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LIVRE DE BORD




42. BHOUTAN ET INDE DU NORD-EST
Petite présentation de la région du Sikkim (sources) :


 

Le Sikkim est un ancien royaume rattaché à l'Inde en 1975. Le nom local tibétain de ce pays est Bras mo ljongs qui signifie Vallée du riz. Le Sikkim, dont la capitale est Gangtok, est une voie de passage entre l'Inde et le Tibet.

Le Sikkim est un État indien jouxtant le Tibet, le Népal et le Bhoutan. Les paysages sont extraordinaires et de nombreux sites offrent de superbes vues sur la chaîne himalayenne, en particulier sur le Kanchenjunga, troisième plus haut sommet du monde. Des murailles montagneuses (Kanchenjunga et Chola) le séparent du Népal et du Bhoutan. Cette terre de sommets est dominée par les 8 598 mètres du massif de la Kanchenjunga (la montagne-déesse). Ici, les extrêmes se rejoignent pour le plus éclatant des mariages de la démesure climatique. En quelques heures, on passe de la jungle aux terrasses à fourrage, des fermes où on entrepose le thé aux glaciers et aux neiges éternelles du mont Pandim.
La population est de 541 000 habitants. 75% des Sikkimais sont d'origine népalaise. Les Lepchas ne représentent plus que 15 % de la population. Les autres habitants sont des Bhutias, d'origine tibétaine, et des Indiens venus de la plaine. L’économie du pays est essentiellement basée sur l'agriculture. Le Sikkim est le principal producteur de cardamome en Inde. Les autres productions majeures sont les céréales, les fruits et les légumes.
Le bouddhisme tibétain est la religion officielle, qui reconnaît le Dalaï Lama comme "autorité suprême". Le Monastère de Rumtek (photo ci-dessus), siège du Karmapa en exil en Inde, est situé à proximité de Gangtok, ainsi que le Monastère d’Enchey, l’Institut de tibétologie Namgyal‎ (réputé dans le monde entier pour les études sur la philosophie bouddhiste) et le chorten (stoupa) de Do-Drul.


Jeudi 30 octobre 2008 : Ouf, mon TGV n’arrive qu’avec 35 minutes de retard, ce qui est assez exceptionnel ! Je gagne le Novotel dans l’enceinte de l’aéroport, ma chambre est correcte, mais la wifi est payante, ce qui n’était pas signalé.
Vendredi 31 : Petit-déjeuner rapide et je rejoins avec quelque retard, un peu après 5H, le groupe Explorator au Hall B à 5H20. Notre accompagnateur Snafu est là, ainsi que Jean-François et Odile. Monique, une Suisse, et Danielle, une Belge, nous rejoindront à notre escale de Zurich (je serai le plus jeune du groupe). Quant au couple prévu, il a annulé pour raison de santé. Nous ne seront donc que six, ce qui me convient tout à fait. La précision légendaire suisse fait de nouveau défaut (tous les vols Swissair que j’ai pris dans le passé ont toujours été en retard) : notre premier vol, pour Zurich, a 30 minutes de retard, le second, pour Delhi (Inde) aussi. L’attente a été un peu longue à Zurich (9H à 13H), d’autant plus qu’il y avait un autre vol de Roissy qui arrivait entre-temps; ça fait râler, j’aurais pu dormir deux heure de plus et prendre un petit-déjeuner correct! A part ça, tout se passe bien.
Samedi 1 novembre : Atterrissage à Delhi à 1H du matin, récupération des bagages et recherche de notre chauffeur, qui reste introuvable. Une demi-heure de perdue ! Finalement, deux taxis nous emmènent à notre hôtel. Chambre single très correcte et coucher vers deux heures et demie. La journée a été longue… Et la nuit fut trop courte : réveil 6H30, petit-déjeuner, et départ à 7H30 pour l’aéroport. La malchance continue : nous apprenons qu’en raison de multiples attentats à la bombe, un couvre-feu a été instauré dans la région de Guwahati, où nous devons nous rendre dans quinze jours. Du coup, notre avion, dont l’escale finale est Guwahati, a deux heures de retard. Et m….. ! C’était bien la peine de se lever si tôt ! Bon, le vol a bien lieu, nous débarquons comme prévu à Bagdora (Bengale occidental) où deux voitures nous attendent. Bon déjeuner et nous voilà partis, le vrai voyage commence. Nous grimpons assez vite dans les montagnes, il fait beau et les paysages sont magnifiques, du vert partout : rizières, champs, arbres, plantations de théiers… Nous doublons le petit train qui fait une fois par jour la route entre Bagdora et Darjeeling : 8 heures au minimum pour 85 km de grimpette. Rails étroits, locomotive des années 1880 au charbon, et quelle fumée, je ne vous dis pas ! Sympa en tout cas. Nous nous arrêtons au monastère bouddhiste de Sonada à la tombée de la nuit pour assister à la prière des moines dont la plupart me semble être des adolescents; marmonnements, recueillement et musique. Snafu, qui est un Chamoniard convertit au bouddhisme, nous a promis de nous expliquer plus tard tout ce qui toucha au bouddhisme. Patience donc. Il fait nuit quand nous repartons et, après la traversée d’un village quelque peu embouteillé, nous arrivons enfin à Darjeeling (« Le lieu de la foudre »  en tibétain), une ville de plus de 100.000 habitants, dont la très grande majorité sont Népalais, construite à flanc de montagne entre 1800 et 2400 mètres d’altitude (elle me rappelle un peu La Paz). Il est 18 heures et, après un thé d’accueil, nous gagnons nos chambres (pour deux nuits) : la mienne est moyenne et il y fait froid (il n’y a en général pas de chauffage dans la région). Pas mécontent d’être arrivé, car la journée a été rude. Un peu plus tard, le dîner à l’hôtel est délicieux. Notre groupe se révèle bien sympathique, tant mieux. Nous allons nous coucher tôt et une bouillote nous attend dans nos lits, c’est bien agréable...
         
