Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres








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Les perles de la couronne’’

(1937)
Film de 1h 40
Trois narrateurs (l’historien français Jean Martin, un écuyer royal anglais, et un camérier du pape) racontent l’histoire fabuleuse d'un collier composé de sept perles fines, jadis offert par le pape Clément VII à sa nièce, Catherine de Médicis, quelques mois avant son mariage avec le futur Henri II... Quatre des perles, remises à Élisabeth Ière peu après l'exécution de Marie Stuart, ornent désormais les arceaux de la couronne royale britannique, mais les trois dernières ont mystérieusement disparu en 1587. Les trois narrateurs se rencontrent, décident de partir en quête des joyaux manquants, découvrent les frasques de quelques souverains.
Commentaire
Les événements historiques sont traités avec un humour malin et satirique.

Sacha Guitry prit pleinement conscience des possibilités visuelles et sonores du cinéma dans ce film de grande envergure, auquel participa, autour de lui (qui tint les rôles de Jean Martin et François Ier) et de Jacqueline Delubac (qui tint ceux de Françoise et de Marie Stuart), une pléiade d'acteurs célèbres, dont certains étrangers qui, pour les besoins du scénario, parlèrent leur propre langue. Raimu, reconnaissant envers celui qui l'avait lancé, accepta de jouer gratuitement.

Le texte narratif joue avec I'image qui est chargée de symboles. Le montage et le découpage sont d'un brio et d'une rapidité inhabituels. Comme il allait le faire dans les grandes fresques pseudo-historiques qui allaient assurer sa popularité auprès d'un plus vaste public, Sacha Guitry mêla la fiction à la réalité, écrivit «des histoires à propos de l'Histoire», opposant à ses détracteurs : «Le peu que je sais, je le dois à mon ignorance».

Pour la réalisation, il s'adjoignit les services de Christian-Jaque, qui venait de tourner ‘’François 1er’’ avec Fernandel. Aussi n’y a-t-il rien d'étonnant à ce que François 1er et Henri VIII soient dépeints de l'exacte même manière dans les deux films.

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Le 6 octobre 1937, Sacha Guitry commença le tournage de ‘’Désiré’’ aux studios François-1er .

Le 30 novembre, il commença le tournage de ‘’Quadrille’’.

Le 3 décembre, il projeta ‘’Désiré’’ au cinéma Le Marignan.

Comme il continuait à faire chaque année sa cure à Dax, il commença à passer l'été à la villa "Calaoutça" à Biarritz, au quartier de la Négresse, où il recevait de nombreux amis parisiens.

Le 8 mars 1938, au Poste parisien, fut enregistré le premier des "Quart d'heure de Sacha Guitry". Il allait y avoir vingt-quatre émissions, la dernière le 22 avril.

Le 4 mai débuta, avec la collaboration technique de Robert Bibal, le tournage, aux studios de Joinville, de ‘’Remontons les Champs-Élysées’’. Quelques jours auparavant, avaient été tournées, en extérieur, les scènes de chasse.

Le 18 mai, Jacqueline Delubac et Henri Garat partirent pour Cannes. Ils allaient y tourner une partie de ‘’L'accroche-cœur’’ sous la direction de Pierre Caron. Sacha Guitry, à Paris et aux studios de Joinville, poursuivit les prises de vues de ‘’Remontons les Champs-Élysées’’, avec Geneviève de Séréville.

Le 19 juillet, au palais de l'Élysée, devant les souverains britanniques, le président de la République et ses invités, Sacha Guitry et Jacqueline Delubac jouèrent un «à-propos en un acte», ‘’Dieu sauve le roi’’ où, à Versailles, sous Louis XIV, on donne à l'ambassadeur d'Angleterre qui est lord Churchill un menuet de Lully chanté en français par les demoiselles de Saint-Cyr, qui allait devenir le ‘’God save the king’’.

Le 23 septembre, sortit le film ‘’L'accroche-cœur’’.

Le 15 octobre, au Poste parisien, commença une série d'émissions dites "Mon agenda", consacrées au rappel d'événements ou de personnages dont c'était l'anniversaire.

