La grande enigme dieu & L’univers au lecteur








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II. Unité substantielle de l’Univers.



L’univers est un, quoique triple en apparence. Esprit, force et matière ne semblent être que les modes, les trois états d’une substance immuable en son principe, variable à l’infini dans ses manifestations.

L’univers vit et respire, animé par deux courants puissants. absorption et diffusion. Par cette expansion, par ce souffle immense, Dieu, l’Être des êtres, l’Ame de l’univers, crée. Par son amour, il attire à lui. Les vibrations de sa pensée et de sa volonté, sources premières de toutes les forces cosmiques, meuvent l’univers et engendrent la vie.

La matière, disons-nous, n’est qu’un mode, une forme passagère de la substance universelle. Elle échappe à l’analyse et disparaît sous l’objectif des microscopes, pour se résoudre en radiations subtiles. Elle n’a pas d’existence propre ; les philosophies qui la prennent pour base reposent sur une apparence, sur une sorte d’illusion1.

L’unité de l’univers, longtemps niée ou incomprise, commence à être entrevue par la science. Il y a une vingtaine d’années, W. Crookes, au cours de ses études sur les matérialisations d’Esprits, découvrait le quatrième état de la matière, l’état radiant, et cette découverte, par ses conséquences, allait bouleverser toutes les vieilles théories classiques. Celles-ci établissaient une distinction entre la matière et la force. Nous savons maintenant que toutes deux se confondent. Sous l’action de la chaleur, la matière la plus grossière se transforme en fluides, puis les fluides se réduisent à leur tour en un élément plus subtil qui échappe à nos sens. Toute matière peut se réduire en force, et toute force se condense en matière, parcourant ainsi un cercle incessant2.

Les expériences de sir W. Crookes ont été poursuivies, confirmées par une légion d’investigateurs. Le plus célèbre, Rœntgen, a appelé rayons X les radiations émanées des ampoules de verre ; ils ont la propriété de traverser la plupart des corps opaques, et permettent de percevoir et de photographier l’invisible.

Peu après, M. Becquerel démontrait les propriétés de certains métaux d’émettre des radiations obscures qui pénètrent la matière la plus dense, comme les rayons Rœntgen, et impressionnent les plaques photographiques à travers des lames métalliques.

Le radium, découvert par M. Curie, produit de la chaleur et de la lumière, d’une façon continue, sans s’épuiser d’une manière sensible. Les corps soumis à son action deviennent eux-mêmes radiants. Quoique la quantité d’énergie rayonnée par ce métal soit considérable, la perte de substance matérielle qui y correspond est presque nulle. W. Crookes a calculé qu’une centaine d’années étaient nécessaires pour la dissociation d’un gramme de radium3.

Bien plus. Les ingénieuses découvertes de M. G. Lebon4 ont prouvé que les radiations sont une propriété générale de tous les corps. La matière peut se dissocier indéfiniment ; elle n’est que de l’énergie concrétée. Ainsi la théorie de l’atome indivisible, qui depuis deux mille ans servait de base à la physique et à la chimie, s’écroule et, avec elle, les distinctions classiques entre le pondérable et l’impondérable5. La souveraineté de la matière, qu’on disait absolue, éternelle, prend fin.

Il faut donc le reconnaître, l’univers n’est, point tel qu’il apparaissait à nos faibles sens. Le monde physique n’en constitue qu’une infime partie. En dehors du cercle de nos perceptions, il existe une infinité de forces et de formes subtiles que la science a ignorées jusqu’ici. Le domaine de l’invisible est bien plus vaste et plus riche que celui du monde visible.

Dans son analyse des éléments qui constituent l’univers, la science a erré pendant des siècles, et maintenant il lui faut détruire ce qu’elle a péniblement édifié. Le dogme scientifique de l’unité irréductible et indestructible de l’atome, en s’effondrant, entraîne avec lui toutes les théories matérialistes. L’existence des fluides, affirmée par les spirites depuis cinquante ans - ce qui leur valut tant de railleries de la part des savants officiels - cette existence, l’expérimentation l’établit désormais d’une manière rigoureuse.

Les êtres vivants, eux aussi, émettent des radiations de natures différentes. Des effluves humains, variant de forme et d’intensité sous l’action de la volonté, imprègnent les plaques de leur mystérieuse lumière. Ces influx, soit nerveux, soit psychiques, connus depuis longtemps des magnétiseurs et des spirites, mais niés par la science, les physiologistes en constatent aujourd’hui, d’une manière irrécusable, la réalité. Par là, le principe de la télépathie est trouvé. Les volitions de la pensée, les projections de la volonté se transmettent à travers l’espace, comme les vibrations du son et les ondulations de la lumière, et vont impressionner des organismes en sympathie avec celui du manifestant. Les âmes en affinité de pensée et de sentiment peuvent échanger leurs effluves, à toutes distances, de la même façon que les astres échangent, à travers les abîmes de l’espace, leurs rayons tremblants. Nous découvrons là encore le secret des ardentes sympathies ou des invincibles répulsions qu’éprouvent certains hommes les uns pour les autres, à première entrevue.

