Interprétation biblique








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INTERPRÉTATION BIBLIQUE


Craig Keener

Remarque : Dans ce manuel, de nombreuses idées sur le genre littéraire se rattachent étroitement au livre de Gordon Fee et Douglas Stuart intitulé How to Read the Bible for All Its Worth (Zondervan). Je leur suis surtout reconnaissant pour le travail qu’ils ont effectué sur les psaumes et les épîtres. Le reste, cependant, est essentiellement la compilation d’études inductives réalisées au fil des ans sur la Bible et sur les sources anciennes qui révèlent le monde de la Bible.
Ce manuel peut être partagé à condition que ce soit toujours gratuitement et que le nom de l’auteur apparaisse en tout temps. (Il s’agit en quelque sorte d’une « œuvre partagée » d’utilité publique comme une prédication conçue à l’origine pour être utilisée par les étudiants nigérians et non en vue d’une publication traditionnelle ou d’une rémunération financière.) Les illustrations d’arrière-plan sont davantage développées dans l’une de mes autres œuvres intitulée IVP Bible Background Commentary: New Testament, Dr. Craig Keener (Downers Grove, IL : InterVarsity, 1993 ; imprimé à environ 250 000 exemplaires).
Introduction
Le livre de la loi fut découvert dans le temple au temps de Josias, et l’humble réponse de ce dernier face aux exigences de la loi a transformé sa génération. Plus tard, Jésus a confronté les dirigeants religieux de son époque qui, fascinés par la loi, ont souvent enfoui celle-ci sous leurs traditions religieuses. Plusieurs ordres monastiques du Moyen-Âge considéraient l’Église (ou les ordres antérieurs) comme corrompue et éloignée du message apostolique, et l’ont encouragée à y revenir. John Wycliffe, professeur de la Bible à Oxford, a encouragé le leadership de l’église de son époque. Après avoir perdu sa position, il a commencé à envoyer ses élèves prêcher dans les campagnes avec des traductions de la Bible. Quoique l’Angleterre ait réprimé son œuvre, ce dernier demeure latent, prêt à s’épanouir un siècle plus tard lors de la Réforme anglaise. Luther, quant à lui, était un professeur de la Bible qui dénonçait l’exploitation des indigents par la hiérarchie de l’Église, appelant cette dernière à revenir aux Écritures (d’autres réformateurs ont eu la même audace au point que certains essayaient de mener l’affaire plus loin que Luther). Lorsque plusieurs luthériens sont devenus complaisants dans leur foi, Philip Jakob Spener, qui était professeur d’université, a contribué au développement du mouvement piétiste à l’aide de l’enseignement de la Bible, incitant les gens à revenir à un mode de vie conforme aux Écritures.
Au fil de l’histoire, plusieurs grands mouvements de réveil ont vu le jour lorsque les gens sont revenus à la Bible, acceptant qu’elle les encourage à être attentifs au message de Dieu pour leur génération. Dans la plupart du monde aujourd’hui, l’Église a besoin de revenir à la Bible, aspirant à ce que Dieu renouvelle en elle son Esprit afin de pouvoir remettre en cause plusieurs des revendications faites au nom de Dieu, de sa Parole ou de son Esprit. Puissions-nous prier pour un tel réveil, puissions-nous étudier nous-mêmes les Écritures afin de devenir les agents de Dieu dans la propagation de son message.
Ce cours est organisé de façon à étudier les principes les plus fondamentaux en premier avant de passer aux principes les plus complexes. Pour certains étudiants, les principes tels que le contexte peuvent s’avérer trop élémentaires ; dans ce cas-là, peut-être voudront-ils passer au thème suivant. Avant d’agir de la sorte, je les encourage à sonder les exemples de contexte ; beaucoup s’étonneront de voir combien de chansons, de prédications et de dictons populaires s’inspirent de textes hors contexte. En d’autres termes, c’est une chose d’affirmer que nous croyons au contexte mais c’en est une autre de s’y appliquer de façon régulière. J’ai donné des exemples concrets pour nous aider à saisir cette réalité et nous encourager à pratiquer de manière plus rigoureuse notre croyance. Le contexte s’avère essentiel parce que c’est de cette façon que Dieu a inspiré la Bible—et pas par des versets isolés et aléatoires, mais grâce à un flux continu de pensée auquel contribuent ces versets.
Certains problèmes d’interprétation sont peut-être trop évidents pour être traités, mais je tiens à les passer brièvement en revue dans l’introduction étant donné que certains chrétiens ne les mettent pas en pratique. L’objectif principal de l’étude de la Parole de Dieu est de mieux connaître Dieu. Plus on le connaît, mieux on peut comprendre sa Parole. Parce que Dieu nous a donné la Bible sous forme écrite et qu’elle renferme une portion historique importante, il s’attend à ce que nous utilisions des principes littéraires et historiques lorsque nous l’étudions. Elle communique également le message émanant du cœur de Dieu pour son peuple ; nous ne devons donc pas l’approcher simplement par intérêt ou par curiosité intellectuelle. Ceux qui deviennent des experts d’un point de vue purement intellectuel ou même religieux peuvent devenir comme les scribes qui s’opposaient à notre Seigneur Jésus-Christ. N’oublions pas que ce livre, contrairement aux autres livres, a le droit d’imposer des demandes morales à notre vie. Nous ne devenons pas des experts qui se vantent de leur connaissance. Nous devons nous humilier devant le Dieu des Écritures.
