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RÉPUBLIQUE DU TCHAD

MINISTÈRE DE L’ELEVAGE ET DES RESSOURCES ANIMALES




UNION EUROPÉENNE







Projet d'Appui à la Filière Bovine

PAFIB

ETUDE DE L’INVENTAIRE DES MARCHES A BETAIL ET AIRES D’ABATTAGE EN ZONE RURALE ET PERIURBAINE A REHABILITER OU A AMENAGER LE LONG DE « L’AXE NORD » DE COMMERCIALISATION

Rapport final

NDEH DESSOU et NODJITOLOUM Justin

Novembre 2010

SOMMAIRE

  • Résumé

  1. Contexte et justification

  2. Les objectifs de l’étude

  3. Problématique de l’étude

  4. Résultats des recherches documentaires

  5. Résultats de la mission de terrain

    1. Liste des aires d’abattage potentielles et des types d’aménagements et de réhabilitations

      1. Tableau des aires d’abattage

      2. Tableau de fréquentation des aires visitées

      3. Tableau des aires d’abattage à réhabiliter

      4. Tableau des aires d’abattage à aménager

    2. Liste des marchés visités et des types d’aménagements et de réhabilitations

      1. Tableau des marchés à bétail visités

      2. Tableau de fréquentation des marchés hebdomadaires

      3. Tableau des marchés à bétail à aménager sur « l’axe nord » de commercialisation

  6. Marché à bétail et aires d’abattage de N’djaména

  7. Gestion des aires d’abattage et marchés à bétail

  8. Aménagement des Postes de sortie à l’exportation

    1. Poste de sortie de Nguéli

    2. Poste de sortie d’Amndjaména Farah

  9. Carte des marchés et aires d’abattage à réhabiliter ou à aménager

  10. Coût du Projet

    1. Cas du PASEP de 2002

    2. Estimation des coûts d’investissements par la mission



  • Annexes

  • Annexe 1 : Termes de référence

  • Annexe 2 : déroulement des activités

  • Annexe 3 : Compte- rendu de l’atelier préparatoire de la mission

  • Annexe 4 : composition de l’équipe de mission

  • Annexe 5 : feuille de présence pour experts

  • Annexe 6 : fiche questionnaire

  • Annexe 6 : synthèse des réunions et séances de travail

  • Annexe 8 : allocution du Ministre de l’Elevage et des Ressources Animales à l’ouverture de l’atelier de restitution des résultats de la mission de terrain

  • Annexe 9 : compte-rendu de l’atelier de restitution

  • Annexe 10 : recommandations de l’atelier

  • Annexe 11 : motion de remerciement

Résumé

La présente étude vise à préciser les ouvrages prioritaires susceptibles d’être réhabilités ou aménagés sur les aires d’abattage et les marchés à bétail définis dans les deux composantes du PAFIB, à savoir : « amélioration de la qualité et des conditions de vente formelle du bétail vendu sur pied » et « Emergence de l’industrie de la transformation et conditionnement de la viande et renforcement des boucheries /charcuteries artisanales ».

Au préalable, des travaux de recherches documentaires ont été réalisés par les experts chargés de l’étude à la bibliothèque du laboratoire de Recherches vétérinaire et Zootechnique et, au Projet d’Appui aux Système d’Elevage Pastoral (PASEP) ; ces recherches ont permis de capitaliser des informations relatives aux abattoirs, aires d’abattage et, aux marchés de bétail au Tchad et dans d’autres pays africains.

Un atelier préparatoire de la mission de terrain a réuni les acteurs de la filière bétail/viande en préalable de manière à citer et préciser les aires d’abattage et les marchés à bétail potentiels situés dans l’espace pilote du projet. A l’issue de cette rencontre les informations recueillies ont servi de feuille de route pour la descente sur le terrain.

Sur le terrain, les premiers interlocuteurs de l’équipe sont les responsables des services déconcentrés du Ministère de l’Elevage et des Ressources Animales qui sont informés du mobil de la mission et, qui prennent des contacts avec les autorités locales et les acteurs de la filière bétail/viande pour des séances de travail.

Après la séance de travail avec les autorités locales pendant laquelle les explications relatives au but de la mission sont fournies par l’équipe de la mission, des concertations entre ces différents responsables (Gouverneur, préfet, maire, ou, chef traditionnel et ses sujets) sont organisées pour décider du maintien ou de l’attribution d’un autre site pour le marché à bétail ou l’aire d’abattage.

Une autre rencontre de travail est réalisée avec les différentes organisations des professionnelles de la filière, au cours de laquelle des fiches de questionnaires sont utilisées pour recueillir leurs avis concernant les ouvrages à construire, les sites indiqués, les périodes de pointe de flux des animaux sur les marchés et, ceux abattus. Après cette séance, les deux groupes (autorités locales et les OP) se retrouvent pour convenir sur l’attribution d’un nouveau ou le maintien de l’ancien site à aménager ou réhabiliter pour le marché à bétail ou l’aire d’abattage.