Sacha Guitry fit jouer :

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‘’Un monde fou’’

(1938)
Comédie en quatre actes
Le docteur Flache, «l'illustre psychiatre dont parle tout Paris», s'apprête à prendre une retraite dorée et bien méritée sur la côte d'Azur. Mais, à la dernière minute avant son départ, ses plans sont contrariés par l'irruption dans son cabinet d'un couple extravagant. D’abord entre en scène, avec une autorité, un ton supérieur, un langage précieux qui en disent long sur sa personnalité, l’ingénieur Jean-Louis Cousinet. Puis se produit l’entrée en scène foudroyante de son épouse, Missia Cousinet, qui, en se déplaçant d'un bout à l'autre du cabinet, déroule un long monologue avec un savant accent slave qu'elle module avec dextérité. En présence de Valentine, la bonne et l'infirmière du dr Flache depuis plus de trente ans, chacun décrit, dans des tirades torrentielles, les symptômes de la folie de l'autre ; chacun demande au psychiatre d'examiner son conjoint. Curieusement, leurs ressentiments sont identiques. En critiquant les manies de l'autre, ils révèlent que ce sont leurs propres défauts qui les agacent, et qu'ils ont besoin d'effectuer un retour sur eux-mêmes. Si le mari manque de confiance et se repose sur le psychiatre, sa femme ne cache pas son désir d’aller lui faire quelques confidences ailleurs que sur le divan !

Dans un premier temps, le docteur Flache se refuse à «rempiler» : il va vendre sa maison aux enchères, et partir pour Nice. Il n'aurait pas hésité à jeter dehors les Cousinet si le charme de la jeune Slave (donc passionnée, comme il se doit !) ne l'avait pas foudroyé. Resté seul avec le docteur, Jean-Louis Cousinet affirme qu'il n'a pas de maîtresse. Quand il apprend, par l'indiscrétion d'une communication téléphonique, que le docteur vend son hôtel particulier de Neuilly, une véritable «folie» que le duc de Richelieu fit construire au XVIII siècle pour l'offrir à une maîtresse en cadeau d'adieu, il le lui achète. Quelle est son intention? veut-il l'offrir à Missia? à une autre femme comme cette curieuse Melle Putifat, à laquelle le docteur Flache a demandé de venir, qui a l'air un peu folle, elle aussi, puisqu’elle parle tout le temps de la «diagonale» qui se trouve dans la chambre du premier étage?

Le psychiatre conclut des propos des deux époux qu'ils sont tous deux normaux mais lassés l'un de l'autre. Véritable machination nourrie d’amour ou simple instinct médical, il trouve une solution pour sauver ce couple qui bat de l'aile : un mariage, suivi d'un divorce, que, dans un délirant appel, il promeut au rang de nouveau sacrement !
Commentaire
La pièce en quatre actes se déroule tout entière dans le petit bureau du psychiatre, scène réduite mais sur mesure pour ce «règlement de comptes» intime. Et ce huis clos permet aux personnages de se laisser aller aux confessions, à des actes défiant leur propre personnalité.

À la folie supposée des patients, qui ont au moins un «petit grain», s’ajoute celle contractée par le dr Flache, psychiatre légèrement détraqué après tant d’années à côtoyer ces «nerveux». Son nom est d’ailleurs tout à son image : on hésite entre «flèche» pour sa rapidité (et non sa droiture, que l’amour des femmes courbe un peu), et «flash» pour son tempérament crépitant, passant de l’impassibilité à une vive agitation.

Si Sacha Guitry revint à son éternel trio par des voies moins vaudevillesques, cette comédie irrévérencieuse et jubilatoire ne brille pas par la rigueur de sa construction. Dès le début, le tourbillon de Sacha Guitry se met en place. N'obéissant qu'à son esprit inventif, il nous entraîne dans une intrigue farfelue, fantaisiste et désinvolte. Au fil des quatre actes, du fait d’invraisemblances (peut-on croire que le docteur Flache puisse improviser la vente aux enchères de sa maison et totalement l'oublier?) et de quiproquos à répétition, la situation s'embrouille à plaisir. Mais on peut regretter le déséquilibre entre des scènes pleines de vivacité et d'autres, plus pâles, qui s'étirent paresseusement. Quand le héros, moteur de l'action, n'est pas en scène, on ressent un fléchissement de l'intérêt et du rythme. En se répétant, certains gags perdent leur effet comique. On remarque ce bel exemple de «théâtre dans le théâtre», quand, au début du quatrième acte, à la question de son assistante : «Est-ce que Monsieur ne croit pas que ce monsieur et cette dame se jouent un peu la comédie?», le docteur Flache répond : «Oui, tout cela, bien sûr, n’est qu’une comédie… et nous en arrivons d’ailleurs au dernier acte

Il reste que le texte manifesta encore le brio de Sacha Guitry. Même s'il se laissa aller à certaines facilités, il séduit par des dialogues souvent incisifs et des formules cinglantes comme : «Dire le contraire de la vérité, c'est s'en être approché de dos, mais de bien près !»

