Open Scholarship 2006. Glasgow, 18-20 octobre 2006








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Open Scholarship 2006. Glasgow, 18-20 octobre 2006

Compte rendu des journées des 18 et 19 octobre par Raymond Bérard
Les présentations Power-points des interventions sont disponibles à l’adresse suivante : https://dspace.gla.ac.uk/handle/1905/644
Plus de 200 personnes ont assisté au colloque sur les dépôts d’archives ouvertes organisé par l’Université de Glasgow, Liber et Sparc Europe, dont 9 français.
Quelques points à retenir de ces journées :

* Curieusement, le clivage dépôts institutionnels / dépôts nationaux qui fait débat en France a été très peu évoqué durant ces journées. Le modèle dominant est celui des dépôts institutionnels avec une insistance répétée sur les dispositifs d’interopérabilité : pour reprendre l’expression de Simeon Warner (Université Cornell) qui travaille justement sur l’interopérabilité, « le modèle du dépôt institutionnel est sans doute le plus justifié ».

* l’importance accordée à l’évaluation : les principaux outils ont développé une interface avec les dispositifs nationaux d’évaluation (RAE au Royaume-Uni)

* La technologie représente 10% de la solution. Les autres 90% relèvent du management et de l’organisation.
En ouverture était programmée une série de quatre ateliers : sur l’offre de logiciels (à la fois les produits commerciaux et libres) ; le modèle de métadonnées Eprints développé par UKOLN (Université de Bath) et la fondation Eduserv ; la promotion des archives ouvertes (niveaux débutant et avancé).

Un créneau avait par ailleurs été réservé aux fournisseurs à raison d’un minutage rigoureux de 10 minutes par produit : Eprints (qui propose un kit débutant pour les petites institutions), Digital Commons (Proquest), DSpace Update (produit le plus répandu avec 172 installations), Digitool (Ex-Libris), Fedora, Biomed Central (qui annonce un déploiement en seulement 3 mois).

Des produits bien entendu parfaits si l’on en croit les commerciaux mais ce tableau idyllique devait être nuancé par quelques interventions de la salle qui ont rappelé que la question du dépôt des données dynamiques notamment (dont celui des formule chimiques) était loin d’être résolue.
Etat des lieux des dépôts

Stephen Pinfield (Université de Nottingham) a fourni un excellent panorama de la situation :

* Les phases clés du développement des dépôts :

  • 1991 : dépôts thématiques

  • 2000 : dépôts institutionnels

  • 2001 : OAI-PMH

  • 2002 : le temps des grandes déclarations

  • 2004 : les rapports officiels

* On recense aujourd’hui 790 dépôts (250 en 2004) avec 12 millions de documents.

* Les initiatives nationales : programmes JISC et SURF au Royaume Uni, DARE aux Pays-Bas.

* L’évolution des politiques des éditeurs qui autorisent selon les cas l’auto-archivage ou développent des modèles hybrides de publication.

Stephen Pinfield identifie plusieurs enjeux clés :

  • l’identification des versions

  • le contrôle qualité

  • les métadonnées (et leur normalisation)

  • dépôts institutionnels contre dépôts thématiques

  • les modèles économiques et l’articulation entre dépôts et revues (commerciales ou en accès ouvert)

L’avenir :

  • les modèles économiques hybrides : financement des revues par les abonnements et par les institutions payant la publication des articles de leurs chercheurs (pouvant déboucher sur la fin du modèle des abonnements ?)

  • lé déconstruction des revues ?

  • les revues «overlay » 1

  • le système à plusieurs couches évoqué par Jean-Claude Guédon (l’article et les débats de la communauté)

  • le modèle de communication fluide

Un tableau optimiste mais qui devait rappeler que le chemin à parcourir était encore long - politiquement, techniquement, économiquement, culturellement -pour enraciner le mouvement dans le processus de la communication scientifique. Et que l’impact des changements est souvent surestimé à court terme et sous-estimé à long terme.

Le répertoire des dépôts en accès ouvert (OpenDOAR : Directory of open access repositories) présenté par Bill Huppard (SHERPA, Université de Nottingham) a permis de cerner la réalité des dépôts. Ce service financé par l’OSI, Sparc europe, JISC et CURL, a été créé sur le principe du DOAJ (Directory of open access journals) développé par l’Université de Lund.

Il s’agit d’un outil d’évaluation de la qualité des dépôts: sur 1100 dépôts évalués, le DOAR n’en a retenu que 800 : ont été écartés les archives vides, celles ne contenant que des métadonnées, les liens rompus, les sources qui ne sont pas en accès ouvert…

2/3 des dépôts n’ont pas de politique affichée en matière de métadonnées ou de texte intégral. Certains interdisent la moissonnage, la plupart la réutilisation commerciale des métadonnées.

