Livre de bord








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LIVRE DE BORD




76. TURQUIE ORIENTALE 2012

Cinquième séjour en Turquie, mais premier à l’est et au Kurdistan turc. Ce circuit de 17 jours organisé par Explorator du samedi 6 au lundi 22 octobre 2012 s’effectuera en compagnie de 5 autres personnes et d’un guide local, Ali.


Très rapidement, quelques mots sur la Turquie (d’après différentes sources dont Wikipedia) :

La Turquie est un pays d’Asie qui compte 75 millions d’habitants sur une superficie de 783 562 km² (une fois et demie la France). Sa capitale est Ankara (et non Istanbul, bande d’ignares…). Le pays est laïc bien que 96 % de sa population soit musulmane (sunnites en majorité). Les chrétiens, eux, sont moins de 1 %.

Attention, ne dites jamais à un Turc qu’il est Arabe ! Car ce n’est pas le cas. Environ 70 groupes ethniques sont rassemblés ici dont 15 millions de Kurdes (20 % de la population). Le chômage dépasse aujourd’hui les 15 %.

La Turquie se compose de deux chaînes de montagnes, les monts Taurus et la chaîne pontique, qui enserrent le plateau anatolien et le haut-plateau arménien. Ce sont des formations géologiques jeunes, toujours actives, comme l'indiquent les nombreuses failles et plissements. Environ 80 % du pays se trouve dans une zone tectonique extrêmement active. Le nord de la Turquie est bordée par une faille très active : la faille nord-anatolienne. La Turquie possède huit principaux bassins hydrographiques dont les plus importants sont ceux de l'Euphrate (Firat) et du Tigre (Dicle). Environ un quart du pays est couvert de forêts (pins, épicéas, cèdres et arbres à feuilles caduques).

La Turquie est un allié historique des Etats-Unis et le premier pays à majorité musulmane à reconnaître l’État d’Israël dès 1949 et le seul à entretenir avec de bonnes relations. Elle ravitaille Israël en eau. Par contre, des tensions ont eu lieue, ou ont lieue, avec la république de Chypre, la Grèce, l’Arménie, l’Irak et, en ce moment, la Syrie en guerre civile…(voir à ce sujet l’article de Reuters : http://www.rmc.fr/editorial/306184/la-turquie-riposte-en-syrie-mais-ne-veut-pas-la-guerre/ )

Encore un point, auquel je tiens : la Turquie est un pays situé à 97 % en Asie, qu’on se le dise. Alors pourquoi même discuter de son intégration au sein de la CEE ?


Samedi 6 : Pour être sûr de me réveiller, j’ai programmé hier soir trois réveils à 4H. Je n’en ai entendu que deux. Métro pas encore ouvert, taxi jusqu’à la gare, bus pour l’aéroport de Marseille-Marignane, avion à l’heure et moi aussi. Envol à 6H40 pour Munich, arrivée 6H10, transit, nouveau décollage avec Lufthansa à 11H20, repas frugal et arrivée à Ankara en avance vers 15H heure locale (une heure de décalage en plus). Un chauffeur m’attend pour me conduire à l’hôtel, ainsi que Sylviane, un membre de notre groupe ; les quatre autres arriveront demain soir. Il fait bon, 23°. Une trentaine de km pour l’hôtel, un 5 étoiles normes locales (entre 2 et 3 étoiles normes internationales ; en Turquie je suppose que le classement va jusqu’à 10 étoiles…) où je resterai trois nuits. C’est correct, mais très bruyant, ma chambre mal insonorisée donnant sur un immeuble à quatre mètres avec un boulevard sur le côté. J’ai les boules (Quiès) ; heureusement ! Pour compenser, Wifi gratuite dans la chambre, ça c’est bien… Buffet à 19H, puis repos.


Survol d'Ankara Vue depuis ma chambre cinq étoiles….

