La redecouverte du chant gregorien, ou l’enjeu d’une reconquête spirituelle de l’eglise occidentale








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sera énoncé. Si on ne tient compte que des deux acrostiches initiales et
finales, et qu'on les analogue avec le nom de la vertu qui les concerne, on
arrive à la vertu Fides, tandis que les deux acrostiches dans leur liaison
forme le mot "De(v)us". Dans la première strophe on trouve le mot "Me" (moi)


M(7)
E(8)
A (6)
S (9)
R(1)
E(2)
C(3)
S (5)
U (4)
------------------------
E(11)
M (18-19)
S(10)
P (16)
E (17)
A (14)
S (20)
D(12-13)*
E (21)**
V***
S (15)****
A (23)
E (25)
N (24)
S (22)
U (28)
E (26)
M (29)
S (27)
De(v)us (*-****)
Recusa (Récuse) (1-6)
Me (7-8)
S(crovegni) (9)
Sed (Mais) (10-12)
Da (donne) (13-14)
Spem (espoir) (15-18)
M(ihi) (moi) (19)
E(nrico) (20)
S(Scrovegni) (21)
Sane (Car en réalité) (22-25)
E(nrico) (26)
Sum (je suis) (27-29)


Ainsi cet agencement particulier des lettres donne cette phrase "Dieu, sauve
moi Scrovegni, mais donne moi Enrico Scrovegni espoir à moi, car en réalité
mon nom de baptême est Enrico"
Dans les prémices on a le nom de Scrovegni, tandis qu'en conclusion on a
plus que le nom de baptême Enrico, et en intermédiaire les deux. La
disparition du nom excommunié Scrovegni permet à Enrico Baptisé d'être
récusé comme il le demande.
CHAPITRE 6 : Le huitième sous-texte, le plus compliqué
Ce sous-texte ne peut pas être aperçu si l'on examine par le manuscrit. Dans
le texte du triplum, on trouve un point pas avant le mot puella, avec au
dessus un silence de brève. Ce point n'est pas un point de syntaxe, mais la
notation du point de division, qui divise le texte en grands fragments, tout
comme le silence de brève (silence de déperfectionnement). Le deuxième
point arrive après le mot "Mella", avec une nouvelle fois un silence de brève,
avec après un silence de longue imparfaite (silence qui décale le départ et de
démarrer en anacrouse : il vaut pour la phrase d'après, donc il n'est pas à lier
avec le second point du texte). Le troisième point du texte arrive après
"Rebella" encore analogué avec le silence de brève et de longue imparfaite,
avec les mêmes conséquences que le deuxième point.
Il y a donc trois points et trois silences de brèves, ce qui indique que le texte
du triplum est coupé en quatre morceaux. Le découpage entre le texte est la
musique est le même ; il n'y a d'ailleurs pas de silences de brève ailleurs
qu'en concordance avec les points.
Pour le texte du duplum le premier point se trouve après le "Deitatis", mais
l'on ne trouve que le silence de longue imparfaite ; le silence de brève n'est
pas présent car on ne peut pas déperfectionner la longue du mot "déitatis".
Le deuxième point se trouve après "puritatis", où l'on trouve le même silence
de longue imparfaite. On rompt ainsi le lien entre la segmentation des
fragments de texte et de musique. On trouve peu après un silence de brève,
mais qui ne correspond pas à un point du texte. Les deux régimes d'écriture
sont ainsi vraiment distincts, alors qu'ils étaient conjoints dans le triplum.
Puisque dans les deux textes se trouvent 7 segments successifs, il faut
rattacher ce chiffre aux couples des allégories des vices et des vertus. Audelà,
on pourrait faire correspondre chaque segment de texte à un couple
d'allégorie, en partant du choeur (Prudence-Stupidité).
Il faut partir du fait qu'un texte quelque soit sa longueur en terme de lettres ait
un ordre total (la première est toujours la première, la deuxième est toujours
la deuxième, etc.) Pour la vertu de la prudence, il faut que l'ordre des lettres
du nom corresponde à l'ordre du texte segmenté. Le sens se fait du triplum
vers le duplum, du haut vers le bas, la liturgie de l'Annonciation permet de
renouer la terre avec le ciel par la volonté du ciel, et non de la terre par la
prière.


D'autre part, il faut voir l'orthographe de nom des allégories telles que Giotto
les a nommées dans sa fresque. Or chez Giotto, il y a une fluctuation entre
les vertus de justice et d'injustice dans leur orthographe. La Justice s'écrit
avec un "C" (Iusticia) tandis que l'injustice s'écrit avec un "T" (Iniustitia). On
remarque aussi que le mot Iusticia est brisé entre son radical et son suffixe
"cia".


