La grande enigme dieu & L’univers au lecteur








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VII. L’idée de Dieu et l’expérimentation psychique.



Jusqu’ici, dans notre étude de la question de Dieu, nous nous sommes maintenus sur le terrain des principes. Dans ce domaine, l’idée de Dieu nous apparaît comme la clé de voûte de la doctrine spiritualiste. Voyons maintenant si elle n’est pas d’une importance égale dans le domaine des faits, dans l’ordre expérimental1.

A première vue, il peut sembler étrange d’entendre dire que l’idée de Dieu jouerait un rôle utile dans l’étude expérimentale, dans l’observation des faits spirites. Remarquons d’abord qu’il y a tendance, de la part de certains groupements, à donner au spiritisme un caractère surtout expérimental, à s’attacher exclusivement à l’étude des phénomènes, à négliger ce qui a un caractère philosophique ; tendance à rejeter tout ce qui peut rappeler, si peu que ce soit, les doctrines du passé, pour se cantonner sur le terrain scientifique. Dans ces milieux, on tient à écarter la croyance et l’affirmation de Dieu comme superflues, tout au moins comme étant d’une démonstration impossible. On pense ainsi attirer les hommes de science, les positivistes, les libres penseurs, tous ceux qui éprouvent une sorte d’aversion pour le sentiment religieux, pour tout ce qui a une apparence mystique ou doctrinale.

D’un autre côté, on voudrait faire du spiritisme un enseignement philosophique et moral, basé sur les faits, un enseignement susceptible de remplacer les doctrines vieillies, les systèmes surannés et de donner satisfaction aux âmes nombreuses qui recherchent avant tout des consolations pour leurs douleurs, une philosophie simple, populaire, qui les repose des tristesses de la vie.

D’un côté comme de l’autre, il y a des foules à satisfaire ; beaucoup plus même d’un côté que de l’autre, car la foule de ceux qui luttent et souffrent dépasse en grand nombre celle des hommes d’étude.

Pour soutenir ces deux thèses, nous voyons de part et d’autre des hommes sincères et convaincus, aux qualités desquels nous nous plaisons à rendre hommage. Pour qui faudrait-il opter ? Dans quel sens convient-il d’orienter le spiritisme pour assurer son évolution ? Le résultat de nos recherches et de nos observations nous amène à reconnaître que la grandeur du spiritisme, l’influence qu’il acquiert sur les masses provient surtout de sa doctrine ; les faits ne sont que les fondations sur lesquelles l’édifice s’appuie. Certes ! Les fondations jouent un rôle essentiel dans tout édifice, mais ce n’est pas dans les fondations, c’est-à-dire en des constructions souterraines, que la pensée et la conscience peuvent trouver un abri.

A nos yeux, la mission réelle du spiritisme n’est pas seulement d’éclairer les intelligences par une connaissance plus précise et plus complète des lois physiques du monde ; elle consiste surtout à développer la vie morale chez les hommes, la vie morale que le matérialisme et le sensualisme ont bien amoindrie. Relever les caractères et fortifier les consciences, telle est la tâche capitale du spiritisme. A ce point de vue, il peut être un remède efficace aux maux qui assiègent la société contemporaine, un remède à cet accroissement inouï de l’égoïsme et des passions qui nous pousse aux abîmes.

Nous croyons devoir exprimer ici notre entière conviction : ce n’est pas en faisant du spiritisme seulement une science positive, expérimentale ; ce n’est pas en éliminant ce qu’il y a d’élevé en lui, ce qui entraîne la pensée au-dessus des horizons étroits, c’est-à-dire l’idée de Dieu, l’usage de la prière, que l’on facilitera sa tâche ; au contraire, on le rendrait stérile, sans action sur le progrès des masses.

Certes ! Nul plus que nous n’admire les conquêtes de la science ; nous avons toujours aimé à rendre justice aux efforts courageux des savants qui font reculer chaque jour les bornes de l’inconnu. Mais la science n’est pas tout. Sans doute elle a contribué à éclairer l’humanité ; cependant elle s’est toujours montrée impuissante à la rendre plus heureuse et meilleure.

