Feuille d'édification chrétienne








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LE

MESSAGER ÉVANGÉLIQUE

Feuille d'édification chrétienne

Que le Seigneur incline vos cœurs à l'amour de Dieu et à la patience du Christ!

2 Thessaloniciens 3, 5.
_______________________________________

SOIXANTE-QUATRIÈME ANNÉE

1923


LE MESSAGER ÉVANGÉLIQUE

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LA PIERRE DE SECOURS
1 Samuel VII, 2-14.
Une nouvelle année commençait. Vingt ans s'étaient écoulés depuis que l'Éternel, prenant en main sa propre cause, après le péché de son peu­ple, avait ramené sur le territoire d'Israël son ar­che, gardien de sa loi et signe de sa présence au milieu des siens. Hélas! pendant ces vingt an­nées de grâce, le cœur du peuple n'avait pas changé; il était encore asservi aux Philistins, ce type du monde établi dans les limites .du pays de la promesse ; Israël se prosternait encore devant les faux dieux des nations. Cependant il avait la conscience douloureuse du joug que Ce peuple hos­tile et idolâtre faisait peser sur lui.

Cet état du peuple ne nous fournit-il pas une leçon sérieuse ? Au milieu de toutes nos infidé­lités, Dieu a eu pitié de nous qu'il avait appelés à être ses témoins en face du monde qui nous en­vironne. Il n'a pas permis que sa présence ail mi­lieu de ceux qui sont réunis il son nom pût être oubliée; et en même temps il n'a pas permis que sa Parole, jadis ignorée pendant des siècles de ténèbres, fût de nouveau enterrée et enfouie, Á cet égard la Réforme d'autrefois subsiste encore. Mais qu'avons-nous fait, nous chrétiens, d'une telle grâce? Avons-nous, pour la reconnaître, a­bandonné nos misérables idoles, pour nous atta­cher uniquement à la parole divine? Avons-nous résolument secoué le joug du monde qui nous op­prime? Répondons à cette question au seuil d'une année nouvelle, où l'occasion sérieuse et solen­nelle nous est offerte de le faire.

Aujourd'hui, comme au temps de Samuel à Mitspa, la voix de Celui que Dieu nous a donné pour Chef et pour Conducteur, s'adresse à nous. Celui qui nous avait rassemblés autrefois pour lui rendre témoignage au milieu du monde, nous rassemble encore sur le terrain même qui jadis avait été le témoin de notre affranchissement (Genèse XXXI, 45-54). Et dans quel but? Est-ce pour nous faire prendre de nouvelles résolutions qui ne seront pas plus exécutées que les anciennes ? Non, il s'agit d'actes. Le Seigneur attend de nous des actes.

C'est ce qu'Israël comprit alors. D'un commun accord ils ôtèrent du milieu d'eux les Baals et les Ashtoreths. Mais, remarquez-le, cet acte, quelque absolument nécessaire qu'il fût, ne changea rien à la condition du peuple. Abandonner extérieure­ment les choses qui sont pour nous des idoles, ne remédie pas à notre ruine. Il faut que, réunis de nouveau autour du Seigneur, au lieu même où la délivrance a été réalisée autrefois, nous sentions, dans le fond de nos consciences, que nous avons «péché contre l'Éternel» ; il faut que nous en exprimions l’humiliation, comme le fit Israël « en jeûnant ce jour-là»; il faut enfin, qu'ayant perdu toute confiance en nous-mêmes, nous ayons confessé devant Lui que notre condition est celle d'une extrême faiblesse, que nous sommes sans aucune force. C’est ce que firent les Israélites en ce jour-là, quand ils « puisèrent de l'eau et la ré­pandirent devant l'Éternel.»

Ah ! Si c'est dans cet esprit que le premier jour d'une nouvelle année nous rassemble, quel en sera le résultat ? Précisément parce que, ayant rompu avec nos idoles, nous confesserons, dans l'humi­liation, n'être rien et ne rien pouvoir vis-à-vis de la puissance de l'Ennemi, nous ferons l'expé­rience que cette puissance qui veut se servir du monde pour nous asservir de nouveau, n'a aucun effet, sur Celui autour duquel nous sommes ras­semblés. Nous l'entendrons de nouveau nous dire: « Vous aurez de la tribulation dans le monde, mais, ayez bon courage, moi j'ai vaincu le monde. »

Alors nos ennemis n'entreront plus dans nos confins; alors nous pourrons dresser «la pierre de secours » dans la conscience que, s'il «nous a secourus jusqu'ici» il nous secourra encore et le fera jusqu'au bout. N'a-t-il pas dit: « Voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la consom­mation du siècle » (Matthieu XXVIII, 20.)

