L’Incendie de Rome et ses suites …








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La Tombe de saint Pierre ?
L’Incendie de Rome et ses suites …



Dans la nuit du 18 au 19 juillet de l’an 64 après Jésus-Christ, le feu se déclare dans une boutique adjacente au Grand Cirque de Rome, ravageant la ville pendant neuf jours.
L’empereur Néron s’emploie aussitôt à procurer les premiers secours, mais bientôt, son esprit d’artiste tourmenté par la folie des grandeurs, le fait rêver de construire, sur les ruines de la vieille cité, une Rome nouvelle, splendide, digne en tout de la majesté de l’Empire…

Le peuple commence à murmurer, exaspéré, et une rumeur se répand, colportée de bouche à oreille  : c’est Néron qui a fait mettre le feu à la ville pour servir ses desseins de grandeur  !

Ces soupçons (non fondés), pesèrent lourdement sur Néron qui chercha, dès lors, un bouc émissaire.

«  Or il y avait, à Rome, une minorité de juifs (ou assimilés à des juifs) qui se signalait à tous à la fois par son refus obstiné d’honorer les Empereurs romains déifiés (ce qui était source de troubles et de scandales) ,et par leur prosélytisme , (alors que les juifs « ordinaires » n’en faisaient « aucun ») .
Pour bien faire, certains illuminés de cette secte ce sont mis à chanter et à danser dans les rues en flammes en criant que la « Fin du monde » approchait ….

Enfin, le feu avait pris dans les échoppes du Grand-Cirque, occupées par des marchands orientaux, parmi lesquels étaient beaucoup de juifs….tandis qu’il avait épargné la région de la porte Capène et le Transtévère (situé de l’autre côté du fleuve il faut dire…) , dont les juifs formaient presque exclusivement la population..

De là à inculper les juifs il y avait peu à faire, cependant ils échappèrent  miraculeusement au massacre ;d’abord Néron était entouré de juifs….ensuite ,il restait « des juifs exotiques »,cad des chrétiens .
Et ce choix mis tout le monde d’accord ; Néron qui avait besoin de boucs émissaires, et les juifs qui ne voulaient pas payer l’addition tout en se débarrassant d’une secte turbulente et qui « grignotait » lentement mais surement des adeptes en partie, dans leurs rangs .

La date de la mort de Saint Pierre :
Un calcul raisonnable et logique dit ceci :



  • L’ incendie de Rome éclata dans la nuit du 18 au 19 juillet.
    Il s’éteignit neuf jours après  : donc le 28 juillet.

  • Les contestations mettent de l’ordre de 2 mois pour devenir « gênantes » pour Néron .

  • Les persécutions commencent par des arrestations.

  • Les massacres « spectacles » de chrétiens ont lieu à la nuit tombée et plusieurs sont brûlés vifs (peine réservée aux incendiaires), mais comme il fallait encore des « spectateurs » à la nuit tombée, la nuit ne devait pas encore être trop froide, et donc Octobre est la dernière date « possible » , début octobre plus précisément .

  • En outre , à la mi octobre, c’est le dixième anniversaire de la montée sur le trône de Néron, et il lui faut donc un spectacle grandiose …

  • Or, les crucifixions comptaient parmi les macabres “ numéros ” qui faisaient courir les foules.
    Dès lors, il est probable que dans les spectacles prévus, des croix, et parmi elles celle de Pierre, furent plantées dans le cirque de Néron même.
    De plus, à cette période de l’année il commence à faire sombre, et des croix enflammées permettent aux spectateurs de mieux voir le reste du spectacle ….



Après le spectacle, les corps des victimes étaient enterrés à quelques pas du lieu de leur martyre. Nous le savons aujourd’hui, grâce aux fouilles ordonnées par Pie XII le 28 juin 1939, dès le lendemain de son élection.
Elles révèlent que la basilique érigée par l’empereur Constantin en l’honneur de saint Pierre au quatrième siècle, s’élevait bel et bien sur la tombe de l’Apôtre, à l’endroit précis où celui-ci avait été enseveli, aux abords du cirque du Vatican .




La construction du 1° Vatican par Constantin .
 L’emplacement était on ne peut plus mal adapté à une construction d’envergure , car elle ne présentait absolument pas une surface « plane »,et de longs travaux de nivellement durent avoir lieu ; Il fallait

  • D’une part enterrer une nécropole encore utilisée.

  • D’autre part entailler la colline vaticane.


Le 1 ° transfert du corps de Saint Pierre .

Les architectes de Constantin commencèrent par exhumer les ossements de saint Pierre de leur première fosse située sous un petit monument appelé “ trophée de Gaïus ”, du nom du savant ecclésiastique qui en atteste l’existence au deuxième siècle.

