Mot est l’élément de base de toute expression écrite ou orale : c’est en quelque sorte l’unité du langage








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date de publication06.07.2017
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LES ORIGINES DE LA LANGUE FRANÇAISE


La plupart des mots de notre langue proviennent du latin (voir schéma ci-dessous).La langue française est donc latine ou romane.
Le MOT est l’élément de base de toute expression écrite ou orale : c’est en quelque sorte l’unité du langage.

Quand on recherche l’origine d’un mot, on étudie son étymologie.
ETYMOLOGIE : mot issu du grec signifiant étude ou science[=logie] de l’origine[=étymon].
L’étymologie permet d’approfondir le sens des mots[= la sémantique] et l’orthographe.
Quelques citations pour évoquer la magie des mots :
 « Car le mot, sache-le est un être vivant. » Victor Hugo
 « Les mots sont les passants mystérieux de l’âme. » Victor Hugo
 « Manier savamment une langue, c’est pratiquer une espèce de sorcellerie évocatoire. » Charles Baudelaire
 « Les mots qui ont un son noble contiennent toujours de belles images. » Marcel Pagnol
 « Les mots sont semblables à des racines. Comme les arbres, nous tenons par toutes ces racines. Retire aux hommes les mots dont ils se servent, tu fais d’eux des déracinés.
Je crois aux mots, lents, patients, qui contiennent la vie et l’expriment .Et j’aime qu’ils se rencontrent, car de cette rencontre naîtra le changement ? A nous de les aider à se rencontrer… ». Gilles Vigneault poète canadien
 « Ne dis pas peu de choses en beaucoup de mots, mais dis beaucoup de choses en peu de mots. » Pythagore
 « Le style est autant sous les mots que dans les mots. C’est autant l’âme que la chair d’une œuvre. » Gustave Flaubert

Remarque : une CITATION = passage ou phrase emprunté(e) à une œuvre d’écrivain ou d’homme célèbre ; Phrase dont le sens est suffisamment fort pour être cité hors contexte en gardant une visée sensée ou significative.
SCHEMA DES ORIGINES DE LA LANGUE FRANCAISE



80% des mots

Français ont

Une étymologie

Latine.

Les mots français se répartissent en deux catégories :-les mots issus du fonds primitif constitué pour l’essentiel du latin transformé [latin vulgaire ou latin populaire], du celtique et du germanique. Cet ensemble constitue en quelque sorte le vocabulaire hérité.

Les mots empruntés – à partir du Moyen-âge au latin, au grec ou à d’autres langues en fonction des besoins ou de l’histoire de notre pays.
Le celtique, parlé par les Gaulois. Les mots gaulois sont les plus anciens mais forment un ensemble de quelques dizaines de mots concernant essentiellement le domaine de l’agriculture.

Exemples : alouette-bouleau-charrue-chêne-glaner-sillon-soc…

Le germanique parlé par les Francs. Quelques dizaines de mots concernant le champ lexical de la guerre et les institutions. Franc-gagner-gars-guerre-honte-jardin-riche-
Le latin parlé en Gaule à la fin de l’Empire romain. C’est de loin l’apport le plus important 80% du vocabulaire français issu du vocabulaire latin parlé par les paysans, les artisans, et les soldats LATIN POPULAIRE.

Ces mots ont vu au cours de siècles leur graphie et leur prononciation se modifier. Génération après génération ils se sont spontanément déformés dans la bouche des populations qui les avait adoptés. C’est pourquoi on les appelle des mots de formation populaire. Ils sont presque toujours plus courts que les mots d’origine et leur ressemblent parfois très peu. Securum = sûr -pavorem = peur- mansionaticum = ménage- caballus = cheval.

Aux éléments de base du fonds primitif sont venus s’ajouter au cours des siècles des apports d’origines variées. Il s’agit pour l’essentiel de mots empruntés au latin et pour une moindre part au grec.