Parfois, l'homme d'esprit devint moraliste, exprima une philosophie lucide et désabusée mais surtout indulgente. Sur fond de comédie, la pièce se penche sur un moment important de la vie du couple : après quelques années de vie commune, les manies de l’autre, sa façon d’être agacent. Ce qui est troublant, c’est que les deux personnages ont chacun la même vision de leur conjoint. Plus qu’une remise en question de leur couple, ils doivent effectuer un retour sur eux-mêmes. On lit cet aphorisme : «Être fidèle, c'est, bien souvent, enchaîner l'autre

Sacha Guitry se lança dans des variations originales du traditionnel triangle amoureux. Il ironisa sur le divan trop accueillant des psychiatres, et sur les femmes qui ne se rendent pas chez les chiromanciennes «pour qu'on leur dise que leur mari doit vivre vieux, mais pour tâcher de savoir s'il doit mourir bientôt.» Il mania les paradoxes avec virtuosité, et, chemin faisant, taquina gentiment la psychanalyse et la méthode de l'association libre, dont on parlait beaucoup en ces années trente.
Le rôle de Missia fut écrit pour Elvire Popesco, actrice d’origine roumaine. Sacha Guitry fut Jean-Louis Cousinet, André Lefaur, le docteur Flache, Pauline Carton, la servante Valentine, Jacqueline Delubac, Mlle Putifat (ce fut la dernière comédie qu’elle joua auprès de son mari).

Le 3 novembre, la pièce fut créée au Théâtre de la Madeleine.

Le 26 mai 1951, au Théâtre des Variétés, Sacha Guitry reprit la pièce sous le titre d’‘’Une folie’’. Il joua le docteur Flache, avec Jacques Morel (Jean-Louis Cousinet), Lana Marconi (Missia), Sophie Mallet (Mlle Putifat) et Jeanne Fusier-Gir (Valentine).

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Le 1er décembre 1938, un grand gala fut tenu au cinéma Normandie pour la sortie de :

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‘’Remontons les Champs-Élysées’’

(1938)
Film de 1h 40
Un instituteur (descendant à la fois de Louis XV, de Marat et de Napoléon Ier) raconte à ses élèves, par le petit bout de la lorgnette, l'histoire des Champs-Élysées, de la place de la Concorde en 1617 à la place de l'Étoile en 1938. Sont notamment évoqués :

- l'assassinat de Concino Concini ;

- les circonstances qui amenèrent Louis XV, las de la marquise de Pompadour, à faire aménager le Parc-aux-Cerfs ;

- l'établissement des premiers théâtres de marionnettes sur les Champs-Élysées ;

- la mort du Bien-Aimé annoncée par celle, survenue six mois auparavant, du ministre Chauvelin, et son enterrement nocturne ;

- les noires heures de la Terreur ;

- la rencontre, fortuite et improbable, entre Bonaparte et Napoléon, celui-ci reprochant à celui-là d'avoir trahi ses idéaux de jeunesse (Napoléon demande à Bonaparte : «Si c’était à refaire, recommencerais-tu?» - «Oh ! pas pour un Empire !» répond-il) ;

- l'assassinat nocturne de l'inventeur du gaz d'éclairage ;

- les débuts parisiens de Richard Wagner ;

- le retour des cendres de l'Empereur en 1840 ;

- le départ de Louis-Philippe pour l'exil ;

- le succès des chansons de Béranger ;

- le triomphe des valses de Métra lors d’un bal à la cour de Napoléon III…
Commentaire
Cette deuxième «fantaisie historique» est une fresque d’une désinvolture réjouissante, qui propose une remontée du temps aussi ludique qu'instructive. Sacha Guitry interpréta les rôles de Louis XV et de tous ses descendants jusqu'au professeur final. Faut-il voir dans la rencontre entre Bonaparte et Napoléon, personnage(s) récurrent(s) chez lui, un parallèle entre l’homme de théâtre et le cinéaste?