Les reliques furent enveloppées dans une étoffe de pourpre entrelacée de fils d’or et déposées dans un monument plus vaste, appelé “ monument constantinien ”, englobant l’édicule du deuxième siècle, et revêtu de plaques de marbre et orné de bandes de porphyre.
C’est là qu’elles ont été retrouvées, dans un loculus situé à l’extérieur du monument, au cours de la première campagne de fouilles (1940-1942), mais à l’insu des chercheurs.
Chaque groupe d’ossement a été recueillis dans une caisse individuelle.
Ces caisses sont tombées dans l’oubli pendant de longues années, jusqu’à ce qu’une archéologue les retrouve .

La « re » découverte des reliques

Un matin de mai 1952, Margherita Guarducci vient vérifier des graffitis relevés par un jésuite .

Le message (repris dabns le rapport du Jésuite) était « assez vague » et se limitait à 2 lignes .
Sur la première ligne : PETP .

Sur la deuxième ligne  : ENI .
Ce qu’elle traduit par : “ Pierre est ici, dedans ”.  »
Seulement… elle ne retrouve pas ce graffitis ; le Jésuite l’avait emporté ….
Il ne restait que son article dans le journal d’archéologie …

Margherita Guarducci s’attacha alors à déchiffrer l’inscription du mausolée des Valerii, découvert en 1942  : «  Pierre, prie pour les saints hommes chrétiens ensevelis près de ton corps.  »
Malgré son éloignement relatif de la tombe [une vingtaine de mètres], elle attestait explicitement le culte de l’Apôtre dans les souterrains de la basilique. Pour la première fois, on parlait de son corps, allusion certaine à ses ossements qui, chose étrange, n’avaient pas été retrouvés.  »
Or, un jour, se trouvant devant le mur appelé “ mur g ”, en raison des graffiti dont il est couvert, en compagnie du “ sampietrino ” qui avait pris part depuis le début à tous les travaux de fouilles sous la Confession de la Basilique, Margherita Guarducci lui demanda  :

«  Giovanni, vous qui avez toujours suivi de près les travaux, vous rappelleriez-vous, par hasard, si rien d’autre n’a été trouvé là-dedans que le peu de chose dont parle la relation  ?

–Si, répondit aussitôt celui-ci. Il devait y avoir autre chose.  »,et sans la moindre hésitation, il conduisit l’archéologue vers un réduit où étaient remisées des caisses de dimensions diverses.
Après une brève recherche, il s’arrêta devant une petite caisse de bois, munie d’un couvercle fixé par deux clous.

«  Voilà, elle est ici.  »

Cette caissette contenait des ossements «  fragiles, légers, de couleur très claire –presque blancs – et abondamment incrustés de terre, signe évident qu’ils provenaient d’une tombe creusée dans la terre nue.  »

«  Je remarquai aussi, écrit l’archéologue, de petits restes d’étoffe, de couleur rougeâtre, où brillaient des fils d’or.  »

Elle était si éloignée de l’idée que ces os puissent être ceux de Saint Pierre , que ceux-ci attendirent presque dix ans l’examen anthropologique qui s’imposait .

C’est seulement en octobre 1962 que le professeur Correnti coupa la ficelle dont, en septembre 1953, avait été entourée la petite caisse de bois trouvée dans le réduit des grottes vaticanes.

On lui donna plusieurs groupes d’ossements, respectivement siglés T, K et VMG (vide du mur G).

Les ossement des groupes T et K étaient mélangés et contenaient des ossements d’ hommes et de femmes .

Dans le groupe « VM G » il n’y avait que le corps d’un seul individu et il était masculin .
Son âge était de l’ordre de soixante-dix ans, et il était de constitution robuste.  »

ma pensée se reportait aussitôt à l’ouverture de la cachette par le côté est, vers les pièces de monnaie médiévales et l’os de chien trouvé parmi les ossements humains.

«  N’avez-vous pas vu, vous aussi, demandai-je au professeur, un os d’animal  ?

–Certainement, je l’ai vu  ; j’en ai même vu plus d’un   ! Il y en avait également dans le groupe T et dans le groupe K. Savez-vous que dans la caissette de bois, il y avait aussi de minuscules os de souris  ?

Or je savais que le loculus était, dans le monument de Constantin, le seul considéré à cette époque comme la tombe de Pierre, et Pierre était précisément un individu de sexe masculin, mort à un âge avancé, ayant eu comme pêcheur habitué aux plus rudes fatigues, une robuste constitution. Les os étaient abondamment incrustés de terre  ? Mais la tombe primitive de Pierre était justement une très modeste tombe creusée dans la terre nue, les fouilles l’avaient démontré. Sur quelques os, m’avait dit le professeur Correnti, on notait des taches rougeâtres  ? Mais j’avais moi-même trouvé, au milieu des os, de petits restes d’étoffe rougeâtre entrelacée de fils d’or. Je commençai alors à comprendre comment les choses avaient dû se passer.