Pendant tout le Moyen Age et jusqu’au XVI siècle les savants et les lettrés ont écrit en latin.

Lorsqu’ils ont voulu écrire en français, il est arrivé un moment où le lexique ne parvenait plus à couvrir les besoins liés à l’évolution de la civilisation et notamment des sciences et des techniques. Il fallait enrichir le lexique.

Les lettrés sont allés puiser directement dans le latin dont la science s’était servie et ont tout simplement reproduit la forme latine du mot en se contentant de le franciser. C’est pour cette raison que l’on appelle cette formation la formation savante.

Germinatio = germination- proletarius = prolétaire –fragilis = fragile- epigramma = épigramme- La grande majorité de notre vocabulaire résulte de ce procédé.

D’ailleurs le français moderne continue à créer la plus grande partie de son vocabulaire scientifique sur des radicaux latins et grecs ;

Hydrophobie XIV e- hydrogène XVIIIe hydrophile-hydrothérapie XIXe hydrocution XXe.

Dans de nombreux cas, un mot de formation savante, qui reproduit la forme latine, vient doubler un mot primitif de même origine, mais dont la forme s'est modifiée.

C'est ce qu'on appelle des doublets.

Ils ont la même étymologie, mais n'ont plus le même sens, ni la même forme :

Hospitale va donner deux mots 1- hôtel (formation populaire) et2- hôpital (formation savante).

II en est de même pour : aigre – acre/ avoué – avocat/ chenal - canal /déchéance – décadence/ écouter – ausculter/ enclore – inclure/entier- intègre /étroit – strict/ frêle - fragile /loyal – légal/parole – parabole/ pitié – piété/prêcheur – prédicateur/ raide - rigide /rayer – radier/ serment – sacrement/ terroir – territoire/...

Quelques mots latins d'emprunt récent sont passés tels quels en français :

Album, agenda, ad hoc, lavabo, maximum, minimum, mémento, omnibus... et même, des expressions latines : alter ego-carpe diem- dura lex, sed lex- in vino veritas- modus vivendi-

C'est surtout au XVIe siècle, sous l'influence de l'humanisme, que la vague d'emprunts au latin s'accrut d'un mouvement d'emprunts parallèles au grec, langue des médecins, des philosophes, mais aussi des poètes.

La plupart du temps, ces mots grecs avaient dans un premier temps été « latinisés », puis francisés. Ont été empruntés au grec des mots comme :

Économie, de oikos, maison, et nemein, administrer, c'est-à-dire « art de bien administrer la maison » ;

Politique, de polis, cité, d'où politikos, «qui concerne le citoyen et l'État» ;

Mythe, de muthos, parole, récit fabuleux.

Remarque : Beaucoup de mots viennent de la mythologie grecque. MENTOR = vient du patronyme du conseiller d’Ulysse à qui il confia l’éducation de Télémaque. DÉDALE = vient du nom de l’architecte qui conçut pour le roi de Minos un labyrinthe pour y enfermer le Minotaure. ÉCHO vient du nom d’une jeune nymphe des bois et des sources. BÉOTIEN = vient du nom des habitants de la Béotie réputés pour leur stupidité etc.

Les emprunts aux autres langues

Étymologie et histoire sont étroitement liées.

L'apparition de tel ou tel mot dans la langue, l'emprunt à telle ou telle langue sont autant de témoignages sur les relations qui ont uni, pour le meilleur ou pour le pire, notre pays à d'autres peuples: invasions, guerres, échanges commerciaux, influence artistique, domination économique...

Les emprunts aux autres langues sont multiples.

Si nous sommes conscients de l'introduction massive de mots anglais dans notre langue en cette fin de vingtième siècle et début du vint et unième, sans doute ne reconnaîtrions-nous pas l'origine arabe, italienne ou espagnole de tel ou tel mot entré dans notre vocabulaire.