Les autorités locales, les organisations des professionnels et l’équipe de la mission font la descente sur le site indiqué pour sa délimitation et la prise des coordonnées GPS du lieu.

Au total douze (12) aires d’abattage sont recensées dont, trois (3) sont en construction dans le cadre du Projet PASEP. Il s’agit de la construction d’un mini abattoir à Massakori et, des aires d’abattage de Dourbali et d’Amndjamena Bilala.

Deux (2) anciennes aires d’abattage construites dans les années soixante quatre (1964), précisément celles de Bitkine et de Moussoro sont à réhabiliter.

Les sept autres (Bokoro, Négoura, Karmé, Bili, Moîto, Massaguet, Gama) sont des nouveaux sites à aménager.

En somme, les ouvrages sollicitées par les différentes OP se résument à la construction de : point d’eau (château équipé de panneaux solaires ou groupe électrogène), clôture, toilette, vestiaire, logement gardien, hangar de séchage des cuirs et peaux.

Douze (12) marchés ont été également recensés dont deux sont en construction par le projet PASEP (Moito et Bokoro).

Les neufs (9) autres marchés sont à aménager, il s’agit des marchés de : Bitkine, Gama, Dourbali, Bili, Massaguet, Karmé, Massakori, Moussoro, Amndjamena Bilala.

Les ouvrages sollicités par les Organisations des professionnels sont en général : point d’eau (château équipé de panneaux solaires ou de groupe électrogène, forage avec pompe manuelle), clôture, toilette, hangar de transaction et de repos, couloir de vaccination, parc de stockage des animaux achetés.

Un atelier de restitution des résultats a été organisé à l’attention des OP, des agents du Ministère de l’Elevage et des Ressources Animales, et de la coordination du PAFIB. Des critères de priorisation des sites à construire ont été émis à cette occasion et, l’option de la gestion privée des ouvrages est souhaitée par les acteurs de la filière. Les réflexions relatives à ces aspects se poursuivent.


  1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION

L’élevage joue un rôle très important dans l’économie Tchadienne. Il contribue en moyenne pour 14% à la formation du PIB et 30%, aux exportations. Ce sous secteur représente la première source de distribution des exportations après le coton et la gomme arabique. La production animale est la principale et souvent la seule source de revenus et d’autoconsommation des populations vivant en zone saharienne et sahélienne qui sont impropres aux productions végétales en raison des aléas climatiques. L’élevage au Tchad est caractérisé par un système extensif basé sur l’exploitation des pâturages naturels sans relation fonctionnelle directe avec l’exploitation agricole. La commercialisation du bétail est dictée par le caractère traditionnel du système d’élevage pratiqué.

Les transactions commerciales de bovins et des petits ruminants concernent aussi bien les animaux vendus et consommés à l’intérieur du pays que, ceux exportés sur pied vers le Nigéria, Cameroun, RCA, le Soudan et la Libye.

La filière bétail-viande structurée autour de l’exportation du bétail sur pied reste limitée et handicapée par son caractère informel.

D’une manière générale, le sous-secteur de l’élevage est fortement marqué par l’insuffisance d’infrastructures de production, de commercialisation, de transformation et de l’amélioration des races existantes.

Les cuirs et peaux sont mal exploités et, la grande partie est exportée vers le Nigéria. Aucun chiffre réel concernant ces sous produits exportés n’existe. Les tanneries artisanales disponibles ont une capacité d’absorption très réduite et, souffrent de l’indisponibilité de la matière première de qualité.

Dans le cadre de développement de ce sous secteur, le Ministère de l’Elevage et des Ressources Animales a adopté en Juin 2008 le Plan de National de Développement de l’Elevage.

C’est ainsi que le Programme d’appui à la Filière Bovine qui s’intègre dans ce Plan de développement se veut de promouvoir l’intégration de la filière bétail/viande Tchadienne dans les échanges commerciaux régionaux tout en tenant compte de l’évolution des marchés et, d’offrir les produits de qualité répondant aux normes internationales et, l’amélioration de l’état sanitaire du bétail vendu sur pied.

Cette étude est rattachée aux deux composantes « Amélioration de la qualité et des conditions de vente formelle du bétail vendu sur pieds » et « Emergence de l’industrie de la transformation et conditionnement de la viande et renforcement des boucheries/charcuteries artisanales » du PAFIB

  1. LES OBJECTIFS DE L’ETUDE

  • recenser les marchés à bétail et aires d’abattage existants sur « l’axe Nord » de commercialisation, axe d’intervention retenu pour le PAFIB à l’issue de la première mission d’appui

  • organiser des séances de concertation avec les différentes parties-prenantes pour l’identification des sites prioritaires à aménager ou à réhabiliter, des types d’ouvrages et leur faisabilité;

  • dresser une liste de sites prioritaires à aménager ou à réhabiliter relatifs aux marchés et aux aires d’abattage, en précisant les types d’ouvrages et leur faisabilité par rapport à des aspects techniques et socio-fonciers ;

  • Apporter les éléments permettant de rapidement lancer les appels d’offres de spécifications techniques puis des travaux.



