La cinquième partie se penche sur les croyances religieuses et l’église catholique, son patrimoine culturel, son personnel et ses traditions ainsi que sur les associations liées à la vie paroissiale








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la cinquième partie se penche sur les croyances religieuses et l’église catholique, son patrimoine culturel, son personnel et ses traditions ainsi que sur les associations liées à la vie paroissiale.

 

Cette partie expliquera l’évolution des croyances en étudiant prioritairement la religion catholique.

Nous approfondirons la paroisse de Silenrieux au niveau du patrimoine religieux, de son personnel et de ses traditions religieuses.

Nous verrons aussi toutes les institutions et associations liées à la paroisse.

  

CHAPITRE 1  : L’ÉVOLUTION DES CROYANCES RELIGIEUSES ET SPIRITUELLES

 

De tout temps, l’homme essaie de comprendre et de donner une explication au mystère de la vie. Quand l’homme s’est sédentarisé vers 4000 avant J-C, il s’est tourné vers les forces de la nature pour expliquer sa présence sur terre.

A l’époque celte (750 à 50 avant J-C), les croyances sont surtout tournées vers des dieux liés à la nature (les bois, les sources, les arbres, les animaux, etc…). Les divinités personnifient les grandes forces de la nature.

Les druides forment une sorte de caste qui comprennent les messages des dieux à travers les forces de la nature. Ils reçoivent une éducation spécialisée et sont à la fois magiciens, astronomes, prophètes, juges, médecins et prêtres.

Les cultes les plus connus sont :

-  le culte des fontaines où les païens offrent des sacrifices (parfois humains) et jettent des offrandes pour rendre les dieux favorables afin de se sauver des maladies et des guerres. A l’époque chrétienne, les missionnaires donneront des noms de saints aux fontaines pour les sacraliser.

- le culte des ancêtres qui s’explique par le fait que la mort n’est qu’un déplacement ; après elle, la vie continue avec ses formes et ses liens dans un autre monde.

Après l’arrivée de César, la religion romaine pénètre peu dans nos campagnes. Celles-ci conservent les croyances anciennes. Dans les domaines, chaque propriétaire élevait des sanctuaires dédiés à des divinités celtes ou romaines ou les 2 à la fois.

Du temps des Francs (5ème et 6ème siècles), les traditions celtiques et le druidisme sont encore présents et bien vivants dans nos campagnes.

L’introduction du christianisme à la campagne se fait lentement ; du temps des Romains, seuls quelques soldats ou propriétaires en sont imprégnés ; après la conversion de Clovis en 496, le monde franc s’ouvre doucement à cette nouvelle religion (un objet du 5ème siècle porteur de signe chrétien fut trouvé dans une sépulture à Pry).

Notre région est surtout touchée par la 2ème évangélisation du 7ème et surtout 8ème siècle. L’église utilise des missionnaires irlandais pour évangéliser nos campagnes car ils connaissaient les traditions celtes. Pour le domaine de Silenrieux (Sileno Rivo), la christianisation s’est faite par son propriétaire, l’abbaye de Lobbes ; c’est, en effet, sous St Ursmer que le monastère de Lobbes de 697 à 711 a évangélisé nos régions au nord et au sud jusqu’en Thiérache. En fait, les missionnaires ont christianisé d’antiques usages car le druidisme et le christianisme se rejoignent sur :

- l’immortalité de l’âme, l’idée de la résurrection des corps et le monothéisme.

- la Trinité et le culte des triades chez les Celtes.

- les anges remplacent les êtres bienfaisants et les démons remplacent les mauvais génies.

- l’aspersion par l’eau pour les nouveau-nés.

- les reliques remplacent les amulettes pour se prémunir des maladies et mauvais sorts.

- les églises sont élevées où les païens allaient jadis prier leur dieu.

- la procession autour des champs pour une moisson abondante fut remplacée par la fête des rogations.

- la célébration celtique de la Samin (fête des vivants et morts) est remplacée par la Toussaint.

A l’époque carolingienne, Charlemagne imposa définitivement le christianisme chez nous en réprimant toute forme et tradition celtique et en accélérant la conversion du peuple.

Au début, il n’y a pas de distinction entre l’Eglise et l’Etat.

Ceci explique pourquoi les circonscriptions civiles seront celles des religieuses (province romaine et archevêché, civitas et évêché, domaine et paroisse).

Après Charlemagne, le christianisme s’imposa chez nous du 9ème siècle jusqu’au 18ème siècle.