Dimanche 7 : Ankara est, comme vous le savez, la capitale de la Turquie depuis 1923. Située en Anatolie centrale, cette ville de 4 millions d’habitants est très étendue. Pour info, en 1923, elle avait moins de 70 000 habitants (les Ankariotes). Mais si Istanbul redevient la capitale du pays, comme il en est de plus en plus question, Ankara risque vraiment de souffrir. Elle est jumelée avec pas moins de 40 villes du monde, mais aucune ville française… Après le buffet du petit-déjeuner, un peu avant 9H, je pars seul découvrir une partie de cette capitale (en évitant de faire les visites déjà prévues avec le groupe demain). Il me faut 45 minutes à pied pour atteindre le premier lieu dans le vieux centre. Sur le chemin, devant une faculté, un cortège de manifestation communiste est en train de se former. Enormément de police sur place, bien équipée (véhicules blindés et même un char d’assaut). Je ne m’éternise pas et ne prends pas de photo non plus… Je monte d’abord, sur une des collines, jusqu’aux vestiges de l’époque romaine : un mur du temple d’Auguste (29 av JC), à côté duquel a été bâtie une mosquée au XII S, colonne de Julien (an 362) et, plus bas, les thermes qui comprennent une grande piscine et de nombreux restes de cette époque et de l’époque byzantine qui lui a succédé. Déjeuner dans un restaurant au hasard (il y en a partout) d’une assiette de kebab iskander (au yaourt).


Temple d'Auguste (29 av JC) et mosquée (XII S), Ankara Sarcophage de la période romaine, thermes romains
Je poursuis par la visite rapide de l’ancien parlement (utilisé de 1924 à 1960) et, plus haut, du musée des civilisations anatoliennes, aménagé dans le bâtiment d’un ancien bazar). Belle exposition d’objets de différentes époques. Atatürk avait décidé de la création de ce musée pour bien faire voir que l’Anatolie n’était l’apanage d’aucun peuple en particulier mais un creuset dans lequel se sont mélangés depuis la plus haute antiquité des peuples d’origines diverses (in Le Guide du Routard). Je monte ensuite jusqu’à la porte de la citadelle mais n’y rentre pas (visite prévue demain) et vais visiter plus bas la Ahi Elvan Camii, une mosquée du XV S. Puis je flâne et retourne à l’hôtel un peu avant 18H. Travaux photos et récit de voyage (c’est long !). Buffet en soirée avec les 4 autres personnes du groupe qui viennent d’arriver et notre guide Ali, 64 ans, ancien professeur de français et ancien attaché d’ambassade en Suisse et qui parle donc notre langue couramment. Et repos bien mérité….


Colonne de Julien (362), Ankara Au musée des civilisations anatoliennes Un minaret, Ankara

Lundi 8 : A la télé, le premier ministre turc, après la nouvelle attaque syrienne d’hier à la frontière, demande aux Turcs se préparer à la guerre. Intimidation ? Je l’espère… En tout cas, aucun signe de panique dans les rues. Nous quittons l’hôtel à 9H pour une visite guidée de la ville. Notre chauffeur, Ekrem, conduit un minibus Mercedes très confortable de 15 places qui paraît neuf. Je suis agréablement surpris. Et comme nous ne sommes que huit en comptant le chauffeur, nous avons la place. Outre Sylviane arrivée le même jour que moi, les autres participants sont un couple, Christian et Josiane, et deux individuels, Janine et Marcel. Je suis presque le plus jeune (Sylviane est ma cadette). Groupe sympa à priori, en tout cas il rit à mes blagues vaseuses… La matinée est consacrée au musée des civilisations anatoliennes (comme je l’ai visité hier par erreur, je bouquine en attendant), puis à la citadelle (magnifique vue sur cette ville immense) et à la place du temple d’Auguste. Petit marché en allant à pied jusqu’au restaurant.


