Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres








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Adhémar’’ ou ‘’Le jouet de la fatalité’’

(1951)
Scénario et dialogues
Adhémar Pomme, qu'il soit ordonnateur de pompes funèbres, garde-malade ou souffleur, n'a qu'un seul défaut : dès qu’on le voit, il déclenche l'hilarité générale à cause de son faciès chevalin. Après moult péripéties, il finit par se faire admettre à l'asile de «monstres» créé par le riche mais disgracieux milliardaire Brunel-Lacaze. S'étant moqué du physique de ses camarades d'infortune, il en est renvoyé le lendemain même de son admission, et, finissant par accepter son involontaire don comique, devient clown dans un cirque itinérant...
Commentaire
Ce film annonçait la suite de l'œuvre du cinéaste. Le ton en est plus mélancolique, parfois caustique, mais toujours comique.

Le rôle d’Adhémar Pomme fut écrit pour Fernandel.

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Le 2 décembre 1951 débutèrent les prises de vues de ‘’Deburau’’.

Le tournage d'’’Adhémar’’ fut confié à Fernandel, qui fut assisté de Georges Lautner et de François Gir.

Le 26 mai, Sacha Guitry fit jouer une reprise d‘’Un monde fou’’ (1938) qu’il intitula ‘’Une folie’’, qui était toujours une comédie en quatre actes, qui fut jouée par Sacha Guitry (le docteur Flache), Jacques Morel (Jean-Louis Cousinet), Lana Marconi (Missia), Sophie Mallet (Mlle Putifat) et Jeanne Fusier-Gir (Valentine), qui eut, au Théâtre des Variétés, cent cinquante-trois représentations, du 26 mai 1951 au 13 janvier 1952. Du 14 janvier au 11 avril 1993, elle fut reprise au Théâtre du Palais-Royal, par Jacques Échantillon, avec Robert Hirsch (le docteur Flache), Michèle Laroque (Missia), Jean-Jacques Moreau (Jean-Louis Cousinet), Sophie Forte (Mlle Putifat), Annie Grégorio (Valentine).

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Le 29 juin, aux cinémas Le Royal et Méliès, sortit le film ‘’Deburau’’.

Le 9 août sortit le film ‘’Adhémar’’. Sacha Guitry, devant les modifications apportées au scénario original et devant la réalisation, s'estima trahi, et intenta un procès à Fernandel, qu’il perdit.

Le 6 septembre, il fit la première prise de vues pour un autre film qui sortit le 30 novembre aux cinémas Berlitz, Colisée et Gaumont-Palace :

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‘’La poison’’

(1951)
Film de 85 minutes
L’horticulteur Paul Braconnier et sa femme, Blandine, n'ont qu'une seule idée en tête : trouver le moyen d'assassiner l'autre sans risque, et tout le village de Remonville le sait. Ne supportant plus cette alcoolique, mauvaise et littéralement invivable, Paul se réfugie chez sa maîtresse, à la terrasse du café ou dans sa collection de timbres. Ayant entendu à la radio le célèbre avocat, Me Albanel, expliquer comment il venait d'obtenir son vingt-cinquième acquittement, il décide de monter à Paris pour le rencontrer. Comme il lui fait croire qu'il a tué sa femme, l'avocat l’interroge pour reconstituer les circonstances du drame, et explique, bien malgré lui, la marche à suivre pour que Paul assassine sa femme en mettant de son côté toutes les chances d'éviter la guillotine, voire d'être acquitté... Pendant ce temps, Blandine est allée acheter de la mort aux rats qu’elle verse dans le vin de son mari. Ils s'engueulent, et il ne boit pas. Comme il sait comment la tuer sans être condamné, il suit à la lettre les «recommandations» de l’avocat. A lieu un procès où, caustique et cynique, Paul Braconnier se défend en retournant les accusations du président du tribunal, arguant que, s'il n'avait pas tué sa femme, il ne serait pas là pour en entendre le reproche. Les enfants du village, laissés à la garde de la fleuriste, parodient les adultes, font le procès à leur manière ; et, comme la vérité sort de la bouche des enfants, ils miment la condamnation et l'exécution de Braconnier, qui n'a pas lieu car il est acquitté. Ni condamné, ni pardonné par la justice, il est louangé par les villageois qui, plus hypocrites que solidaires, sont venus en masse le soutenir, qui le remercient, car son crime a fait connaître le village, et, par la même occasion, y a relancé la vie économique.
Commentaire
Après avoir produit quelques pièces mineures, Sacha Guitry retrouva sa force corrosive dans ce film.

