Essai sur l’imagination créatrice








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Nous sommes tous des créateurs

Jean-François Dortier

Publié le 08/11/2010

Il y a un siècle, un auteur, aujourd’hui totalement oublié, a publié un livre remarquable que plus personne ne lit. L’auteur s’appelait Théodule Ribot, l’une des stars de la psychologie française à la fin du XIXe siècle. Son livre, Essai sur l’imagination créatrice (1900), sorti la même année que l’Interprétation des rêves de Sigmund Freud, est tombé complètement dans l’oubli (1). On y trouvait déjà des idées très originales, redécouvertes par les chercheurs un siècle plus tard.

Dans cet ouvrage, T. Ribot aborde le thème de l’imagination « créatrice », grande oubliée selon lui de la recherche en psychologie. Jusque-là, dit-il, les psychologues se sont beaucoup intéressés à l’« imagination reproductrice » (on n’entendait pas les images mentales, considérées comme des résidus dégradés de la perception).

L’imagination créatrice est cette capacité extraordinaire qu’ont les humains à produire des rêves, des œuvres d’art mais aussi à construire des maisons, inventer des objets techniques, faire des projets, inventer des recettes de cuisine ou décorer leur appartement. Car, écrit T. Ribot, « dans la vie pratique, dans les inventions mécaniques, militaires, industrielles, commerciales, dans les institutions religieuses, sociales, politiques, l’esprit humain a dépensé autant d’imagination que partout ailleurs. » Même l’économie n’y échappe pas : un chapitre est consacré à ce qu’il nomme joliment « l’imagination commerciale ».

Au sens courant, l’imagination a longtemps renvoyé aux productions fantasmatiques de l’esprit humain. Elle est associée aux rêves, à la rêverie, à la fiction (roman, contes, récits, fables), à l’art, à l’utopie. Imaginer, c’est s’évader en pensée : l’enfant qui rêve de terrasser des monstres ou l’écrivain qui écrit un roman, le prophète ou le médium qui entre en communication avec les esprits de l’au-delà, etc. L’imagination nous transporte en pensée dans le futur, le passé, dans les mondes de l’au-delà, peuplés de personnages étranges.

Cette vision poétique et enchantée de l’imagination ne recouvre qu’une partie de l’immense domaine dans lequel s’exprime la créativité. De plus en plus d’experts admettent aujourd’hui que la création ne se réduit pas au monde des arts, des rêves et des utopies. L’imagination créatrice s’exprime aussi dans les sciences, la technologie, le travail et la vie quotidienne.

 

Construire des paysages mentaux

Partons d’abord au pays des mathématiques. A priori, nous voilà au royaume des formules, des raisonnements rigoureux, des chiffres, des modèles. Quoi de plus étranger à l’imagination ? Si l’on écoute les mathématiciens eux-mêmes, beaucoup admettent avoir recours à une pensée imaginative. Le mathématicien Jacques Hadamard l’avait déjà noté il y a un demi-siècle. L’imagination – c’est-à-dire la pensée en image – joue un grand rôle dans l’invention mathématique (2). La construction de théorie géométrique ou algébrique passe par des constructions mentales dans lesquelles interviennent des images de nature visuelle. Souvent, un mathématicien « voit » une solution en imaginant un chemin nouveau qui lierait deux domaines des mathématiques jusque-là séparés (3). Cette vision vient en premier, la démonstration suit. Ce n’est sans doute pas un hasard si le mot « théorème » renvoie, selon l’étymologie grecque, au mot « vision ».

 

De la création scientifique

Les sciences de la nature font aussi abondamment appel à l’imagination. La physique a même progressé par des « expériences de pensée » révolutionnaires. Galilée n’a jamais lancé de poids du sommet de la tour de Pise pour découvrir la loi de la chute des corps, il s’est contenté d’imaginer l’expérience. Ce n’est que bien plus tard que l’on a pu vérifier le résultat.

