Le chateau de villeveque








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Raymond Delavigne texte n° 8

LE CHATEAU DE VILLEVEQUE

(M. & L.) : HISTORIQUE
Le parti choisi a consisté à présenter chronologiquement les données recueillies, en les citant intégralement entre guillemets et en écriture italique.

Les illustrations seront intégrées ultérieurement.


Raymond Delavigne


Sommaire



La châtellenie.......................................................................................................................p. 2

La chapelle ou les chapelles du château .............................................................................p. 3

Y eut-il un souterrain-refuge sous le château .....................................................................p. 3

Eléments d’information sur le château de Villevêque, classés par ordre chronologique (et exploités en partie seulement)...........................................................................................................................p. 4

Autres références bibliographiques et côtes d’archives.................................................... .p. 33

Les seigneurs-évêques de Villevêque............................................................. ............p. 34

Le personnel seigneurial : sénéchaux, sergents fermiers, châtelains p. 37

              1. La châtellenie


Définition : Une châtellenie était au Moyen Age une seigneurie comportant un château et des fiefs dont les revenus étaient utilisés à l’entretien et à la défense dudit château. Le possesseur avait droit de justice et prélevait les cens par l’intermédiaire d’un prévôt ou d’un notaire (Fénelon).

La châtellenie de Villevêque était une châtellenie de la mense épiscopale Le mot mense, du latin mensa = la table, désigne un revenu écclésiatique et en l’occurrence la mense épiscopale correspond aux revenus affectés à la table de l’évêque. Outre sa baronnie de Chalonnes-sur-Loire l'évêque disposait des châtellenies de Morannes et de St Alman, (Juigné-sur-Loire). Il avait aussi un manoir à Eventard (Ecouflant) et un autre à Bauné.

Du fait de l’enchevêtrement des seigneuries, il n’y avait pas adéquation entre les limites de la paroisse et celles de la châtellenie, c’est pourquoi on doit prendre en considération pour l’étude de l’histoire locale de Villevêque, plusieurs châtellenies, dont certaines situées dans les paroisses voisines de Villevêque car elles avaient compétence sur des portions de territoire de celle-ci. C’était par exemple le cas de La Berthière, sur la limite de Villevêque et du Plessis-Grammoire ou encore de La Haie-Joulain, sur la paroisse de Saint-Sylvain-d’Anjou.
L’ancien château fort daté du XIe s. était autrefois entouré d’un double rang de douves. Le brouillon de plan du bourg, datable des années qui précédèrent la Révolution, indique le tracé de ces fossés, qui devaient être des douves sèches. (AD 49, G 240).

« Pour répondre à sa stratégie défensive de la basse vallée du Loir, Foulque Nerra, comte d’Anjou, (987-1040) fit construire plusieurs de ces petites forteresses dans les environs, à Matheflon, à la Roche-Foulques, à Villevêque. Celle qu’il édifia à Briollay devint l’une des places fortes les plus importantes de l’Anjou ».

 Du temps de l’évêque Guillaume Lemaire (XIIIe siècle), « outre l’évêché, centre de la baronnie du palais et du fief de la ville, l’évêque possédait des manoirs dans sa baronnie de Chalonnes, dans ses châtellenies de Villevêque, de Morannes et de St-Alman [Juigné-sur-Loire], à Eventard [Ecouflant] et à Bauné ». (Célestin.Port).

Le service des Archives départementales de M. et L. (A D 49, en abrégé) conservent une « table générales des titres de la seigneurie » de la châtellenie de Villevêque. (AD 49, G 231).

Le fief formait une châtellenie de la « mense épiscopale », c’est à dire du domaine propre de l’évêché d’Angers, qui y exerçait le droit de haute, moyenne et basse justice.

Le seigneur avait en outre :

  1. le droit de créer sergent et notaire,

  2. le droit de sceau,

  3. le droit de justice patibulaire,

  4. le droit de mesure à bled et à vin,

  5. le droit de prévôté,

  6. le droit de dîme en la paroisse de Villevêque et celle de Pellouailles, tant de « bled »  que de vin, à la 13ème gerbe [dîme au 1/13 e] et une portouèrée nette par quartier (ou charge d’homme par quartier de vigne).

