La grande enigme dieu & L’univers au lecteur








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IV. Les harmonies de l’espace.



Une des impressions que nous cause, la nuit, l’observation des cieux, c’est celle d’un majestueux silence ; mais ce silence n’est qu’apparent ; il résulte de l’impuissance de nos organes. Pour des êtres mieux partagés, doués de sens ouverts aux bruits subtils de l’infini, tous les mondes vibrent, chantent, palpitent, et leurs vibrations, mariées, forment un immense concert.

Cette loi des grandes harmonies célestes, nous pouvons l’observer dans notre propre famille solaire.

On sait que l’ordre de succession des planètes dans l’espace est réglé par une loi de progression, dite loi de Bode. Les distances doublent, de planète en planète, à partir du soleil. Chaque groupe de satellites obéit à la même loi. Or, ce mode de progression a un principe et un sens. Ce principe se rattache à la fois aux lois du nombre et de la mesure, aux mathématiques et à l’harmonie1.

Les distances planétaires sont réglées d’après l’ordre normal de la progression harmonique ; elles expriment l’ordre même des vibrations de ces planètes, et les harmonies planétaires, calculées d’après ces règles, donnent un accord parfait. On pourrait comparer le système solaire à une harpe immense dont les planètes représentent les cordes. Il serait possible, dit Azbel, « en réduisant aux cordes sonores la progression des distances planétaires, de construire un instrument complet et absolument accordé »2.

Au fond - et c’est là la merveille - la loi qui régit les rapports du son, de la lumière, de la chaleur, est la même qui régit le mouvement, la formation et l’équilibre des sphères, en même temps qu’elle règle leurs distances. Cette loi est à la fois celle des nombres, des formes et des idées. C’est la loi d’harmonie par excellence : c’est la pensée, c’est l’action divine entrevue !

La parole humaine est bien pauvre ; elle est insuffisante à exprimer les mystères adorables de l’harmonie éternelle. L’écriture musicale, seule, peut en fournir la synthèse, en communiquer l’impression esthétique. La musique, langue divine, exprime le rythme des nombres, des lignes, des formes, des mouvements. C’est par elle que les profondeurs s’animent et vibrent. Elle emplit de ses ondes l’édifice colossal de l’univers, temple auguste où retentit l’hymne de la vie infinie.

Pythagore et Platon croyaient déjà percevoir la « musique des sphères ». Or, ce qui n’était qu’une intuition devient un fait et sera demain une vérité absolue, démontrée.

Il n’est pas jusqu’aux exceptions à la règle universelle d’harmonie, elles-mêmes, aux déviations apparentes des planètes qui ne s’expliquent et ne soient des sujets d’admiration. Elles constituent des sortes de « dialogues de vibrations aussi rapprochées que possible de l’unisson » et présentent un charme esthétique de plus dans ce prodige de beauté qu’est l’univers3.

Un exemple, des plus frappants, est celui des petites planètes, dites télescopiques, qui évoluent entre Mars et Jupiter, au nombre de plus de 520, occupant un espace d’octave entier, divisé en autant de degrés ; d’où la probabilité que cet ensemble de mondicuIes ne constitue pas, comme on l’a cru, un univers de débris, mais le laboratoire de plusieurs mondes en formation, mondes dont l’étude du ciel nous dira la genèse future.

Les grands rapports harmoniques qui règlent la situation respective des planètes de notre système solaire sont au nombre de quatre. Ils trouvent leur application :

En premier lieu : du Soleil à Mercure ; sur ce point aussi les forces harmoniques sont en travail ; des planètes nouvelles s’ébauchent ; puis, de Mercure à Mars. C’est la région des petites planètes, où se meut notre Terre ; elle y joue le rôle de dominante locale, avec une tendance à s’éloigner du Soleil pour se rapprocher des harmonies planétaires supérieures. Mars, composante de ce groupe, et dont nous pouvons distinguer au télescope les continents, les mers, les canaux gigantesques, tout l’appareil d’une civilisation antérieure à la nôtre, Mars, quoique plus petit, est mieux équilibré que notre demeure.