Bill Huppard a insisté sur les points clés qui doivent selon lui faire l’objet d’une clarification par les dépôts :

  • métadonnées

  • données

  • contenu

  • règles de dépôt

  • archivage pérenne

Il a évoqué l’interface web service API qui permet la réutilisation à distance des métadonnées. Une sélection de dépôts peut être identifiée pour des recherches ou un moissonnage ultérieur, par exemple pour regrouper tous les dépôts francophones.
Les services à valeur ajoutée

La première valeur ajoutée, c’est l’interopérabilité. En effet, si les dépôts peuvent contribuer à fonder un système de communication scientifique global et nativement numérique, les infrastructures actuelles sont loin d’être à la hauteur. L’élément manquant, c’est d’abord l’interopérabilité qui seule permettra de gérer les nombreux dispositifs existants.

Comme il n’est pas réaliste d’envisager la domination d’une seule architecture, d’une seule chaîne de traitement ou politique de publication, il est urgent de créer un cadre d’interopérabilité pour connecter les nombreux systèmes hétérogènes existants. Quelles sont les exigences minimum ? Existe-t-il un noyau commun de modèle de contenu ? Simon Warner (Université Cornell) a présenté les travaux du projet NSF Pathway de l’Université Cornell et du Laboratoire national de Los Alamos en s’appuyant notamment sur l’exemple d’un journal « overlay » à partir d’une série d’architectures hétérogènes (aDore, arXiv, DSpace, Fedora).
Deux autres projets furent présentés :

- RepoMMan, qui s’intéresse à deux fonctionnalités précises en lien avec le déploiement du système Fedora à  à l’Université de Hull: le workflow et la génération automatique de métadonnées (qui selon ses promoteurs demeure encore largement du registre de la recherche du Graal)

- le moteur de recherche académique de Bielefeld (BASE)
* Evaluation de la qualité

Ses promoteurs mettent en avant l’écrasante supériorité de l’accès ouvert pour la diffusion de la recherche. Mais est-ce si sûr ? Le concept d’accès ouvert permet-il véritablement une meilleure évaluation de la recherche ? Comble-t-il les insuffisances des indicateurs bibliométriques traditionnels ?

S’il est certain que l’accès ouvert a modifié les comportements scientifiques grâce à une plus rapide circulation des écrits, deux interventions ont relativisé les affirmations des militants de la cause. Stefan Hornbostel a rappelé que même si la couverture par l’ISI n’était pas parfaite (notamment en lettres et sciences humaines), certains secteurs comme les lettres et sciences humaines demeuraient encore largement étrangers aux revues en accès ouvert.
Henk Moed (Université de Leiden, Centre for Science and Technology Studies) a fait état de ses recherches sur les conséquences des processus d’évaluation (et notamment de l’utilisation des indicateurs bibliométriques) sur les pratiques de publication des auteurs et celles des éditeurs. De son étude sur les effets de l’accès ouvert sur les facteurs d’impact et la visibilité, il ressort que rien ne permet d’établir la supériorité de l’accès ouvert sur les revues commerciales sauf en matière de rapidité de diffusion de l’information. Des conclusions qui ont surpris et qui amènent à s’interroger sur la valeur de l’échantillon qui a servi aux travaux.
Politique de mise en œuvre

Si le nombre de dépôts croit régulièrement (un nouveau dépôt par jour), leur contenu reste décevant puisque seuls 15% des articles sont auto-archivés et que chaque dépôt contient en moyenne 297 post-publications.

Seule une politique volontariste d’incitation au dépôt par les universités et les organismes financeurs de la recherche peut changer cette situation. Alma Swan (cabinet Key Perspectives Ltd) a dressé le panorama de la situation : en Europe continentale, la DFG (Allemagne) a quasiment rendu obligatoire le dépôt par les chercheurs, de même que le FWF en Autriche, les autres pays se limitant à une recommandation.

Au Royaume-Uni, le Wellcome Trust exige le dépôt de même qu’une partie du RCUK (Research Council UK).

Aux Etats-Unis, la politique du NIH va sans doute se durcir, le CURES autorise un délai de 6 mois et la FRPAA rend le dépôt obligatoire pour toutes les recherches financées par les principales agences.

Quant aux auteurs, ils sont majoritairement d’accord pour déposer (81%), 5% s’y refusant et 14% étant plutôt réticents.
Cité en exemple par Alma Swan, Robert Terry a présenté la politique du Wellcome trust, la plus importante agence privée de financement de la recherche médicale. 90% des travaux financés par le Wellcome trust sont consultables en ligne gratuitement. Depuis octobre 2006, un exemplaire de chaque article publié dans une revue à comité de lecture doit être déposé dans PubMed Central.

Il s’agit d’une politique ouvertement affichée par le Wellcome Trust qui intègre les frais de publication dans ses financements (à raison de 1%) au même titre que le matériel de laboratoire.

La politique des éditeurs commerciaux eux-mêmes évolue puisque plus de 90% des titres utilisés par les auteurs financés par le Wellcome Trust (y compris Elsevier) acceptent une option accès ouvert.

Au Wellcome Trust, le dépôt des articles se fait en XML. Le débat XML/PDF a suscité de vifs échanges et comme devait le dire un congressiste sur un mode imagé, « passer de PDF au XML, c’est comme partir du hamburger pour essayer de retrouver la vache ».



1 Revue en accès ouvert qui accepte des articles provenant de pre-prints déposés sur une archive et qui les soumet à un comité de lecture





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