Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres








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N'écoutez pas, mesdames’’

(1942)
Comédie en trois actes
Ce matin-là, Daniel Bachelet, antiquaire distingué, attend sa femme. En effet, la charmante Madeleine vient de passer la nuit hors du domicile conjugal pour la seconde fois. Et elle ose lui fournir un prétexte invraisemblable. Persuadé qu'elle le trompe, il décide de divorcer. Madeleine entre dans son jeu, et lui demande de lui trouver un nouveau mari puisqu'elle vient de rompre avec son amant supposé. Elle envisage comme amant le moindre client qui entre dans la boutique, alors que Daniel doit faire face à la survenue de sa première femme, d'un amour de jeunesse, danseuse de cabaret (Julie Bille-en-bois) et d'un vieil ami (le baron de Charançay) ! S'en sortira-t-il?
Commentaire
Autre exemple de «théâtre dans le théâtre», la pièce commence par une adresse au public sous forme de monologue, où il est dit : «N’écoutez pas, mesdames», et se clôt avec les paroles du même personnage qui dit : «Rideau !»

La pièce est tissée de railleries contre les femmes :

- «On n'est jamais trompé par celles qu'on voudrait

- «On les a dans ses bras - puis un jour sur les bras - et bientôt sur le dos

Mais l’homme n’est pas épargné : «Je vais donc enfin vivre seul ! Et, déjà, je me demande avec qui

Geneviève Guitry n'ayant pas voulu être de la distribution (erreur qui allait la faire trépigner de jalousie

quand elle vit l’immense succès remporté), la pièce fut jouée par Sacha Guitry (Daniel Bachelet), Hélène Perdrière (Madeleine Bachelet), Jeanne Fusier-Gir (Julie Bille-en-bois), Léon Walther (le baron de Charançay).

Elle eut, au Théâtre de la Madeleine, six cent sept représentations, du 21 mai 1942 (le 22 mai : elle fut donnée dans un gala au profit des prisonniers de l'école des Hautes Études commerciales) au 29 mai 1944 : ce fut l'un des plus grands succès de Guitry.

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Le 28 mars 1942 sortit :

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‘’La loi du 21 juin 1907’’

(1942)
Film de court métrage
Commentaire
La loi instituait une nouvelle législation du mariage, alignant l'âge de la majorité matrimoniale sur celui de la majorité civile, désormais le même pour les garçons et les filles : vingt et un ans.

Sacha Guitry mêla film et jeu sur la scène. Les personnages quittent l’écran, interpellent et dialoguent avec les acteurs présents dans la salle. Ainsi, il reprit le procédé de la représentation interactive, qu’avait inventé Buster Keaton dans ‘’Sherlock junior’’, et que Woody Allen allait utiliser dans ‘’Purple rose of Cairo’’.

Le film fut interprété par Arletty (Gertrude), Fernand Gravey (Gaston), Fernand Ledoux (le maître Blanc-Bec).

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Le 4 juillet, lors du gala de l'Union des artistes, Sacha Guitry prononça une allocution, et offrit, pour être vendu aux enchères, un tableau d'Utrillo.

Le 12 juillet fut diffusée à la radio la pièce ‘’L'illusionniste’’.

En août 1942, le nom de Sacha Guitry figura dans la liste, publiée, par le magazine le plus vendu aux États-Unis, ‘’Life’’, de ceux que la Résistance française désignait au jugement de l'avenir sinon à la mort (Céline, Mistinguett, Maurice Chevalier, Pagnol, Jean Luchaire, le pasteur Vallery-Radot, etc.). Il se contenta de trouver cet index de «mauvais goût».

Le 3 septembre fut présenté au cinéma Le Marivaux :

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‘’Le destin fabuleux de Désirée Clary’’

(1942)
Film de 109 minutes
Filles d'un bourgeois marseillais, Julie et Désirée Clary sont courtisées par les frères Joseph et Napoléon Bonaparte. Joseph épouse Julie, et Napoléon se fiance à Désirée. Mais il rompt ses fiançailles en épousant Joséphine de Beauharnais, et Désirée, rongée de chagrin, se console en convolant avec le général Bernadotte.
Commentaire
C’est une fresque historique cocardière et d’une désinvolture réjouissante (le générique est placé en plein milieu du film ; le réalisateur s'offre le luxe de changer plusieurs interprètes avec une finesse rare), qui oppose la figure de l'Empereur aux visées de l'impérialisme allemand.