La citadelle, Ankara Vue sur une partie d'Ankara
Bon et copieux déjeuner, puis nous retrouvons le minibus devant l’ancien parlement pour nous rendre jusqu’au mausolée d’Atatürk, le père de la nation turque (1881-1938). La place et le monument sont imposants. Des militaires sont postés un peu partout et sont aussi immobiles et dignes que ceux du Buckingham Palace. Un immense musée à la gloire d’Atatürk et de la guerre d’indépendance (1919-1922) se trouve en sous-sol. Après cette visite, nous reprenons le minibus jusqu’à hôtel, vers 17H, ce qui me laisse du temps pour travailler un peu. Le ciel s’est couvert dans la journée mais pas de pluie. Bon, en fait, pas grand-chose à voir à Ankara ; ce n’est pas Istanbul. Tout est propre et aseptisé ici… Diner au resto de l’hôtel, où nous faisons mieux connaissance. Sur Internet, les nouvelles ne sont pas bonnes en ce qui concerne le début de conflit entre Syrie et Turquie : http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/10/08/les-duels-d-artillerie-entre-la-syrie-et-la-turquie-se-poursuivent_1771606_3218.html



Enfant, Ankara Un minaret, Ankara Militaire, mausolée d'Atatürk, Ankara

Mardi 9 : Nous quittons notre 5 étoiles normes turques à 9H précise sous un ciel gris. Un peu de circulation dans la capitale puis très bonne autoroute jusqu’à Bogazkoy (appelée aussi Bogazkale) à 170 km plus à l’est. Visite, à proximité, du site d’Hattusas, ancienne capitale des Hittites, peuple guerrier ayant vécu environ de 2000 à 1200 av JC. Ce peuple indo-européen régnait à son apogée sur un territoire englobant la Turquie actuelle et le nord de la Syrie et de l’Irak. Ennemi des Egyptiens, ils finirent par signer vers 1300 av JC un pacte de non-agression avec eux, sans doute le premier de l’histoire. Ramsès II épousa d’ailleurs une princesse hittite. Ce peuple, qui avait un bon millier de dieux, disparut soudainement, on ne sait pas encore pourquoi. Ceci dit, le site d’Hattusas, présente quelques ruines éparpillées sur plusieurs km, les pièces les plus importantes se trouvant au musée que j’ai visité à Ankara. Il reste quand même la porte des Lions, un souterrain et quelques fondations du palais fortifié.


La porte des Lions, site hittite d'Hattusas, XIV S av JC Sanctuaire rupestre hittite de Yazilikaya, XIV S av JC
Après un déjeuner correct dans un restaurant à proximité, nous visitons un peu plus loin, à Yazilikaya, un sanctuaire rupestre avec quelques gravures murales. Encore 162 km de bonnes autoroute et route jusqu’à Amasya. Le minibus est vraiment confortable et le chauffeur très bien, aucun problème de ce côté-là, et c’est important car nous allons faire environ 2800 km durant ce circuit. Nous arrivons Amasya, ville de 175 000 habitants bâties de part et d’autre du Yesilirmak (la rivière verte) et entourée de falaises. Sur la rive gauche quatorze tombeaux byzantins ont été creusés dans la falaise au IV S avant JC et une citadelle surplombe le tout. Nous visitons la jolie mosquée du sultan Beyazit II, bâtie au XV S et l’ancienne école coranique qui y est attachée. La nuit tombe déjà et nous allons nous installer dans ce qu’on appelle un hôtel de charme, une vieille maison transformée. Ma chambre est très étroite mais équipée d’un bon lit double et de la Wifi. Je devrai dormir avec des boules Quiès et mon sac à dos à côté de moi, il n’y a pas d’espace pour le poser… Nous ressortons à pied pour nous rendre dans un restaurant de poissons situé à deux km, mais la balade au bord de la rivière est sympa, belles maisons restaurées, d’autant plus que les tombeaux et la citadelle sont superbement éclairés. Un peu frais toutefois, 15° environ. (332 km parcourus)


Mosquée du sultan Beyazit II (XV S), Amasya Rive gauche du Yesilirmak (Rivière verte), Amasya