Les 500 planètes télescopiques, constituent ensuite un intervalle de transition ; elles forment comme un collier de perles célestes reliant le groupe des planètes inférieures à la chaîne imposante des grandes planètes, de Jupiter à Neptune et au-delà. Cette chaîne forme le quatrième rapport harmonique, aux notes décroissantes comme le volume des sphères géantes qui la composent. Dans ce groupe, Jupiter a le rôle de dominante ; les deux modes, majeur et mineur, se combinent en lui.

Comme dans l’inversion harmonique du son, dit Azbel1, c’est par une progression constante que le groupe ancien de Neptune à Jupiter affirme la formation de ses volumes. Le chaos de corpuscules télescopiques, qui suit, a arrêté brusquement cette progression. Jupiter est resté là, comme un second soleil, au seuil des deux systèmes. Des rôles d’octave et de seconde dominante, il a passé à celui de tonique secondaire et relative, pour exprimer le caractère du rôle spécial, évidemment mineur et relatif, par rapport à celui du soleil, qu’il allait remplir, pendant que de jeunes formations se disposaient en deçà, l’éloignant peu à peu, lui et les mondes qu’il a désormais en tutelle, de l’astre dont il est le plus robuste fils. »

Il est robuste, en effet, et bien imposant dans sa course, ce colossal Jupiter, que j’aime à contempler dans le calme des nuits d’été, douze cents fois plus gros que notre globe, escorté par ses cinq satellites, dont l’un, Ganymède, a le volume d’une planète. Debout sur le plan de son orbite, de façon à jouir d’une égalité perpétuelle de température sous toutes les latitudes, avec des jours et des nuits toujours uniformes dans leur durée, il est, en outre, composé d’éléments d’une densité quatre fois moindre que ceux de notre massive demeure, ce qui permet d’entrevoir, pour les êtres qui habitent ou habiteront Jupiter, des facilités de déplacement, des possibilités de vie aérienne qui doivent en faire un séjour de prédilection. Quel théâtre magnifique de la vie ! Quelle scène d’enchantement et de rêve que cet astre géant !

Plus étrange, plus merveilleux encore est Saturne, dont l’aspect est si impressionnant au télescope, Saturne, égal à huit cents globes terrestres amoncelés, avec son immense diadème en forme d’anneau et ses huit satellites, parmi lesquels Titan égale en dimension Mars lui-même.

Saturne, avec le riche cortège qui l’accompagne dans sa lente révolution à travers l’espace, constitue à lui seul un véritable univers, image réduite du système solaire. C’est un monde de travail et de pensée, de science et d’art, où les manifestations de l’intelligence et de la vie se développent sous des formes d’une variété et d’une richesse inimaginables. Son esthétique est savante et compliquée ; le sens du beau y est rendu plus subtil et plus profond par les mouvements alternants, les éclipses des satellites et des anneaux, tous les jeux d’ombre, de lumière, de couleurs, où les nuances se fondent en des dégradations inconnues à l’œil des terriens, et aussi par des accords harmoniques, si émouvants en leurs conclusions analogiques avec ceux de l’univers solaire tout entier !

Viennent ensuite, aux frontières de l’empire du soleil, Uranus et Neptune, planètes mystérieuses et magnifiques, dont le volume égale près d’une centaine de globes terrestres réunis. La note harmonique de Neptune serait : « la culminante d’accord général, le sommet de l’accord majeur de tout le système ». Puis, ce sont d’autres planètes lointaines, sentinelles perdues de notre groupement céleste, encore inaperçues, mais pressenties et même calculées, d’après les influences qu’elles exercent sur les confins de notre système, longue chaîne qui nous rattache à d’autres familles de mondes.

Plus loin se déroule l’immense océan stellaire, gouffre de lumière et d’harmonie, dont les vagues mélodieuses enveloppent de toutes parts et bercent notre univers solaire, cet univers si vaste pour nous, si chétif par rapport à l’au-delà. C’est la région de l’inconnu, du mystère, qui attire sans cesse notre pensée et que celle-ci est impuissante à mesurer, à définir, avec ses millions de soleils de toutes grandeurs, de toutes puissances, ses astres doubles, multiples, colorés, effrayants foyers qui illuminent les profondeurs, versant à flots la lumière, la chaleur, l’énergie, et que des vitesses formidables emportent dans l’immensité, avec leurs cortèges de mondes, terres du ciel invisibles niais soupçonnées, et les familles humaines qui les habitent, les peuples et les cités, Ies civilisations grandioses dont elles sont le théâtre.