Dans le générique de début, on le voit préciser à Pauline Carton que le décor de la prison est exact car il a été réalisé à partir des souvenirs qu’il gardait de celle qu’il avait connue à la Libération, et on sent poindre l'amertume dans sa voix. S’il y a du Chaplin (‘’Le dictateur’’ et ‘’Monsieur Verdoux’’) dans la scène du procès, qui est d’ailleurs juridiquement invraisemblable, le jugement n’ayant ni queue ni tête, ce film noir, ce conte macabre est une critique de la société :

- une critique économique. À Remonville, nombreux sont ceux qui souhaitent un événement qui ferait connaître le village, qui y amènerait des visiteurs qui feraient tourner le commerce plutôt moribond. Certains vont même voir le prêtre pour lui suggérer de faire croire à un miracle, ce à quoi il se refuse.

- ensuite une critique sociale. Les médias, tels des rapaces, vont de fait divers en fait divers, tous plus morbides les uns que les autres. Ils font à l'avocat Aubanel une publicité qui aura pour lui de fâcheuses conséquences, et se précipitent au village une fois le crime connu. D’où un afflux de curieux voulant voir la maison du crime.

- une critique psychologique. L'avocat Aubanel, tout à la joie de son centième acquittement, se livre à une apologie de son style et de ses convictions, soutenant des thèses parfois effrayantes sur les criminels.

Paul Braconnier fut joué superbement par Michel Simon, pour lequel avait été écrit ce film, qui fut tourné en onze jours, du 10 septembre au 25 septembre 1951 (Michel Simon ayant déclaré qu'il détestait plus que tout autre chose refaire deux fois la même prise, seule la première étant la bonne), aux studios de Neuilly, et sortit le 30 novembre 1951, à Paris. Germaine Reuver tint le rôle de Blandine Braconnier, et Jean Debucourt celui de Maître Aubanel.

Comme toujours, les critiques ne furent pas enthousiastes. La plupart se concentrèrent sur le générique où l'on voit Guitry faire, durant cinq minutes, l'éloge de ses acteurs et de ses techniciens. En fait, ce générique annonce le thème du film : la dénonciation du mensonge. Ils reprochèrent à Sacha Guitry sa misogynie, mais, en fait, il ne critiquait pas toutes les femmes mais uniquement l'acariâtre épouse Braconnier.

En 2000, Jean Becker donna une autre version du film, sur un scénario de Sébastien Japrisot : ”Un crime au paradis”, avec Josiane Balasko, Jacques Villeret et André Dussollier ; l’action fut transposée en plein début de troisième millénaire, Paul étant devenu Jojo, Blandine, Lulu, tandis que l’émission de radio en était une de télévision.

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Le 25 janvier 1952 fut ouverte au public une exposition des collections de Sacha Guitry à son hôtel de l'avenue Élisée-Reclus, le montant de la recette (1 794 000 francs, somme qu’il arrondit pour verser deux millions de francs) aux oeuvres de la Société des auteurs.

Le 2 avril fut donnée à Radio-Luxembourg la première émission d’entretiens de Sacha Guitry avec Alex Madis.

Le 15 avril fut célébré son jubilé, sa première pièce ayant été jouée le 16 avril 1902. À cette occasion, l'éditeur Raoul Solar publia gracieusement un ouvrage intitulé simplement ‘’18 avenue Élisée-Reclus’’, commenté par Sacha Guitry lui-même. Il peut être considéré comme le catalogue de l'exposition de ses collections.

Le 3 mai, il commença le tournage d’un film de 81 minutes dont une partie fut faite, en extérieurs, à Monte-Carlo, et dont la première mondiale eut lieu au casino de Deauville le 13 août : ‘’Je l'ai été trois fois’’, qui était un amalgame de ses pièces ‘’Mon double et ma moitié’’ et ‘’Les desseins de la providence’’ (1931) ; Il tint le rôle de Jean Renneval, tandis que Lana Marconi fut Thérèse Verdier, Bernard Blier, son mari, Simone Paris, sa première épouse d'Henri.

