Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres








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’Vive la République’’, revue en deux actes et vingt tableaux dont la première eut lieu le 10 avril. Suivirent cent quatre-vingt-dix représentations, jusqu’au 29 septembre 1926.

Le 15 juin, Sacha Guitry, Yvonne Printemps et la troupe du Théâtre Édouard-VII, appelés par l'imprésario Howell, partirent jouer ‘’Mozart’’ à Londres, du 17 juin au 13 juillet, au Gayty Theater.

De retour à Paris fut présenté ‘’À vol d'oiseau’’, revue en deux actes, cinq parties et trois cents tableaux, composée avec Albert Willemetz. La première eut lieu le 12 novembre, au Théâtre Édouard-VII. Suivirent cinquante-cinq représentations, jusqu’au 31 décembre 1926.

Le 25 novembre, se tint, au Théâtre Sarah-Bernhardt, le gala des Pouponnières de France, au cours duquel on joua deux actes de ‘’Faisons un rêve’’ et ‘’Était-ce un rêve?’’ ou ‘’Une comédie nouvelle’’, comédie en deux actes.

Le 14 décembre, la troupe de Sacha Guitry partit pour l'Amérique du Nord pour y jouer ‘’Mozart’’, les imprésarios étant Al Wood et M. Howell. Du 27 décembre 1926 au 2 février 1927, elle donna une série de représentations au ‘’Chaning's theater’’ à New York, puis, le 7 février, à Montréal au ‘’Princess theater’’. Enfin, du 14 au 19 février, au ‘’Boston opera house’’.

De retour en France, Sacha Guitry fit représenter :

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‘’Désiré’’

(1927)
Comédie en trois actes
Aller à Deauville sans valet de chambre? Pas question, dit le ministre Montignac. Comme sa charmante amie, Odette, tient à partir, elle engage Désiré dès qu'il se présente, car il est paré de toutes les qualités requises pour plaire en dépit du fait qu’il aurait fauté avec son précédent employeur, la duchesse Diepchinska. Mais si, le jour, Odette ne songe qu'à séduire Montignac pour qu'il l'épouse, la nuit elle rêve tout haut de cet épisode. Et Désiré fait de même. S’il arrive à contenir l'amour qu'il porte à ses maîtresses, celles-ci voient monter, jour après jour, l’incontrôlable désir qu’il leur inspire.
Commentaire
La pièce est l'histoire d'un désir qui, alimenté par le rêve, prend des sentiers insoupçonnés. Quand le rêve, si érotique soit-il, reste un rêve, et qu'il n'est connu que du rêveur, celui-ci n'a rien à craindre, c'est un fantasme discret qui ne concerne que celui ou celle qui le vit. Il arrive, cependant, que le rêveur parle en rêvant, et, comme les murs ont souvent des oreilles, des témoins peuvent sans le vouloir apprendre sur le rêveur des choses qu'il aurait mieux aimé cacher. Voilà qui peut devenir gênant. C'est sur ce tour malicieux joué par le subconscient que Sacha Guitry construisit une de ses comédies les plus fines sur les femmes, les hommes et l'amour.

Si la pièce se présente comme une comédie bourgeoise de plus, on y trouve pourtant l'affirmation essentielle que les valets sont des hommes comme les autres, et les insinuations sexuelles sont, comme souvent chez Guitry, d'une audace rare pour l'époque.

On y entend :

- «Quand on n'a pas commis de faute, on ne peut pas être absolument sûr de soi. Tandis que lorsqu'on a bien vu les conséquences d'une bêtise, on ne s'expose plus à la recommencer !»

- «Vous ne remarquez pas que, chaque fois que vous dites d'une femme qu'elle est jolie, c'est toujours d'une femme extrêmement mince que vous parlez?»

- «Quand on s'aime pour plus d'une raison, c'est qu'on ne s'aime pas vraiment

La pièce fut, le 28 avril, créée par Sacha Guitry et Yvonne Printemps, au Théâtre-Édouard VII. Suivirent deux cents représentations, jusqu’au 6 novembre 1927.