Partout les merveilles succèdent aux merveilles : groupes de soleils animés de colorations étranges, archipels d’astres, comètes échevelées, errant dans la nuit de leur aphélie, foyers mourants qui se rallument tout à coup et flamboient au fond de l’abîme, pâles nébuleuses aux formes fantastiques, fantômes lumineux dont les radiations, nous dit Herschel, mettent deux millions d’années à nous parvenir, formidables genèses d’univers, berceaux et tombes de la vie universelle, voix du passé, promesses de l’avenir, splendeurs de l’infini !

Et tous ces mondes unissent leurs vibrations en une mélodie puissante. L’âme, délivrée des liens terrestres et parvenue à ces hauteurs, entend la voix profonde des cieux éternels !

 
Dans leur ensemble, les rapports harmoniques qui règlent les distances planétaires représentent exactement, comme l’a établi Azbel1, l’étendue de notre clavier sonore. Les rapports d’octave, ou puissances harmoniques, sont identiques à ceux des distances et à la loi des mouvements. Notre système solaire représente une sorte d’édifice à huit étages, c’est-à-dire huit octaves, avec un escalier formé de 320 degrés ou ondes harmoniques, sur lequel les planètes se trouvent placées, occupant des « paliers indiqués par l’harmonie d’un accord parfait multiple ».

Les dissonances ne sont qu’apparentes ou passagères. L’accord se retrouve au fond de tout. Les règles de notre harmonie musicale ne semblent être qu’une conséquence, une application bien imparfaite de la loi d’harmonie souveraine qui préside à la marche des mondes. Nous pouvons donc croire logiquement que la mélodie des sphères serait intelligible pour notre esprit, si nos sens pouvaient percevoir les ondes sonores qui emplissent l’espace2.

La règle générale, pour être absolue, n’est cependant pas étroite et rigide. Dans certains cas, comme dans celui de Neptune, l’harmonie relative parait s’écarter du principe, jamais pourtant de façon à en sortir. L’étude des mouvements planétaires en fournit la démonstration évidente.

Dans cet ordre d’études, plus qu’en tout autre, nous voyons se manifester, dans son imposante grandeur, la loi du Beau et du Parfait qui régit l’univers. A peine notre attention se porte-t-elle vers les immensités sidérales, qu’aussitôt la sensation d’esthétique devient intense. Cette sensation va grandir encore et s’accroître à mesure que se préciseront les règles, de l’harmonie universelle, à mesure que se lèvera pour nous le voile qui nous dérobe les splendeurs célestes.

Partout, nous retrouverons cette concordance qui charme et émeut. En ce domaine, aucune de ces discordances, de ces déceptions, si fréquentes au sein de l’humanité. Partout se déploie cette puissance de beauté qui porte à l’infini ses combinaisons, embrassant dans une même unité toutes les lois dans tous les sens : arithmétique, géométrie, esthétique1.

L’univers est un poème sublime dont nous commençons à peine à épeler le premier chant. Nous en saisissons seulement quelques notes, quelques murmures lointains et affaiblis, et déjà ces premières lettres du merveilleux alphabet musical nous remplissent d’enthousiasme. Que sera-ce quand, devenus plus dignes d’interpréter le divin langage, nous percevrons, nous comprendrons les grandes harmonies de l’espace, l’accord infini dans l’infinie variété, le cantique chanté par ces millions d’astres qui, dans la diversité prodigieuse de leurs volumes et de leurs mouvements, accordent leurs vibrations pour une symphonie éternelle ? Mais, demandera-t-on, cette musique céleste, cette voix des cieux profonds, que dit-elle ?

Ce, langage rythmé, c’est le Verbe par excellence, celui par qui tous les mondes et les êtres supérieurs communiquent entre eux, s’appelant à travers les distances ; par qui nous communiquerons un jour avec les autres familles humaines qui peuplent l’espace étoilé.