H. R.

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LETTRE AUX JEUNES FRÈRES
1er Janvier 1923.
Chers jeunes frères,
Un frère âgé qui attend journellement le Sei­gneur, mais réalise aussi chaque jour que le temps de son départ est proche, désire vous écrire en­core quelques paroles affectueuses d'exhortation et d'encouragement.

J'ai connu certains vieillards pieux qui, voyant approcher la fin de leur carrière, ont adressé des conseils aux jeunes frères avec la pen­sée que ces derniers auraient à leur succéder dans le témoignage. Á vue humaine, une telle éventualité était possible, disons même probable, mais ils oubliaient que des conseils, basés sur la durée du témoignage, supposent toujours que la venue du Seigneur n'est pas très prochaine.

Ce n'est donc pas pour vous entretenir du rôle qui vous incombera quand le Seigneur aura retiré vos conducteurs, que je tiens à vous adresser ces lignes, mais, au contraire, pour insister sur le fait que le temps où il vous est possible de rendre té­moignage arrive à son terme et que nous nous trouvons à «la dernière heure ». Je suis persuade que vous serez convaincus de cette vérité si vous avez la Parole de Dieu pour guide habituel.

Or la négligence de cette Parole est le grand danger que courent les jeunes frères de la géné­ration présente. Je voudrais avant tout que les jeunes chrétiens ne se contentassent pas d'une lecture hâtive de leur Bible, comme pour se libé­rer d'un devoir, ce qui est autant que de ne pas la lire du tout. Mais, bien plus, je voudrais les voir étudier leur Bible avec prière et avec le désir ardent d'être enseignés par le Saint Esprit pour la comprendre.

Dans ce but, quelques conseils pourraient vous être utiles : commencez par vous attacher à l'é­tude de la partie du saint Livre que le Seigneur placera devant vous. Lisez cette partie. Et la reli­sez plusieurs fois d'un bout à l'autre. Notez pour vous mêmes les quelques vérités qui vous auront frappés. Vous les recevrez directement de Celui qui veut que vous écoutiez son enseignement. Sans doute votre provision ne manquera pas d'être d'abord fort petite, mais elle vous sera d'au­tant plus précieuse que vous l'aurez reçue du Seigneur lui-même, tout en s'entant votre pauvreté spirituelle, expérience qui vous est profitable.

Ayant terminé ce travail et constaté ses maigres résultats, consultez les «Études sur la Parole », ou aussi quelque ouvrage de moindre importance; vous serez alors frappés des flots de lumière qu'ils ajouteront à vos faibles connais­sances, Beaucoup de ces écrits ont une valeur in­comparable pour vous édifier, et dites-vous bien que le Seigneur ne vous les a pas donnés pour que vous les ignoriez ou vous passiez de les lire. Ceux qui s'en passent demeurent généralement très ignorants des pensées de Dieu. Pour les uns, il y a paresse coupable qui craint l'effort requis pour s'approprier ces écrits ; ils méprisent ainsi ces dons de Dieu, comme s'Il les avait envoyés pour eux. D'autres, plus orgueilleux, pensent pouvoir acquérir pour eux-mêmes et sans y être aidés, les connaissances que ces écrits leur appor­tent. J'ai souvent remarqué que cet orgueil reçoit sa punition judiciaire dans l'ignorance où ces chrétiens se trouvent de vérités élémentaires familières à de très jeunes enfants dans la foi.

Vos devanciers, chers jeunes frères, se sont nourris de ces écrits et ont été affermis par eux dans la connaissance des vérités que la Parole nous présente, car la Parole est la sauvegarde par excellence de ceux qui traversent les temps heureux actuels. Lisez, étudiez, méditez pour vous en convaincre, toute la seconde épître à Timothée.