En septembre, il commença le tournage d’un film qui sortit le 18 février 1953 :

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‘’La vie d’un honnête homme’’

(1953)
Film de 85 minutes
Albert et Alain Ménard-Lacoste sont frères jumeaux. Le premier a réussi dans sa vie : il est devenu un homme riche et respectable, craint de son entourage, et faisant subir à sa famille une vie infernale, mais n'est pas heureux. Le second a beaucoup voyagé, et vit très modestement. Une rencontre a lieu, au cours de laquelle Alain meurt brusquement. Albert endosse alors sa personnalité, et revient chez lui. Accueilli comme l'héritier d'Albert, il se retrouve vite dans la situation qui était la sienne avant sa «mort». Même sa femme, n'agissant que par intérêt, veut l'épouser. Le médecin de famille découvre alors la supercherie, et pousse Albert à disparaître sans laisser de trace.

Commentaire
Sacha Guitry fut le narrateur, Michel Simon tint les rôles d’Albert et d’Alain Ménard-Lacoste, tandis que Lana Marconi était une prostituée, surnommée «la comtesse».

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Le 28 avril 1953, Sacha Guitry fit jouer  ‘’Palsembleu !’’, comédie en quatre actes, qui eut, au Théâtre des Variétés, cinquante représentations, du 27 mars au 13 mai 1953.

Le 1er juin, il assista, à Londres, à un dîner présidé par Winston Churchill, puis créa  ‘’Écoutez bien, Messieurs’’, comédie en quatre actes qui eut, au ‘’Winter garden theater’’, dix-huit représentations, du 4 au 21 juin 1953.

Il écrivit à Londres une partie d’un autre film, ‘’Si Versailles m’était conté’’, dont le tournage commença le 6 juillet.

Le 12 octobre fut diffusée la première émission d'une série enregistrée avec Pierre Lhoste : ‘’Et Versailles vous est conté...’’ qui allait s'achever le 28 décembre.

Le 13 décembre, pendant une représentation de ‘’Deburau’’ à Bruxelles, Sacha Guitry subit un malaise cardiaque : ce fut la dernière fois qu’il joua en scène. Il fit ses adieux au théâtre avec les adieux de Gaspard Deburau, mais il n'avait pas, comme lui, de fils qui puisse recueillir le flambeau.

Le 15 décembre sortit à l'Opéra :

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‘’Si Versailles m’était conté’’

(1953)
Film de 165 minutes
Il est centré sur la construction par Louis XIII et l'aménagement ultérieur par Louis XIV et Louis XV du palais de Versailles. Il relate longuement la vie d'un cour brillante et fastueuse, puis les événements de la Révolution.
Commentaire
C’est un film à grand spectacle, une fresque historique d’une désinvolture réjouissante, car Sacha Guitry, qui y tint le rôle de Louis XIV, évoqua l’histoire du château et de la France à sa manière, en prenant quelques libertés (il gomma toute la Régence ; il escamota le personnage de la comtesse du Barry, dernière favorite de Louis XV), en commettant des erreurs (Louis XIV, à l'article de la mort, reçoit son architecte, et lui donne des indications en mesures métriques, alors que c'est la Révolution qui allait instituer le système métrique ; Louis XVI, au balcon de Versailles, assure les émeutiers de sa probité, disant : «Je n'ai pas donné un centime, je le jure», alors que ni francs ni centimes n'étaient monnaies de l'époque). Il s’en amusait, et, au sujet de l’une d’elles, raconta : «Nous tournions ce jour-là, une scène entre le roi et Madame de Montespan, scène au cours de laquelle, je disais à Mme de Montespan : ‘’Je vous garde à Versailles et vous exile dans les combles’’» ; comme le conservateur en chef de Versailles, Gérald van der Kemp, se fit un devoir de l’aviser que ce n’était pas dans les combles mais bien au rez-de-chaussée de l’aile droite du château que Louis XIV avait logé sa maîtresse, il lui répondit aussitôt : «Cher van der Kemp, le roi Louis XIV n’avait-il pas assez d’indépendance et d’autorité pour revenir le lendemain sur une décision qu’il avait prise la veille?» Il indiqua avec une effarante mauvaise foi : «Il y a dans ‘’Versailles’’ une erreur que personne n’a cru devoir me signaler encore. Elle se trouve dans la dernière image du film et elle en a définitivement assuré le succès. Dans cette image, sur le grand escalier majestueux, on peut voir Louis XIV et Georges Clemenceau. Or, si ma mémoire est bonne, ils ne se sont cependant jamais rencontrés».