Sacha Guitry tint les rôles du narrateur et de Napoléon 1er, Jean-Louis Barrault, celui de Napoléon Bonaparte, Aimé Clariond, celui de Joseph Bonaparte, Jacques Varennes, celui de Bernadotte, Geneviève de Séréville, celui de Désirée Clary jeune femme, Gaby Morlay, celui de Désirée Clary épouse Bernadotte, etc..

Le film fut réalisé par Sacha Guitry avec la collaboration technique de René Le Hénaff.

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Le 5 octobre 1942, Sacha Guitry fit un voyage à Vichy pour y donner un spectacle, et présenter ‘’De Jeanne d'Arc à Philippe Pétain’’, au Maréchal, qui lui suggéra qu'un tel titre n'était pas très prudent.

Le 26 octobre, à la requête du Comité d'assistance aux prisonniers, il accepta que soit représenté dans les «stalags» (camps de prisonniers en Allemagne) ‘’N'écoutez pas, mesdames !’’, mais refusa que la pièce le soit ailleurs en Allemagne.

Le 4 décembre, il donna, à la Galerie Charpentier, où étaient exposés des tableaux de son «bureau-musée», une conférence sur la peinture, ses souvenirs de Renoir, de Monet, et de sa rencontre avec Degas. Cette manifestation était donnée au profit de l'Union des Arts.

Le 9 décembre se tint, au cabaret "Sa Majesté", un grand gala au profit du Secours national. Il y raconta des histoires, et offrit pour une mise aux enchères un bronze de Rodin : ‘’L'homme au nez cassé’’.

Le 3 janvier 1943 eut lieu la première émission sur les postes de la Radio nationale de ‘’L’alphabet de Sacha Guitry’’, consacrée à la lettre «F» soit «France».

Le 9 janvier fut diffusée à la Radio nationale la pièce ‘’Deburau’’.

Le 24 janvier furent diffusées à la Radio nationale les pièces ‘’Françoise’’ et ‘’Chagrin d'amour’’.

Le 7 mars, aux studios François 1er, commença le tournage du film appelé d'abord ‘’La nuit blanche’’, puis ‘’Donne-moi tes yeux’’.

Le 6 avril fut diffusé à la Radio nationale la pièce ‘’Un soir quand on est seul’’.

Le 19 mai, Sacha Guitry, pour venir en aide à Madame Courteline, qui, étant juive, était privée des revenus tirés des droits d’auteur de son mari, organisa en matinée (pour qu’elle puisse y assister, les théâtres étant interdits aux juifs le soir) :

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‘’Courteline au travail’’

(1943)
«À-propos en un acte»
Dans un petit café, Courteline, en présence de son personnage, Boubouroche, raconte l’histoire qui lui a donné l’idée de sa comédie. Et il se met à l’écrire.
Commentaire
La pièce fut le lever de rideau pour la reprise de ‘’Boubouroche’’ à la Comédie-Française, où l’on célébrait le cinquantenaire de la pièce. Il y eut quinze représentations, du 19 mai au 14 juillet 1943.

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Le 13 juillet 1943 commença le tournage de ‘’La Malibran’’ aux studios François 1er.

