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PALAIS GUELL
Gaudi

Sommaire
Introduction
Description


  • les matériaux




  • la façade

    • tribune et fenêtres

    • portails

    • emblème de la Catalogne




  • Sous sol




  • Rez-de-chaussée




  • Entresol




  • Premier étage




  • Deuxième étage




  • Mobilier

  • La coiffeuse

  • L’orgue

  • Peintures murales

  • Buste de Joan Güell




  • La terrasse


Note de synthèse


  • La place de l’œuvre dans la carrière de l’architecte

  • La place de l’ouvrage dans l’histoire de l’architecture


Bibliographie

Palais Güell

INTRODUCTION



Le palais Güell, construit entre 1886 et 1891 est situé dans la zone appelée el Raval, de l’autre côté du torrent de la Rambla à Barcelone, et plus précisément rue Conde del Asalto ou Carrer Nou de la Rambla. Cet emplacement est choisi par le commanditaire don Eusebi car au numéro 30 de la même rue se trouvait la maison de don Juan Güell Ferrer, son père. Eusebi Güell a acheté des propriétés à partir de 1883 et charge l’architecte Gaudi d’y faire des travaux.
Barcelone, tout au long du XIX siècle est en pleine expansion : l’industrie cotonnière et sidérurgique sont à l’origine de la croissance démographique locale ; en effet, entre 1850 et 1900, la population de Barcelone quadruple et passe de 150 000 à 600 000 habitants qui débordent alors de l’enceinte, détruite en 1854. L’expansion de cette nouvelle métropole développe l’activité immobilière entre 1890 et 1914 et donne à l’architecture une tendance simplificatrice et anti-monumentale.

En Europe, à cette même période, ce sont les aspects utopiques et séculaires qui dominent l’architecture. Cette architecture concerne les nouveaux espaces urbains et également les nouveaux contextes d’habitation destinés à résoudre les inégalités issues de la violente urbanisation due à la révolution technologique entre la seconde moitié du XIX siècle et le début du XX siècle. On passe alors d’une phase où cohabitent éclectisme et architecture de l’ingénierie à une phase où commence à s’exprimer une modernité plus rationnelle.

Entre ces deux périodes, une période de transition voit la mise en place en Europe de l’Art Nouveau qui apparaît en Belgique et se répand. Deux aspects peuvent expliquer cette transformation : le premier s’explique par les innovations technologiques qui permettent la diffusion de la construction en fer et ciment armé, le second provient de la croissance exponentielle du confort domestique avec l’utilisation de la lumière, de l’eau et du gaz.
C’est à l’architecte Antoni Gaudi qu’Eusebi Güell confie la réalisation de son projet. Gaudi à cette époque n’a pas encore laissé beaucoup de traces de son talent. Güell pourtant a pressenti son génie créatif et était également séduit par l’engagement social de l’artiste et par ses prises de position catalane. Gaudi, lui, était tout autant fasciné par cet homme et ce subtil mélange d’aristocratie, de fortune et d’engagement en faveur des démunis qui émanait de ce dernier. Güell, pourtant avait eu une enfance modeste, « Hier, un berger, aujourd’hui un seigneur », tels sont les mots que Gaudi accola au blason qu’il imagina pour l’homme d’affaires. Lorsque Güell se fit construire un palais au milieu de Barcelone, l’argent ne constituait plus un souci pour lui

Gaudi naît le 25 juin 1852 à Reus, d’un père chaudronnier issu d’une famille d’agriculteurs d’un village voisin. A l’origine, les Gaudi sont originaires du sud de la France, ils émigrent vers la Catalogne à la suite des persécutions religieuses au XVII siècle. Gaudi est le plus jeune de 5 enfants dont la plupart meurent en bas âge. Il passe son enfance et effectue ses études secondaires à Reus et manifeste dès les premières années un esprit vif et un goût peu marqué pour le travail scolaire. Ceci se ressent également dans ses études d’architecte, bien que son dossier montre un caractère décidé pour les matières qu’il aime.

Il monte son premier projet à Reus pendant sa jeunesse, à savoir la restauration du monastère de Poblet. Cet édifice joue un rôle important dans la vocation de grands architectes de l’époque.

En 1873, il part pour Barcelone et s’inscrit à l’Ecole provinciale d’architecture, école novatrice par la formation technologique et professionnelle qu’elle dispense à ses élèves. Son examen de fin d’étude est un projet de grand amphithéâtre d’université, caractérisé par un montage complexe de matériaux architecturaux ; il a voulu ainsi accumuler les détails coloristes et exotiques.