  7. le droit à la moitié de la dîme des lins et chanvres, l’autre moitié revenant au curé de Villevêque,

  8. le droit de quarante jours à vendre vin sans payer le huitième, etc..

  9. le droit de pêche prohibitif [ = exclusif] dans la rivière du Loir, depuis le Port-Erreau (l’actuel Port-Terreau), sous les moulins de Corzé, jusqu’au bout des prés de Broche, vis à vis La Roche-Clairambault,

  10. le droit de passage sur la rivière,

  11. le droit sur le Port à Villevêque et Port-Erreau pour les foins,

  12. le droit de dîme sur le temporel de la chapelle du Boullay, paroisse de Corzé.1

  13. le bénéfice des épaves notamment les dépouilles des noyés, dont l’or appartenait à l’évêque, l’argent à son sergent et tous autres droits seigneuriaux.


Selon un bail du 1er novembre 1783, le temporel de l’évêché d’Angers, à Pellouailles, Villevêque et le Plessis-Grammoire était le suivant :

« La dîme, tant en blé qu’en vin, qui s’est toujours perçue dans ces paroisses, séparément de la grande dîme de Villevêque, avec une grange où il y a une cheminée, avec un pressoir au bourg de Pellouailles, où ramasser les dîmes.

La terre et la châtellenie de Villevêque avec leurs circonstances et dépendances, la métairie du Château avec tout ce qui en dépend, la closerie de la Bleunière, circonstances et dépandances, les ports et passages dits Terraut et autres, chacun avec leurs circonstances et dépendances. Les 2/3 des moulins à trois roues de Villevêque, la pêcherie de Villevêque, les rentes féodales et foncières, excepté les droits seigneuriaux casuels ainsi réservés ».2
- La Blunière : Cette ferme (disparue au XXe siècle) faisait partie du temporel de l’évêché depuis 1268

- Les Bouchets étaient une forêt épiscopale, Boscus de Boucheto, (A D 49, G 7)

  1. Rouillon, ancien fief et seigneurie avec manoir noble, relevant de l’évêque seigneur baron de Villevêque “à un baiser de bouche et les mains” (C. Port).

  2. La Roche-Clairambault, ancien fief et seigneurie avait des obligations vis à vis de l’évêque d’Angers comme seigneur de Villevêque comme de fournir des meuniers.

  3. La cure


Avant de devenir une résidence d’été des évêques d’Angers, le château semble avoir été habité une bonne partie de l’année, comme en témoigne cette allusion de 1533 :

« Au dict évesché est la terre et seigneurie de Villevesque qui est une belle et grande seigneurie et chastellenye sise sur la rivière du loir à troys petites lieus de la ville d’Angers qui vault de ferme au dict évesque d’angers par chacun an la somme de cinq à six cens livres tournois où le plus communément le dict de Rohan lorsqu’il estoit évesque d’Angers faisoit sa demeure.. ; »

( A D 49 G 264 fol. 17).
La chapelle, ou les chapelles du château ?
La construction de la chapelle épiscopale de style roman était attribuée à la fin du XIe s. (C. Port). La première mention dans les textes paraît remonter à 1317. (Voir ci-dessous). Je ne connais pas encore son patronage. Peut-être était-elle dédiée à Notre-Dame ? (Voir à ce propos l’étude consacrée à l’église).

Il y aurait eu même, si l’on en croit Millet de la Turtaudière, « deux chapelles, l’une sous terre, l’autre au-dessus de celle-ci »3.

La piscine et le cloître qui l’entoure partiellement ont été construits dans les dernières décennies du XXe siècle, à l’emplacement de la chapelle, qui aurait été démolie tardivement. Cependant, le plan du bourg, des années 1785-86 (AD 49, G 240), ne représente plus de ce côté, que des bâtiments agricoles. Il est vrai que le château n’était plus qu’une ferme.
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