’URSS étant un souvenir morbide, “L’espion qui venait du froid” reste un chef-d’œuvre dont il s’est vendu plus de trente millions d’exemplaires : «Quand le Mur s’est écroulé, un nouveau marché s’est ouvert. Tous les lecteurs de l’Est se sont précipités. C’est une situation délicieuse.»

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En 1963, personne ne savait qui avait écrit “L’espion qui venait du froid”. L’auteur, disait-on, avait été préposé au lessivage des éléphants dans un cirque en Suisse et c’était vrai. Cependant, la presse anglaise, par des indiscrétions organisées, apprit que Le Carré et Cornwell n’étaient qu’une seule et même personne. Il fut alors traqué par les journalistes ; mais, pendant un an, il continua à faire l’aller et retour entre son domicile et l’ambassade en Allemagne, continua à travailler pour le renseignement britannique. Mais, quand «son compte en banque fut monté à vingt-cinq mille livres», il démissionna pour se consacrer à temps complet au métier d’écrivain :

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The looking glass war”

(1965)

Le miroir aux espions”
Roman
Les services secrets britanniques n’ont pas monté d’opération depuis trop longtemps. Mais voilà que des preuves pas très sûres suggèrent que des missiles soviétiques ont été placés près de la frontière allemande, tandis qu’un microfilm d’une importance vitale a disparu et qu’un messager est mort. Ils envoient donc en Allemagne de l'Est Fred Leiser, un Polonais qui parle l’allemand et qui est devenu anglais , qui fut un opérateur radio qualifié mais est maintenant dans le commerce des voitures. De nouveau, un agent est désavoué par le quartier général : «Nous l’avons envoyé parce qu’on en avait besoin ; abandonné parce qu’il le fallait
Commentaire
Les cent cinquante premières pages sont consacrées à l’atmosphère des bureaux, et Marcel Duhamel, le meilleur chien truffier littéraire de l’après-guerre, se trompa lourdement en proposant de «couper ce début presque entièrement superflu».

Le roman fut adapté au cinéma en 1970 par Frank Pierson, avec Christopher Jones, Pia Degermark.

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A small town in Germany”

(1968)

Une petite ville en Allemagne”
Roman de 300 pages
Dans une époque future où l'Allemagne de l'Ouest est en proie aux émeutes des étudiants, où le “Foreign Office mène de délicates négociations diplomatiques pour obtenir qu’elle soutienne la demande d’entrée du Royaume-Uni dans l’Union européenne et où ressurgit le nazisme, dans la petite ville de Bonn (la petite ville du titre), le formidable agent de sécurité britannique qu'est Turner livre une course contre la montre pour trouver Leo Harting, qui a disparu de l'ambassade britannique avec certains dossiers secrets, avant que le passé, le présent et le futur de l’Allemagne ne se heurtent dans un cauchemar de violence mortelle.


Commentaire
À partir du monde politique, social et économique de la fin des années soixante, Le Carré jette vers l’avenir un regard aussi pessimiste que possible. Il y a quelques indices, pour un lecteur d’aujourd’hui non familier avec la situation en Europe en ce temps-là, pour remarquer que le roman est situé dans l’avenir. Son tableau de la vie du personnel dans l'ambassade britannique à Bonn est d’une extraordinaire précision. Il rend de nouveau la triste atmosphère dans laquelle s’effectue le travail du renseignement britannique. Son roman a le ton d’une extrême désillusion, comme le montre la déclaration d’un des personnages qui dit croire que, en ces jours, le meilleur moyen de se rapprocher de la vertu est l’hypocrisie. Le suspense est magnifique.

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