La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse (Proverbes 1:7 ; 9:10). Notre tendance humaine est de trouver, dans les Écritures, tout ce que nous voulons y trouver, soit pour justifier notre conduite soit pour confirmer ce que l’église, notre tradition ou d’autres enseignants que nous respectons nous ont déjà enseignés. Les esclavagistes essayaient de justifier leur comportement en s’appuyant sur la Bible ; beaucoup de sectes justifient leurs doctrines en s’appuyant sur la Bible ; parfois nous, qui sommes chrétiens, faisons de même. Si nous craignons Dieu, alors nous souhaiterons seulement écouter ce que sa Parole nous enseigne et l’écouter du mieux possible.
Nous devons également désirer obéir à Dieu une fois que nous avons reçu son message. Jacques nous dit que si nous voulons recevoir de la sagesse (comme Salomon), nous devons la demander à Dieu (1:5). Mais il insiste sur le fait que nous devons la demander avec foi (1:6) et, plus tard, il explique que la foi réelle est celle qui est prête à vivre conformément aux exigences divines (2:14-26). Si nous prions sincèrement pour que Dieu nous enseigne la Bible (et nous devons le faire, voir Ps 119 !), nous devons prier avec une foi prête à accepter ce que nous découvrons dans la Bible. Nous devons accepter ce que nous y trouvons même si cela déplaît aux autres, même si cela nous cause des problèmes et même si cela remet en cause notre style de vie. Ceci est cher payé, certes, mais des avantages s’ensuivent, à savoir que nous faisons constamment de nouvelles découvertes au lieu de simplement entendre ce que nous souhaiterions entendre.
Étudier la Parole de Dieu avec un cœur ouvert est l’un des moyens par lesquels nous exprimons notre amour pour Dieu. Le commandement principal de Dieu pour Israël était sa déclaration selon laquelle Il est un (Deutéronome 6:4) ; par conséquent, il n’y avait aucune place pour les idoles. Il exhorte ainsi son peuple à l’aimer lui seul de tout leur cœur et de tout leur être (Deutéronome 6:5). Ceux qui aiment Dieu de cette façon proclameront sa Parole en tout temps, partout et avec tout le monde (Deutéronome 6:6-9). Si Dieu occupe réellement la première place dans notre vie alors sa Parole sera au cœur de notre vie et nous consumera.
Il arrive parfois que nous passions à côté de l’essentiel de la Parole de Dieu. Les Pharisiens chipotaient sur les détails mais ne tenaient aucun compte de l’essentiel : le cœur rempli de justice, de miséricorde et de fidélité de Dieu (ce que Jésus appelle, « le plus important dans la loi », Mt 23:23). Toute l’Écriture est la Parole de Dieu, mais certaines parties nous enseignent plus directement la nature de Dieu que d’autres (par exemple : nous apprenons plus directement de la révélation de Dieu à Moïse dans Ex. 33-34 que des rituels consignés dans le Lévitique). Il nous arrive parfois de mal interpréter ce que Dieu désire nous communiquer lorsque nous lisons la Bible, et ce, tout simplement parce que notre milieu nous prédispose à toujours croire que Dieu est soit dur soit indulgent.
Où devons-nous chercher la révélation centrale du caractère de Dieu (le plus important dans la loi) qui nous aide à bien appliquer le reste de la Parole de Dieu ? Dieu a révélé Sa loi à Israël, mais les prophètes de l’Ancien Testament et ceux du Nouveau Testament ont montré que certaines parties de cette loi ne portaient que sur l’ancien Israël, et ce, pour un temps limité (bien que nous puissions tous tirer un enseignement de ses principes éternels). Les prophètes ont offert des applications dynamiques de la loi basées sur leur connaissance du cœur de Dieu. Aussi Dieu a-t-il pleinement révélé son cœur et sa Parole en nous envoyant Jésus ; Dieu nous a révélé son cœur lorsque sa Parole a été faite chair (Jean 1:1-18). Lorsque Moïse a reçu la loi sur le Mont Sinaï, il a expérimenté une partie de la gloire de Dieu et de son caractère de grâce et de vérité ; cependant nul ne peut voir Dieu et vivre (Exode 33:18-20 ; 34:6). Quoi qu’il en soit, Dieu a pleinement révélé sa grâce et sa vérité glorieuses au travers de la Parole faite chair (Jean 1:14, 17) ; à présent, le Dieu invisible est pleinement manifesté en Jésus-Christ (Jean 1:18 ; 14:9).