Gaudi manifeste par rapport aux architectes de la même période une activité créatrice très singulière ; l’éclectisme et l’expérimentation sont la base de ses réalisations et les détails ont pour lui une grande importance. Il travaille également différemment, à partir de plans non achevés qu’il repense pendant les travaux.

Sa carrière commence vraiment en 1883, avec le début de l'édification de la Casa Vicens.

Jeune architecte, il est d'abord inspiré par Eugène Viollet-le-Duc mais bien vite, il rompt avec le style néogothique et se fait remarquer par son originalité et sa fantaisie.
Gaudi s’inscrit dans la mouvance de l'Art nouveau et sera rapidement le porte-étendard du modernisme, qui en est la variante catalane et dont les principales caractéristiques sont l'inspiration dans les formes, la géométrie et les couleurs de la nature.

Parallèlement à ses travaux pour Eusebi Güell, pour lequel il réalise la Casa Milà construite en 1907 ou le Parc Güell qu'il aménagea de 1900 à 1914, il est choisi pour entreprendre la construction d'une cathédrale dédiée à la Sainte Famille : la Sagrada Família, financée par des dons privés. Jusqu'à sa mort en 1926, il se concentre sur ce projet mais de son vivant ne seront réalisés que le chœur et la façade du bras sud du transept (la tour San Barnabé et la façade de la Nativité.

La fin de sa vie sera marquée par d’importantes difficultés financières, un isolement progressif. Vêtu de vêtements usés personne ne le reconnaît lorsqu’il est renversé en 1926 par un tramway, il décède quelques jours plus tard de ses blessures.
Le maître d’ouvrage du palais Güell, Eusebi Güell Bacigalupi est un représentant parfait de la Catalogne moderne. Il s’est bâti sa fortune dans l’industrie du textile et entre en contact avec les nouveaux courants artistiques et les nouvelles réformes sociales pendant ses voyages en Angleterre. En 1910, Güell accède au titre de comte.

Gaudi réalise pour ce dernier de nombreux édifices : en 1883, il ébauche les plans d’un pavillon de chasse, qui ne sera pas réalisé. En 1884 il transforme la propriété de Güell à Barcelone et enfin, en 1886, il commence la réalisation du palais Güell qui devait être à l’origine une simple maison.

C’est un homme très cultivé et également un catholique croyant. Il désire un palais et non pas une simple maison car il se considère comme un seigneur et pas comme un simple bourgeois, d’après lui il y a « trop de maisons bourgeoises et pas assez de palais seigneuriaux » à Barcelone. La devise « hier un berger, aujourd’hui un seigneur » que lui trouve Gaudi reflète bien l’état d’esprit du riche industriel.
Güell signe les plans officiels du projet le 30 juin 1886 et ces derniers sont présentés pour approbation à la mairie de Barcelone. Deux ans plus tard, le palais inachevé est inauguré pendant l’Exposition universelle de Barcelone.

Le projet de Gaudi connaît un certain nombre de problèmes de construction, notamment de part sa situation dans la vieille ville dans une petite rue. En effet, sur un terrain aussi petit de quinze mètres sur vingt-deux, on ne peut normalement construire qu’une maison bourgeoise. De plus, la rue est tellement petite qu’on n’a pas assez de recul et on ne voit pas grand-chose des riches façades des étages inférieurs.

Gaudi réalise vingt-cinq plans rien que pour la façade et se décide finalement pour une version austère et modeste, renonçant ainsi à toute décoration sculpturale. Grâce à cette façade sobre, le palais paraît plus grand qu’il ne l’est en réalité.

Les frais de construction connurent une forte croissance, mais cela ne constitua pas un probleme pour Güell.
Le palais continue à être la résidence des Güell jusqu'en 1910 où le comte abandonne l'immeuble pour aller vivre dans une maison du parc Güell, ensemble architectural lui aussi réalisé par Gaudi.

À partir de ce moment, le palais est habité par la fille du comte, Mercé Güell jusqu'à 1945 où il fut vendu à la Diputació (Gouvernement provincial) de Barcelone qui y installa le Musée d'Art scénique.
Entre 1974 et 1976, cette institution réalisa quelques changements dans l'édifice qui consistèrent en la restauration du premier étage, pour permettre son ouverture au public.
Une restauration générale de l'édifice, dirigée par Antoni González Moreno commença en 1983 pour se finir en 1997, et concerna notamment les cheminées et soupiraux de la terrasse. Actuellement, on ne peut visiter que le rez-de-chaussée et le souterrain, le reste de l'immeuble est en cours de restauration.