Constantin fait relever de l’antique tombe de Pierre les restes de ses ossements. Il les fait envelopper dans un précieux drap de pourpre et d’or, et les dépose dans le loculus du monument-tombe qu’il a érigé en l’honneur du Martyr. La pourpre et l’or, personne ne pouvait le nier, convenaient admirablement à la dignité d’un martyr qui était en même temps le Prince des Apôtres.


Et les monnaies médiévales ?

«  Mais comment expliquer la présence dans le loculus des monnaies médiévales et des os d’animaux  ?

«  En ce qui concerne les monnaies médiévales, j’arrivais assez vite à une hypothèse, qui fut confirmée par la suite  : elles s’étaient glissées dans la cachette à travers les fissures des murs. Celles-ci étaient très visibles, et d’autre part, les fidèles au cours des siècles avaient jeté des myriades de pièces dans la tombe de Pierre. On en avait retrouvé dans des endroits les plus inattendus.

Et les os d’animaux ?

«  Pour les os d’animaux, la chose fut plus longue et plus laborieuse.
L’unique manière de justifier la présence de ces os d’animaux à l’intérieur du loculus était de penser qu’ils se trouvaient déjà dans le terrain où la tombe primitive de Pierre avait été creusée, et que, au temps de Constantin, furent recueillis par inadvertance les os d’animaux et les ossements humains.
L’hypothèse qu’il y ait déjà des os dans cette terre n’est pas absurde ; cet endroit était à la mort de Pierre, un terrain, agricole où l’on pratiquait de l’élevage . En plus, il était à deux pas du Cirque …

La preuve pluridisciplinaire

Pie XII avait pris la décision historique de commencer les travaux le 28 juin 1939, fête des apôtres Pierre et Paul.
Il s’intéressa fort aux fouilles et ossements, mais il mourut avant l’identification des reliques .

Jean XXIII ,son successeur,  était loin d’éprouver pour les fouilles sous la basilique le grand intérêt ressenti par Pie XII, et les fouilles furent « en veilleuse » pendant son pontificat .
Paul VI succéda à Jean XXIII en juin 1963. Margherita Guarducci a alors une entrevue privée avec le Pape, et elle le met au courant de ses découvertes .
Celui-ci est enchanté et approuve un programme de recherches complémentaires capables de procurer une certitude absolue sur l’identité des reliques .

Ces recherches pluridisciplinaires commencèrent par l’analyse des restes d’étoffe rougeâtre entrelacée de fils d’or trouvés au milieu des ossements. Il importait de savoir à quel genre d’étoffe appartenaient ces restes de tissus, et surtout d’avoir la certitude que les fils métalliques étaient de l’or véritable. C‘était bien de l’or….
Le deuxième examen concernait les os incrustés de terre  : «  Il s’agissait de savoir si la terre incrustée dans les os était la même que celle du champ P où se trouvait la tombe primitive de l’Apôtre.
Les examens longs et difficiles donnèrent un résultat pleinement positif. La terre des ossements était de sable marneux, la terre était parfaitement semblable à celle de la tombe primitive.  »

Ciborium des Crânes des saints Pierre et Paul, Saint-Jean-de-Latran

La contre-épreuve consista à expertiser le «  crâne de saint Pierre  » conservé et vénéré dans la basilique du Latran. Permission demandée à Paul VI. Accordée… Résultat négatif..
Il aurait fallu publier aussitôt, ce qu’on ne fit pas…

On a donc la preuve que le crâne attribué à Saint pierre au Latran n’est pas le bon … de là à dire que l’autre l’est …


L’argumentaire de la tombe en elle-même …

Effectivement …on peut se dire que si des ossements furent enfermés dans un monument parfaitement datable, dans un loculus resté intact jusqu’à nos jours, et mêlés à divers objets qui contribuent, chacun pour son compte et avec une impressionnante cohérence, à démontrer leur authenticité. 

Le reniement des ossements .

«  Le matin du 26 juin 1968, au cours de l’audience habituelle du mercredi dans la basilique, Paul VI fit aux fidèles rassemblés dans la basilique vaticane, l’annonce de portée historique  : les reliques de saint Pierre avaient été retrouvées.  » Point final.

«  Au soir du jour suivant, le 27 juin à 19 h 30, et de par la volonté du pape, les reliques de saint Pierre retournèrent dans le loculus de marbre du monument constantinien.  »


Aujourd’hui, ces reliques sont tombées dans l’oubli le plus absolu.

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