Albert Einstein, lui aussi, déclarait « penser en images » (et non à coup de formules et de raisonnements). La plupart de ses découvertes reposaient sur des expériences de pensée très visuelles : pour étudier la vitesse de la lumière, il s’imagine assis sur un rayon de lumière un miroir à la main ; pour étudier la relativité, il se voit installé dans un ascenseur cosmique. « Les mots ou le langage, écrit ou parlé, ne semblent jouer aucun rôle dans mon mécanisme de pensée (…). Les éléments de pensée sont, dans mon cas, de type visuel », écrit A. Einstein. Il ajoute que les mots conventionnels destinés à exposer sa pensée viennent après et « laborieusement ». Des chimistes et des biologistes de renom ont également apporté leurs témoignages sur le rôle de l’imagination dans leur travail. Le chimiste allemand Friedrich Kekulé, fondateur de la chimie organique, raconte qu’il a découvert la structure (en cercle) de la molécule de benzène en rêvassant au coin du feu, voyant, tout à coup, les molécules former comme un serpent qui se mord la queue (5). Ce qui témoigne du rôle des analogies et métaphores, désormais reconnues par les philosophes des sciences comme des instruments de pensée décisifs (6).

François Jacob, prix Nobel de médecine en 1965, décrit ainsi la démarche du chercheur (7) : « Contrairement à ce que j’avais pu croire, la démarche scientifique ne consistait pas simplement à observer, à accumuler des données expérimentales et à en tirer une théorie. Elle commençait par l’invention d’un monde possible, ou d’un fragment de monde possible, pour le confronter, par l’expérimentation, au monde extérieur. Et c’était ce dialogue entre l’imagination et l’expérience qui permettait de se former une représentation toujours plus fine de ce que l’on appelle la “réalité”. »

En mathématique, en physique, en chimie, en biologie, etc., on réhabilite aujourd’hui le rôle fécond de l’imagination et de son cortège d’analogies et de métaphores, qui seraient de puissants générateurs de modèles. Les sciences humaines ne sont d’ailleurs pas en reste, à l’heure où l’on redécouvre la valeur heuristique du récit et de la littérature (8).

 

Le rêve dans la machine

La technique, longtemps mal aimée des philosophes et des poètes (qui y voyaient le règne de l’utilitaire), est redécouverte aujourd’hui sous son visage créatif. Regardons les objets qui nous entourent : téléphone portable, ordinateur, machine à café, montre, chaussures, etc. ont été rêvés avant d’être fabriqués. L’imagination créatrice intervient d’abord dans la motivation de l’ingénieur. Les frères Montgolfier ont inventé la montgolfière ou les frères Wrigth les avions non pas pour améliorer les moyens de transport, mais d’abord parce qu’ils rêvaient de voler. Charles Cros, l’un des inventeurs du phonographe, était un poète qui voulait garder la voix des gens disparus. Et la biographie des inventeurs, de Thomas Edison à Steve Job, révèle la part de rêve qui les anime depuis l’enfance.

Mais l’imagination intervient surtout dans l’acte de conception proprement dit. Construire une maison, un bateau, inventer un nouvel objet technique supposent un travail mental de construction de « mondes possibles », des objets techniques imaginés d’abord sous forme d’ébauches, de plans, de croquis et de schémas. Réalisée seule ou en équipe, la création d’une automobile suppose, du prototype initial au design final, des couches successives de créations techniques et esthétiques. L’imagination créatrice est ainsi présente dans nos assiettes, nos vêtements, le décor de mon appartement, et même sur l’étiquette de mon pot de moutarde. Tous les objets qui nous entourent sont des concentrés d’imagination gravés dans la matière.

 

L’imagination commerciale

Le travail est aussi un foyer de création permanente. Beaucoup de professions exigent une part de création quotidienne. C’est évident pour les professions dites « créatives » : l’architecte, le décorateur, le directeur artistique dans une agence de communication. En fait, le spectre est beaucoup plus large si l’on y regarde de près : l’enseignant qui prépare sa classe (9), l’avocat qui écrit sa plaidoirie, le commerçant qui compose sa vitrine, le pâtissier qui réalise ses gâteaux.