Le 24 juillet, Sacha Guitry présenta à la censure allemande son projet d'une opérette intitulée : ‘’Le dernier troubadour’’ qui aurait comme acteurs principaux, Charles Trenet (auteur aussi de la musique) et Geneviève Guitry. Il la résuma ainsi : «Le premier acte se passe de nos jours. Un jeune homme et une jeune femme (‘’Lui’’ et ‘’Elle’’) ont réuni quelques amis à dîner, et, tous, ils se demandent quand la guerre finira et comment elle finira. Restés seuls tous les deux, Lui et Elle interrogent les esprits, en se servant d’une petite table. Un instant plus tard, paraît la femme de chambre qui ne ressemble pas du tout à celle que l’on avait vue au début de l’acte. C’est une fée. Elle leur dit que, pour être renseigné sur l’avenir, il n’est rien de mieux que de consulter le passé, ils y trouveront cent raisons d’avoir confiance dans le destin de la France. Elle leur conseille d’aller passer quelques heures à Paris en 1423-25 ou 29. Ils s’engagent, elle et lui, à conserver ce secret pour eux seuls, au cours de leur visite dans le passé, et à leur retour dans le présent.

Le deuxième acte se passe à Paris, dans une taverne, pendant l’occupation anglaise qui a duré cent ans et qui se termine enfin quand Jeanne d’Arc est apparue. Lui, qui était chanteur dans une boîte de nuit à Paris, devient dans le passé le dernier troubadour. Il chante dans la taverne, et elle, elle danse. Pendant tout ce deuxième acte, il y a, bien entendu, des allusions à la vie que mènent actuellement les Parisiens : difficultés à se procurer de l’étoffe pour se vêtir, des aliments pour se nourrir, etc.…etc.… marché noir, etc.… etc.…

Au troisième acte, ils reviennent du passé ayant compris bien des choses, plus intelligents, plus confiants dans leur pays et plus amoureux aussi l’un de l’autre

Le 14 août, il publia le poème ‘’Des goûts et des couleurs’’, qui fut illustré d’aquarelles de Dignimont, et dont des vedettes, parmi lesquelles Solange Schwarz, Serge Lifar, Jacques Thibaud, Geneviève Guitry, Yvette Chauviré, Marguerite Long, Sacha Guitry, signèrent des exemplaires, dont la vente aux enchères fut faite au profit des artistes dans le besoin.

Le 9 octobre furent arrêtés à Cannes, et transférés au camp de Drancy Tristan Bemard et sa femme.

Sacha Guitry s'offusqua, s’offrit en otage. Le 14 octobre, il leur rendit visite afin de leur apporter quelque réconfort. Il demanda à son vieux complice, son «second père» : «Quel lainage désirez-vous? Un passe-montagne, un chandail, un caleçon?» Et Tristan Bernard de répondre : «Apportez-moi donc un cache-nez ... !»

Le 23 octobre, les représentations de ‘’N'écoutez pas, mesdames !’’ reprirent au Théâtre de la Madeleine.

Le 1er novembre 1940, Sacha Guitry, Arletty et Alfred Cor obtinrent la libération des Bernard. Les détracteurs de l’écrivain allaient y voir une preuve que les Allemands n’avaient rien à lui refuser !

Le 10 novembre, la censure allemande refusa ‘’Le dernier troubadour’’. Ce serait, dit le rapporteur, «un véritable régal pour les gaullistes. Sous le nom de l’occupant on ne verrait que nous.»

Le 24 novembre fut présenté au cinéma Le Biarritz :

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‘’Donne-moi tes yeux’’

(1943)
Film de 101 minutes
Sculpteur de renom âgé d'une cinquantaine d'années, François Bressolles, lors d'un Salon au Palais de Tokyo, remarque une délicieuse jeune femme, Catherine Collet. Il s’éprend d’elle, lui demande de poser pour lui, puis de l'épouser. Mais, brusquement, du jour au lendemain, son comportement change, et il devient amer, cassant et même méchant avec elle, avant de s'afficher ostensiblement dans des lieux publics avec une artiste de cabaret, la chanteuse Gilda. À la suite d’une scène, c’est la rupture. Mais Catherine apprend par un ami que son mari, sachant qu'il perd la vue jour après jour, avait ainsi voulu la détacher de lui. Aussi revient-elle vers lui, au moment précis où il devient tout à fait aveugle. Elle lui apporte ses yeux ; désormais, elle verra pour eux deux.
Commentaire
Ce film mélodramatique offre une réflexion originale sur le regard masculin. On peut voir aussi dans l’aveuglement du personnage la métaphore de l’aveuglement du réalisateur (et tenant du rôle de François Bessolles, au côté de Geneviève Guitry).