En 1937, il en tira un film, avec Jacqueline Delubac. Pour une scène de dîner, il plaça la caméra au-dessus des convives, cette plongée sur eux soulignant la banalité de leurs propos. Il filma un ballet où les domestiques (dont lui-même dans le rôle de Désiré) se meuvent autour d’une table immobile.

En 1996, Bernard Murat tourna un film d'après la pièce et le film éponymes, avec Jean-Paul Belmondo et Fanny Ardant.

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‘’Un miracle’’

(1927)
Comédie en quatre actes
Pour bluffer, un individu s'est installé momentanément dans un appartement qui n'est pas le sien. Sa concierge, qui l'aime, et un individu qui s'est intéressé au succès de ses entreprises lui servent de domestiques.
Commentaire
La première représentation eut lieu le 6 décembre, au Théâtre des Variétés, Pierre Fresnay et Maud Loty étant les vedettes. Suivirent quatre-vingt dix représentations jusqu’au 20 février 1928.

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Le 8 juin 1928, lors d’une soirée à Londres, chez lady Glentenar, Sacha Guitry joua le deuxième acte du ‘’Mari, la femme et l'amant’’.

Le 25 septembre, il donna une conférence sur Tristan Bernard au poste de Radio-Paris.

Il fit jouer ‘’Mariette’’, opérette en quatre actes sur une musique d'Oscar Strauss, qui était l’adaptation de ‘’Comment on écrit l'Histoire’’ (1920). La première eut lieu le 30 septembre au Théâtre Édouard-VII. Suivirent cent quinze représentations, jusqu’au 6 janvier 1929.

Il produisit encore :

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‘’Charles Lindbergh’’

(1928)
Féerie en trois actes et dix-huit tableaux
L’aviateur américain réalise son exploit à travers l’Atlantique, et est à son arrivée l’objet des attentions d’une jeune comtesse française et d’une héritière américaine.
Commentaire
Sacha Guitry donna à Lindbergh une impeccable conduite à Paris, ce qui contredisait le stéréotype de l’Américain rustre, vulgaire, futile, et cupide.

Le 29 novembre, la création eut lieu au Théâtre du Châtelet. Ni Yvonne Printemps ni Sacha Guitry ne jouèrent dans ce spectacle à grands effets techniques cependant pas très au point. Suivirent quatre-vingt-huit représentations, jusqu’au 31 janvier 1929.

La pièce ne put être présentée aux États-Unis, Charles Lindbergh interdisant toute utilisation de son nom.

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Le 12 janvier 1929, lors de l'ouverture du Palais de la Méditerranée, à Nice, Sacha Guitry et Yvonne Printemps jouèrent ‘’Mariette’’.

Furent représentés, à Londres au ‘’His Majesty theater’’, du 3 au 22 juin, ‘’Mariette’’, du 24 juin au 13 juillet, ‘’Mozart’’. Durant ce séjour, des disques furent enregistrés au ‘’Queen's hall’’, et Sacha Guitry prononça un discours pour l'inauguration du ‘’Salon de peinture française’’ à Londres.

De retour en France, lui qui adorait les anecdotes, fit jouer :

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‘’Histoires de France’’

(1929)
Trois actes et douze tableaux
C’est une suite de dialogues anecdotiques qui dresse un panorama de l’Histoire de la France : les Gaulois, Jeanne d’Arc, Louis XI, François Ier, Henri II, Henri III, Henri IV, Louis XIII, Louis XIV (on assiste à la première représentation de ‘’George Dandin’’ à Versailles), Louis XV, la Révolution, le premier Empire, le second Empire, Clemenceau.
Commentaire
La musique était de Henri Büsser.

La première eut lieu le 7 octobre au tout nouveau Théâtre Pigalle qui inaugurait ainsi sa scène tournante, la plus moderne à l'époque. Suivirent cent-vingt-cinq représentations, jusqu’au 19 janvier 1930.

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Sacha Guitry collabora à une comédie d’Albert Willemetz, en quatre actes et treize tableaux, ‘’La IIIe chambre’’, qui fut jouée au Théâtre de la Madeleine, du 30 octobre, au 11 mars 1930.

