Compte rendu de la journee du 5 avril /// eco centre de la taupinais








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date de publication24.10.2016
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UNIVERSITE FORAINE /// OCCUPER LA PREVALAYE

Pour une nouvelle agriculture innovante en lien avec la ville
COMPTE RENDU DE LA JOURNEE DU 5 AVRIL /// ECO CENTRE DE LA TAUPINAIS

Dans le cadre de la journée sur l’herbe organisée par L’écocentre de la Taupinais,

L’université foraine s’est associée à la manifestation en organisant une rencontre autour de la réflexion « Pour une nouvelle forme d’agriculture biologique et vivrière sur la Prévalaye ».
Avec l’ensemble des partenaires rencontrés depuis un an de travail sur le territoire, nous avons raconté publiquement notre projet d’occupation de la Prévalaye en lien avec la ville et les acteurs qui ouvrent déjà sur le territoire comme l’éco centre de la Taupinais.

La rencontre à été organisée et dirigée par Véronique Chable, ingénier/chercheur à l’INRA et Gilles Simonneaux, agriculteur bio à la ferme des Petits Chapelais à Chavagne.
Intervenants : Patrick Bouchain (Architecte Scénographe, instigateur de l’UFO), Sophie Ricard (architecte en permanence à Rennes pour l’UFO), Véronique Chable (ingénieur chercheur INRA), Gilles Simonneau (Agriculteur bio, ferme des Petits Chapelais), Agnes Schermann (Maître de conférence à Rennes 1), Thierry Guehenneuc (Sylviculteur, agroforestier), Jean Martial Morel (Co président asso « semons l’espoir »), Jean Marie Morin (Enseignant CFPPA Le Rheu), Catherine Rannou (Architecte, enseignante ENSAB), Guillaume Lechevin (Directeur Jardin Moderne), Claude Guinard (Directeur des Tombées de la Nuit), Le Bureau Cosmique (Collectif d’architectes), Atelier Made Paysage (Collectif de paysagistes), Chloé Dumond (Artiste diplômée des Beaux arts de Rennes), Catherine Darrot (Enseignante agro campus), Youssef  Khalloul (Membre du comité directeur association B.I.S.), Yves Lebouc (ancien président de la société d’horticulture d’île et Vilaine)
Avec la participation de Liliana Motta, Artiste paysagiste, présidente de l’association « le paysage sauve l’architecture ».

Et la présence de l’équipe de LEROY MERLIN Chantepie avec Guenael Le Mouroux, Marie Bonhommeau et Anne Cozler, nouveaux partenaires de l’Université Foraine.
(Environ 13o personnes ont assisté à la rencontre de l’Université foraine.)


Véronique Chable ouvre la rencontre.

Dans le cadre de ses études et ses recherches à l’INRA, elle souhaite créer un « living laboratory » ( laboratoire vivant) dans une ferme inoccupée de la Prévalaye pour permettre de faire revivre autrement le « déjà là ».
Véronique rappelle que dans le cadre de ces recherches, elle est soutenue par la Commission Européenne. Sa recherche participative engagée depuis dix ans déjà porte sur les semences anciennes et leur utilisation potentielle en vue d’une nouvelle forme d’ agriculture biologique en lien avec les agriculteurs du territoire.

Les savoirs anciens et locaux occupent une place primordiale dans son travail, Il est donc indispensable de mettre en lien tous les acteurs en vue de retrouver une autre manière de faire non basée sur la nostalgie d’un passé mais en inventant de nouvelles méthodes à partir du bon sens de certains savoir-faire traditionnels en interaction avec des pratiques de recherche.
Elle soutient que Rennes peut devenir une ville pionnière au niveau européen en matière d’agriculture durable et innovante, de liens entre société civile et recherche, entre ville et campagne.
Localement en 2013, une classe verte pour les politiques, chercheurs et les décideurs avait été mise en place pour leur présenter cette vision intégrée et novatrice de la recherche sur le terrain.
Gilles Simonneaux prend ensuite la parole en vue de s’associer au projet de Véronique Chableavec qui il travaille déjà mais cette fois sur le territoire de la Prévalaye.