Mercredi 10 : Nuit correcte dans les bras de mon sac à dos. Cabinet de toilette étroit lui aussi, mais pratique, puisque je peux prendre ma douche assis sur le trône des WC. Bon petit-déj puis je travaille en attendant le départ à 9H30. Ce matin il fait beau. Nous partons à l’heure prévue, 117 km de bonne route vers l’est, et arrivons à Tokat vers 11H20. Tokat est une ville de 110 000 habitants qui a deux spécialités : l’encrage par tampon des tissus et le Tokat kebap. Nous visitons tout d’abord le musée archéologique installé dans la Médersa bleue du XIII S, petit mais quelques pièces intéressantes. Une médersa (ou medresesi) est, ou plutôt était, une école coranique. Plus loin, le Tas Han, caravansérail du XVII S, a été transformé en bar et galerie marchande. Une artisane nous fait une démonstration d’encrage sur tissus, avec un tampon aux motifs hittites. Facile ! De là, belle vue sur la citadelle.


Au Tas Han, caravansérail (XVII S), Tokat Tokat kebap (aubergines et viande), Tokat
Après quoi, nous nous rendons dans un restaurant pour manger le fameux Tokat kebap : c’est un plat de courgettes, pommes de terre, tomates, piments et bouts de viande, accompagné d’une salade de tomates. Aucun dessert, dommage, mais il faut par contre payer les deux bouteilles d’eau qui ont été mises d’office sur la table (dix fois le prix d’achat en magasin et calcul pour diviser par six ! Comme si l’eau ne pouvait pas être incluse dans le prix du circuit !).


La médersa bleue, Sivas Cifte Minare Medresesi et Sifahiye Medresesi, Sivas

Quant au mot kebap turc, je ne sais pourquoi il s’est transformé en kebab en français… Nous reprenons la route vers 14H, toujours bonne, toujours vers l’est, à 103 km, et arrivons à Sivas un peu avant 16H sous la pluie. Bel arc-en-ciel quand le soleil réapparaît par moment. Sivas est une ville de 220 000 habitants, centre d’art seldjoukide au XIII S. Arrêt à la médersa bleue, en rénovation. Elle a dû être très belle. Puis, après avoir déposé nos sacs à l’hôtel, nous cheminons jusqu’au petit parc qui entoure trois autres médersa du XIII S. La Muzaffer Buruciye Medresesi est déjà fermée à 17H. Juste en face, seul subsiste le haut et beau portail de la Cifte Minare Medresesi. Quant à la Sifahiye Medresesi, elle a été transformée en bazar et café de plein air. La ville est assez moderne, mouvementée. De retour à l’hôtel de bonne heure, je monte dans ma chambre, tout à fait correcte. Wifi, mais aucune chaine de télé française. Le repas est pris à l’hôtel ce qui me laisse finalement pas mal de temps libre pour me mettre à jour. (220 km parcourus)


Un minaret, Ankara Jeune tête de Turc Minarets de la médersa bleue, Sivas

Jeudi 11 : Nous quittons notre hôtel peu après 7H sous la pluie. D’abord plein sud jusqu’à Kangal, à 98 km, où nous voulons visiter un élevage de chien de race Kangal, justement, mais c’est trop tôt, c’est fermé. Ce chien est magnifique : grand, costaud et bon gardien de troupeau. A l’entrée de la ville, une grande sculpture nous le montre. Nous continuons plein est jusqu’à Divrigi, à 89 km, et y arrivons vers 10H. La route est assez bonne mais tortueuse, nous sommes dans le massif montagneux d’Incebel. Visite de la grande mosquée et de l’hôpital du XIII S, accolés, qui sont un chef d’œuvre de l’art seldjoukide. C’est magnifiquement ouvragé. De là, belle vue sur la citadelle et la petite ville en contrebas. Nous repartons une heure et demie plus tard, plein nord, et stoppons pour déjeuner à une centaine de km, à Zara. Bonnes pides au fromage ou à la viande, une pizza turque sans sauce tomate.
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