Chers jeunes frères, vous êtes-vous assez appro­prié les vérités capitales sans lesquelles le témoi­gnage qui vous est confié n'existerait pas? Avez­-vous senti l'immense importance de ces vérités du commencement, que vous êtes responsables de maintenir vis-à-vis de toutes les sectes de la chré­tienté protestante qui vous entoure? Le Seigneur vous a accordé le privilège de faire partie de son témoignage jusqu'à Sa venue, car c'est maintenant le dernier témoignage et il n'y en aura pas d'autre; mais e'est un fait solennel que, si vous n'y appartenez que d'une manière exté­rieure, vous en perdrez le bénéfice et la récom­pense. C'est en effet, une immense bénédiction d'être lié à un témoignage suscité pour ces derniers temps, mais c'est en même temps, une im­mense responsabilité. Si nous la traitons légère­ment, elle peut entraîner, à la fin de notre car­rière, la perte de toute récompense ; une cou­ronne perdue qui ne sera jamais retrouvée!

Seriez-vous assez peu versés dans la vérité pré­sente, pour ignorer en quoi consiste le témoi­gnage actuel dont vous faites partie? En vous le confiant, Dieu n'a pas d'autre but que de remet­tre en lumière les vérités, encore ignorée alors du grand réveil de la réforme, mais communiquées jadis par le ministère des apôtres. Ces vérités comprennent la position céleste et l'affranchisse­ment du chrétien, la possession du: Saint Esprit, les dons envoyés du ciel par le Seigneur à son Église ; cette Église, un corps dont Christ est la Tête glorieuse; la venue prochaine du Seigneur, espérance constante de l'Épouse ; et enfin les vé­rités prophétiques qui opèrent chez les croyants, une vraie séparation du monde en leur annonçant les terrible jugements qui fondront sur la chré­tienté apostate.

Si vous ignorez ces choses, vous aurez peut-être encore le temps de vous en enquérir: c'est« la onzième heure» ; mais dire: « Je les connais », ne suffit pas à contenter Celui qui vous les a confiées.

Ce que je viens de vous dire m'amène à vous parler de vos autres lectures. Il n'est pas éton­nant que la jeunesse, ayant le besoin de s'instruire, s'adonne dans ce but, à la lecture. Mais la lecture est souvent nuisible eu ce qu'elle rem­place la Parole des aliments auxquels le cœur naturel trouve plus de goût qu'à là nourriture, céleste. Vous pouvez éviter cet écueil en recher­chant les nombreux écrits qui, par l'histoire, les découvertes archéologiques, les voyages, les mé­moires, la géographie, les sciences naturelles, etc., vous mettent en rapport plus ou moins direct avec les Écritures.

Quelques-uns de mes jeunes frères, sérieux, dé­sireux de servir fidèlement le, Seigneur, et se nourrissant de la Parole, pourraient exprimer leur découragement en entendant dire parmi nous que ce témoignage lui-même a été ruiné par notre faute, et qu'il n'a jamais été selon les voies de Dieu de rétablir, dans sa puissance et sa fraîcheur primitive, un témoignage ruiné par l'homme. Á ces frères nous pouvons dire avec l'apôtre écri­vant au jeune homme Timothée: «Dieu ne nous a pas donné un esprit de crainte, mais de puissance, d'amour et de conseil. N'aie donc pas honte du témoignage de notre Seigneur » (2 Timothée I, 7-8.)

Notre infidélité n'a rien changé à ce témoi­gnage. Je le répète: Lisez souvent la seconde épître à Timothée, cette épître du témoignage de la fin et des ressources infaillibles que Dieu nous donne quand tout est ruiné. Vous verrez que rien n'est changé du côté de Dieu et que le Seigneur peut être aussi honoré aujourd'hui qu’aux pre­miers jours de l'histoire de son Église. Que dit l'apôtre ? « Toutefois le solide fondement de Dieu demeure, ayant ce sceau: «Le Seigneur connaît ceux qui sont siens,» et: «Que quiconque pro­nonce le nom du Seigneur, se retire de l'ini­quité» (II, 19.)

Chers jeunes frères sérieux et fidèles, ne vous découragez pas; persévérez dans le chemin de la foi, du dévouement à Christ, de la séparation du mal sous toutes ses formes. Soyez-en assurés, et nous qui vous avons devancés dans la carrière, pouvons le certifier : vous ne trouverez que dans ce chemin le repos, la joie, la paix, l'assurance et la force.

Et vous, mes jeunes amis, sur lesquels le monde a déjà exercé son influence, sans que, peut-être vous vous doutiez encore du terrible danger:qui vous menace, hâtez-vous de secouer les chaînes dont Satan cherche à vous lier: «le péché qui enveloppe si aisément» ; fuyez «les convoitises de la jeunesse », afin que vous aussi vous soyez des témoins fidèles du Seigneur, de sa grâce et de sa vérité.