Le premier mot que l'on trouve est le mot "Prudentia" (Prudence). Il faut donc
filtrer le texte chanté pour qu'il ne tombe que sur les lettres du mot recherché.
En Mathématiques, il faut par un algorithme, chercher la première occurrence
de la première lettre. Le P est sur le mot "Pia". Il faut chercher à chaque fois
la première occurrence après la lettre trouvé du mot suivant qui forme le mot
"Prudentia". Cette première section du texte se terminant par un point inscrit
donc le premier nom de vertu. Il y a un fragment de texte avant que le trope
ne commence "Ave Regina Celorum" (je te salue reine des cieux", et après le
texte "Puella" (femme de la terre). Enfin, chaque lettre prise dans des mots
font le lien entre la vertu de prudence et le texte chanté, tels que "Pia", ou
"Virgo". On trouve en dehors de ce lien des mots qui n'inscrivent pas de lien
car aucune de leurs lettres ne sont utilisées pour former la vertu, chaque mot
n'a donc à voir qu'avec la terre, contrairement aux autres mots choisis pour la
vertu qui ont un lien à la fois avec la terre et le ciel. On remarque que
l'allégorie prend sa source dans le mot "Piété".
Dans le deuxième segment, on devrait trouver la deuxième vertu qu'est
"Fortitudo" (Force). On trouve le premier F après quatre vers entiers. Mais
pour la seconde vertu il faut deux segments de phrase. D'une part, la force
brise, de l'autre la lettre manquante du deuxième segment est le "O" ; ce O
de la perfection permet d'avoir la force d'âme nécessaire pour dépasser le
point de rupture et compléter la force.
Dans le segment suivant, on trouve le mot "Temperentia" (Tempérance). Le
dernier A est la dernière lettre du triplum. Les vers de tropassion s'inscrivent
dans 4 + 7 (lui même décomposé en 3+4) + 4 distiques.
Dans le duplum il reste 3 fragments, où il faut inscrire 4 vertus.
Dans le premier fragment on trouve "Iusticia", où le "I" vient de "Innocencie",
l'innocence. On remarque que le mot "Rosa" vient séparer la racine du
suffixe, comme chez Giotto dans la rosace qui sépare l'inscription sur la
fresque.


Le fragment suivant énonce "Caritas" (Charité) trois fois. Une première fois
dans des mots qui prônent la probité dans le monde. Dans un second niveau
dans des mots qui prônent la piété pour l'audience du ciel. Le troisième
niveau de charité se fait dans des mots qui prônent la pureté pour obtenir
l'indulgence du ciel.
Le dernier fragment met en lumière la vertu "Spes" (Espérance), seule vertu
qui commence et finit sur la même lettre. L'espérance est inscrite deux fois.
Le S se trouve dans le mot "Fructus", le fruit du ciel signe d'espérance,
jusqu'à la salvation. La deuxième espérance va de la salvation au péché.
Comme les lettres terminales et initiales sont les mêmes, on peut trouver
deux fois la même vertu réénoncée à l'envers. Du péché à la vertu de la
vierge pour la première énonciation.
Si on poursuit le retour à rebours, on trouve les vertus "Fides", énoncée deux
fois, où le F premier doit être le même que la première énonciation, celui de
"Fructus", le fruit des entrailles de la vierge qui est intrinsèquement lié à la foi.
On trouve également en parallèle de la première énonciation de la justice une
deuxième énonciation.


La première énonciation de la justice est celle de la terre, brisée par le mot
rosa comme chez Giotto, donc imparfaite. Elle est coupée des deux mots qui
la précède et la succède "Mater" et "Deitatis", elle est donc isolée du ciel.
Dans la deuxième énonciation à l'envers est coupé en trois morceaux par les
mots "Aula" et "Cella" qui ne prêtent aucune lettre à la vertu. Parce que le
bris est illogique, il ne renvoie pas au monde de l'homme, mais du ciel, qui
propose une décomposition abstraite du mot. On remarque également que
les deux mots manquants dans la première énonciation "Mater" et "Deitatis"
sont présents. Le mot Rosa renvoyant à la mère de dieu "Mater Deitatis" n'est
plus exclut ici. Aussi, les deux mots exclus renvoie à la matérialité de la terre
"Aula" (Sale d'audience) et "Cella" (Cellule).
Ainsi, le texte dans un motet médiéval constitue un tissage complexe en soi ;
sans compter la musique, et plus encore le rapport entre le texte et la
musique.
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