La plupart des problèmes psychologiques : suggestion, communication à distance, actions et réactions occultes, vision à travers les obstacles, trouveront là leur explication. Nous ne sommes encore qu’à l’aurore de la vraie connaissance. Mais le champ des recherches est largement ouvert, et la science va marcher de conquête en conquête dans une voie riche en surprises. Le monde invisible se révèle comme la base même de l’univers, comme la source éternelle des énergies physiques et vitales qui animent le Cosmos.

Ainsi tombe le principal argument de ceux qui niaient la possibilité de l’existence des Esprits. Ils ne pouvaient concevoir la vie invisible, faute d’un substratum, d’une substance échappant à nos sens. Or, nous trouvons à la fois, dans le monde des impondérables, les éléments constitutifs de la vie de ces êtres et les forces qui leur sont nécessaires pour manifester leur existence.

Les phénomènes spirites de tous ordres s’expliquent par le fait qu’une dépense considérable et constante d’énergie peut se produire sans déperdition apparente de matière. Les apports, la désagrégation et la reconstitution spontanée d’objets en des chambres closes ; les cas de lévitation, le passage des Esprits à travers les corps solides, leurs apparitions et leurs matérialisations, qui provoquèrent tant d’étonnement, suscitèrent tant de railleries, tout cela devient facile à admettre et à comprendre, dès qu’on connaît le jeu des forces et des éléments en action dans ces phénomènes. Cette dissociation de la matière, dont parle M. G. Lebon, et que l’homme est encore impuissant à produire, les Esprits en possèdent depuis longtemps les règles et les lois.

L’application des rayons X à la photographie n’explique-t-elle pas aussi le phénomène de la double vue des médiums et celui de la photographie spirite ? En effet, si des plaques peuvent être influencées par des rayons obscurs, par des radiations de la matière impondérable qui pénètrent les corps opaques, à plus forte raison les fluides quintessenciés dont se compose l’enveloppe des Esprits peuvent-ils, dans certaines conditions, impressionner la rétine des voyants, appareil plus délicat et plus complexe que n’est la plaque de verre.

C’est ainsi que le spiritisme se fortifie chaque jour par l’appoint d’arguments tirés des découvertes de la science, et qui finiront par ébranler les sceptiques les plus endurcis.


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La grande querelle séculaire qui divisait les écoles philosophiques se réduit donc à une question de mots. Dans les expériences dont sir W, Crookes a pris l’initiative, la matière se fond, l’atome s’évanouit ; à leur place, l’énergie apparaît. La substance est un Protée qui revêt mille formes inattendues. Les gaz, que l’on considérait comme permanents, se liquéfient ; l’air se décompose en éléments bien plus nombreux que la science d’hier ne l’enseignait ; la radioactivité, c’est-à-dire l’aptitude des corps à se désagréger en émettant des effluves analogues aux rayons cathodiques, se révèle comme un fait universel. Toute une révolution s’accomplit dans les domaines de la physique et de la chimie. Partout, autour de nous, nous voyons s’ouvrir des sources d’énergie, d’immenses réservoirs de forces, bien supérieurs en puissance à tout ce que l’on connaissait jusqu’ici1. La science s’achemine peu à peu vers la grande synthèse unitaire, qui est la loi fondamentale de la nature. Ses plus récentes découvertes ont une portée incalculable, en ce sens qu’elles démontrent expérimentalement le grand principe constitutif de l’univers : unité des forces, unité des lois. L’enchaînement prodigieux des forces et des êtres se précise et se complète. On constate qu’il existe une continuité absolue, non seulement entre tous les états de la matière, mais encore entre ceux-ci et les différents états de la force2.

L’énergie paraît être la substance, unique, universelle. A l’état compact, elle revêt les apparences que nous nommons matière solide, liquide, gazeuse ; sous un mode plus subtil, elle constitue les phénomènes de lumière, chaleur, électricité, magnétisme, affinité chimique. En étudiant l’action de la volonté sur les effluves et les radiations, nous pourrions peut-être entrevoir le point, le sommet où la force s’intelligente, où la loi se manifeste, où la Pensée se change en vie.

Car tout se relie et s’enchaîne dans l’univers. Tout est réglé par les lois du nombre, de la mesure, de l’harmonie. Les manifestations les plus élevées de l’énergie confinent à l’intelligence. La force devient attraction ; l’attraction devient amour. Tout se résume en un pouvoir unique et primordial, moteur éternel et universel, auquel on a donné des noms divers et qui n’est autre que la Pensée, la Volonté divine. Ses vibrations animent l’infini. Tous les êtres, tous les mondes sont baignés dans l’océan des radiations qui émanent de l’inépuisable loyer.

Conscient de son ignorance et de sa faiblesse, l’homme reste confondu devant cette unité formidable qui embrasse toutes choses et porte en elle la vie des humanités. Mais, en même temps, l’étude de l’univers lui ouvre des sources profondes de jouissances et d’émotions. Malgré notre infirmité intellectuelle, le peu que nous entrevoyons des lois universelles nous ravit, car, dans la Puissance ordonnatrice des lois et des mondes, nous pressentons Dieu et, par là, nous acquérons la certitude que le Bien, le Beau, l’Harmonie parfaite règnent au-dessus de tout.
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