Dimanche 2 : Bonne nuit, j’ai à priori pas mal récupéré. J’ai raté de peu le lever du soleil sur la chaîne de l’Himalaya (vers 5H45) sur laquelle on a une très belle vue de la terrasse de l‘hôtel, il paraît que c’était magnifique, surtout qu‘il fait un temps superbe. Départ à 9H; nous visitons tout d’abord un camp de réfugiés tibétains qui avait été créé par une sœur du Dalaï-lama. Nous nous promenons ensuite au jardin zoologique et apercevons tigres du Bengale, ours de l’Himalaya, yacks poilus, loups himalayens, léopards des neiges, jaguars et surtout les petits pandas rouges de l’Himalaya. Là-bas, un petit musée nous présente de façon agréable l’histoire des pionniers du Mont Everest. Nous rentrons ensuite déjeuner et repartons de bonheur prendre le petit train touristique («Toy Train ») sur quelques kilomètres : balade agréable, vue sur la ville et les plantations de thé, arrêt au mémorial aux Gurkhas et retour en voiture jusqu’au monastère tibétain de Ghoom. Puis promenade au marché installé dans les ruelles en pente de Darjeeling : toutes sortes de boutiques dont celles vendant le fameux thé de réputation mondiale (le meilleur du monde, paraît-il, mais je n’y connais rien). Pas mal de monde dans les rues: ici cohabitent en paix bouddhistes, hindouistes, musulmans et chrétiens. Nous passons devant quelques bâtiments importants : église catholique, collèges, comme le Saint Joseph, accueillant des fils de personnalités d’Inde et d’ailleurs, palais du gouverneur, palais des Gurkhas, deux Clubs privés datant des colons anglais etc. Quelques singes se disputent aussi autour d’un monastère. Belle balade. Après quoi, nous rentrons à l’hôtel juste avant le coucher du soleil vers 17H. Un peu fatigué, je ne ressors pas voir un spectacle de danses sur la place centrale (il paraît que c’était bien). Excellent dîner, suivi d’une vidéo française sur la jeune réincarnation de Kalou Rimpoche. Un groupe électrogène fonctionne, car l’électricité reste coupée toute la soirée, chose peut-être fréquente ici, à savoir ! Mais une bouillote m’attend quand même au fond du lit…

         
Lundi 3 : Toujours pas d’électricité, mais l’hôtel met en route son petit groupe électrogène à 6H30. Il fait très beau, mais j’ai encore raté le lever du soleil. Café Internet, d’où je n’arrive pas à envoyer correctement mes informations. Après le petit-déjeuner, nous repartons à 9H. Nos deux 4x4 Tata descendent une route abrupte tout en lacets parmi les champs de thé où travaillent les cueilleuses. Les paysages traversés sont magnifiques. Nous passons la frontière intérieure entre l’Ouest-Bengale et le Sikkim vers 11H30 et nous arrêtons peu après pour déjeuner. Puis visite du monastère de Pemayangtsé; le Lotus Sublime, construit en 1705, qui est le second du Sikkim en ancienneté et importance. Belles fresques murales, et les explications de Snafu sont intéressantes. Nous arrivons vers 15H30 à la petite ville de Pelling où j’occupe une chambre correcte dans un hôtel qui se révèlera extrêmement bruyant.
         