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Le 18 décembre, lors d’un gala donné à la Comédie-Française au profit des oeuvres sociales de la préfecture de police, Sacha Guitry joua le troisième acte de ‘’Tartuffe’’, et Suzy Prim créa une œuvre de lui :

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‘’Je sais que tu es dans la salle’’

(1943)
«À-propos en un acte»


Une chanteuse, au moment de débuter son spectacle, est bouleversée et incapable d’émettre le moindre son, car on l’a informée que son amant, qu’elle a quitté le matin même, est dans la salle ! Elle change son plan, et, au lieu de chanter, décide de lui adresser un savoureux monologue sans savoir où il est assis, et sans se soucier du public.
Commentaire
La pièce fut sous-titrée ‘’On ne saurait penser à tout’’. Elle montre les affres de la rupture amoureuse, l’intuition féminine et les risques du mensonge présentés dans un contexte de relation fragile où la complexité de l’âme humaine se dessine à travers une apparente légèreté et un cynisme de bon aloi.

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Le 1er janvier 1944, la Radio nationale diffusa ‘’Le renard et la grenouille’’.

En avril, Sacha Guitry et Geneviève de Séréville se séparèrent. Comme il avait promis à son beau-père de ne jamais abandonner sa fille, il lui proposa de l'adopter, histoire qu'elle garde le nom de Guitry auquel elle tenait beaucoup. Ses avocats conseillèrent à Sacha Guitry de garder cette idée pour une prochaine pièce !

Le 15 avril, il publia :

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‘’De 1429 à 1942. De Jeanne d’Arc à Philippe Pétain’’

(1944)
Essai de 394 pages
«Oui, de Jeanne d’Arc à Philippe Pétain, de 1429 à 1942, c’est-à-dire : la France. […] C’est le même problème – avec les mêmes chiffres. […] Jeanne dit : ‘’Avant que soit la Mi-carême, il faut que je sois vers le Roi, duβé-je user mes pieds jusqu’aux genoux. Car il n’y a au monde ni rois, ni ducs, ni autres, qui puiβent recouvrer le Royaume de France. Il n’y a secours que de moi-même.’’ Puis elle dit encore que ‘’la grande pitié qui est au Royaume de France’’ a déterminé son départ. N’est-ce pas pour la même raison que le Maréchal a quitté sa retraite, et qu’il fit ‘’à la France le don de sa personne’’? […] Voilà pourquoi je dis de Jeanne d’Arc à Philippe Pétain, de Celle qui l’a faite à Celui qui la tient tendrement dans ses bras. […] De Jeanne d’Arc à Philippe Pétain, il est une autre continuité […] celle de l’esprit. […] Les Français ont toujours passé pour être les gens les plus spirituels du monde. […] Légers, nous le sommes à l’excès […] c’est que nous sommes excessifs – et nous tomberions alors dans l’excès contraire si nous cessions d’être légers. Or, ne vaut-il pas mieux être excessivement légers qu’excessivement lourds?»

Ensuite, Sacha Guitry établit un catalogue des gloires françaises, historiques et artistiques, revisitant le trésor national, cette civilisation que les Allemands n'auraient jamais. Cependant, dans cette longue genèse de la France, la période révolutionnaire n’est abordée que par la bande. Il y a, bien sûr, mais s’ouvrant sur le titre ‘’L’Amour sacré de la Patrie’’, une double page consacrée à Rouget de l’Isle et à sa ‘’Marseillaise’’. Pour le reste, le lecteur devait se contenter d’Antoine Lavoisier (guillotiné en 1794) et de Charles-Maurice de Talleyrand. Dans une page intitulée ‘’L’esprit de Talleyrand’’, Sacha Guitry retint cette phrase parmi quelques autres : «La loyauté, c’est très beau, mais, malheureusement, ce pays ne nous laisse jamais le temps d’être fidèle.»