Installé depuis 1998 le long de la Vilaine à la ferme des Petits Chapelais à Chavagne. Son arrière grand père était déjà agriculteur. Cet héritage et ses convictions l’ont poussé à créer une ferme laitière en agriculture biologique. La ferme emploie aujourd’hui sept personnes dont 3 en boulangerie.

Gilles fournit les écoles de la ville en pain. Il démontre la possibilité de créer de l’emploi non délocalisable en diversifiant les activités.

Aujourd’hui, il est désireux de se mettre au service d’un projet agricole à plus grande échelle, vivrier et a déjà commencé à investir certaines terres de la Prévalaye.

Il explique que des cercles coopératifs vertueux avec un soutien aux plus petites structures permettent d’élargir la démarche à de nombreuses activités agricoles (prêt de machines agricoles non polluantes par exemple).

Les liens transversaux entre acteurs vont permettre de créer de l’emploi pour des jeunes en insertion et de redonner du sens à ce que l’on produit mais aussi à ce que l’on consomme.

Par exemple, en remettant des vaches à la Prévalaye on crée un véritable cercle vertueux en prenant en compte les économies d’échelles réalisées.
En restant sur des petites structures il est possible de répondre aux demandes de la société tout en conservant la qualité et de bonnes conditions de travail.

Le lien avec la recherche et Véronique Chable est fondamental pour mener à bien un projet riche de sens en confrontant théorie d’enseignement et pratique de terrain.
Thierry Guehenneuc, intervient à son tour : Sylviculteur « éleveur d’arbres », basé dans les côtes d’Armor, il travaille notamment avec le collectif d’agriculteurs de l’association Terres & Bocages, et collabore aux travaux de Catherine Rannou

Il explique que dans les certaines zones périurbaines le bocage a parfois été mieux préservé, pour des raisons foncières mais aussi pour des raisons sociologues : davantage de pluri-activité (agriculteur et ouvrier chez citroên par exemple) qui a maintenu plus longtemps une certaine forme d’agriculture « traditionnelle » de petite taille, à la différence d’autres territoires où l’agriculture s’est davantage spécialisée avec des structures agrandies et un paysage rapidement transformé. L’alliance traditionnelle entre arbre bocager et monde paysan s’est peu à peu effacée, et l’arbre est devenue « une contrainte » pour la génération de nous parents (comme le disait Gilles). Toutefois, la dislocation totale du maillage bocager dans certains territoires est apparue tout autant comme une contrainte « environnementale » à l’échelle territoriale (sols, eau, biodiversité) mais aussi à l’échelle de l’exploitation, notamment en polyculture élevage. Les surfaces boisées ont progressé en Bretagne ces dernières années sur des terrains agricoles peu adaptée au modèle de developpement agricole (fonds de vallée, pentes fortes, délaissés…) tandis que l’arbre bocager, comme allié, composante, et mode d’organisation de l’espace agricole (et non symptôme d’un abandon) n’a cessé de reculer…

L’agroforesterie est une piste évoquée dans le mode de valorisation de la Prévalaye. Rappelons simplement que le bocage a été un mode d’agroforesterie privilègié en Bretagne, Il en subsiste quelques vestiges, parfois seulement quelques traces dans les paysages, mais très peu, voire dans la culture des générations agricoles actuelles. En s’appuyant sur les traces du passé, mais sans pour autant « reconstituer » ni mimer le bocage d’autrefois, l’arbre peut redevenir une composante de la culture agricole, sous des formes en partie à ré-inventer. C’est ce que nous faisons depuis plusieurs années avec un réseau d’agriculteurs, et nous sommes prêts à échanger nos pratiques et nos expériences. Le territoire de la Prevalaye, où l’arbre est très présent sous de multiples formes,(traces bocagères, voie navigable, parcs anciens, friches, vergers) témoignant de différents liens à raviver.
Jean Martial Morel, Président de l’association « semons l’espoir », invité par Gilles Simonneaux intervient.

Il nous fait comprendre qu’il y a une forte demande toujours croissante des consommateurs fournis par les AMAP de Rennes Métropole.