Il justifia la construction du château en quatre vers qu’il tira de son propre film ‘’Remontons les Champs-Élysées’’ (1937), où déjà il disait en «voix-off» :

«On nous dit que nos rois dépensaient sans compter,

Qu'ils prenaient notre argent sans prendre nos conseils.

Mais quand ils construisaient de semblables merveilles,

Ne nous mettaient-ils pas notre argent de côté?»

Ce film reste célèbre par les qualités de narration propres à son auteur, et par sa distribution prestigieuse, où on remarque les noms de Sacha Guitry (Louis XIV âgé, et, dans la version française, le narrateur), Lana Marconi (Marie-Antoinette), Georges Marchal (Louis XIV jeune), Gérard Philipe (D'Artagnan), Fernand Gravey (Molière), Claudette Colbert (Madame de Montespan), Pauline Carton (la Voisin), Jean-Louis Barrault (Fénelon), Daniel Gélin (Jean Collinet), Brigitte Bardot (Mlle de Rosille), Danièle Delorme (Louison Chabray), Jean Marais (Louis XV), Michel Auclair (Jacques Damiens), Jean Desailly (Marivaux), Micheline Presle (Madame de Pompadour), Jean-Pierre Aumont (le cardinal de Rohan), Gino Cervi (Cagliostro), Jean-Claude Pascal (Axel de Fersen), Gaby Morlay (la comtesse de la Motte), Orson Welles (Benjamin Franklin, et, dans les versions anglophones, le narrateur), Louis Seigner (Lavoisier), Charles Vanel (M. de Vergennes), Édith Piaf (une femme du peuple), Tino Rossi (un gondolier), Bourvil (un gardien de musée), Annie Cordy (Mme Langlois), Jeanne Fusier-Gir (une révolutionnaire).

Le film eut un énorme succès ; il fait partie des cent plus gros succès du «box-office» en France, ayant réalisé sept millions d'entrées.

Mais il fut éreinté par la critique de gauche, qui reprocha à Sacha Guitry sa mégalomanie, sa prétention, son penchant royaliste ; qui osa même prétendre qu’il était passé à côté de son sujet, n’ayant fait faire aux spectateurs qu’une visite au musée Grévin !

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En janvier 1954, Sacha Guitry enregistra, avec Pierre Lhoste, une série de vingt-quatre entretiens sur ‘’Le théâtre et l'amour’’, et termina par ‘’Et puis voici des vers’’...(recueil de poèmes publié en 1964).

Le 7 avril, il enregistra le premier entretien sur ‘’Les cent merveilles’’, où il faisait découvrir, dans son hôtel particulier du 18, avenue Élisée-Reclus, les toiles de Cézanne, Poussin, Renoir, Monet, etc., qu’il avait collectionnées. Il y affirma : «Avoir le sens critique, c'est porter le plus vif intérêt à un ouvrage qui, justement, vous paraît en manquer

En juillet, il commença le tournage de ‘’Napoléon’’. La bataille finale fut tournée le 13 septembre, en Provence, à 1 200 mètres d'altitude, où, le coeur malade, il ne put aller, commandant les prises de vues par la radio.

En octobre, il enregistra, pour Radio-Luxembourg, quinze émissions sur Napoléon.

En décembre, pour la série "Tels qu'en eux-mêmes... ", Pierre Lhoste enregistra quelques-uns de ses propos sur le thème du dernier quart d'heure.

Le 31 décembre, il adressa ses voeux de bonne année aux auditeurs d'Europe n° 1.

En janvier 1955, il subit une nouvelle opération.

Le 21 février, pour ses soixante-dix ans, Jean Nohain lui consacra une émission de télévision intitulée "70 chandelles", en duplex entre Paris et Cap-d'Ail où il se reposait un peu en préparant un autre film.

Le 10 mars se tint, au Théâtre national de l'Opéra, un gala pour la première présentation de :

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