Même les entrepreneurs, les commerciaux, les financiers sont des créateurs à leur manière : imaginer un produit, bâtir un business plan, établir une stratégie de commercialisation, trouver la bonne communication supposent de faire des hypothèses, d’échafauder des scénarios, d’anticiper, de risquer… Autant de formes de création que T. Ribot nommait « l’imagination commerciale ».

L’imagination telle que l’entendait T. Ribot ne se réduit donc pas à sa vision poétique et enchantée, celle des rêves, des utopies et des œuvres d’art. Cette imagination n’est qu’un versant d’une imagination pratique qui se manifeste dans les sciences, la technique, le travail, la vie quotidienne.

Cette conception élargie de l‘imagination est aujourd’hui partagée par nombre de chercheurs (10). Elle conduit à voir celle-ci non plus comme une activité mentale débridée (un petit cinéma intérieur destiné à nous distraire), mais comme un processus cognitif très courant et répondant à une fonction cognitive centrale : produire les images mentales nécessaires pour résoudre des problèmes, élaborer des choix, anticiper, penser le monde qui nous entoure et le transformer.

Document 2

La part de mystère dans les mathématiques

Intuition pour les uns, hasard, chance ou logique pour les autres… Certaines découvertes en mathématiques sont entourées d’un parfum de mystère. Comme le prouvent les descriptions de ces « illuminations fulgurantes » par des mathématiciens de renommée mondiale.


En 2010, les cheveux mi-longs au carré, un style vestimentaire bien à lui avec ses lavallières de toutes les couleurs et ses broches en forme d’araignée, Cédric Villani, personnage romanesque, extravagant, et surtout talentueux mathématicien, obtient la médaille Fields, la plus haute distinction pour cette discipline. Une consécration lui permettant d’accéder en quelques mois à une popularité mondiale. Deux années plus tard, il revient sur la genèse du théorème à l’origine de cette distinction dans Théorème Vivant.

Fulgurance et imprévisibilité



Dans ce livre, il raconte les circonstances et les différentes étapes qui ont mené sa découverte. Illumination, ligne directe, Cédric Villani évoque sans détour la part de mystère du processus créatif entourant ses recherches : « Je passe en mode semi-automatique et peux ainsi faire usage de toute mon expérience… mais pour en arriver là, il aura fallu un petit coup de fil du Dieu des mathématiques, la fameuse ligne directe se traduisant par une voix qui résonne dans votre tête. Vous avez alors une petite illumination vous incitant à vous diriger vers une certaine direction. C’est très rare, il faut l’avouer ! ».

Comme le dit le génie des mathématiques lui-même, « Je peux ainsi faire usage de toute mon expérience… », rappelant le processus de créativité scientifique illustré notamment par le célèbre texte d’Henri Poincaré, mathématicien, physicien et ingénieur et dans lequel il énumère plusieurs exemples d’illuminations fulgurantes, lors d’une sortie par exemple : « Arrivé à Coutances, nous montâmes dans un omnibus pour je ne sais quelle promenade. Au moment où je mettais le pied sur le marchepied, l’idée me vint sans que rien de mes pensées antérieures ne paraisse m’y avoir préparé. J’eus tout de suite une entière certitude. De retour à Caen, je vérifiais le résultat à tête reposée pour l’acquis de ma conscience. » Un peu plus tard, alors qu’il n’avance pas comme il le souhaite dans ses recherches, il décide de se changer les idées en allant passer quelques jours au bord de la mer, lorsque de nouveau il est traversé par l’illumination : « Un jour, en me promenant sur une falaise, l’idée me vint, toujours avec les mêmes caractéristiques de brièveté, de soudaineté et de certitude immédiate. » Enfin, parti effectuer son service militaire au Mont Valérian, et avec des préoccupations éloignées des mathématiques, Henri Poincaré reçut de nouveau la grâce de l’inspiration : « Un jour, en traversant le boulevard, la solution de la difficulté qui m’avait arrêté m’apparut tout d’un coup. Je ne cherchai pas à l’approfondir immédiatement et ce fut seulement après mon service que je repris la question. J’avais tous les éléments, je n’avais plus qu’à les rassembler et les ordonner. Je rédigeai donc mon mémoire définitif d’un trait et sans aucune peine. »

