Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres








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La Malibran’’

(1944)
Film de 90 minutes
Apprenant la mort prématurée de la célèbre cantatrice Maria Malibran, son amie, la comtesse Merlin, entreprend, auprès de quelques intimes, de retracer son fulgurant destin. Sont ainsi évoqués sa naissance à Paris ; son enfance vouée à la dure formation imposée par son père, le ténor Garcia ; sa carrière commencée très tôt ; son passage en Italie, à New York ; son bref mariage là-bas avec le banquier Malibran ; son retour en France ; ses nombreuses tournées ; ses amitiés avec La Fayette, Lamartine et Alfred de Musset ; sa rencontre (prélude à une longue histoire d'amour) avec le virtuose Charles-Auguste de Bériot ; son enlèvement «éclair» par un vieil admirateur ; sa réception à Naples ; la chute de cheval qui lui fut fatale ; son ultime récital à Manchester ; la «classe de maître» qu'elle dut trouver la force d'improviser pour une jeune voisine avant de rendre elle-même sa dernière note, à l’âge de vingt-huit ans.

Commentaire
Sacha Guitry évoqua ainsi la brève existence de la cantatrice : «Espagnole, née à Paris, elle débute en Italie, poursuit sa carrière à Londres, épouse un Français à New-York, puis se marie avec un Belge et meurt à Manchester. Elle sera née, elle aura vécu et elle sera morte en tournée».

Le rôle de Marie Malibran fut tenu par Géori Boué, qui était de l'Opéra, tandis que Suzy Prim fut la comtesse Merlin, Mario Podesta, Manuel Garcia, Mona Goya, Madame Garcia, Sacha Guitry, Eugène Malibran, Jacques Jansen, Charles de Bériot, Geneviève Guitry, la jeune voisine, Jean Cocteau, Alfred de Musset, Jean Weber, le roi de Naples.

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Le 21 mai 1944, la Radio nationale diffusa la première émission d'une série consacrée à des évocations historiques faites par Sacha Guitry : ‘’Histoires de France’’, qui se poursuivit jusqu'au 31 juillet.

Le 29 mai vit la fin des représentations de ‘’N'écoutez pas, mesdames !’’ Sacha Guitry ne devait plus jamais jouer au Théâtre de la Madeleine.

Le 23 juin, alors que la bataille de Normandie faisait rage, et que l’URSS lançait sa grande offensive d’été, lors d’un gala à l’Opéra, Sacha Guitry montra au Tout-Paris :

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‘’De 1492 à 1942 - De Jeanne d'Arc à Philippe Pétain’’

(1944)
Film de 58 minutes
Dans un plan fixe, Sacha Guitry feuillette les 400 pages de son essai. En plus de la sienne, on peut entendre les voix de : Roger Bourdin, Jean Cocteau, René Fauchois, Jean Hervé, Jacques Varennes, Michèle Alfa, Geori Boué, Jacqueline Francell, Suzy Prim, Madeleine Renaud, Denise Scharley.
Commentaire
Ce fut l'occasion d'une vente aux enchères d'exemplaires, dont la recette, de 400.000 francs, fut entièrement reversée à l'Union des Arts.

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Le 11 juillet, dans un gala organisé avec le concours d'Édith Piaf au "Beaulieu", au profit des prisonniers du Stalag IV D, Sacha Guitry procéda, avec le concours de Jean Weber, à une vente aux enchères qui rapporta deux millions de francs.

Il se réjouissait des nouvelles qui annonçaient l’arrivée prochaine des soldats du général américain Patton. Mais son ami, Albert Willemetz, lui conseilla d’écrire une lettre dans laquelle il se justifierait à l’avance des accusations qu’on ne manquerait pas de porter contre lui. Il finit par le faire, sans enthousiasme. Le 3 août, il dîna avec quelques amis gaullistes, résistants de la première heure qui ne parlèrent pas d’exercer des vengeances.