Le Palais Güell fut classé au patrimoine de l'Humanité par l'Unesco en 1984.



DESCRIPTION



Le palais Güell, se déploie sur sept niveaux dont un entresol. Ces différents niveaux sont accessibles par un escalier principal et dans la partie droite de l’édifice par un escalier réservé à l’usage des domestiques.

Les matériaux



On trouve dans le palais différents matériaux :

  • sur la façade : pierre de taille grise de Garraf et du fer forgé

  • à l’intérieur : des sols pavés de bois (pour le rez-de-chaussée) et de marbre gris poli, du bois, du fer forgé, des mosaïques, des vitraux et de la brique.

  • sur la terrasse : des morceaux de céramique, fragments de verre, de la brique et de la pierre.


La façade




La façade est en mur de pierre de taille grise provenant de Garraf.


    • Tribune et fenêtres


La partie inférieure est décorée d’une tribune légèrement en saillie qui occupe tout le premier étage, elle s’étend sur toute la largeur de la façade et à chaque extrémité jusqu’au deuxième étage.
La façade elle-même est rythmée par de nombreuses fenêtres en longueur ordonnées symétriquement. Gaudi a entièrement renoncé pour cette façade à toute décoration sculpturale. Nous avons donc, comme le plan l’indique, une façade très régulière et sobre avec une certaine droiture des lignes. Cette sobriété donne l’impression que le palais Güell est plus grand que ce qu’il n’est en réalité. Ce dernier évoque les palais vénitiens de la Renaissance, peut-être Gaudi voulait-il ériger un monument en l’honneur de la mère de Güell qui venait d’Italie.
  • Portails



Un élément vient briser le style régulier et symétrique de la façade : ce sont les deux portails d’entrée. Ces portails aux grilles de fer forgé sont de taille démesurée par rapport à la façade du palais. Ils choquent l’opinion publique car ce sont les premiers du genre à Barcelone, ville dans laquelle la nouveauté entraîne souvent le scepticisme et la critique. En dépit de cet accueil froid de la part du public, ce genre de portail sera plus tard utilisé partout. Les arcs des portails sont les premiers signes de l’attention que Gaudi porte à l’Art Nouveau ; ce ne sont pas des arcs en ogive comme dans l’art gothique ni des arcs en plein cintre comme dans les édifices arabes –qui inspirent Gaudi pour ses premières maisons- mais des arcs elliptiques qui seront utilisés dans tous les édifices par la suite.

Le tiers supérieur des portails est richement orné de barres de fer courbées avec les initiales du propriétaire : la lettre E sur le portail de gauche et la lettre G sur le portail de droite. Ces initiales sont encadrées par des lignes sinueuses rappelant un fouet de cocher et qui font clairement allusion à la fonction des portails ; en effet, les invités pénètrent par ces portails avec leurs coches dans le hall d’entrée duquel une rampe inclinée permet aux chevaux d’accéder au sous-sol. Cette fonction des portails justifie leurs dimensions démesurées.


    • Emblème de la Catalogne


Entre les deux portails on trouve l’emblème de la Catalogne ; cet emblème est une allusion claire aux préférences politiques de Gaudi et de Güell. Il est composé des barres catalanes, couronnées d’un casque sur lequel un oiseau déploie ses ailes. D’une part c’est l’un des symboles les plus communs de l’imagerie de la Renaixença : l’oiseau phénix qui renaît sur le drapeau de la Catalogne, d’autre part cet oiseau sur le casque est une allusion claire au dragon ailé qui, selon la tradition, formait le cimier du casque du roi Jaume Ier qui, au XIII siècle, avec la conquête de Valence et de Majorque, inaugura l’expansion catalane en Méditerranée. Ce dragon, interprété de façon erronée comme une chauve-souris, couronnait les blasons des villes de Palma de Majorque, Valence et Barcelone.


Sous-sol



Il est réservé aux écuries. Celui-ci est éclairé par des fenêtres hautes et son espace est presque entièrement occupé par d’énormes piliers de brique (80cm de diamètre) dont certains, cylindriques, sont de taille démesurée et s’élargissent dans leur partie haute en formant d’immenses chapiteaux tronconiques. On a reproché à Gaudi d’avoir gaspillé l’espace par de grands piliers de maçonnerie au lieu d’utiliser des fines colonnes de fonte.

