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Psychologie du travail

I ) Introduction


La psychologie du travail n'est pas un champ à part entière. Elle utilise modèles et outils appartenant à d'autres champs -mais pas uniquement à la psy sociale. Si elle est fréquemment rattachée dans l'université à la psy sociale, elle doit néanmoins aussi s'attacher aux dimensions physiologique, clinique, cognitive, etc., de "l'homme au travail". La psy du travail doit s'attacher à la réalité du monde du travail dans tous les secteurs.

Pour lestests de recrutement par exemple, la psy clinique est utilisée, parfois à mauvais escient. (Le test de Rorschach est ainsi parfois utilisé pour "découvrir" les qualités d'un candidat, souvent sous pression et une seule fois, contrairement au protocole).
Présupposés naïfs au sujets du psychologue du travail :


  • Le psy du travail est un relais du patronat.
    Faisant partie de l'équipe de direction et ayant le statut de cadre, il n'est de fait pas neutre, et ne travaille pas en faveur de l'employé.

  • Il est manipulateur, capable de "lire dans la tête des gens". Il utilise artifices et affabulations pour arriver à ses fins.(Il est à noter qu'un code de déontologie réglemente la profession.)

  • C'est un militant préparant la révolution. En tant que science humaine, la psycho est parfois encore perçue, surtout chez des individus d'un certain âge (>50 ans), comme une science "de gauche", voire de gauchiste, et le psy comme un agitateur poussant à la révolte.


Il n'existe pas de métier de "psychologue du travail" ("assistant RH, chargé de mission"...). Dans cet ensemble de métiers, le psy du travail est le seul à devoir respecter un code de déontologie. Celui-ci peut représenter alternativement un atout et un frein. Il est p.ex. un atout (pour l'employé, le psy, et l'entreprise) lorsqu'il permet au psy de refuser des méthodes "[ne pouvant] faire l'objet d'une explication raisonnée de leurs fondements théoriques et de leur construction." (code de déontologie, 1996, AEPU, ANOP, SFP.)

La psy du travail a des difficultés à trouver sa place. Nombreuses associations, nbx changements. Aujourd'hui, il existe des associations locales nationales et européennes, sans aucune unité, ce qui lui ôte toute voix politique. Elle n'a pas la cohésion pour être un réel groupe de pression (lobby), et n'a donc pas de poids, et ne peut se faire entendre dans les décisions politiques touchant à son domaine d'expertise.

Le sort du "bilan de compétence" (Aubry, en 1992), en est une bonne illlustration. Crée au départ comme un droit pour le salarié (résultats confidentiels...), il est devenu en 2001 le PARE : il n'est plus demandé par le salarié, mais imposé, et les résultats sont transmis directement à l'entreprise. Cela pose des problèmes (pratiques et) déontologiques aux psy.
Il n'existe pas de syndicat de chômeurs, et ces derniers sont assez peu étudiés en tant que tels, en dépit des faits que, d'une part, c'est souvent entre deux emplois que les psys du travail rencontrent les sujets, et d'autre part ils représentent au moins 9 % de la population active. Il conviendrait sans doute d'étendre la définition de psycho du travail l'étude de l'homme en situation de travail, pour tenir compte notamment de ce phénomène.
Etymologie (sans doute naïve) de "travail" : tri pallium, trois pieux ; soit un instrument de torture.
Le travail a toujours été une "situation persécutoire" (sic). (Cf. mal venu, "le travail rend libre", à l'entrée du camp d'Auschwitz.) Depuis qq décennies (bénéficiant sans doute en cela de la crise économique), il est progressivement devenu une "chance", un avantage...
Contrairement à l'idéologie qui l'imprègne aux USA, la psy du travail n'est pas uniquement une psy de gestion de la joie et de l'énergie. Elle doit aussi faire face à l'angoisse, à la maladie. Elle ne peut pas que "construire", mais doit aussi "réparer".

Face à une dépression p. ex., le psy du travail ne peut se contenter de conseiller une psychothérapie sans au moins faire une recherche sur la possibilité de responsabilité, de causes internes à l'entreprise, propres à la situation de travail.
Motivations possibles à faire de la psychologie du travail :


  • Changer, faire évoluer les conditions de travail. (Dimension politique et idéologique, voire éthique de ce choix.)

  • Observation et étude. La représente à peu près la moitié de la vie éveillée pendant une quarantaine d'années !

  • Rôle pivot de gestion des relations sociales entre acteurs de l'entreprise...


Etudes :
Le DESS psy du travail, en "concurrence" avec d'autres voies (économiques et commerciales) tente, en plus de fournir des connaissances en psychologie, de familiariser avec la "culture d'entreprise".
Secteurs d'activité envisageables via psychologie du travail :


  • Ressources humaines (RH) :
    Notion des années 70. Problème éthique à considérer l'homme comme un ressource, au même titre que les ressources techniques et financières.
    - Recrutement : en tant qu'interne de l'entreprise, ou en tant que consultant.
    - Formation : (obligation légale des entreprises) Repérer les besoins, construire des plans, gérer, mesurer les effets.
    - Orientation
    - Gestion des relations sociales : entre les acteurs de l'entreprise. Analyser les problèmes.



  • Sécurité - ergonomie :
    Travaux sur la "prise de risque", celle-ci intervenant dans la majorité des accidents de travail. Prévention des risques. "Comment faire pour que les gens se protègent ?" Inventaire des risques professionnels, not. psychologiques.
    Aménagement des postes de travail, en fonction des connaissances en psycho (voitures, D.A.B., sites internet...)

  • Qualité :
    Organisation de l'entreprise et fiabilisation, not. dans le cadre des normes ISO 9000, AFNOR d'assurance qualité. Buts : améliorer les services, p. ex. réduire les temps d'attente.



C. Déjours, médecin du travail et psychanalyste : la "psychodynamique du travail".

La pression psychologique serait différente, et de plus en plus importante (suppressions d'emploi, changements plus fréquents, délocalisations (sic)).

A un unique impératif de quantité (usine, Taylorisme) s'est ajouté un impératif de qualité : le travailleur voit sa (ses) responsabilité(s) augmenter. "Renforcement du caractère persécutoire du travail" (sic).

(Ama : généralisation précipitée, "facile", gauchisante, et qui semble oublier la valeur positive du terme "responsabilité".)

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