Nous voici maintenant sur la Saône. Depuis Lyon jusqu'à Corre nous naviguerons sur cette rivière








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Message 6 2004
Nous voici maintenant sur la Saône. Depuis Lyon jusqu'à Corre nous naviguerons sur cette rivière.

28 juin Lyon à Neuville (21 km)
Comme prévu nous quittons Lyon parce que notre emplacement n'est pas confortable. Malgré tout ce lundi matin la rivière s'est calmée puisque les vacanciers sont au travail aujourd'hui. Il est curieux que la grande ville n'aie pas organisé une marina pour tous les navires qui passent ici.
C'est jour d'élection au Canada aujourd'hui, bon devoir de citoyen ! En Europe nous n'entendons jamais parler du Canada. Nous écouterons ce soir pour connaître les résultats.
L'écluse que nous passons ce matin n'a pas de bollards flottants. C'est une surprise ; nous nous ajustons en préparant une deuxième amarre. Ça se passe bien. Nous nous ancrons vers 13:00 à l'île Beyne sous recommandation d'un navigateur rencontré en Corse. La rivière est calme alors cette île d'autant plus.
Ce coin est prisé par les pêcheurs ; nous en voyons à tous les cent pieds mais nous n'avons pas vu de poisson au bout de leur ligne. Nous n'allons pas par terre aujourd'hui et nous nous occupons avec le nettoyage du BBQ, avec les copies de sécurité sur l'ordinateur, à lire…
29 juin Neuville à Mont Merle (26 km)
La nuit a été fraîche. À la radio on dit qu'il a fait 6C. Le soleil matinal éclaire majestueusement la terre et l'eau; les photos rendront-elles cette beauté? Nous voyons plusieurs campings, plusieurs stations de plein air et des résidences secondaires. On dirait le lac Memphremagog dans les cantons de l'est.
Nous atteignons le relais nautique de Mont Merle vers 11:00. Air d'été est heureux de se faire nettoyer à fond. Nous prenons contact avec Jean Charles Braillon vigneron où nous avons fait les vendanges en 2001. Nous partons avec lui voir le Beaujelais. Il nous amène en haut d'une montagne à 1012 mètres et à un autre point d'observation. Nous admirons le Beaujelais et nous pouvons voir au loin le mont Blanc. Il nous explique comment les terroirs sont répartis. Nous retournons au Domaine des Forchets pour casser la croûte royalement avec le bon vin du Régnié. C'est agréable de revoir des gens avec qui nous avons pioché pendant une semaine. Nous continuons de faire connaissance. Eléonore et Ségolène, ses deux filles, viennent dormir au bateau avec nous.
30 juin Au Domaine des Forchets

Ce matin se sont les filles qui nous conduisent en bateau jusqu'au port de Belleville. Elle maîtrise rapidement le bâbord et tribord. Elles posent toutes les questions nécessaires pour découvrir l'univers nautique. Bravo la belle jeunesse ! Aujourd'hui j'assisterai à une fête d'enfants pour l'anniversaire de Ségolène qui fête ses 9 ans. Michel travaillera à la vigne avec Jn-Charles.
Neufs beaux enfants s'amusent pour célébrer Ségolène. Maman Claudine a organisé quelques jeux. Comme Ségolène invitent des gars et des filles les expériences sont différentes. Ah ! les gars ne veulent pas suivre toutes les consignes et Ségolène trouve ça moche. Sur neuf il y a Guillaume qui se tient à l'écart et fait ce que bon lui semble mais ne manque pas une minute du grand groupe. Deux gars veulent s'amuser davantage avec les filles au restaurant et aux Barbies. Une fille se rapproche plus des gars pour se coltailler. C'est beau de voir ce petit monde avec leur personnalité bien marquée. Après deux heures, la bataille d'eau s'organise sans que l'organisatrice ne l'aie prévue. Claudine met des règles et nous réussissons à en faire une belle activité mais nous en sortons tous bien trempées.
Le souper est l'occasion pour parler de nos expériences de la journée accompagné de bons fromages et de bons vins. Nous revenons à bord avec une réserve de bon vin.
1 juillet Belleville à Macon (38 km)
On dit par ici que lorsque le mont Blanc est visible la pluie s'installe. Hier il était visible ; ce matin le temps est nuageux et le baromètre a baissé. Il ne pleuvra pas malgré tout. Jean Charles aurait aimé que la pluie vienne par ce que la vigne en a bien besoin. Vers midi nous sommes à Macon. Michel a récupéré des vieux pneus et les a recouvert de plastique. Il les installe sur la rail de farge pour le reste du voyage. Nous traversons le pont Saint Laurent pour marcher dans la ville de Macon. Nous remarquons ici quelques beaux édifices dont le bureau de poste. Cette ville a eu une bonne idée en indiquant l'œuvre du personnage pour lequel il ont donné un nom de rue. Par exemple rue Joseph Dufour, créateur du papier pain. Nous n'avons pas visité le musée en l'honneur de Lamartine mais tous les documents en parle et un circuit de plusieurs kilomètres suit sa trace dans la région.
Aujourd'hui Michel fait tout lentement même notre clavardage avec Danièle et Dominique. Et bien je suis vraiment trop rapide. J'ajuste difficilement mon rythme. Le souper à la fondue au fromage de Michel nous remet au diapason.
2 juillet Macon à Chalon (80km)