A partir de la révolution française, des voix s’élèvent pour prôner l’athéisme et la croyance que l’homme lui-même est capable, par la science, d’expliquer un jour le mystère de la vie.

Ces idées eurent peu de succès dans nos campagnes. C’est seulement à partir de la 2ème moitié du 19ème siècle qu’on voit apparaître les idées libérales à Silenrieux (voir les disputes entre le curé et l’administration communale sur l’école, voir le rapport sur le curé Henry).

En 1847, il y a encore 740 communiants sur 940 habitants, c’est-à-dire quasiment toute la population car les moins de 12 ans ne communient pas.

En 1898, la pratique religieuse s’estompe un peu mais la croyance est encore largement majoritaire ; la fréquentation de la messe du dimanche ne se fait plus que par 1/3 des hommes et presque toutes les femmes ; les offices de la semaine ne sont plus fréquentés que par une vingtaine de personnes ; le devoir pascal a été respecté par 500 adultes sur 1014 habitants.

Jusque la guerre 40-45, la majorité des habitants sont toujours chrétiens pratiquants ou non.

Depuis les années 50, la pratique religieuse ne cesse de baisser et devient même minoritaire (les chrétiens pratiquants ne représentent plus qu’un dixième de la population en l’an 2000). Seuls les sacrements catholiques lors des décès, des baptêmes et des mariages restent encore largement majoritaires. On n’enregistre que quelques enterrements civils (Louis Lambotte en 1940, Mr Bayet en 1975). Les baptêmes civils sont quasi inexistants mais les enfants qui ne sont pas baptisés sont en augmentation.

C’est surtout l’indifférence des problèmes spirituels qui domine.

La jeunesse se désintéresse du christianisme tout autant que des mouvements laïcs.

 

 

CHAPITRE 2 : LA RELIGION CATHOLIQUE

 

Nous venons de voir que la religion catholique a quasiment été la seule à influencer notre quotidien depuis le 9ème siècle. C’est pourquoi, toute la suite de cette partie est consacrée à celle-ci. Nous verrons d’abord l’organisation institutionnelle dans laquelle s’inscrit la paroisse de Silenrieux pour ensuite approfondir l’organisation même de la paroisse.

 

§ 1.  L’organisation institutionnelle

 

L’église catholique avec à sa tête le pape qui a son siège à Rome était très organisée et avait calqué son organisation sur l’administration civile de l’empire romain. Les civitates (cités romaines) donnèrent naissance aux diocèses (évêchés) ; ils avaient à leur tête des évêques.

 

 

1. Le diocèse de Tongres Maastricht Liège

 

A la limite au 4ème siècle entre le diocèse de Tongres et celui de Cambrai, Silenrieux fit probablement partie de celui de Tongres. Au 5ème siècle, les évêques se déplacent à Maastricht car Tongres fut dévastée par les Vandales en 406.

Sous St Hubert (705-727), on établit le siège du diocèse à Liège et celui-ci prit le nom de diocèse de Liège.

Silenrieux sera toujours repris dans le diocèse de Liège jusqu’au concordat.

Le concordat du 15 juillet 1801 entre le pape et Napoléon (ratifié le 10 septembre 1801) crée une nouvelle circonscription des diocèses : le diocèse de Namur est réorganisé et reprend entre autres Silenrieux. Le premier évêque du nouveau diocèse de Namur fut sacré le 30 mai 1802. Depuis lors, Silenrieux fait toujours partie du diocèse de Namur.

 

 

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Le diocèse de Liège

 

 

2. Les archidiaconés

 

Vu l’étendue du diocèse de Liège, 8 archidiaconés furent créés et regroupèrent plusieurs conciles ou doyennés. Silenrieux fit partie de l’archidiaconé de Hainaut.

A leur tête, un archidiacre est choisi par l’évêque parmi les chanoines du chapitre Saint Lambert de Liège.

Les fonctions de l’archidiacre : donner l’institution canonique des bénéficiers et des curés, présider aux réunions des curés de district, tenir dans les chefs lieux de ses doyennés des assemblées synodales appelées conciles généraux, porter des règlements de discipline et régler les conflits, visiter chaque année les églises, ériger des paroisses, contrôler les comptes de fabriques et des menses de pauvres, accorder des dispenses de bans de mariage, réprimer les abus et les crimes.

Il s’occupait aussi du tribunal judiciaire pour le clergé.