         
Mardi 4 : Couché de bonne heure, je me réveille enfin suffisamment tôt pour aller voir le lever de soleil sur le Kangchenjunga (8590 m). Toiletté, je monte sur la terrasse qui surplombe la ville. Je suis seul : il pleut… Pas de chance ! La pluie cessera, mais le ciel restera couvert toute la journée. Une famille indienne en vacances, 19 personnes, occupait aussi l'hôtel et ont fait un raffut du diable au petit matin, puis sont restés plus d'une demi-heure à se prendre des photos devant le porche d'entrée. Comme à priori toutes les villes de la région, Pelling est construite à flanc de montagne, avec des rues escarpées et des maisons qui ont deux niveaux d'entrée, l'un au moins trois étages plus haut que l'autre. Impressionnant, mais gare aux glissements de terrain ! Départ vers 9H en direction de Kalimpong, même route qu’hier à l’inverse jusqu’au Bengale occidental, beaux paysages. Arrivés vers midi, nous déjeunons à notre hôtel, un peu à l’écart de la ville et situé dans un cadre enchanteur, un superbe jardin en terrasse de fleurs et plantes de toutes espèces. Les propriétaires sont spécialistes internationaux de l’orchidée.

         
Nous visitons ensuite le monastère tibétain de Trongsa Gumpa, du XVII S, où a lieu une petite cérémonie de prières. Plus loin, l’école catholique Sainte-Marie est très particulière, car toutes les peintures représentent la Sainte Famille avec les habits et l’environnement bouddhistes. C’est exceptionnel et d’une grande recherche. Il faut même se déchausser pour entrer dans l’église ! Puis visite du monastère de Dzong Dog Pari Fo Brang Gompa, consacré par le Dalaï-lama, où se déroule une cérémonie des offrandes. Un peu plus tard, petit aperçu de l’hôtel Mac Donald (rien à voir avec les hamburgers), un superbe cottage de l’époque de l’occupation anglaise, dans lequel Alexandra David-Neel s’est reposée entre son retour du Tibet et son départ pour rejoindre Digne. Petit tour en ville, dans les rues étroites, sales et pentues. Kalimpong, 100 000 habitants, se situe à 1250 m d’altitude. Quelle chance : la fête du Gat, célébrée par les Indiens du Bihâr, se déroule cette nuit, du coucher au lever du soleil. De très nombreuses Biharies en costume traditionnel sont rassemblées autour du bassin de purification et font bénir des offrandes destinées à une déesse hindoue afin que leur mari soit encore fécond longtemps. C’est extraordinaire : les couleurs, les maquillages, les bijoux, les pétards qui fusent et explosent, les processions autour du bassin et la musique indienne en fond. Un grand moment ! Excellent dîner à l’hôtel, puis, celui-ci étant équipé de la Wifi, je peux travailler deux heures avant d’aller dormir.
         
Mercredi 5 :  Nuit très courte et départ à 4H, car la route d’aujourd’hui sera longue et difficile. Nous longeons la rivière Teestaque et traversons le pont du Couronnement. Un peu plus tard, après le lever du soleil, nous nous arrêtons sur un pont; en dessous se termine une fête du Gat le long de la rivière, superbes femmes costumées, enfants se baignant, pétards et agréable musique indienne. Encore un bon moment sous le soleil revenu. Arrêt pour prendre un thé, nous apprenons la victoire d’Obama. Nombreuses rizières, plantations de thé et forêts de Tek dans la plaine du Coch Bihar, puis arrivée à la frontière vers 11H. Formalités indiennes et me voici au Bhoutan…
         


Petite présentation du Bhoutan (sources Wikipédia et autres) :