C’est que, pendant l’Occupation, Sacha Guitry avait continué à parader comme si de rien n'était, à se montrer dans le monde, à dépenser son argent sans compter, à briller un peu trop. Il avait préféré continuer à donner des spectacles plutôt que de se murer dans un mutisme dont de nombreux artistes n’allaient sortir qu'à la fin de la guerre. Mais il s’était abstenu d’exprimer aucune opinion politique, avait d’ailleurs pensé assurer ainsi, à sa façon et avec ses moyens, la présence de l'esprit français face aux Allemands, en créant des œuvres qui étaient à la gloire de la France. Il s'était toujours opposé à ce que ses pièces soient jouées en Allemagne, et, contrairement à beaucoup de ses contemporains, il ne travailla pas pour les compagnies cinématographiques allemandes. Ses actes de résistance, s’ils ne furent pas militaires, furent culturels et même actifs. Dominique Desanti, dans sa biographie de 1982, évoqua «une réussite maintenue à travers l'horreur de l'Occupation, comme si de préserver les succès et le luxe de Guitry était nécessaire à la survie de la France».

Selon Geneviève Guitry, il se lança dans «des manœuvres qu'il pensait habiles et qui nous effrayaient, car il ne comprenait rien à la politique. Il avait un fond d'ingénuité, une confiance quelquefois excessive, qui l'amenaient à porter des jugements téméraires sur les gens qui gravitaient autour de lui. Dans cette période, il ne fut pas bon psychologue, ni suffisamment objectif.» (‘’Sacha Guitry, mon mari’’). En fait, comme la plupart des Français, il fit confiance à Pétain qui, à ses yeux, était toujours le vainqueur de Verdun. Ce pétainisme n’empêcha pourtant pas qu’on mette en doute son aryanité ; il dut rassembler des actes de naissance pour en faire état ; mais ce fut peine perdue, pour certains, il demeura louche. Est-ce ce qui l’incita à multiplier ses courbettes aux Allemands, à se livrer avec eux à ses facéties habituelles?. Avec la Gestapo, il fut en constante surévaluation mégalomaniaque de son propre pouvoir. Il fut l’invité permanent de la fine fleur de la ‘’Propagandastaffel’’. Ses saillies faisaient le tour de la ‘’Kommandantur’’. Il se lia d'amitié avec le sulpteur Arno Breker.

Pourtant, cet homme de paradoxes, joua de son influence, s’engagea fortement pour venir en aide à ses amis déportés, obtenir la libération de prisonniers et, surtout, comme il abhorrait l’antisémitisme, sauver des personnalités juives.


Du 19 au 25 août se déroula la libération de Paris, et commencèrent les graves ennuis de Sacha Guitry.

Le 23 août au matin, Arletty l’appela ; elle voulait fuir la capitale, mais Sacha Guitry lui conseilla de n’en rien faire. Or, à onze heures, cinq hommes, revolver au poing, appartenant à un groupe de résistants, agissant de leur propre initiative, firent irruption chez lui, et lui crièrent de lever les mains. Sans même lui laisser le temps de s’habiller et de prendre quelques affaires, ils le mirent en état d’arrestation (ce dont il allait s’amuser : «La Libération, j’en ai été le premier prévenu.»), le conduisirent, à pied, vêtu d’un pyjama dont la veste était à larges fleurs multicolores et le pantalon jaune citron, coiffé d'un panama exorbitant, chaussé de mules de crocodile vert jade, à la mairie du VIIe arrondissement, dans la salle des mariages qu’il connaissait pour s’y être marié (plus tard, il en plaisanta : «Ils m'emmenèrent menotté à la mairie. J'ai cru qu'on allait me marier de force !»). Il y avait là une douzaine de personnes parmi lesquelles des femmes, dont l’une, élégante, qui venait d’être tondue, se présenta ; elle était la fille d’un de ses amis intimes.

