L’architecture de la cité-territoire








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2.1.1. Chapelle-lez-Herlaimont.

L’architecture de la cité-territoire.


Les stages internationaux « Architecture et Urbanisme pour le Développement » (AUD), fondés et dirigés par l’architecte-urbaniste Marc-Henri GOSSÉ, professeur ordinaire à l’Institut Supérieur d‘Architecture de la Communauté Française LA CAMBRE, accueillent chaque année dans les locaux de cet Institut, à Bruxelles, une trentaine de jeunes professionnels expérimentés issus de pays en développement et concernés – au sein d’organisations de droit public ou privé – par les questions de l’aménagement du territoire et de l’architecture. Chaque session approfondit un ensemble de questions de portée générale, à travers un cycle de conférences associant de nombreux spécialistes belges et étrangers, un atelier d’expériences comparées qui offre aux stagiaires l’occasion d’échanger leur expérience de terrain, et un laboratoire qui leur offre l’occasion de participer ensemble à l’élaboration d’une réflexion prospective sur une aire d’étude déterminée.

Le lecteur trouvera ici un compte-rendu réflexif des travaux poursuivis durant les mois de septembre à décembre 1999 dans le cadre du laboratoire de la quinzième session du stage sur le thème : « Globalisation et contextualisation : villes intermédiaires et périphéries urbaines. » L’aire proposée à l’étude est le territoire d’une Commune belge de la région du Centre : Chapelle-lez-Herlaimont.

Les stagiaires étaient Juste Géronce KODJA (Bénin), Nouroudine TOUKOUROU (Bénin), Léonidas SINDAYI-GAYA (Burundi), Romuald MOUSSONISSA (Congo), Mamoudou DIALLO (Guinée), Abdoulaye SEYDOU (Niger), Kodjo Mawuéna TCHINI (Togo), Remajee NAROO (Ile Maurice), Monica FREITAS ALVES (Bolivie), Fabiola Wanda MARIN SALGADO (Chili), Eduardo VILLATE GUTTIEREZ (Colombie), Maria Fernanda PLAZA FERNANDEZ (Colombie), Carmen Rocio MORALES AIBAR, Farida BOUREKBA (Algérie), Nacera KRIM (Algérie), Hossam-eddine Moustapha HAASAN (Egypte), Hassan CHAHBOUN (Maroc), NGUYEN VU HOP (Vietnam).

Le laboratoire était dirigé par Hubert LIONNEZ et Bertrand TERLINDEN

« La ville classique attribue principalement aux jardins un rôle architectonique. Les jardins y sont, conçus dans la relation aux édifices, aux villas, aux palais, auxquels ils appartiennent, aux monuments avec lesquels ils sont en rapport : ils sont donc à plein titre parties de leur architecture. »
« Lorsque Camillo Sitte désigne l’art des jardins comme un « art grand et populaire », il reconnaît le jardin comme un des principaux éléments architectoniques de la ville d’aujourd’hui : un élément par lequel cette ville peut se configurer et se reconnaître, au même titre que les monuments, les rues et les places de la ville ancienne, les éléments naturels qui la constituent, le fleuve qui la traverse ou la colline qui la domine. Un élément d’architecture qui, déjà dans ses dimensions généreuses si opposées aux conditions d’usage qu’impose la ville bourgeoise privatisée, présente la possibilité d’une solution esthétique, immédiatement vérifiable, et donc populaire au sens le plus direct du terme. » 1

A propos des conditions du projet



Pendant un peu plus d’un siècle, l’exploitation du sous-sol a lié les citoyens de la Commune de Chapelle-lez-Herlaimont aux grands pôles industriels de la Belgique – surtout Bruxelles, Charleroi et La Louvière : elle les y a liés dans le travail. Les capitaux – qui se retiraient déjà en 1907 - ont définitivement abandonné Chapelle il y a presque 30 ans.

Les traces que l’appareil industriel y avait laissées ont été depuis lors en grande partie effacées. Comme si Chapelle, située au centre de la Région du Centre, mais restée à l’écart des grands pôles industriels au destin desquels elle s’était forcément liée, s’était empressée d’oublier cet épisode – à vrai dire de relativement courte durée - de son histoire, pour se réapproprier une forme d’existence plus permanente, une « identité » que la « civilisation » du travail se contentait d’exploiter, et qu’elle menaçait dans ses fondements.

Chapelle-lez-Herlaimont ne semble mue aujourd’hui par aucun mouvement réellement propulseur.

La « société » ne fournit plus de travail à Chapelle-lez-Herlaimont : ses sources d’énergie, ses manufactures, ses usines sont ailleurs. De très nombreux résidents de la Commune poursuivent leurs activités hors de Chapelle : à Charleroi, à La Louvière ou à Bruxelles. Par sa position géographiquement centrale dans la Région du Centre, Chapelle est dotée d’une excellente infrastructure routière : la section Ouest du périphérique de Charleroi, l’autoroute de Wallonie, la RN 59 élargie la traversent.

Chapelle doit à la culture de classe, au « socialisme », celui-là même qui allait se dissoudre ensuite dans la « civilisation » des « loisirs », de s’être confirmée Commune résidentielle. Pendant la deuxième moitié du XIXème siècle, dans les conditions du développement des activtés d’extraction et de tri du charbon qui s’exercent sur son territoire, Chapelle avait déjà connu une première forte croissance de son parc résidentiel. Chapelle devient – après la seconde guerre mondiale - terre d’élection de plusieurs « faubourgs-jardins ». Disparu le mouvement qui en réglait l’ordre serré et uniforme, reste cependant le sentiment d’une sorte de destinée, reste à Chapelle une aspiration : la confirmation de son destin résidentiel. Avec cependant la très nette sensation de ne pas trop savoir comment s’y prendre, face à une sorte de sourde menace : la disparition de la conscience de ce destin, à travers laquelle tout partage des formes d’existence finit par disparaître – dans une paradoxale privatisation des modes de vie.


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