         
Le Bhoutan est un pays d'Asie du Sud sans accès à la mer. Il est situé dans l'est de la chaîne de l'Himalaya, enclavé entre l'Inde au sud, à l'est et à l'ouest et la Chine (Région autonome du Tibet) au nord. Il a une superficie de 46 500 km², à peu près équivalente à celle de la Suisse. Il mesure environ 300 kilomètres dans sa plus grande longueur est-ouest, et seulement 170 kilomètres dans le sens nord-sud. Il possède 1 075 kilomètres de frontières terrestres avec ses voisins, 470 km avec la Chine et 605 km avec l'Inde. Son altitude minimale est de 97 m, sa maximale de 7 553 m. Le nom local du pays, Brug-yul (souvent transcrit Druk Yul), signifie la « terre du dragon ». Il est aussi nommé Druk Tsendhen, « terre du dragon tonnerre », le son du tonnerre ou de la foudre étant interprété comme les grognements de dragons.
L'origine du Bhoutan et son histoire ancienne sont inconnues. Le gourou indien Padmasambhava effectue son légendaire voyage du Tibet au Bhoutan au VIIIe siècle et y apporte le bouddhisme. Le pays doit subir de nombreuses invasions du XIe siècle au XVIe siècle, notamment de la part des Tibétains et des Mongols. Une théocratie bouddhiste est établie au Bhoutan au début du XVIIe siècle. La monarchie actuelle, établie en 1907, adopta un comportement visant à faire émigrer les non-natifs. Il s'ensuivit un exode d'environ 100 000 Népalais et Indiens vers les pays limitrophes.
L'une des particularités du Bhoutan est la poursuite du bonheur à travers l'amélioration de son BNB, pour bonheur national brut. Là où la majorité des gouvernements se basent sur la valeur du produit national brut (PNB) pour mesurer le niveau de richesse des citoyens, le Bhoutan y a substitué le BNB pour mesurer le niveau de bonheur de ses habitants. Cet indice se base sur quatre dimensions, piliers du développement durable, à savoir :

  • la croissance et le développement économique responsables ;

  • la conservation et la promotion de la culture bhoutanaise ;

  • la sauvegarde de l’environnement ;

  • la bonne gouvernance responsable.



Le 17 décembre 2005, le roi du Bhoutan, Jigme Singye Wangchuck (photo à côté de la carte), a annoncé que le royaume se transformerait en une démocratie parlementaire en 2008 et qu'il abdiquerait à cette date en faveur du prince héritier Dasho Jigme Khesar Namgyel Wangchuck, son fils aîné âgé de vingt-cinq ans en 2005. Le projet de Constitution, en préparation depuis 2001, prévoit la création d'un Parlement bicaméral, composé d'une Assemblée nationale de 75 membres et d'un Conseil national de 25 membres. Le chef de l'État demeure le roi, mais il pourrait être destitué par un vote réunissant les voix des deux-tiers des membres du Parlement. Le 24 mars 2008, lors des premières élections législatives, le Parti vertueux du Bhoutan, dirigé par Jigme Thinley, âgé de 56 ans et formé aux États-Unis, remporte 44 sièges sur 47 de la chambre basse du Parlement, contre le Parti démocratique populaire. Jigme Thinley devient premier ministre le 9 avril.

L’économie du Bhoutan est l’une des moins développées du monde ; elle est fondée sur l'agriculture, l'exploitation forestière, et sur la vente à l'Inde d'électricité d'origine hydrodynamique.
Selon une estimation du CIA World Factbook, la population du Bhoutan en 2007 serait de 2 327 849 personnes. Mais le gouvernement ne recense que 670 000 Bhoutanais. Ceci provient du fait que 40% de la population vivant au Bhoutan est d'origine Népalaise et que le gouvernement Bhoutanais ne les reconnait pas comme citoyens. Les Bhoutanais d'origine Népalaise subissent une discrimination culturelle et ethnique au point que certaines professions leur sont interdites (administration, enseignement, etc.).         
La religion principale du Bhoutan est le bouddhisme Mahayana dans sa forme tantrique, appelé aussi lamaïsme, pratiqué par 75 % de la population ; le Bhoutan est le seul royaume au monde où le bouddhisme tantrique soit religion d'Etat. Le reste de la population a pour religion l'hindouisme indien (et à influence népalaise) 25%.

Mercredi 5 (suite) : Me  voici donc au Bhoutan. Très bon déjeuner bhoutanais à Phuntsholing, la ville-frontière située à 300 m d’altitude au pied de l’Himalaya. Nous apercevons les premiers habitants en costumes traditionnels : l’homme est habillé du go, un genre de long kimono se remontant jusqu’au genou, de grandes chaussettes et d’une écharpe; la femme porte la kira, une grande pièce de tissus rectangulaire qui s’enroule autour du corps, et une écharpe. Tout cela donne fière allure aux Bhoutanais. Nous repartons et quittons la plaine pour gravir une terrible route de montagne, ouverte en 1963 et en travaux d’agrandissement : plus de six heures pour parcourir les 160 km qui relient Phuntsholing à Paro, après avoir franchi le col de Chapcha, à 2545 m, sous le brouillard. Il fait nuit depuis longtemps lorsque nous arrivons à notre hôtel pour dîner. A partir de ce soir, je dois partager ma chambre avec Jean-François, compagnon de voyage sympathique de 67 ans, médecin à la retraite. Il n’y a en effet plus aucune chambre disponible dans toute la région à cause du couronnement du roi. Par contre, une chose que j’apprécie, c’est qu’il est strictement interdit de fumer au Bhoutan.
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