Dès 8:00 nous larguons les amarres. La campagne sent bon le tilleul. Depuis quelques jours je ne voit plus d'aigrette; nous avons du changer de région faunique. La Saône n'est pas aussi large que le Rhône mais nous avons toujours trois mètres sous la quille. La campagne est parsemée de hameaux et s'est un mélange extraordinaire de verts, bruns et de bleus. Les nuages se font menaçant et il pleut un peu lorsque nous entrons à la marina de Chalon.
En marchant dans le vieux Chalon nous remarquons des changements dans l'architecture. Nous voyons des maisons à colombages et des toits de tuiles colorées et vernies. Nous rencontrons des torontois. Elle est française et lui canadien. Nous parlons d'élection.
3 Juillet Chalon à Saint Jean de Losne (73km)
La ville est très calme. Nous sommes partis à 7:15. Malgré tout deux pêcheurs sont déjà en chaloupe. C'est le début des vacances en France.
Durant quelques kilomètres on dirait que les gens contestent la navigation sur le canal. Les indications sont barbouillées ou changées d'endroit et les gens ne nous répondent plus lorsqu'on leur envoie la main. Heureusement ça passe.
Bravo nous recevons des nouvelles de vous par Winlink; c'est formidable continuez nous n'aurons plus besoin d'internet bientôt. Nous passons deux autres écluses et nous ajustons notre amarrage et les pneus. Comme quoi il n'y a pas d'écluses identiques. À la sortie d'un écluse le moteur n'a plus de force et vibre beaucoup. Un fameux sac de plastique s'est enroulé dans l'hélice. Le coupe orin suivi de plusieurs marche avant et arrière en viennent à bout.
Nous entrons à Saint Jean de Losne vers 12:30. Il y a trois marinas. Ici nous rencontrons deux autres canaux dont celui de la Bourgogne et du Doub. C'est la plus grande marina rencontrée depuis la Méditerranée.
Nous rejoignons François un autre vendangeur du Beaujolais. Nous passerons quelques jours avec lui dans le Jura.
4 au 8 juin Menotey
Nous visitons la belle région du Jura en compagnie de guides du tonnerre François et Geneviève. D'abord nous faisons le tour du domaine. Leur maison a été construite dans les environs de 1750. Des vignerons ont habités cette maison. Les Guedeney sont venus bien plus tard. François a aménagé en trois phases puisque la famille a grandi et commandait plus d'espace. Nous sommes dans une commune un peu élevée. Nous voyons la campagne et des vallons. Nous sommes dans une région maraîchère puisque la vallée de la Saône et du Doub est propice à ces cultures. Avec nos amis nous avons pu en connaître davantage sur l'histoire de la France et les spécificités de la région.
Je vous donne un aperçu de notre tournée. D'abord une journée de marche question de se dégourdir et de connaître la géologie de la région.
Nous allons dans les sentiers Karstique. Ce sont des sentiers aménagés dans un coin de pays ou on pratique la coupe du bois. Nous entrons dans ces sentiers et marchons dans des pierres couvertes en partie de mousse. Ces pierres sont en calcaire et avec l'infiltration de l'eau le roc est devenu pierres de diverses formes et grandeur. Plusieurs gouffres et grottes se forment. Nous entrons dans une d'elles.