Enfin, n'oubliez pas que tout, christianisme pratique s'appuie sur deux piliers: la Parole et la Prière. Sans là prière vous ne pouvez avoir de communion avec le Seigneur, sans la prière la Parole sera pour vous lettre morte; mais aussi sans la Parole vous ne pouvez connaître ni Dieu, ni Christ, ni le monde, ni vous-mêmes, ni le passé, ni le présent, ni l'avenir, ni le moyen de plaire à Dieu et de glorifier votre Sauveur dans ce monde de ténèbres

Votre affectionné vieux frère.

H.R.

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RECUEIL D'EXHORTATIONS ET D'APPELS ¹
N° 1
Deuxième épître de Jean.
Il est frappant de voir que cette épître, d'une si grande valeur malgré sa brièveté, ne soit a­dressée ni à une assemblée, ni même, à un serviteur de Dieu, occupé de l'œuvre, mais à une dame. L'Esprit de Dieu voulut montrer par là que les recommandations, les exhortations du Sei­gneur s'adressent à chacun de nous individuel­lement, et qu'elles mettent la femme à laquelle sied, la modestie (chacun de nous le sait, mais c'est trop souvent oublié de nos jours) dans une position de responsabilité relativement à la vérité et à l'erreur. Ceci n'est pas seulement le cas des frères; chaque sœur est aussi responsable.
¹ Les Méditations que nous publions sous ce titre ont été recueillies, il y a une quarantaine d'années, par un jeune frère, A. J., dont la courte carrière fut marquée par un grand zèle pour le service de son Maître. On me rapporte de lui cette parole caractéristique: « Il ne vaut pas la peine de vivre, si ce n'est pour servir le Seigneur. » Que l'exemple de sa foi encou­rage beaucoup de frères, jeunes comme lui, à suivre le même chemin. H. R.
Il est donc important de considérer ce que cette épître nous enseigne.

Trois choses y sont présentées spécialement et reviennent fréquemment sous la plume de l'apô­tre ; ces trois choses sont: la vérité, l'amour et l'obéissance; elles sont intimement unies ; impossible de les séparer; elles se déduisent pour ainsi dire, et dépendent l'une de l'autre.

Jean s'adressait à une personne chrétienne, à une personne qui était dans la relation d'enfant de Dieu. Je pense que nous tous, ou du moins une grande majorité de ceux qui sont ici, nous som­mes dans cette position, et savons que nous som­mes enfants de Dieu. C'est un immense privilège, non pas seulement de savoir que nous sommes pardonnés, mais de savoir d'une manière con­sciente et ferme que nous sommes enfants de Dieu. Il y a là infiniment plus que la relation de la créature avec le Créateur, car c'est une rela­tion profonde qui résulte de l'œuvre du Sei­gneur: Jésus. Et ce n'est pas seulement une œuvre de pardon, qui a pour effet d'ôter le fardeau de nos péchés; mais une œuvre qui nous introduit dans la même relation que le Seigneur Jésus avec son Père. C'est pourquoi Jean s'exprime ainsi, dans la première épître, au chap. II : «Je vous écris, enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés par son nom.» Après cela, l'apôtre s'a­dresse a trois classes de chrétiens: aux jeunes gens, aux petits enfants, et aux frères. Mais ce qui était dit aux petits enfants, c'est qu'ils connaissaient le Père. C'est le privilège du plus petit enfant de Dieu, de jouir de la relation avec Dieu comme Père.

Eh bien, c'est des enfants que parle la deu­xième épître de Jean, de ceux qui savent que leurs péchés sont pardonnés. Pour eux, il est fait mention des trois choses citées plus haut, aux­quelles ils doivent être attentifs.

Des séducteurs, des hommes qui ne recherchent pas la gloire de Dieu sont survenus; l'apôtre exhorte la dame élue et ses enfants à ne pas sa­luer ces hommes-là, à ne pas les recevoir dans leur maison, de peur de participer à leurs mau­vaises œuvres. Il n'est pas question ici du monde et d'hommes du monde, mais d'un mal qui a surgi dans l'Église, qui monte comme une marée de fausses doctrines, d'inventions humaines, au lieu de la Parole de Dieu. Et nous savons combien c'est le cas de nos jours. Être séparés de tout cela, n'avoir aucune relation avec ces hommes, de peur de participer à leurs mauvaises œuvres, voilà ce qui est important pour nous. Et pour cela, ces trois choses, la vérité, l'amour et l'obéissance sont absolument nécessaires.