Le soir, il fut transféré au dépôt, où on lui annonça qu’il allait être jugé le lendemain matin, et exécuté aussitôt. Il fut placé dans une cellule où se trouvait déjà Jérôme Carcopino, qui, sous l'Occupation, avait dirigé l'École normale supérieure, et avait été secrétaire d’État à l'Éducation nationale et à la Jeunesse. Alain Decaux, qui connaissait Sacha Guitry et était à l'époque mobilisé, demanda à surveiller sa maison, et empêcha ainsi son pillage. En reconnaissance pour ce beau geste, Lana Guitry allait lui offrir l'émeraude que Sacha portait, et qui trône désormais sur la poignée de l’épée d'académicien de l’historien. Au dépôt, Sacha Guitry était certainement le détenu le plus visité, sans doute parce que le plus célèbre. Ainsi, des soldats américains vinrent le voir, voulant obtenir de lui un message à destination des États-Unis ; ils lui proposèrent de le faire s’évader, mais il refusa ; pour le photographier, ils l’emmenèrent au dehors sous le regard effaré du directeur de la prison.

Le 28 août, il fut conduit au Vél d’hiv, dont il avait bien dû savoir que, le 16 juillet 1942, y avaient été rassemblés par la police française un grand nombre de juifs que les Allemands allaient déporter. La foule qui se pressait contre les barrières à l’entrée était menaçante : un des détenus fut lardé de coups de canif par une femme ; Sacha Guitry reçut un coup de poing sur la nuque et un coup de pied dans les reins ; un des jeunes gardiens asséna un coup de matraque sur les cheveux blancs de Carcopino. On Ies insulta, on leur cria : «À mort !». Ils attendirent toute la journée sans manger dans les fauteuils des gradins. Vers une heure du matin, on les fit descendre sur la pelouse où arrivèrent des femmes tondues. La nuit, alors qu’il n’était toujours vêtu que de son pyjama, son voisin, M. Rogues, directeur des usines Renault, prit son canif, coupa sans un mot sa couverture en deux, et lui en tendit la moitié.

L’étape suivante fut le camp de Drancy, où, auparavant, les Allemands groupaient les juifs avant de les envoyer vers les camps de travail et d’extermination. Au colonel, «qui sert probablement dans la forfanterie» allait-il dire plus tard en s’amusant, venu l’interroger sur la qualité de la nourriture, il répondit : «Détestable, monsieur, et cependant insuffisante.» Il allait trouver le moyen d’entretenir une relation avec une co-détenue ! Alors qu’avec une barbe de quinze jours, il ressemblait plus à un clochard qu’à une vedette du Tout-Paris, un Américain venu lui faire une visite lui confia : «Franchement, ce n’est pas pour cela que nous nous sommes battus.» Enfin, le 10 octobre, son avocat, maître Paul Delzons, un ami de longue date, un des seuls à ne pas l’avoir abandonné, lui annonça dans une lettre réconfortante qu’il allait s’occuper de son dossier.

La dernière station du calvaire fut la prison de Fresnes où il fut, le 14 octobre, incarcéré sans inculpation. Il passa alors devant un juge d'instruction qui, s’il ne voulut pas recevoir ses avocats, ne trouva cependant pas de motif d’accusation, ne sut pas très bien de quoi l’accuser. Ce ne pouvait être «complot contre la sûreté de l’État» ni «commerce avec l’ennemi» ; il retint «intelligence avec l’ennemi», et Sacha Guitry répondit : «Il me semble en effet, n’en avoir pas manqué !» Mais il n’avait rien à voir avec les vrais collaborateurs qu’avaient été, par exemple, Brasillach, Drieu La Rochelle ou Céline. Le lendemain, il reçut une lettre d’Albert Willemetz, son ami le plus intime, et fut très déçu car celui-ci avait déguisé son écriture, et signé d’un gribouillis illisible.