On peut en répertorier un certain nombre:

D’origine arabe (environ 300 mots, empruntés surtout au Moyen Âge): alchimie, alcool, algèbre, ambre, amiral, chiffre, gazelle, gourbi, hasard, matelas, nouba, sirop, zénith, zéro, zouave...

D’origine italienne (environ 1 000 mots, empruntés surtout au XVIe puis au XVIII siècle):

balcon, banque, bouffon, boussole, brigade, canon, concerto, confetti, cortège, courtisan, crédit, dilettante, escadron, faillite, fresque, graffiti, incognito, opéra, page, pittoresque, scénario, soldat, solfège, ténor...

D’origine allemande (environ 200 mots, empruntés surtout au XVIe et au XVIIe siècle):

Accordéon, bière, bivouac, blocus, chenapan, choucroute, cible, ersatz, espiègle, képi, obus, sabre, trinquer, valse, vasistas...

D’origine espagnole (environ 300 mots, empruntés surtout au XVIe et au XVIIe siècle) :

Abricot, adjudant, banane, bizarre, casque, cédille, chocolat, cigare, guérilla, hâbleur, maïs, matamore, moustique, romance, sieste...

D’origine russe (empruntés surtout au XIXe siècle) :

boyard, cosaque, isba, mammouth, moujik, samovar, steppe...

D'origine anglaise ou américaine (empruntés surtout au XIX e et au XX e siècle) : barman, bifteck, box, budget, car, casting, comité, football, forecast, grog, hardware, hold-up, look, marketing, match, punch, rail, raout, record, rosbif, sandwich, sketch, software, stock, string, toast, tunnel, zoom...

II ne faut pas oublier les apports des parlers régionaux ou des langues comme le breton (baragouin, biniou, dolmen...), le provençal (cabas, cigale...) ou encore ceux des divers argots (boniment, coquille, pion...)

Tous les mots d'emprunt n'ont pas subi les mêmes transformations avec le temps.

Certains ont été francisés et ont adapté leur prononciation et leur graphie au français:

riding-coat s'est ainsi transformé en redingote, packet-boat en paquebot,bull-dog en bouledogue, schnapphahn en chenapan...

D'autres, d'importation plus récente, ont gardé leur graphie et parfois même leur prononciation d'origine:

Break, gnocchi, hooligan, putsch, speaker, week-end...

Certains mots empruntés à l'anglais avaient été exportés de France vers l'Angleterre au Moyen Âge. Ils nous sont revenus quelques siècles plus tard sous une autre forme et souvent un autre sens : étiquette a donné ticket en anglais, forme sous laquelle il nous est revenu avec le sens de «billet»; de même, tonnelle nous est revenu sous la forme tunnel, et entrevue sous la forme interview...

Enfin, on a formé des mots en français sur des emprunts :

Volleyeur de volley, camaraderie de camarade (mot emprunté à l'espagnol)...
HATIER 3e page 364 Leçon 37- page 366 Leçon 38 et page 368 leçon 39. Régulièrement et progressivement prenez l’habitude d’utiliser un dictionnaire et de noter du VOCABULAIRE. Dans votre dossier français, vous pouvez régulièrement noter des mots, leurs synonymes, et leurs antonymes, constituer des familles de mots, distinguer des paronymes et des homonymes pour ne pas les confondre, préciser le niveau de langue, indiquer si le mot est mélioratif ou péjoratif… Enfin aller à la découverte de votre langue.
On oppose ARCHAÏSMES à NEOLOGISMES

Les archaïsmes sont des mots dont l’emploi se perd dans la langue d’aujourd’hui. Les verbes choir-ouïr les noms apothicaire – haut de chausse guilleri ou aiguillette etc.…Certains ont changé de sens : avoir du cœur au XVIIe signifiait avoir du courage aujourd’hui c’est être capable de générosité.

Les néologismes sont au contraire des archaïsmes des mots nouveaux c’est-à -dire historiquement récents. Jean ,business,, lave-linge informatique.

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