Il rappelle qu’une exploitations de 1,5 hectares peut faire vivre une famille et une AMAP.

Des parrainages possibles de jeunes agriculteurs sur des petites surfaces sont à envisager sur la Prévalaye.

Co-Président de Kaol kozh : associations d’échanges de semences et de savoir faire.
Agnès Scherman, enseignante en botanique à l’Université de Rennes 1 et invitée par Véronique Chable, fait le constat qu’en France, les futurs enseignants ne sont pas formés aux questions d’agriculture biologique et innovante. Aujourd’hui, elle voudrait donc s’associer avec Gilles et Véronique pour amener les étudiants et futurs enseignants sur le terrain. La Prévalaye est donc non seulement un terrain d’exploitation en lien direct avec la ville de Rennes mais aussi un terrain d’expérimentation sur la recherche agricole en lien avec l’enseignement et le renouvellement des pratiques.
Jean Marie Morin, Enseignant au CFPPA du Rheu reprend aujourd’hui un projet de « Couveuse » établi il y a plusieurs années par Centre Formation Professionnelle et de Promotion Agricole soutenu par la DRAAF.

Le Lycée agricole du Rheu, souhaite voir émerger la possibilité d’amener des étudiants à avoir une parcelle pour appliquer leurs connaissances. Il constate un manque pour ces jeunes qui ne disposent pas de terres. Un projet de vente directe à la ferme permettrait de créer de l’emploi. Il est néanmoins nécessaire de mener une réflexion sur les conditions de travail. Ce projet pourrait donc être parfaitement porté sur la Prévalaye en lien avec Gilles et Véronique.
Catherine Rannou, architecte et enseignante à l’école d’architecture de Rennes travaille depuis plusieurs années avec ses étudiants sur la question de la restitution des terres agricoles. Pour Catherine, il est nécessaire de travailler avec les acteurs du territoire pour en concrétiser un projet. 15 étudiants travaillent actuellement sur ce projet, sur le site même de la Prevalaye avec l’université foraine. La question de l’autonomie alimentaire est centrale. Ils travaillent également avec l’équipe des tombées de la nuit sur l’ile des étangs d’Apigné.
Claude Guinard, Directeur des Tombées de la nuit nous explique que le festival fait découvrir les territoires avec poésie, tout en posant des questions de fond sur l’utilisation des espaces. Poser un regard décalé sur le territoire avec des compagnies artistiques permet de révéler des problématiques. L’année dernière, les Tombées avaient déjà fait un partenariat avec l’Université Foraine sur le site du Moulin d’Apigné.

Cette année, le festival réitérera sur le site du Moulin mais aussi sur le site de Laillé en lien avec le projet de Vilaine Aval.
Patrick Bouchain rappelle que l’Université foraine est un lieu d’enseignement et d’expérimentation. Les deux lieux symboliques que sont Pasteur et Apigné ne sont pas des squats de bobos mais des lieux de partage. Pour lui, le bâtiment Pasteur n’est pas une extension du musée des beaux arts mais un lieu qui peut accueillir temporairement des personnes et des institutions sans programme prédéfini et ouvert à de nombreuses possibilités. Le Centre Hospitalier Universitaire au rez de chaussée est un lieu social de santé et de solidarité dans la ville. Le lien est évident avec le projet de Gilles et Véronique dans la Prévalaye. Tout est là, la vie est déjà là, elle se propage dans cet espace agricole à maintenir en vie et doit devenir un espace de réflexion. Il est crucial de relier la question de la santé avec la bouche entendue comme carrefour de la santé, de la vie, comme l’affirme Jean Marie Vulcain, directeur du CHU à Pasteur.

Il faut retrouver un temps pour tout, pour donner. La question du temps de la retraite par exemple, les retraités qui disposent de temps devraient le donner bénévolement, accompagner les plus jeunes et transmettre leur savoir faire.
Chloé Dumond, artiste, diplômée des beaux arts de Rennes a œuvrée l’année dernière avec l’Université foraine en investissant une salle de Pasteur pour la création d’une œuvre. Cette année, elle porte le projet d’une île flottante sur la Vilaine au pied du moulin d’Apigné qui donnera lieu à un chantier participatif au mois de juin. La réappropriation de l’eau, du canal de la Vilaine motive ce projet en lien avec l’Université Foraine.
Youssef  Khalloul intervient à son tour comme membre du comité directeur de l’association BIS.