  1. PROBLEMATIQUE DE L’ETUDE



La valorisation de l’élevage au Tchad est sous l’influence de contraintes de plusieurs types dont les plus marquantes sont les contraintes de transformation et, commercialisation des sous-produits du bétail.

  1. Les contraintes de transformation sont marquées par le manque des industries de transformation des produits et sous produits de l’élevage ainsi que l’inexistence des équipements de collecte et de conservation.

  • les abattoirs frigorifiques de Farcha déjà vétustes ne répondent plus à la norme sanitaire internationale ;

  • L’absence d’aires d’abattage dans la plupart des localités, rend insalubre le produit mis à la disposition des populations. Les abattages clandestins incontrôlés sont nombreux. il faut aussi noter que dans plusieurs contrées, l’habillage des animaux se fait à même au sol. Certaines aires d’abattage sont envahies par les habitations et les risques de transmission de zoonoses ne sont pas à exclure.

La transformation des cuirs et peaux est très faible. Elle est purement artisanale et souffre du manque d’infrastructures adéquates. La majeure partie de ces sous produits est exportée brute vers le Nigéria.

  1. Les contraintes de la commercialisation du bétail sont multiples et variées. Il s’agit notamment de :

  • La non maîtrise de circuits de commercialisation du bétail ;

  • des exportations frauduleuses des animaux sur pied vers les pays voisins.

  • Aucun marché de bétail n’est construit jusque là ;

  • certains marchés à bétail se trouvent au centre des habitations rendant l’activité dangereuse pour la population (les animaux renversent les hommes, parfois provoquent des accidents de circulation) ;

  • La multiplicité des couloirs de convoyage des troupeaux (pour la plupart non officiels) et leur éloignement par rapport aux axes routiers ;

  • leur accès plus ou moins difficile ;

  • La diversité et la multitude des intervenants dans le circuit de commercialisation.

  1. L’impuissance ou le manque d’autorité du service de l’élevage sur le marché à bétail face aux exactions exercées sur les opérateurs. à l’exportation des produits animaux, les formalités administratives sont multiples, complexes et relativement onéreuses.

  2. Les statistiques des abattages et des exportations contrôlées publiées par le service de l’élevage ne représentent qu’une faible partie de la réalité.



  1. Résultats des recherches documentaires :

Les recherches documentaires réalisées en prélude à l’atelier préparatoire et à la mission de terrain, ont révélé que le Projet d’Appui au Système d’Elevage Pastoral (PASAEP) mène aussi des activités relatives à la construction des aires d’abattage et marchés à bétail dans la zone pilote du PAFIB. En effet dans sa programmation, les prévisions pour la construction d’aire d’abattage concernent les localités de :

  1. Bitkine

  2. Linia

  3. Karmé

  4. Ngoura

  5. Moïto

  6. Gama

  7. Dourbali

Seule l’aire de Dourbali est en construction présentement. Une aire est également en construction à Amndjaména-bilala et un petit abattoir à Massakory. Les aires de Karmé, Ngoura et Moïto sont en instance de construction mais la réalisation semble hypothétique d’après le Chef de la composante « infrastructures » du projet.

Pour les marchés à bétail les localités prévues sont :

  1. Massakory

  2. Bokoro

  3. Moïto

  4. Bitkine

  5. Dourbali

  6. Karmé

  7. Ngoura

  8. Moïto

Seulement deux marchés sont en construction. Il s’agit des marchés de Moïto et de Bokoro.

  1. RESULTATS DE LA MISSION DE TERRAIN

5-1. LISTE DES AIRES D’ABATTAGE POTENTIELLES ET DES TYPES D’AMENAGEMENTS OU DE REHABILITATIONS

5-1.1. Tableau des aires d’abattage visitées

localité

Aire d’abattage

Karmé

1

Ngoura

1

Moïto

1

Bokoro

1

Gama

1

Bitkine

1

Dourbali

1(en construction)

Bili

1

Massaguet

1

Massakory

1 (abattoir en construction)

Moussoro

1

Amndjaména-bilala

1 (en construction)

Total

12

Commentaire :

  • Sur les douze aires d’abattage inventoriées :

  • Cinq(05) ont été construites dans les premières années de l’indépendance (1964). Ce sont les aires des localités de, Gama, Bitkine, Dourbali, Moussoro et Bokoro (1971). Hormis celles de Bitkine et Moussoro qui échappent pour le moment à l’emprise de l’extension des habitations, les autres sont situées au cœur des habitations. Dans l’ensemble, leurs ouvrages sont dans un état de délabrement avancé.

  • Les aires d’abattage de Dourbali et de Amndjaména-bilala sont en construction sur de nouveaux sites en dehors de ces localités dans le cadre du PASEP.

  • A Massakory c’est un petit abattoir qui est en construction également dans le cadre du PASEP.

  • Les sept (07) autres, généralement localisées non loin des habitations, ne sont matérialisées que par des arbres ou arbustes qui servent d’ombre et de poutres fourchues en bois qui constituent des dispositifs pour la suspension des carcasses.
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