Le 29 décembre 1929, lors de l’inauguration des communications par TSF avec New York, il remercia les Américains de leur accueil durant l'hiver 1926-1927, et leur souhaita une bonne année. Yvonne Printemps chanta l'air de la lettre de ‘’Mozart’’.

Le 1er mars 1930, lors du gala de l'Union des artistes au Cirque d'Hiver, Sacha Guitry et Tristan Bernard firent une vente aux enchères.

Cette année-là, il fit jouer ‘’Chez George Washington, à Mount-Vernon’’, «à-propos en un acte», dont Henri Busser avait composé la musique, tandis que Sacha Guitry tint le rôle de Washington. Le spectacle fut donné le 12 mars, lors du ‘’Gala franco-américain’’ au Théâtre des Champs-Élysées, en présence de Gaston Doumergue, président de la République, et de M. Walter, ambassadeur des États-Unis. Le manuscrit fut vendu aux enchères au profit de l'Accueil franco-américain.

Cette année-là encore, il présenta :

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‘’Et vive le théâtre’’

(1930)
Revue en deux actes et quinze tableaux
Le neuvième tableau, ‘’Un homme d'hier et une femme d'aujourd'hui’’, est un petit acte que Sacha Guitry (qui le joua avec Yvonne Printemps) allait compter parmi ses pièces, et qui est souvent joué à part avec d’autres courtes pièces : L’«homme d'hier» est un homme de lettres de plus de quarante ans, qui a vécu sa jeunesse à «la Belle Époque» dans de bonnes conditions matérielles, qui peut mesurer le changement accéléré du monde mais, vieux jeu, ne peut supporter l'évolution des mœurs, déclarant : «Quand j'avais vingt ans, on ne changeait pas de siècle tous les deux ans !» Il reçoit sa maîtresse, la «femme d'aujourd'hui» qui a vingt ans, est d’esprit moderne, changeante et versatile, comme la mode, et, toujours pressée, marche avec son temps. Ils s’aiment fort, mais ne se comprennent pas. Vont-ils s’entendre? Les nombreux pièges de la relation amant-maîtresse sont amplifiés par le fossé des générations. Chacun dit ce qu’il pense et comment il aimerait voir l’autre. Plaire à l’autre tout en respectant ses valeurs, ce qui est un vieux débat toujours d’actualité. Sacha Guitry trouva à nouveau une chute pleine d'humour.
Commentaire
La revue a été composée avec la collaboration d’Albert Willemetz.

La première eut lieu le 24 mars, au Théâtre de la Madeleine. Suivirent soixante-sept représentations, jusqu’au 20 mai 1930.

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Le 7 mai 1930, lors d’un gala marquant la retraite de Maurice de Féraudy à la Comédie-Française, Sacha Guitry fit jouer le troisième acte du ‘’Veilleur de nuit’’.

Le 17 juin, lors du gala des ‘’Amis de la France’’ au Théâtre des Ambassadeurs, il organisa le spectacle, rassembla les vedettes mais ne joua pas.

Il fit représenter :

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‘’Deauville sous Napoléon III’’

(1930)
«À-propos en un acte»
Au cours d'un bal supposé donné aux ‘’Ambassadeurs’’, à Deauville, Sacha Guitry est le duc de Morny, fondateur un peu oublié de cette station balnéaire.
Commentaire
Le spectacle fut joué le 24 juin, lors de la "Grande nuit de Paris" au Théâtre Pigalle,

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Le 23 septembre 1930, Sacha Guitry fit un essai de film parlant dans les studios de la Paramount, à Joinville.

Le 28 octobre, il donna une conférence sur Alphonse Allais à Radio-Paris.

Il publia :

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‘’Lucien Guitry raconté par son fils’’

(1930)
Biographie
Lucien Guitry naquit le 13 décembre 1860 à Paris, fut le plus grand comédien de son époque, l’égal masculin de Sarah Bernhardt, avec laquelle il joua régulièrement. Il créa des rôles marquants qui lui ont valu des triomphes internationaux répétés. Il est aussi connu pour ses nombreux succès auprès des femmes. Il mourut le 1er juin 1925.