Il porte l’idée de s’associer au projet de la Prévalaye est de redonner à des personnes en rupture la possibilité de se réinscrire dans une logique de soin. Le partenariat avec Gilles doit être l’occasion d’expérimenter de nouvelles pratiques en terme d’insertion.
Patrick Bouchain rappelle que les exclus ont peut être une capacité à repenser les endroits habitables. La notion de réhabiliter le beau est primordiale dans les questions d’insertion. Réapprendre à regarder le beau commun.
Guillaume Lechevin, directeur du jardin moderne sur la zone industrielle de Lorient, explique le lien entre l’industrie du disque et l’agriculture biologique. Les logiques capitalistes et industrielles n’existent pas que dans l’agriculture mais aussi dans la musique. Il s’agit pour le jardin moderne de redonner une véritable diversité musicale en offrant une pratique du « do it yourself » ( faites le vous même). Il invite l’équipe et tous les partenaires de l’université foraine a organiser une rencontre publique au jardin moderne.
Le Bureau cosmique, collectif d’architectes rennais explique l’importance de questionner le lieu et ses usages. Il travaille avec les Tombées de la nuit pour dégager l’onirisme des lieux. Comment en s’installant sur ces terres on arrive à s’autoriser un autre regard et dégager un imaginaire sur ce territoire.
Yves Lebouc, ancien président de la société d’ horticulture d’Ile et Vilaine rappelle la manière dont il a œuvré à l’époque en ville en reliant les quartiers ouvriers par des actes, notamment avec le Projet de jardins de trottoir.
L’Atelier Made Paysage,  jeunes Paysagistes nous explique la chartre de réflexion sur le travail du vivant.

L’année dernière, ils ont travaillé aux côtés de Liliana Motta en vue de créer un Jardin éphémère au bord des Bougrières capable d’accueillir la rencontre publique de l’Université Foraine. Aujourd’hui, ils suivent le projet de près et voudraient s’investir par la suite.
Lilliana Motta : artiste paysagiste, Enseignante à l’école du paysage de Versailles et présidente de l’association « Le paysage sauve l’architecture », félicite Véronique pour son indiscipline. Rappelle que les entêtements font peur à tout le monde mais pour arriver à un tel projet c’est nécessaire.

Nous avons aujourd’hui en France besoin d’expériences et de nouvelles pratiques. Enfin un scientifique qui se fie à ce qu’elle voit. La science doit revenir à cela. Rappelle qu’un épi de maïs peut être étudié juste par sa couleur pour révéler d’autres propriétés que savaient reconnaître les anciens.
Olivière de Bretagne rappelle que tout est lié à l’eau. Qualité de l’eau importante.
Catherine Darrot, enseignante à Agro campus, a travaillé durant 3 ans sur de la prospective. Elle a posé la question à ses étudiants : jusqu’où faudrait il aller pour pouvoir manger local et nourrir toute la ville de Rennes? -> Se pose alors immédiatement la question de qu’est ce qu’on mange, qu’est ce qu’on produit ?

Scénarios d’ autonomie alimentaire : il faudrait prendre 25 à 30 km autour de Rennes pour pouvoir nourrir la ville. = 2500 hectares. Combien d’emploi cela créerait-il ? Création d’emploi liés à la terre. Reconnaissance sociale plus importante. Comment peut on se mailler avec ce qui existe ? Comment inscrire ce projet dans le territoire ?

Comment penser une alimentation locale pour tous ? Sol alter (solidarité alimentaire territoriale). Recherche action.

Elle a pour projet aujourd’hui d’une mise en réseau des jardins ouvriers et des jardins d’insertion en vu de créer de nouvelles parcelles d’insertion.
Véronique et Gilles concluent la discussion,

Ils sont de plus en plus à l’aise dans ces démarches partagées grâce à l’université foraine. Une utopie semble devenir réalisable avec plus d’humain et de diversité.

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