Sa compétence s’étendait sur les églises, les presbytères, les tables des pauvres et les cimetières ; sur les fautes des clercs et les péchés publics des laïcs tels que le concubinage, l’adultère, la violation du dimanche, l’omission du devoir pascal, les blasphèmes, etc… ; la peine infligée était le plus souvent une amende.

L’organisation des archidiaconés disparut à la révolution française (1794).

 

 

3.  Les doyennés

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Silenrieux dans le doyenné de Thuin

 

Au début du 10ème siècle, les paroisses sont rassemblées en groupes d’une dizaine appelées « décanies » qui deviendront doyennés.

L’église de Silenrieux fait partie à cette époque du doyenné de Thuin.

Le doyen est élu par et parmi les curés du doyenné. Ce choix doit être ratifié par l’évêque. Il continuait son sacerdoce de curé dans la paroisse d’origine en plus des responsabilités de doyen.

Les fonctions du doyen : visiter annuellement chaque paroisse, réunir les curés de son ressort, présider le synode qui traque les délits contre la morale, distribuer les Stes Huiles aux curés, donner l’institution canonique au recteur et bénéficier de ¼ chapelle, visiter les ¼ chapelles, bénir les cloches, conduire les lépreux aux maladreries, chanter les obsèques des curés et des nobles.

Silenrieux connut 2 doyens du concile de Thuin : Jean de la Croix de 1632 à 1661 et Thomas Baslaire de 1692 à 1703.

Après le concordat, on réorganise le tout et, en 1803, l’évêché de Namur dressa un 1er état des cures et succursales qui fut approuvé le 17/6/1803 ; un nouveau district religieux autour de Walcourt avec Silenrieux fut créé (le canton de Walcourt devient doyenné en 1837).

L’élection des doyens par les curés est supprimée. La nomination se fait par l’évêque parmi les personnes agréées par le gouvernement.

En 1979 suite à la fusion des communes, Silenrieux fera partie du doyenné de Philippeville et en 1998 de nouveau du doyenné de Walcourt suite au décret épiscopal du 20 juillet 1998.

 

 

4. La paroisse

 

Une paroisse est un groupement d’êtres humains vivant autour d’une église sous le gouvernement d’un curé chargé du service divin. L’érection d’une paroisse est subordonnée :

- à la constitution d’un douaire (un patrimoine), c’est-à-dire que toute nouvelle cure doit disposer d’une maison et d’un jardin près de l’église, de terres libres de toutes charges de cens et de rentes pour l’entretien du curé (voir « Douaire » dans la toponymie) ; en ce qui concerne ce patrimoine, Louis le Débonnaire en 818 décida que chaque paroisse devait être dotée d’un domaine agricole comprenant un bâtiment de ferme, 12 bonniers de terres et 4 serfs pour la culture (ceci assurait l’indépendance du clergé vis-à-vis du propriétaire du domaine) ;

- un baptistère et un cimetière pour accompagner les habitants de la naissance à la mort ;

- un curé pour instruire les fidèles et célébrer la messe, administrer les sacrements, gérer le domaine paroissial, secourir les pauvres ;

- une église pour réunir les fidèles.

C’est à l’église paroissiale que doivent se rendre les fidèles pour y communier une fois l’an et pour y entendre la messe le dimanche et les jours de fête. Elle a aussi le monopole d’une série de droits et sacrements (baptêmes et fonts baptismaux) et le bénéfice d’un cimetière ; les choix privilégiés selon le statut social du défunt sont un enterrement le plus près de l’autel, le long des murs du chœur à l’extérieur ou sous la gouttière de l’église (eau bénite).

Par conséquent, l’église qui a le rang de paroissiale doit se trouver à une distance permettant aux habitants d’un village d’y aller et d’y revenir le jour même.

Dans les domaines de l’abbaye de Lobbes dont faisait partie Silenrieux au 9ème siècle se trouvait toujours une église ou chapelle qui faisait office d’oratoire privé parfois dédié à un saint, mais qui fut souvent un lieu de culte dépendant d’une église mère élevée au rang de paroisse. L’église ou la chapelle privée au départ était une donation du propriétaire du domaine. Il y avait à Pas de la l’eau une chapelle Notre Dame dédiée à la Vierge Marie de l’Eau d’Heure qui se trouvait non loin des bâtiments seigneuriaux du domaine de Sileno Rivo. Est-ce le premier oratoire privé de Silenrieux ? Les anciens de 1807 parlent de cet endroit comme origine du village de Silenrieux.