Le rez-de-chaussée



Le sol du rez-de-chaussée est composé de pavés de bois debout (perpendiculaires aux fibres de bois) ce qui permet aux chevaux de ne pas déraper. Un vestibule principal, au font, permet d’accéder au sous-sol. Deux rampes permettent de descendre : une rectiligne et douce pour les animaux, l’autre hélicoïdale et rapide pour le service.

Au centre du vestibule, un large escalier d’une seule volée, disposé sur un axe qui passe entre les grands arcs de l’entrée et qui conduit à l’entre sol.


Entresol



On y trouve une bibliothèque et des bureaux d’où Eusebi Güell dirigeait ses affaires.

Dans le couloir distributeur, un escalier latéral permet de monter à l’étage supérieur, l’étage noble.

Premier étage



Tout d’abord, un salon central couvert d’une voûte, forme un hall au centre du palais qui occupe trois étages. Il remplace la cour intérieure habituelle et il éveille chez le visiteur l’impression qu’il se trouve dans une gigantesque église baroque. Au cours de l’élaboration des travaux, l’architecte et son client sont de plus en plus enthousiastes pour cette pièce qui devient le centre vital de l’édifice. Les autres pièces, nombreuses, s’organisent autour de ce hall qui constitue une colonne démesurée portant le reste du bâtiment.

Deux parcours permettent d’accéder au salon à partir de l’escalier :

  • Lorsque l’on se dirige vers la gauche, on traverse une longue pièce, la salle à manger, dans celle-ci deux ouvertures permettent d’accéder au salon : l’une au centre de la pièce, qui est l’entrée principale normalement située dans l’axe de la façade mais ici, légèrement déviée et l’autre donnant sur un angle du salon, passant à proximité de l’orgue.

  • Lorsque l’on se dirige vers la droite, on passe par deux pièces en enfilade dont le salon dit « intime ».


Dans le salon on trouve une galerie, demi étage qui sert de balcon. Face à celui-ci se situe une armoire chapelle.
De chaque côté des deux parcours, la décoration est imaginaire, fantastique du XIXème siècle. Elle est composée de marbre et de mosaïques.
La salle à manger possède un plafond à caissons, décorés de boiseries lambrissés de bois d’eucalyptus et de cyprès, complété et soutenu par des éléments de fer très décoratifs.
Sur le côté de la façade principale, on trouve quatre pièces successives avec le salon intime et des petits salons dont le boudoir situé à l’extrémité. Le salon intime est allongé et divisé par des clôtures de bois ajourées. La composition des pièces est plus complexe. On passe d’un monde opulent d’évocations orientales avec des colonnades égyptiennes ou temples indiens à un style rococo pour le boudoir. Celui-ci est décoré de cornes d’abondance, de candélabres et d’une horloge.

Le long des trois premières pièces, le mur de la façade est composé de colonnes. Dans le salon intime, il y a deux colonnades. Les colonnes intérieures sont des arcades paraboliques tandis que les colonnes extérieures sont plus basses pour laisser de l’espace à une petite fenêtre, supporte des linteaux disposés alternativement à deux hauteurs. Le troisième filtre est formé par la cloison de la tribune où s’alternent également des fenêtres de tailles différentes. Dans chacune des colonnades, les chapiteaux sont différents, ce qui montre une désarticulation.
La coupole du hall est composée par des arcs paraboliques qui partent des quatre coins de l’étage supérieur et sur lesquels la coupole de section parabolique traverse l’édifice entier.

Sa forme laisse deviner sa signification : percée de petits orifices lumineux disposés en sections successives circulaires, elle est couronnée par un oculus qui est source de lumière. Ainsi cette coupole représente le ciel où la variété d’étoiles trouve son sens, comme une sorte de firmament.
La coupole et le salon représentent l’image du monde : terre et ciel. Les contrastes sont un objectif chez Gaudi.


Le deuxième étage



Cet étage est privé, on y accède par un des angles de la galerie du premier étage, derrière une porte discrète : un escalier permet l’accès aux chambres à coucher de la famille. Un autre accès se fait par l’escalier domestique. L’entrée dans la chambre des parents Güell se fait par une triple arcature dont l’arc central est plus élevé. Les colonnes sont en marbre poli, les chapiteaux ont un volume arrondi avec des rubans de fer forgé pointus littéralement cloués aux colonnes. L’effet de ces fers à pointe est violent car il s’oppose à la douceur du marbre.