La vérité; combien ce mot revient souvent dams les trois premiers versets de cette épître! Qu'est­-ce donc que la vérité? C'est de connaître les cho­ses telles, qu'elles sont en réalité aux yeux de Dieu. Par où pouvons-nous arriver à cette connais­sance ? Pas par notre esprit, assurément; pas par les raisonnements de la science et de l'intel­ligence humaines; mais seulement par Dieu, seu­lement par la lumière de Dieu. Et où la trouve­rai-je, la vérité? Dieu n'a pas voulu nous laisser ignorants, ni rendre cette connaissance si élevée qu'il n'y ait que les savants qui puissent y attein­dre. Au contraire, elle est à la portée des plus petits, des plus faibles. Elle a pris un corps, un corps d'homme, en la personne du Seigneur Jésus venu sur cette terre. Lui-même a dit: « Je suis la vérité» ; si donc je connais Jésus, je connais la vérité; mais il s'agit d'une connais­sance intime, réelle, profonde, connaissance que nous pouvons acquérir seulement dans la Parole de Dieu, où Dieu nous fait connaître le Seigneur Jésus.

Chacun de nous, le plus petit enfant d Dieu, a le privilège de connaître la vérité, quoique pas dans toute son étendue; cependant il la possède. Connaître Jésus comme son Sauveur, voilà le secret pour arriver à la connaissance de la vérité. Ah ! Cela ne demande pas de longues études; nous n'avons qu'à aller à la croix où s’est révélé en Jésus tout l'amour du cœur de Dieu. La sain­teté, la justice, ces deux caractères de Dieu, l'œuvre de Jésus les montre à la croix. Mais e'est avant tout à la croix que je connais l’amour du Père, cet amour insondable qui a livré son pro­pre Fils pour que nous ayons la paix par Son sang, et pour que nous puissions dire à Dieu : Père..

Il va encore une chose: la vérité, cette lu­mière précieuse de Christ nous fait connaître ce qu’est l'homme. Tous les livres des hommes, toutes ses maximes de morale, si sages, si parfaites qu'elles puissent paraître, ne peuvent pas nous révéler le cœur de l'homme, notre cœur ­comme la Parole de Dieu le fait. Cette lumière brillante qui pénètre partout, nous fait connaître toute la grandeur de notre péché, toute la pro­fondeur de notre ruine. La vérité, Christ, nous révèle Dieu, et nous révèle à nous-mêmes. Pierre, quand Jésus le rencontre pour la première fois, pêchant dans le lac de Génésareth, et qu'i1 lui fait faire cette pêche miraculeuse, Pierre tombe à genoux, tout effrayé, disant: «Seigneur, re­tire-toi de moi, car je suis un homme pécheur. » Ainsi il apprend à connaître Dieu et à se con­naître ; il apprend à la fois la vérité quant à Dieu et quant à lui-même.

Mais encore la vérité quant au monde, qui nous la fera connaître ? Jésus Christ. Le monde a manifesté toute sa haine contre Lui en le cruci­fiant ; aussi Dieu considère le monde comme une race condamnée qui attend le jugement qu'elle a mérité.

La vérité me fait donc connaître Dieu, moi-même et le monde. En connaissant Jésus; nous avons cette connaissance. Si donc, nous avons été amenés aux pieds du Seigneur, comme pécheurs ruinés ; si nous avons vu la justice et la sainteté de Dieu à la croix ; Si nous avons fait la découverte que cette œuvre est pour nous; pour chacun individuellement, si, d'une part, nous avons entrevu tout l'amour de Dieu pour nous et toute l'inimitié, l'état moral affreux du monde, d'autre part, alors une chose est mise dans nos cœur par le Saint Esprit: c'est l'amour. Oui l'amour est la conséquence naturelle de la vérité quand celle-ci est connue en réalité par l'âme.