Aux 8ème et 9ème siècles, l’église ou la chapelle de Silenrieux faisait probablement partie de la paroisse de Barbençon, l’une des 10 paroisses primitives du doyenné de Thuin.

C’est probablement dans le courant du 10ème siècle ou le début du 11ème siècle que Silenrieux devient une paroisse à part entière (voir le raisonnement sur le territoire de Silenrieux qui appartenait à l’abbaye d’Hautmont dans la partie politique). Silenrieux avait à la fin du 11ème siècle, une église en pierre construite probablement en 1076 (voir l’église), un cimetière où des tombes de la fin du 11ème siècle se trouvaient dans le chœur (voir le trésor monétaire de Silenrieux ci-dessous), la dîme à payer, un curé qui est cité en 1197 et enfin l’église est entière. Les églises entières seraient les églises primitives reconnues comme paroisse ; or Silenrieux fut une église entière.

Les nouvelles paroisses se créent au Moyen Âge car les paroissiens doivent pouvoir participer à la vie religieuse le plus facilement possible près de chez eux. Les limites des paroisses prennent souvent celles des domaines anciens. Les hameaux ne sont séparés du centre du village que de 5 à 6 kms.

Les limites de la nouvelle paroisse de Silenrieux comprend les limites de la commune avant la fusion (Gerlimpont compris) avec en plus la ferme de Maisoncelle, la rive gauche de l’Eau d’Heure qui va de Féronval à Badon actuellement sur Boussu ; mais il faut retirer la Bierlée qui était sur la paroisse de Yves dans le doyenné de Florennes.

En 1202, Vogenée et Fairoul auraient dépendu de la paroisse de Silenrieux. Fairoul devient une paroisse à part entière vers 1240.

En 1558, une carte confirme que Badon et Féronval propriétés du domaine seigneurial de Barbençon au 17ème siècle faisaient partie de la paroisse de Silenrieux. Cela vient du fait que l’ancien domaine de Silenrieux comprenait aussi la rive gauche de l’Eau d’Heure de Féronval à Badon.

Les paroisses doivent payer des droits épiscopaux et archidiaconnaux pour alimenter les revenus des évêques, des archidiacres et des doyens. Les églises entières (integra) payaient l’entièreté de ces droits ; une église médiane (media) payait la ½ de ces droits. La détermination entre église entière et médiane se faisait suivant le niveau de revenu et de richesse d’une église (paroisse). Comme droits, la paroisse devait payer tous les 4 ans une contribution appelée obsonium, et l’année suivante une autre appelée cathedraticum. Les 2/3 du cathedraticum allaient pour l’évêque, les 2/3 du reste pour l’archidiacre et le 1/3 du reste pour le doyen (soit 1/9). Quant à l’obsonium, les 2/3 pour l’archidiacre et le reste pour le doyen.

Silenrieux fut une église entière jusque 1627, puis devient une église médiane probablement à cause d’une déchéance des revenus suite aux guerres et à la reconstruction de l’église vers 1618.

On suppose aussi qu’à cette époque, on fusionna le bénéfice des autels latéraux (Ste Anne et St Jacques) avec le pastorat de l’autel principal pour encore y augmenter les revenus.

Des changements importants interviennent dans la vie de nos paroisses à la révolution française.

- Un premier arrêté du 6 décembre 1796 interdit le port du costume ecclésiastique en public.

- Le 26 janvier 1797, on oblige le prêtre de prêter serment devant la république et de se soumettre ; malgré ces mesures, les prêtres insermentés continuèrent à remplir leurs fonctions.

- Le 31 août 1797, le directoire ordonna de proscrire tous les signes extérieurs du culte c’est-à-dire les statues, les croix, même celles qui couronnaient les clochers des églises.

- Vu l’insuccès de la loi du 26 janvier, le 5 septembre 1797, une nouvelle loi fut promulguée ; les prêtres devront désormais prêter serment de haine à la royauté et d’attachement et de fidélité à la république et constitution de l’an III. Le directoire a le pouvoir de déporter les prêtres qui troublent la tranquillité publique.

Face à ces lois de 1796-97, beaucoup de prêtres dont le curé Lecoq de Silenrieux refusent de prêter le serment de haine à la royauté et les autorités locales ne prêtèrent pas leur soutien à la fermeture des églises et aux mesures de l’administration française ; on fit des messes aveugles dans l’église avec l’accord des autorités locales et dans le cimetière ; le curé sans ornement était confondu dans les rangs des fidèles.