Le mobilier




    • La coiffeuse

Gaudi développe un Art Nouveau tout à fait personnel et qu’on peut observer à travers les meubles qu’il a dessinés. Les courbes gracieuses voisinent avec des formes d’une étonnante austérité. Le miroir de la coiffeuse, situé au troisième étage, fait l’effet d’un collage de différentes formes. A la base du miroir on trouve d’élégantes arabesques selon le style de l’Art Nouveau. Ce miroir donne l’impression d’une combinaison de deux miroirs différents. On constate autant d’originalité dans les éléments de bois sur lesquels il est posé presque en équilibre. Ce sont des colonnettes dont les pieds ressemblent à des sculptures surréalistes aux grotesques contorsions donnant l’impression que le miroir pourrait tomber à tout moment.


    • L’orgue

Gaudi a dessiné un orgue qu’il a placé dans le salon. Les tuyaux sont quant à eux placés dans la galerie supérieure. De cette façon la musique semble pleuvoir sur les auditeurs.


  • Peintures murales

Sainte Elisabeth de Hongrie donnant sa couronne aux pauvres.

Peinture murale située dans le salon central.

Cette peinture s’inscrit dans une série de peintures murales représentant l’altruisme d’Isabelle Lopez, l’épouse de Güell et également la politique sociale de la famille.


  • Buste de Joan Güell

Le salon est dominé par un buste de Joan Güell, dressé sur un petit piédestal sur lequel est représenté en bas relief le monument qui lui était dédié sur la Rambla de Catalunya.



La terrasse




Pour Gaudi le toit a toujours été un élément d’importance, c’est avec lui qu’il a laissé le plus libre cours à son talent créatif. Cela ne le gênait pas que les formes bizarres qu’il y mettait ne fussent même pas visibles de la rue.

Le toit du palais est dominé par une sorte de coupole, s’élevant au-dessus du hall central et se terminant par une tour pointue, semblable à un cône, qui confère au bâtiment un étrange caractère de sacré. Sa surface revêtue de cailloux évoque la rugosité naturelle d’une montagne rocheuse. Cette montagne est percée à des hauteurs différentes : dans la partie basse, c’est comme un essaim de petites grottes ; au niveau intermédiaire ce sont huit fenêtres en forme d’arc parabolique, orientées vers les points cardinaux ; en haut, ce sont comme des lucarnes rangées en alternance.

Au sommet de la lanterne, on retrouve différents symboles : une chauve-souris, placée sur une sphère du monde avec le disque solaire, le tout surmonté d’une croix.

La lanterne, de la base jusqu’au sommet est à peine moins haute que la hauteur du salon jusqu’à l’oculus, et poursuit la même thématique cosmique que la structure intérieure en s’élançant vers le ciel.
La lanterne est entourée de dix-huit sculptures aux allures surréalistes qui évoquent les pieds de la coiffeuse de la chambre des Güell au deuxième étage du palais. Ces créations à l’allure fantastiques sont les premières manifestations de ces tourelles que Gaudi réutilisa par la suite lorsqu’il réalisa les coiffes en forme de mitre des clochers de la Sagrada Familia.

Ces sculptures en forme de champignons ornés de pointes et d’angles sont pour certaines des assemblages des déchets de la construction. Constituées de fragments de verre, de porcelaine et de morceaux de céramique colorée (trencadis), ce sont les revêtements des cheminées et des bouches d’aération. En couvrant les cheminées de ce trencadis, Gaudi masque ainsi la fonction banale et utilitaire de ces éléments par une riche ornementation. Les autres cheminées sont constituées de briques rouges.



NOTE DE SYNTHESE


La place de l’œuvre dans la carrière de l’architecte



Ce palais arracha brutalement Gaudi à l’anonymat. Pendant les travaux, le nom de Gaudi apparut de plus en plus dans la presse notamment américaine qui souligne de quelle manière le talentueux architecte se fraye une nouvelle voie dans l’architecture.

La place de l’ouvrage dans l’histoire de l’architecture



La fin du XIXème siècle correspond au point culminant de l’œuvre de Gaudi et surtout à celui de son désir de promouvoir une nouvelle architecture.

L’Europe et l’Amérique ont la volonté de créer un nouveau style, un nouveau langage différent qui serait capable d’exprimer les aspirations et les changements caractéristiques de la civilisation moderne. Le palais Güell constitue un apport capital à cet art nouveau des temps des modernes.

BIBLIOGRAPHIE




  • Gaudi,  collection art en Espagne

  • Antoni Gaudi, Rainer ZERBST, Taschen

  • Antoni Gaudi, Juan José LAHUERTA, Gallimard/Electa




  • http://www.gaudidesigner.com



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