La grandeur de l’esprit humain ne consiste pas seulement dans la connaissance ; elle est aussi dans l’idéal élevé. Ce n’est pas la science, c’est le sentiment, la foi, l’enthousiasme qui ont fait Jeanne d’Arc, 1789, toutes les grandes épopées de l’histoire.

Les envoyés d’en haut, les grands prédestinés, les voyants, les prophètes n’ont pas choisi comme mobile la science ; ils ont choisi la croyance. Ils n’ont pas frappé les cerveaux ; ils ont touché les cœurs. Tous sont venus pour pousser les nations vers Dieu.

Qu’est devenue la science du passé ? Les vagues de l’oubli l’ont submergée, comme elles submergeront la science de nos jours. Que seront les méthodes, les théories actuelles dans vingt siècles ? Par contre, les noms des grands missionnaires ont survécu à travers les temps. Ce qui survit à tout, dans le désastre des civilisations, c’est ce qui élève l’âme humaine au-dessus d’elle-même, vers un but sublime, vers Dieu !

Il y a autre chose encore. Même en nous cantonnant sur le terrain de l’étude expérimentale, il est une considération capitale dont nous devons nous inspirer. C’est la nature des rapports qui existent entre les hommes et le monde des Esprits ; c’est l’étude des conditions à remplir pour tirer de ces rapports les meilleurs effets.

Dès qu’on aborde ces phénomènes, on est frappé par la composition de ce monde invisible qui nous entoure, par le caractère de ces foules d’esprits qui nous enveloppent et cherchent sans cesse à se mettre en relations avec les hommes. Autour de notre planète arriérée flotte une vie puissante, invisible, où dominent les esprits légers et moqueurs, auxquels se mêlent des esprits pervers et malfaisants. Il y a là bien des passionnés, des vicieux, des criminels. Ils ont quitté la terre, l’âme pleine de haine, la pensée altérée de vengeance ; ils attendent dans l’ombre le moment propice pour satisfaire leurs rancunes, leurs fureurs, aux dépens des expérimentateurs imprudents et imprévoyants qui, sans précaution, sans réserve, ouvrent toutes larges les voies qui font communiquer notre monde et celui des Esprits.

C’est de ce milieu que nous viennent les mystifications sans nombre, les tromperies audacieuses, les manœuvres que connaissent bien les spirites expérimentés, manœuvres perfides, qui, dans certains cas, conduisent les médiums à l’obsession, à la possession, à la perte de leurs plus belles facultés. A tel point que certains critiques, en faisant le dénombrement des victimes de ces faits, en énumérant tous les abus qui découlent d’une pratique inconsidérée et frivole du spiritisme, se sont demandé s’il n’y avait pas là une source de dangers, de misères, une nouvelle cause de décadence pour l’humanité1.

Fort heureusement, à côté du mal est le remède. Pour nous délivrer des influences mauvaises, il existe une ressource suprême. Nous possédons un moyen puissant pour écarter les esprits de l’abîme et faire du spiritisme un élément de régénération, un soutien, un réconfort. Cette ressource, ce préservatif, c’est la prière, c’est la pensée dirigée vers Dieu ! La pensée de Dieu est comme une lumière qui dissipe l’ombre et éloigne les esprits de ténèbres ; c’est une arme qui écarte les esprits malfaisants et nous préserve de leurs embûches. La prière, lorsqu’elle est ardente, improvisée, et non pas une récitation monotone, a un pouvoir dynamique et magnétique considérable2 ; elle attire les esprits élevés et nous assure leur protection. Grâce à eux, nous pouvons alors communiquer avec ceux que nous avons aimés sur terre, ceux qui ont été la chair de notre chair, le sang de notre sang et qui, du sein des espaces, tendent leurs bras vers nous.