Quand nous avons vu cet amour pour nous, misérables pécheurs, ce qui se produit, c'est que nous aimons Jésus en retour, parce qu'Il nous a aimés le premier. C'est seulement ainsi que nous pouvons l'aimer réellement. Lorsque les deux disci­ples allaient à Emmaüs, leurs cœurs étaient at­tristés; pourquoi ? Parce qu'ils avaient perdu de vue la vérité, c'est-à-dire les paroles du Sei­gneur Jésus, que le troisième jours il ressusciterait. Mais pendant que Jésus leur parle des choses que les prophètes avaient annoncées, leurs coeurs brûlent au dedans d'eux. La vérité avait désormais toute sa puissance sur leurs cœurs. C'est que la vérité n'est pas cette lumière froide qui ne répand aucune chaleur autour d'elle ; c’est un soleil ardent, qui réchauffe puissamment.

Chers amis, connaissons-nous cet amour auquel la vérité nous conduit ? Connaissons-nous quelque chose de ce cœur qui brûlait au-dedans des deux disciples ? « Tu sais que je t’aime », disait Pierre au Seigneur, quand il lui demandait par trois fois ; et nous, connaissons-nous Jésus, de manière à pouvoir lui dire, quelque faible que soit notre cœur : Toi qui sait toutes choses, tu sais qu’il contient quelque chose pour toi. L’amour ne peut se séparer de la vérité, rappelons-le-nous bien.

Si je possède un ami, je l’aime tel qu’il est, tel que je le connais, et plus je l’aime plus j’ai le désir de la connaître davantage. Il doit en être de même quant au Seigneur Jésus ; aimons-le de manière à n’abandonner aucune des vérités que son caractère nous a révélées ; aimons-le d’un amour réel, comme son amour à Lui pour nous est réel.

Une troisième chose découle des deux premières : c’est l’obéissance. L’amour pour le Seigneur Jésus ne se manifeste pas dans des accès de tendresse, ni dans de grands transports, mais dans l’obéissance à ses commandements. Ceux-ci ne sont pas les commandements de la loi, qui ont retenti avec le Sinaï, ils étaient pour un peuple terrestre. Ce qui nous est commandé, c’est de marcher comme il a marché ici-bas, c’est de suivre en tous points sa précieuse Parole. L’obéissance ne consiste pas à trier, dans sa Parole, ce qui nous convient ; à dire : ceci je le ferai ; cela est moins important ; je le ferai avec moins de soin. Non ; tout ce que Dieu nous commande a une égale importance. Dieu parle-t-il de notre état de péché par nature, et de l’œuvre qu’il a fallu pour nous en retirer, de ses éternels conseils d’amour envers nous et du Seigneur Jésus qui les a pleinement accomplis ; parle-t-il de notre responsabilité actuelle, et de notre gloire à venir, tout a une importance égale. Nous n’avons nullement à dire: ceci est important, cela est secon­daire. La vraie obéissance est de se conformer en tout au désir de notre Maître. Elle ne consiste pas seulement à ne pas faire telles choses qui sont défendues, mais à faire ce qui nous est enseigné. Tous les commandements de Dieu sont également précieux et divins.

Quant à notre salut, quant à notre relation avec Dieu, quant à notre marche au milieu d'une génération perverse, en séparation d'avec tout mal, tout fait partie de son commandement. Nous sommés invités à nous aimer les uns les autres, à ne pas négliger le rassemblement de nous-mêmes, à ne nous inquiéter d'aucun souci matériel ; ton­tes ces choses sont ses commandements. Rien n'est sans importance on n'a moins de valeur parmi ces instructions de Dieu; retenons-le bien. En rapport avec cela, nous trouvons la recommanda­tion sérieuse de ne point pactiser avec ceux qui ont abandonné le témoignage, et qui sont ici nom­més séducteurs.

Ah ! Comme on aimerait souvent ne pas abandonner ceux qui se sont écartés de la vérité! Mais la Parole de Dieu est formelle: «celui qui le salue participe à ses mauvaises œuvres ». Nous avons la ressource de prier pour ceux-là, nous pouvons certainement continuer à les aimer. Mais est-ce une raison, si de bien-aimés enfants de Dieu ont fait fausse route, pour que je les suive ? Marcher dans l'amour et dans la vérité, selon Christ, et ne pas m'en écarter, voilà ce que je dois faire. L’obéissance est le critère, la marque à laquelle on reconnaît le véritable amour. Nous avons à faire bien attention. Que Dieu nous donne de connaître, d'aimer toujours plus le Sei­gneur Jésus et d'en rendre témoignage par une marche séparée de tout ce qui n'est pas en rapport avec Dieu: de vivre toujours plus dans l’obéis­sance et de savoir aussi aimer dans la vérité comme il est dit ici.

A. L.

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