Par représailles, les fidèles furent privés de leur église et de la cure qui seront mises sous séquestre suite à l’arrêté du 26 octobre 1797 ; la cure fut vendue comme bien national le 26 décembre 1798 ; le curé Lecoq fut interdit de célébrer les offices et a dû se cacher pour éviter la déportation suite à la loi du 4 novembre 1798 ; les Français durent recourir aux commissaires spéciaux salariés aux frais de la commune et accompagnés d’un peloton de cavalerie pour enlever tous les signes extérieurs du culte.

A partir de 1800, les paroisses connaissent un certain apaisement ; le 22 juillet 1800, on remet le repos du dimanche.

Le concordat conclu en juillet 1801 et promulgué le 18 avril 1802 assurait au culte la liberté, aux fidèles la jouissance des églises et aux prêtres un traitement convenable. Désormais, les évêques nommeront au cure des personnes qui doivent être agréées par le gouvernement. Les églises rouvrent, les croix et coqs réapparaissent sur les clochers, les processions reviennent, les cloches sonnent à nouveau.

Après la réorganisation du diocèse de Namur vers 1803, la paroisse de Silenrieux perd Badon et Féronval et gagne la Bierlée.

En 1979, Gerlimpont devient paroisse de Walcourt.

 

Falemprise

 

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Le couloir des usines métallurgiques de Falemprise (© IRPA)

Falemprise fut paroisse de Silenrieux jusqu’en 1809.

Il y avait à Falemprise une chapelle dédiée à Saint Pierre qui se trouvait dans le hall des usines métallurgiques : « d’orient à la chapelle castrale à Falemprise » (18ème siècle).

A la fin du 18ème siècle, ce qu’on appelle chapelle à Falemprise n’est qu’un corridor chez Mr Paul de Maibe au bout duquel on poste un autel de campagne.

En 1809, Falemprise fut annexé à la paroisse St André de Soumoy car, en hiver, il est difficile de quitter la vallée.

Depuis lors, la commune de Silenrieux participe aussi aux dépenses de la fabrique d’église de Soumoy ; le 23 mars 1876, Silenrieux diminue sa quote part. En réponse Soumoy fera payer une indemnité pour l’inhumation des morts de Falemprise et une intervention dans les frais extraordinaires et grosses réparations de l’église. Finalement, un accord est conclu : la commune de Silenrieux paiera le 1/3 des dépenses à la fabrique de Soumoy.

 

La titulaire de la paroisse de Silenrieux : Ste Anne.

Chaque paroisse a son église consacrée qui reçoit pour sa mise en usage un titre (c’est-à-dire être dédiée ou dédicacée à un Saint). Le jour de cette consécration s’appelle la dédicace (ou ducasse) et sera fêtée comme anniversaire de la consécration paroissiale.

L’église de Silenrieux est dédiée à Sainte Anne. Dès le 5ème siècle, Sainte Anne est honorée en Orient, en Occident, mais son culte semble dater des croisades. Constantinople avait une église Ste Anne vers l’an 550 sous l’empereur Justinien I. On en cite une autre fondée en 705 par Justinien II. C’est en 710 que le corps de Ste Anne aurait été sorti de Palestine pour Constantinople. Et c’est ainsi que plusieurs églises peuvent obtenir des reliques. Pour Silenrieux, Il est fort probable que Ste Anne y a remplacé un titulaire plus ancien au 16ème ou début du 17ème siècle, car Ste Anne occupe dans l’église un autel latéral. Le culte de Ste Anne a été très répandu dans nos régions à cette période. Il est probable que St Matthieu fut l’ancien titulaire de Silenrieux car la ducasse (fête de la dédicace de l’église) se fait toujours le dimanche après la St Matthieu. Mais d’autres hypothèses sont aussi possibles :

- St Jacques car il y avait un autel St Jacques, un quartier St Jacques à Silenrieux et St Jacques se fête le week-end après le 25 juillet, c’est-à-dire le même week-end que Ste Anne qui suit le 26 juillet.

- La Sainte Croix car, lors de la destruction de l’ancienne église, on y a retrouvé une relique de la Ste Croix de notre seigneur qui provenait du sépulcre du maître autel et qui fut déposée lors de la consécration de l’ancienne église en 1619.

- La Vierge Marie car l’ancienne chapelle non loin de la maison du seigneur à Pas de la l’eau aujourd’hui disparue s’appelait la chapelle de la Vierge Marie de l’Eau d’Heure.

 

 

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