Nous l’avons constaté bien des fois dans notre carrière déjà longue d’expérimentateur : lorsque, dans une réunion spirite, toutes les pensées et les volontés s’unissent en un élan puissant, dans une conviction profonde, lorsqu’elles montent vers Dieu par la prière, le secours ne fait jamais défaut. Toutes ces volontés réunies constituent un faisceau de forces, une arme sûre contre le mal. A l’appel qui s’élève vers le ciel, il y a toujours quelque esprit d’élite qui répond. Cet esprit protecteur, par une invitation d’en haut, vient diriger nos travaux, écarter les esprits inférieurs ; il laisse seulement intervenir ceux dont les manifestations sont utiles pour eux-mêmes ou pour les incarnés.

Il y a là un principe infaillible. Avec la pensée épurée et l’élévation vers Dieu, le spiritisme expérimental peut être une lumière, une force morale, une source de consolations. Sans elles, c’est l’incertitude, la porte ouverte à tous les pièges de l’invisible. C’est une issue offerte à toutes les influences, à tous les souffles de l’abîme, à ces souffles de haine, à ces tempêtes du mal qui passent sur l’humanité comme des trombes et la couvrent de désordre et de ruines.

Oui, il est bon, il est nécessaire d’ouvrir des routes pour communiquer avec le monde des Esprits, mais avant tout il faut éviter que ces routes ne servent à nos ennemis pour nous envahir. Rappelons-nous que, dans le monde invisible, il y a bien des éléments impurs. Leur ouvrir une issue, ce serait déverser sur la terre des maux innombrables : ce serait livrer aux esprits pervers une foule d’âmes faibles et désarmées. Pour entrer en relations avec les puissances supérieures, avec les esprits éclairés, il faut la volonté et la foi, le désintéressement absolu et l’élévation des pensées. En dehors de ces conditions, l’expérimentateur serait le jouet des esprits légers. « Qui se ressemble s’assemble », dit le proverbe. En effet, la loi des affinités régit le monde des âmes comme celui des corps.

Il y a donc nécessité, au point de vue théorique comme au point de vue pratique, nécessité au point de vue du progrès du spiritisme, de développer. le sens moral, de s’attacher aux croyances fortes, aux principes supérieurs, nécessité de ne pas abuser des évocations, de n’entrer en communication avec les Esprits que dans des conditions de recueillement et de paix morale.

Le spiritisme a été donné à l’homme comme un moyen de s’éclairer, de s’améliorer, d’acquérir les qualités indispensables à son évolution. Si l’on détruisait dans les âmes ou seulement si l’on négligeait l’idée de Dieu et les aspirations élevées, le spiritisme pourrait devenir une chose dangereuse. C’est pourquoi nous n’hésitons pas à dire que se livrer aux pratiques spirites sans épurer ses pensées, sans les fortifier par la foi et la prière, ce serait accomplir une oeuvre funeste, dont la responsabilité pourrait retomber lourdement sur ses auteurs.

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Arrivons maintenant à un point particulièrement délicat de la question. On reproche parfois aux spirites de ne pas vivre toujours en harmonie avec leurs principes ; on leur fait observer que chez eux le sensualisme, les appétits matériels, l’amour du lucre, occupent une place souvent considérable. On nous reproche surtout les divisions intestines, les rivalités de groupes et de personnes, qui sont un si grand obstacle à l’organisation des forces spirites et à leur marche en avant.