Après un pique-nique composé de salades, de légumes, de porc froid, de fromage comté et de bon vin, nous nous dirigeons vers le sentier des Cascades. Nous nous retrouvons sur le premier plateau du Jura. Le sentier longe des cascades magnifiques de plusieurs dizaines de mètres. C'est un lieu où les familles viennent marcher.
Le lendemain nous marchons dans la ville de Dole ancienne capitale de la Franche-Comté du temps où elle était espagnole. C'est la ville de Pasteur. Le centre-ville, le long du Doubs a été rénové et ses habitants ont été déplacés. La rénovation urbaine se déploie presque toujours de la même manière. C'est beau. La rive est bordée de trottoirs. Nous voyons le lavoir et le bain des lépreux. Les édifices sont pour la plupart rénovés. Certains abritent des musées, des écoles et d'autres sont des blocs d'habitations type condos.
Nous partons ensuite vers les salines d'Arc et Sevan. Le sel était cueilli au nord puis transporté par tuyau de bois ici. C'est en chauffant la saumure que le sel apparaissait. Ce qui m'intéressait le plus dans ce lieu était le principe de la cité idéale. L'architecte Claude Nicolas Ledoux engagé par le roi pour bâtir cette ville l'a prévue avec l'ensemble des corps de métiers et la tout ce qui entoure la survivance de cette population. Cet architecte a énoncé ses valeurs sociales dans l'organisation de la cité. Ce musée a été rescapé depuis peu. Pour survivre l'organisation ajoute des activités de recherche, d'animation culturelle et de séminaires. Imaginez vous qu'à La Vieille Pulperie, le maire de Chicoutimi y accepte des salles de congrès et des stages de l'université.
Je ne vous ai pas parlé des belles discussions et dégustations que nous avons avec Geneviève et François. Chaque dîner et souper sont remplis en toute amitié. J'ai même appris à tresser la lavande lors de notre trajet en automobile. Rien ne sert d'être passif si on peut toujours être en activité (Ginette). Il ne faut pas perdre une minute même à la retraite…(Michel)
Le 6 juillet. Nous nous rendons à la forteresse de Besançon. La cité n'est pas habitée mais elle présente des musées sur la vie en Franche-Comté, celui de la résistance et de la déportation lors de la dernière guerre mondiale. De plus nous pouvons visiter un zoo, un insectarium, un aquarium et un climatorium. J'aime bien ce concept qui unit l'histoire, le présent avec une pointe vers l'avenir. Nous ne manquons rien et faisons un tour complet. Des remparts nous admirons la ville de Besançon. Lors de notre pique-nique quotidien un petit chien vient sentir et tenter de nous ravir nos miettes de poulet et de fromage comté. Son maître l'en empêche. Cet homme a le goût de parler. En fait il nous invite à passer à son atelier de peintre.
Nous le rejoignions après notre visite terminée. M. Fumugalli est peintre contemporain. Il est généreux dans l'explication de son œuvre. Il développe toujours le thème du cheval, du bouclier et du soleil. Il nous faut comprendre bien l'art contemporain par ce que de premier abord ça nous rebute. Plusieurs de ses œuvres sont vendues en Asie ; cette population accepte l'art dans la vie de tous les jours alors qu'en occident nous la réservons à une élite aux dire de Fumagalli.
Pour notre dernière journée chez François et Geneviève parce que nous devons insister pour poursuivre notre route, nous filons vers Beaune. Nous entrons dans les hospices de Beaune, construite par Nicolas Rolin et madame Guigone l'aide du duc de Bourgogne. Nous sommes en 1443 ; c'est la misère et la famine. Ces hospices deviennent des hôpitaux pour ceux et celles qui se meurent. Les religieuses hospitalières offrent leurs services. C'est tout un monument de l'intérieur ! A l'extérieur la pierre est terne mais en entrant tout s'illumine. Ce stratagème avait été utilisé pour que les envahisseurs passent leur chemin sans les piller. A l'intérieur les toits sont en tuiles de plusieurs couleurs et leur vernis éclaire le tout. Nous passons d'une pièce à l'autre et on nous explique les usages du temps. La salle des pôvres (pauvres) où on accueillait les malades et au bout de laquelle s'ouvrait la chapelle. À la chapelle une œuvre montre le jugement dernier. Jésus passe à la balance chaque vie des humains et les dirigent vers le ciel ou l'enfer. Le détail des yeux, des bijoux, des fleurs et des vêtements que nous pouvons voir sont impressionnants. Dans une autre pièce nous voyons la cuisine collective où un tournebroche immense est installé pour griller les viandes. La pharmacie avec toutes ces fioles de plantes, d'alcool et de pommades est digne des grands sorciers de notre temps. J'allais oublier les instruments de chirurgie dont le vilebrequin, les scies…Une chance que l'alcool coulait fort. Valait mieux de pas avoir besoin. C'est encore ce qui est recommandé ; de venir à l'hôpital qu'en grande nécessité.