Processus créatif et rôle de l’inconscient



Au moment où son esprit se relâche et est occupé à d’autres loisirs, la solution semble lui apparaître d’un seul coup et au moment où il s’y attend le moins. Comment l’expliquer ? S’agit-il du rôle de l’inconscient ? Henri Poincaré s’est beaucoup intéressé au processus créatif, tout comme d’autres chercheurs. Jacques Hadamard, par exemple, un autre mathématicien, a publié l’Essai sur la psychologie de l’invention dans le domaine mathématique. Pour Jocelin Morisson, journaliste scientifique et auteur du livre Intuition et 6ème sens, « le modèle Hadamard-Poincaré de la créativité scientifique, appliqué aux mathématiques, décrit un processus en quatre étapes. Après une grande quantité de travail conscient, le chercheur bloque sur un obstacle et doit laisser le problème de côté. Mais son désir de résoudre le problème le conserve intact dans l’inconscient. C’est au niveau inconscient que l’obstacle est levé, puis la solution « parvient à la surface » de la conscience. Enfin, la vérification de la justesse de la solution est effectuée. Réflexion, incubation, illumination, vérification. »

Hasard ou coïncidence ?



De son côté, Cédric Villani aime parler du rôle du hasard : « Je pense que le hasard est un élément essentiel de la vie du scientifique, en tout cas dans ma vie en particulier », analyse-t-il dans une interview réalisée pour la revue National Geographic, ajoutant qu’il s’agit de le provoquer et d’en tirer parti. D’après lui, « il y a un élément un peu glorieux, assez épique, dans l’idée que les choses ne sont pas écrites au départ et que l’on tombe sur la bonne coïncidence, le bon coup de chance, le bon signe du destin ». Cédric Villani évoque ainsi l’inspiration de Clément Mouhot, son ancien élève au moment des faits, devenu aujourd’hui l’un de ses collaborateurs favoris. Au départ, les deux hommes travaillaient sur un problème de régularité dans l’Equation de Boltzmann, mais très vite, au cours d’une séance de travail, Clément Mouhot précisa : « Cela me rappelle l’amortissement de Landau ». A ce moment précis, se souvient Cédric Villani, « toute mon existence a basculé. C’est une aventure qui m’a entraîné sur des années de recherche... On s’est retrouvés à travailler sur un problème complètement différent de ce que l’on avait pu imaginer ». Cette révélation soudaine a entraîné le duo non plus dans l’étude seule de l’équation Boltzmann, mais également sur l’amortissement de Landau, dont les recherches et les démonstrations ont abouti à une reconnaissance internationale.

Une inspiration salvatrice



Des « illuminations » semblant parvenir lors de moments critiques renversent soudainement la situation en faveur du mathématicien, comme le montrent d’autres exemples cités par Cédric Villani. En 2001, la veille d’une présentation orale, il s’aperçoit d’une terrible erreur dans la démonstration de la preuve d’un théorème. Il passe alors une partie de la nuit à chercher à résoudre ce problème, en vain, et se dirige le lendemain matin à la gare afin de se rendre à l’endroit où il est attendu pour exposer sa présentation, très ennuyé par la situation. Et c’est de façon quasi-miraculeuse que la solution adéquate lui parvint sans crier gare : « Dès que je m’installai dans le train, l’illumination survint et je savais comment il fallait corriger la démonstration. Cette fois-là, j’ai passé mon trajet dans le train à mettre le résultat sur pied, et je l’ai annoncé non sans une certaine fierté. Publiée peu après, cette preuve a fourni la matière de l’un de mes meilleurs articles. » Puis travaillant sur un autre programme, la chance apparut de nouveau alors que l’horizon semblait bouché : « Là encore, alors que tout semblait compromis, nous avons pu passer tous les obstacles et tout s’est mis à fonctionner comme par enchantement. Avec un vrai miracle d’ailleurs, un calcul énorme dont quinze termes se recombinent pour constituer un carré parfait… un miracle aussi inespéré qu’inattendu, puisqu’en définitive on a prouvé exactement le contraire de ce que l’on pensait démontrer ! »