Le juge d’instruction fit paraître dans les journaux, à deux reprises, des annonces demandant qu'on lui indique de quoi accuser Sacha Guitry. Il n'obtint aucune réponse probante, seulement le fait qu’on l’avait vu dîner onze fois avec des Allemands dans un restaurant (il disait n’y être jamais allé), d’avoir reçu du lait des Allemands (alors qu’il avait lui-même des vaches laitières !), de s’être incliné sur la tombe de son père entouré d’Allemands (alors qu’il n’y serait pas retourné !). Cependant, à son avocat, qui demanda sa remise en liberté, le juge d’instruction opposa un refus, invoquant la rumeur publique. En effet, il était dénoncé dans la presse (sur des rumeurs infondées) par des écrivains qui étaient ses ennemis déclarés, comme Lucien Descaves, son fils, Pierre Descaves, ou certains journalistes du ‘’Figaro’’ (dirigé alors par Pierre Brisson). On lui reprochait d’avoir placé un buste de Hitler dans le foyer du Théâtre Édouard-VII, alors que c’était celui de son père ! d’avoir reçu le maréchal Goering, alors qu’il s’était invité chez lui ; d’être antisémite, alors qu’il avait collaboré avec Alfred Willemetz et Tristan Bernard, qu’il avait écrit une comédie où les lois raciales étaient ridiculisées, que ses avocats étaient juifs. Plus sérieusement, on lui faisait grief d’avoir été reçu par Pétain.

Mais, grâce au vif soutien de Tristan Bernard et de nombreuses personnalités de la Résistance, il fut libéré le 24 octobre, avec assignation à domicile. Il avait, dans des conditions épouvantables pour son âge, passé soixante jours en détention, ayant alors eu l’impression de vivre une situation à la Kafka.

Il fut conduit dans une maison de santé, la clinique Saint-Pierre, rue Boissière, où il passa plusieurs mois. Il y reçut la visite d’Arletty, à laquelle, comme la procédure de son divorce avec Geneviève de Séréville avançait, et qu’il craignait de devoir vivre seul, il proposa de l’épouser ; elle refusa car elle était toujours amoureuse de Jean-Pierre Dubost ; mais elle lui vanta les charmes de Lana Marconi. À une des religieuses qui le soignaient, il offrit une toile de Toulouse-Lautrec !

Le 21 février 1945, Alain Decaux, Maurice Teynac, José Noguero et Colin-Simard organisèrent une fête, chez Mme Ror Volmar, pour son soixantième anniversaire. Ils jouèrent un «à-propos», dont Alain Decaux et Colin-Simard étaient les auteurs.

Le 30 avril, par l'intermédiaire de Jean-Pierre Dubost, il rencontra, pour la première fois Lana Marconi, au 18, avenue Élisée-Reclus. Il fut sensible au charme slave (elle était née à Bucarest) de cette belle brune de vingt-huit ans, admira les «belles mains qui fermeront [ses] yeux et ouvriront [ses] tiroirs», ces mains dont il allait faire faire des moulages, et les placer dans les vitrines de ses collections les plus chères. Ce qui l'intéressa aussi, ce fut de la former à jouer la comédie, ce qu'elle n'avait jamais fait jusque-là et ce qu'elle allait ne faire qu'avec lui, jouant ainsi dans ses sept dernières pièces et dans ses douze derniers films. Il allait ne lui reprocher qu'une chose : trop voir, dans sa chambre ou ailleurs, une certaine Frédérique qui tenait, rue de Ponthieu, une célèbre boîte pour femmes...
Cependant, cet homme comblé n’en avait pas fini avec l’animosité des jaloux, avec les médisances des médiocres et des mesquins, à qui s’était offerte l’occasion de le discréditer. Il put alors mesurer la haine dont il était l'objet. Il se plaignit : «Je suis de ces hommes à qui on ne pardonne rien