Nous ne pouvons que remercier grandement François et Geneviève de nous faire découvrir leur coin de pays qu'ils adorent. Lorsqu'ils viendront au Québec nous les guiderons aussi.
9 juillet Saint Jean de Losne à Broye le Pesme (45km)
Nous reprenons notre route vers le Nord. Nous avançons aux pas des écluses. Nous en aurons trois aujourd'hui. En fin d'après-midi nous nous accostons sur un ponton. Nous avons de beaux horizons ; d'un côté la rivière et de l'autre des champs de culture. Nous soupons dehors et les moustiques nous incitent à entrer.
10 juillet Broye à Soing (73km)
Les écluses sont de petites dimensions soit 38 mètres au lieu de 50 mètres. C'est la même chose pour la Saône moins large avec un débit plus lent. Malgré ce changement, l'activité sur ses rives est très présente. Nous croisons un petit quai de pêche à tous les deux cents pieds. Les petites villas sont habitées, les campings sont utilisés. Ça bouge. Nous voyons moins de villages. Les oiseaux sont plus farouches; ils s'envolent sur notre passage.
Nous voulons faire le plein de diesel. Nous cherchons à la place indiquée dans le guide mais le locateur dit ne pas avoir le permis. Nous continuons et trouvons une belle halte nautique près de grands champs.
11 juillet Soing à Port sur Saône (40 km)
Quel beau matin la campagne chantonne et respire sous une brume matinale. Nous passons 5 écluses et le tunnel Saint Albin. Nous entrons à Port sur Saône. L'accueil du jeune maître quai nous incite à y demeurer plus longtemps que pour le diesel et c'est très bien. Nous y rencontrons des gens affables. Notre balade à vélo nous fait voir un coin de pays près de Vésoul. Les activités plein air sont bien organisées ici. Une trentaine de campeurs sont au terrain municipal et s'amusent malgré le temps pluvieux.

12 juillet Port sur Saône à Corre (40 km)
Il a plu hier et pleut encore. Nous avons une surprise aujourd'hui le manchon de la toilette cède. Michel fulmine mais il répare.
À Corre nous ne pouvons atteindre la marina. Nous restons au quai d'accueil. Corre est une très petite commune sur une route de passage pour Vésoul et Epinal. Nous faisons quand même une très bonne épicerie mais sans poisson frais.
13 juillet Corre à Fontenoy
Ça y est nous terminons ici notre passage sur la Saône et nous prenons le Canal de l'est. Nous vous en parlerons dans notre prochain épisode.
Bonjour à tous et à bientôt.

Ginette et Michel

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