Il ne nous convient pas d’insister sur ces propos ; nous ne voulons prononcer ici aucun jugement défavorable pour personne. Qu’on nous permette seulement de faire remarquer que ce ne serait pas en réduisant le spiritisme au rôle de simple science d’observation que l’on réussirait à pallier, à atténuer ces faiblesses. Au contraire, on ne ferait que les aggraver. Le spiritisme exclusivement expérimental n’aurait plus l’autorité ni la puissance morale nécessaires pour relier les âmes. Certains croient voir dans l’effacement de l’idée de Dieu une mesure profitable au spiritisme. Nous dirons, nous, que c’est l’insuffisance actuelle de cette notion et, en même temps, l’insuffisance des nobles sentiments et des hautes aspirations qui font le manque de cohésion et créent les difficultés d’organisation du spiritisme. Il faut remarquer une chose, en effet : dès que l’idée de Dieu s’affaiblit dans une âme, la notion du moi, c’est-à-dire de la personnalité, grandit aussitôt ; elle grandit au point de devenir tyrannique et absorbante. L’une de ces notions ne s’accroît et se fortifie qu’au détriment de l’autre. Qui n’adore pas Dieu, a dit un penseur, s’adore soi-même !

Ce qui est bon pour les milieux d’expérimentation spirite est bon pour la société tout entière. L’idée de Dieu - nous l’avons démontré - se relie étroitement à l’idée de loi comme à celle de devoir et de sacrifice. L’idée, de Dieu se relie à toutes les notions indispensables à l’ordre, à l’harmonie, à l’élévation des êtres et des sociétés. C’est pourquoi, lorsque l’idée de Dieu s’affaisse, toutes ces autres notions s’affaiblissent ; elles s’évanouissent peu à peu, pour faire place au personnalisme, à la présomption, à la haine de toute autorité, de toute direction, de toute loi supérieure. Et c’est ainsi que, petit à petit, degré à degré, on arrive à cet état social qui se traduit par une devise célèbre, devise que nous avons entendue retentir de toutes parts : Ni Dieu, ni Maître !

On a tellement abusé de l’idée de Dieu à travers les siècles ; on a torturé, immolé en son nom tant d’innocentes victimes ; au non, de Dieu, on a tellement arrosé le monde de sang humain, que l’homme moderne s’est détourné de lui. Nous craignons bien que la responsabilité de cet état de choses ne retombe sur ceux qui ont fait du Dieu de bonté et d’éternelle miséricorde, un Dieu de vengeance et de terreur. Mais il ne nous appartient pas d’établir les responsabilités. Notre but est plutôt de rechercher un terrain de conciliation et de rapprochement où tous les bons esprits puissent se réunir.

Quoi qu’il en soit, les hommes modernes, en grande majorité, ne veulent plus supporter au-dessus d’eux ni Dieu, ni loi, ni contrainte ; ils ne veulent plus comprendre que la liberté sans la sagesse et sans la raison est impraticable. La liberté sans la vertu mène à la licence, et la licence aboutit à la corruption, à l’affaissement des caractères et des consciences, en un mot à l’anarchie. C’est seulement lorsqu’on aura traversé de nouvelles et plus rudes épreuves qu e l’on consentira à réfléchir. Alors la vérité se fera jour, et la grande parole de Voltaire se vérifiera sous nos yeux : « L’athéisme et le fanatisme sont les deux pôles d’un monde de confusion et d’horreur ! » (Histoire de Jenni.)

Il est vrai qu’on nous parle beaucoup d’altruisme, autrement dit de l’amour de l’humanité, et l’on prétend que ce sentiment doit suffire. Mais comment fera-t-on de l’amour de l’humanité une chose vécue, réalisée, alors qu’on n’arrive même pas, je ne dirai pas à s’aimer, mais seulement à se supporter les uns les autres ? Pour grouper les sentiments et les aspirations, il faut un idéal puissant. Eh bien ! cet idéal, vous ne le trouverez pas dans l’être humain, fini, borné ; vous ne le trouverez pas dans les choses de ce monde, toutes passagères et transitoires. Il n’existe que dans l’Être infini, éternel. Lui seul est assez vaste pour recueillir, absorber tous les élans, toutes les forces, toutes les aspirations de l’âme humaine, pour les réchauffer et les féconder. Cet idéal, c’est Dieu !

Mais qu’est-ce que l’idéal ? C’est la perfection. Dieu étant la perfection réalisée est en même temps l’idéal réel, l’idéal vivant !
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