Et, même si le dossier était vide, un procès eut lieu en avril-mai 1945. Il y déclara : «Si vous me condamnez parce que j’ai fait jouer des pièces pendant l’Occupation, il faudrait aussi que vous condamniez tous ceux qui ont essayé d’en faire jouer et qui n’y sont pas parvenus.» Il considérait qu’il n’avait fait que son métier, que, cocardier dans l'âme, il n'avait cessé d'exalter le génie de la France, de célébrer ses artistes et ses grands hommes, de défendre ses valeurs. Comme on l’attaquait sur sa fortune, il se récria : vivre dans le faste et l’opulence est-il un crime? Il invoqua son âge, reconnut avoir été inconscient, allégua qu’il avait sauvé des vies, qu’il avait partagé son charbon, qu’alors qu’on l’accusait de ne s’être pas opposé aux lois raciales il avait écrit une comédie où étaient ridiculisées les mesures prises contre les juifs, qu’il avait résisté à sa manière, qui n’était pas la plus glorieuse. La comédienne Hélène Perdrière, qu’il avait pourtant fait jouer, déposa contre lui, l’accusant d’être revenu de Dax pour obéir au Maréchal, alors qu’il n’avait voulu que rouvrir son théâtre. Comme on lui faisait grief du rapprochement établi dans ‘’De 1492 à 1942, de Jeanne d'Arc à Philippe Pétain’’, il rétorqua : «Vous devriez lire le livre qui était en fait un acte de résistance.» On l’accusa d’avoir fait partie du réseau d’Otto Abetz, l’ambassadeur d’Allemagne en France qui avait organisé la Collaboration, mais celui-ci déclara que c’était faux car les Allemands considérait qu’il était non-aryen. Vinrent témoigner en sa faveur Mme Gacoin, membre d’un organisme gaulliste, qui affirma que l’action de l’accusé pendant l’Occupation avait été patriotique, et le colonel Rémy, membre des Forces françaises libres et «compagnon de la Libération», qui indiqua qu’il avait toujours opposé une fin de non-recevoir aux demandes des Allemands. Les témoignages contre lui s’effondrant, des calomniateurs se désistant, pas une seule conférence, pas un seul article fâcheux n’ayant été relevé, son activité d’écrivain étant, en définitive, à l’abri des critiques, aucune des charges qui avaient motivé à l’origine l’ouverture de poursuites ne pouvant être retenue contre lui, le 2 mai, le parquet de la Cour de Justice de Paris décida un classement de l’affaire. Mais on lui interdit de jouer, et on mit ses comptes sous séquestre. Il se considéra comme la victime d'une monstrueuse injustice.

En janvier 1946, il fut encore accusé d’avoir été un «collaborateur» dans une page entière signée Pierre Descaves, qui y martelait, de paragraphe en paragraphe, les «J’accuse Sacha Guitry». Celui-ci l’attaqua en diffamation, mais l’accusateur se rétracta, déclarant avoir dénoncé le dramaturge sur la foi d’articles du ‘’Figaro’’.

Il allait connaître ce qu’il appela «trois années de silence», où, considéré comme un pestiféré, mis au ban du monde artistique, trahi par la plupart de ses amis, se plaignant : «Mes ennemis me font beaucoup d'honneur : ils s'acharnent après moi comme si j'avais de l'avenir», tout en les défiant : «Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage.», il s'enferma dans une solitude hautaine ; où il était physiquement (la maladie le minait) et moralement atteint. Mais, si, de cette épreuve, il allait garder une profonde amertume, son rire, dans des pièces plus mordantes et souvent désespérées, allant devenir de plus en plus féroce, ces années furent aussi des années de reconstruction. D’ailleurs, il fut tout de même soutenu par des amis, et la vente d'un Bonnard ou d'un Renoir suffisait à éteindre ses dettes. Comme il ne pouvait plus se produire en public, chaque soir, dans son hôtel particulier, à 21 heures, il frappait pour lui seul les trois coups, sur sa table, avec son crayon. Et il se remit au travail, produisant :

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