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Le 15 décembre 1938, un dîner fut donné sur la scène du Théâtre de la Madeleine pour la cinquantième représentation d'’’Un monde fou’’. Jacqueline Delubac, qui, ce jour-là, avait quitté le 18 de l'avenue Élisée-Reclus pour se rendre chez sa mère au 15, n'y participa pas.

Le 19 décembre, le divorce entre Sacha Guitry et Jacqueline Delubac fut officiel.

Il joua dans le film d'Ernst Lubitsch, ‘’Blue Beard's eighth wife’’ (’La huitième femme de Barbe-Bleue’’).

Le 15 janvier 1939, Jacqueline Delubac joua pour la dernière fois avec Sacha Guitry, dans ‘’Un monde fou’’. Mila Parély reprit son rôle le lendemain.

Le 13 février, il partit pour une tournée sur la Côte d'Azur et en Suisse, avec une jeune fille de vingt-cinq ans, Geneviève Ligeau Chaplain de Séréville, sa nouvelle compagne, qui avait une petite expérience cinématographique (un film où elle joua au côté de Raimu), qui avait surtout un physique agréable et reconnu comme tel (elle avait été élue Miss Cinémonde), de la fraîcheur aussi, et une espièglerie qui lui faisait tout prendre avec désinvolture.

Le 23 mars, à Londres, à l’’’India Office’’, devant le roi George VI et la reine Élisabeth, et le président de la République française, en voyage officiel, puis au Coliseum, Sacha Guitry joua un «à-propos franco-anglais» en un acte : ‘’You're telling me’’ ou ‘’Honni soit qui mal y pense’’ qu’il avait composé avec sir Seymour Hicks et Geneviève de Séréville, où il joua son propre personnage avec eux.

Le 31 mai commença le tournage, aux studios Pathé à Joinville, de ‘’Ils étaient neuf célibataires’’.

Alors que le nom de Sacha Guitry avait été proposé pour l'Académie française, et qu’il avait refusé, car on voulait lui imposer cette condition : abandonner son activité de comédien, le 28 juin, grâce à René Benjamin, il entra plutôt à l’Académie Goncourt, en dépit de l’opposition de Lucien Descaves, un des membres fondateurs, qui déclara vouloir en sortir s’il y était élu.

Malgré cette prémonition qu’elle évoqua dans son livre, ‘’Sacha Guitry, mon mari’’ : «J'étais trop certaine qu'à partir du mariage, je ne serais plus qu'une ombre, un reflet... et tous ces gens qui rôdaient sans cesse autour de Sacha et qu'il me faudrait supporter !», Geneviève de Séréville accepta de l’épouser. Les 4 et 5 juillet furent célébrés, à Fontenay-le-Fleury, leurs mariages religieux et civil. «C'est la première fois que je me sens vraiment marié», déclara le vieil époux de cinquante-quatre ans. Elle fut la seule de ses cinq épouses à porter son nom. Il allait tenter de faire d’elle une comédienne. Elle allait créer cinq de ses pièces à Paris, en reprendre quatre autres à Paris ou en tournée, et jouer dans cinq de ses films. Ils allaient vivre entre Paris (l'hôtel particulier du 18, avenue Élisée-Reclus) et une propriété de campagne qu’il avait achetée près de Saint-Cyr, à Ternay. Mais, bien vite, elle découvrit la caractéristique essentielle de son célèbre époux : «Comment fait-il pour travailler ainsi du matin au soir? Il ne parle que travail. Ce n'est pas toujours amusant pour moi...», se plaignit-elle, car ses vingt-cinq ans la poussaient à s'amuser, sortir, danser..., à ne s’intéresser qu’à Nathalie, son caniche, et aux quatre chiots de la portée : Zim, Bala, Boum, Tsouin-Tsouin... Bientôt, elle lui fit des scènes de ménage où, bien que comtesse, elle le rabrouait avec un vocabulaire de charretier, tandis que lui, grand seigneur, gardait toujours son calme. Et, comme Yvonne Printemps, elle ne tarda pas à le tromper.

Le 22 juillet, Sacha Guitry partit pour une tournée dans sept casinos de France.

Il présenta à Paris :

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