Vers la fin de l’ouvrage, il proposa un dialogue entre «Celui-Qui-Questionne-Le-Passé» et «Celui-Qui-Interroge-L’Avenir». Il le précéda de ces réflexions : «Donc, de 1429 à 1942, cinq siècles de grandeur, de misères et de joies - et devant nous, maintenant l’Inconnu. C’était l’abîme en juin 1940 -et nous nous attendions au pire. Le pire, à cette heure-là, n’étant pas advenu, chacun de nous, journellement, pendant des heures et des heures, s’est assis devant son échiquier et, prenant sa tête à deux mains, s’est mis à chercher la solution du problème - car la partie était perdue, mais la question restait posée, et cela continuait pour nous d’être un problème
Commentaire
L’ouvrage avait été dirigé et partiellement écrit par Sacha Guitry en 1942. Il accueillit la collaboration des écrivains suivants : Pierre Benoit, le duc de Broglie, Maurice Donnay, Georges Duhamel, Abel Hermant, Jean Tharaud, Paul Valéry, René Benjamin, Pierre Champion, Léo Larguier, J.-H.Rosny jeune, Jean de la Varende, Colette, Louis Beydts, Jean Cocteau, Alfred Cortot, René Fauchois, Paul Fort, Jean Giraudoux, Aristide Maillol, Paul Morand, le R. P. Sertillanges, Jérôme Tharaud. Il le fit illustrer par : Guy Arnoux, Pierre Bonnard, Lucien Boucher, Louis Bouquet, Brianchon, Robert Cami, Despiau, Dignimont, Dunoyer de Segonzac, Galanis, Léon Gard, Jacques Ferrand, Valentin Le Campion, Georges Lepape, Aristide Maillol, Bernard Naudin, Maurice-Edmond Pérot, Utrillo.

Au crédit de Sacha Guitry :

- il inclut, ce qui était étonnant pour l’époque, un fac-similé de ‘’J’accuse… !’’, la lettre d’Émile Zola publiée dans ‘’L’aurore’’ du 13 janvier 1898, en défense du capitaine Dreyfus ;

- il évoqua plusieurs personnalités juives (Georges de Porto-Riche, Henri Bergson, Sarah Bernhardt, Camille Pissarro, Paul Dukas, Rachel, Marcel Schwob), des artistes connus pour leurs idées révolutionnaires (Paul Verlaine [mais sans Arthur Rimbaud], Gustave Courbet, Octave Mirbeau [qu’il s’efforça de dépolitiser]). Tous cependant appartenaient à un dix-neuvième siècle politiquement incarné par Napoléon, et plus vaguement par Adolphe Thiers (et son journal ‘’Le national’’).

La censure nazie ne s’inquiéta guère d’un pareil acte de résistance (en 1945, lors du procès que Sacha Guitry dut subir, comme on lui faisait grief de son livre, il allait rétorquer qu’il «était en fait un acte de résistance»). Il semble seulement que l’ouvrage n’ait pas été considéré comme tout à fait prioritaire par les forces d’occupation qui réquisitionnèrent même le papier qui avait été réservé pour la publication afin de fabriquer des cartes géographiques !

Il ne fut, imprimé dans le format in-folio, sur papier pur chiffon filigrané à la francisque (nom traditionnel de la hache de jet des Germains occidentaux, que popularisèrent les Francs, qui avait été adopté comme emblème du régime de Vichy), publié qu’en 1944, en 675 exemplaires. En plus de quelques exemplaires hors-commerce, il a été tiré en 305 exemplaires sur pur chiffon, numérotés et signés par l’auteur, et en 4630 exemplaire sur vélin. Sacha Guitry, d'accord avec les éditeurs du livre versa au Secours national le bénéfice des ventes de l'ouvrage soit : 3 425 000 francs.

Il fut réimprimé en 1951, sans le filigrane, mais toujours au format in-folio. Une édition reliée in-octavo est parue en 1966.

L'ouvrage est aujourd’hui totalement oublié.

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Le 3 mai, aux cinémas Le Biarritz et Le Français, sortit :

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