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Le 13 janvier 1931, Sacha Guitry fut promu au grade d'officier de la Légion d'honneur.

Il fit représenter :

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‘’Frans Hals’’ ou ‘’L’admiration’’

(1931)
Pièce de théâtre en 3 actes et en vers libres
C’est une évocation de la vie du peintre baroque néerlandais à travers l’admiration que lui porte, en 1640, le jeune peintre Adrian van Ostade. Franz Hals a pour compagne Annette qu’aime aussi le jeune peintre.
Commentaire
Sacha Guitry écrivit la pièce pour obliger Pierre Fresnay, dont il connaissait la passion pour Yvonne Printemps (qui était Annette), à exprimer sur scène et tous les soirs, en jouant le rôle du jeune peintre, Adrian Van Ostade, son admiration pour Franz Hals... rôle interprété par lui-même ! Ainsi Adrian van Ostade déclare à Annette :

- «Quand un homme vous a donné par ses écrits, par sa peinture ou sa musique, d’incomparables joies, c’est inouï ce qu’on lui doit

- «Si mes baisers parfois te paraissent plus tendres, si je sais t’aimer mieux, si je sais mieux te prendre, un soir entre mes bras, ne me dis pas merci, c’est que j’ai vu sans doute un tableau merveilleux de ce grand homme-ci

- «Ces hommes de génie, nous devons les bénir, nous devons les aimer, nous devons les servir, sans tolérer jamais que nul les calomnie

Yvonne Printemps dut très bien comprendre le message, et on peut se demander si, en attendant son entrée en scène, Sacha-Franz Hals ne savourait pas ces mots en coulisses, tout en guettant les réactions de l’une et de l’un.

La pièce fut créée le 28 mars 1931 au Théâtre de la Madeleine. Suivirent soixante-seize représentations, jusqu’au 30 mai 1931.

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‘’Sa dernière volonté’’ ou ‘’L’optique du théâtre’’

(1931)
Comédie en deux actes
À l’acte I, un ami dévoué vient prendre des nouvelles de l’état de santé d’un modeste employé des Postes. Celui-ci, à l’article de la mort, fait connaître sa dernière volonté : si la future veuve devait se remarier, il ne fallait pas que ce soit avec le meilleur ami de la maison. Or celui-ci est un auteur dramatique à la recherche d’un sujet, qui en trouve donc un «pris sur le vif», mais qu’il lui faut transposer «dans l’optique du théâtre».

C’est justement sa pièce qui constitue l’acte II. Le cadre social est radicalement changé : on est dans le «grand salon élégant d’un hôtel particulier» ; l’obscur postier est devenu M. le marquis, son ami, M. le comte. Et, le malade ne mourant pas, sa dernière volonté est sans objet : la marquise et l’ami de la maison peuvent continuer leur liaison.
Commentaire
C’est une des pièces majeures de Sacha Guitry du début des années trente.

Nous avons là deux comédies très boulevardières ; l'une dans un style plutôt réaliste, l'autre plus fantaisiste et volontairement pastichée, puisqu’il utilisa le procédé du «théâtre dans le théâtre». Avec une ironie charmante, il offrit une réflexion sur la spécificité de l’art du dramaturge, qui est amené à transposer pour la scène les réalités de la vie, le fruit de ses observations et de son expérience personnelle. Il eut un regard introspectif sur le jeu du comédien et la création théâtrale.

La pièce fut créée en même temps que ‘’Franz Hals ou L’admiration’’, avec Sacha Guitry, Yvonne Printemps et Pierre Fresnay. Elle eut donc elle aussi soixante-seize représentations, jusqu’au 30 mai 1931.

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Le 25 mai 1931, le film ‘’Le blanc et le noir’’ sortit au cinéma Olympia.

Le 2 juin, au Théâtre de la Madeleine fut repris ‘’Faisons un rêve’’ avec ‘
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