Hasard, chance, inconscient… Difficile de tirer une conclusion pour expliquer ces mystérieuses aides semblant venues tout droit du ciel. Ce que confirme Jocelin Morisson : « La thèse de l’inconscient expert, qui fait tout le travail en sous-main et livre la solution clés en main, est particulièrement intéressante, mais une explication alternative et éventuellement complémentaire est l’accès à une certaine source de connaissance, d’une nature qui reste à élucider et par des voies qui le restent tout autant. »

Document 3

1. De l'architecture ; qualités de l'architecte.

1. L'architecture est une science qui embrasse une grande variété d'études et de connaissances ; elle connaît et juge de toutes les productions des autres arts. Elle est le fruit de la pratique et de la théorie. La pratique est la conception même continuée et travaillée par l'exercice, qui se réalise par l'acte donnant à la matière destinée à un ouvrage quelconque, la forme que présente un dessin. La théorie, au contraire, consiste à démontrer, à expliquer la justesse, la convenance des proportions des objets travaillés.

2. Aussi les architectes qui, au mépris de la théorie, ne se sont livrés qu'à la pratique, n'ont pu arriver à une réputation proportionnée à leurs efforts. Quant à ceux qui ont cru avoir assez du raisonnement et de la science littéraire, c'est l'ombre et non la réalité qu'ils ont poursuivie. Celui-là seul, qui, semblable au guerrier armé de toutes pièces, sait joindre la théorie à la pratique, atteint son but avec autant de succès que de promptitude.

3. En toute science, et principalement en architecture, on distingue deux choses, celle qui est représentée, et celle qui représente. La chose représentée est celle dont on traite ; la chose qui représente, c'est la démonstration qu'on en donne, appuyée sur le raisonnement de la science. La connaissance de l'une et de l'autre paraît donc nécessaire à celui qui fait profession d'être architecte. Chez lui, l'intelligence doit se trouver réunie au travail : car l'esprit sans l'application, ou l'application sans l'esprit, ne peut rendre un artiste parfait. Il faut qu'il ait de la facilité pour la rédaction, de l'habileté dans le dessin, des connaissances en géométrie ; il doit avoir quelque teinture de l'optique, posséder à fond l'arithmétique, être versé dans l'histoire, s'être livré avec attention à l'étude de la philosophie, connaître la musique, n'être point étranger à la médecine, à la jurisprudence, être au courant de la science astronomique, qui nous initie aux mouvements du ciel. 

4. En voici les raisons. L'architecte doit connaître les lettres, afin de pouvoir rédiger avec clarté ses mémoires. La connaissance du dessin le met à même de tracer avec plus de facilité et de netteté le plan de l'ouvrage qu'il veut faire. La géométrie offre plusieurs ressources à l'architecte : elle le familiarise avec la règle et le compas, qui lui servent surtout à déterminer l'emplacement des édifices, et les alignements à l’équerre au niveau et au cordeau. Au moyen de l'optique, les édifices reçoivent des jours à propos, selon les dispositions du ciel. A l’aide de l'arithmétique, on fait le total des dépenses, on simplifie le calcul des mesures, on règle les proportions qu'il est difficile de trouver par les procédés que fournit la géométrie.

VITRUVE, De architectura, 15 avant J.C.

Document 4

La maison tordue se situe en Pologne, exactement à Sopot, une station balnéaire de 40.000 habitants sur la côte sud de la mer Baltique. Cette bâtisse est un centre commercial sorti tout droit de l'imagination de l'architecte Szotynscy Zaleski.

la maison tordue se situe en pologne, exactement à sopot, une station balnéaire de 40.000 habitants sur la côte sud de la mer baltique. cette bâtisse est un centre commercial sorti tout droit de l\'imagination de l\'architecte szotynscy zaleski.

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