C’est, dans le principe même des, vibrations qui servent à traduire la pensée, la télégraphie universelle, véhicule de l’idée dans toutes les régions de l’univers, par qui les âmes élevées procèdent à de perpétuels échanges, à des effusions de science, de sagesse et d’amour, s’entretenant d’un astre à l’autre de leurs oeuvres communes, du but à atteindre, des progrès à réaliser.

C’est encore l’hymne que les mondes chantent à Dieu, tour à tour chant d’allégresse, adoration, plainte, prière ; c’est la grande voix des sphères, la suprême harmonie des êtres et des choses, le cri d’amour qui monte éternellement vers l’Intelligence ordonnatrice des univers.

Quand donc saurons-nous détacher nos pensées des banalités quotidiennes et les élever vers ces cimes ? Quand saurons-nous pénétrer ces mystères du ciel et comprendre que chaque découverte réalisée, chaque conquête poursuivie dans cette voie de lumière et de beauté, contribue à ennoblir notre esprit, à agrandir notre vie morale, et nous procure des joies supérieures à toutes celles de la matière ?

Quand donc comprendrons-nous que c’est là, dans ce splendide univers, que notre propre destinée se déroule, et que l’étudier, c’est étudier le milieu même où nous sommes appelés à revivre, à évoluer sans cesse, en nous pénétrant de plus en plus des harmonies qui l’emplissent ? Que partout la vie s’épanouit en des floraisons d’âmes ? Que l’espace est peuplé de sociétés sans nombre auxquelles l’âtre humain est rattaché par les lois de sa nature et de son avenir ?

Ah ! Qu’ils sont à plaindre ceux qui détournent leurs regards de ces spectacles et leur esprit de ces problèmes ! Car il n’est pas d’étude plus impressionnante, plus émouvante, pas de révélation plus haute de science et d’art, pas de plus sublime leçon.

Non, le secret de notre bonheur, de notre puissance, de notre avenir n’est pas dans les choses passagères de ce monde ; il est dans les enseignements d’en haut et de l’au-delà. Et les éducateurs de l’humanité sont bien inconscients ou bien coupables, qui ne songent pas à élever les âmes vers les sommets où resplendit la vraie lumière.

Si le doute et l’incertitude nous assiègent, si la vie nous paraît lourde, si nous tâtonnons dans la nuit à la recherche du but, si le pessimisme et la tristesse nous envahissent, n’en accusons que nous-mêmes, car le grand livre infini est là, ouvert sous nos yeux, avec ses pages magnifiques dont chaque mot est un groupe d’astres, chaque lettre un soleil, le grand livre où nous devons apprendre à lire le sublime enseignement. La vérité est là, écrite en lettres d’or et de flamme ; elle appelle, elle sollicite notre regard, vérité, réalité plus belle que toutes les légendes et toutes les fictions.

C’est elle qui nous dit la vie impérissable de l’âme, ses vies renaissantes sur la spirale des mondes, les étapes innombrables sur la route radieuse, la poursuite de l’éternel bien dans l’infinie durée, l’escalade des cieux à la conquête de la pleine conscience, la joie de toujours vivre pour toujours aimer, toujours monter, toujours acquérir de nouvelles puissances, des vertus plus hautes, des perceptions plus vastes. Et par-dessus tout, la vision, la compréhension, la possession de l’éternelle Beauté, la félicité d’en pénétrer les lois, de s’associer plus étroitement à l’œuvre divine et à l’évolution des humanités.

Car de ces magnifiques études, l’idée de Dieu se dégage plus majestueuse, plus sereine. La science des harmonies célestes est comme le piédestal grandiose sur lequel se dresse l’auguste figure, Beauté souveraine dont l’éclat, trop éblouissant pour nos faibles yeux, reste encore voilé, mais rayonne doucement à travers l’obscurité qui l’enveloppe.

Idée de Dieu, centre ineffable où convergent et se fondent, en une synthèse sans bornes, toutes les sciences, tous les arts, toutes les vérités supérieures, tu es le premier et le dernier mot des choses présentes ou passées, proches ou lointaines ; tu es la Loi même, la cause unique de toutes les causes, l’union absolue, fondamentale, du Bien et du Beau, que réclame la pensée, qu’exige la conscience et en qui l’âme humaine trouve sa raison d’être et la source intarissable de ses forces, de ses lumières, de ses inspirations !
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