Dans cette étude, nous nous pencherons davantage sur le contexte ; le contexte du livre tout entier, le contexte culturel de la Bible et des principes spécifiques en vue de comprendre les divers genres littéraires contenus dans la Bible (à savoir les psaumes, les proverbes, les lois et les prophéties). Ces principes sont essentiels pour apprendre ce que Dieu voulait communiquer aux premiers lecteurs, une étape nécessaire lorsque l’on veut savoir comment appliquer le message de Dieu aujourd’hui. Mais nous devons encore nous laisser guider par l’Esprit de Dieu concernant la manière de mettre en pratique le message de Dieu pour notre propre vie, pour l’Église aujourd’hui et pour le monde entier. Il existe plusieurs façons d’entendre sa voix (par exemple, au travers de la prière), mais c’est en étudiant les Écritures que nous apprenons à reconnaître distinctement sa voix lorsqu’Il nous parle de différentes façons. Paul nous avertit que nous « connaissons en partie, et nous prophétisons en partie » (1 Co 13:9). C’est pourquoi il est bon pour nous de nous appuyer à la fois sur les Écritures et sur l’Esprit qui nous aident à l’entendre de façon distincte. Mais l’Esprit ne contredira jamais la Parole qu’il a lui-même inspirée (la façon dont il nous l’a donnée, c’est-à-dire dans son contexte).
CHAPITRE 1 : CONTEXTE, CONTEXTE, CONTEXTE !
Est-ce qu’on a une fois rapporté des paroles que vous aviez dites sans tenir compte du contexte dans lequel vous les aviez prononcées ? Parfois certaines personnes vous citent sans tenir compte du contexte de vos dires et par conséquent vous attribuent des paroles bien différentes de ce que vous avez réellement dit, parfois même l’opposé du message que vous cherchiez à véhiculer ! Nous commettons souvent la même erreur avec la Bible. C’est ainsi que des groupes tels que les Témoins de Jéhovah ou les Mormons ont recours à la Bible pour défendre leurs enseignements anti-bibliques.
L’une des ressources les plus importantes pour comprendre la Bible se trouve dans la Bible elle-même : le contexte. Certains lecteurs veulent sauter certains versets bibliques pour en privilégier d’autres. (Ils le font parfois avec l’aide des références qui se trouvent dans les marges de leur Bible, cependant il faut savoir que ces références ont été ajoutées par les éditeurs et ne font pas partie de la Bible elle-même.) Malheureusement, nous pouvons faire dire presque tout à la Bible en reliant différents versets entre eux ; pourtant même les versets qui se ressemblent peuvent traiter de sujets différents dans leur contexte. En utilisant cette méthode, on pourrait penser que Romains 3:28 (« l’homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi ») et Jacques 2:24 (« l’homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement ») se contredisent. Par contraste, chaque passage a un sens particulier lorsqu’on le lit dans son contexte, c’est-à-dire le flux des idées qui défilent avant et après le passage qui est étudié. Dans le contexte ci-dessus, par le mot ‘foi’ Jacques et Paul renvoient à quelque chose de tout à fait différent, et les deux affirment qu’une personne n’est justifiée devant Dieu qu’au travers d’une sorte de foi authentique exprimée par une vie d’obéissance constante (voir notre discussion ci-dessous).
Si nous ne tenons aucun compte du contexte, nous allons presque toujours mal interpréter ce que nous lisons dans la Bible. Les étudiants (ou personnes) de niveau supérieur peuvent sauter les premiers chapitres du livre mais, parce que beaucoup d’étudiants pensent avoir mieux compris le contexte qu’ils ne l’ont réellement fait, nous encourageons les lecteurs à parcourir le prochain chapitre avant d’aller plus loin.
L’importance du contexte
Le contexte se rapporte à la façon dont Dieu nous a donné la Bible, c’est-à-dire un livre après l’autre. Les premiers lecteurs de l’évangile de Marc ne pouvaient pas se tourner vers le livre de l’Apocalypse pour les aider à comprendre l’évangile de Marc car le livre de l’Apocalypse n’avait pas encore été écrit à ce moment là. Les premiers lecteurs de l’épître aux Galates n’avaient pas une copie de la lettre que Paul avait écrite à Rome pour les aider à en comprendre la signification. Ces premiers lecteurs partageaient effectivement certaines informations en commun avec l’auteur. Dans ce livre, nous qualifierons ces informations partagées d’« arrière-plan » : une certaine connaissance de la culture, de l’histoire biblique ancienne, etc.
Mais, plus important encore, le livre individuel de la Bible se trouvait devant eux. Par conséquent, nous pouvons être assurés que les auteurs de la Bible ont inclus suffisamment d’informations dans chaque livre de la Bible pour pouvoir aider les lecteurs à comprendre le livre qu’ils avaient sous les yeux sans avoir à rechercher les informations manquantes.
C’est pour cette raison que le contexte est la clé la plus importante de l’interprétation biblique. (L’arrière-plan, ce que l’auteur pouvait considérer comme allant de soi, est essentiel. Nous reviendrons plus loin sur ce sujet dans un autre chapitre.)
Les prédicateurs populaires d’aujourd’hui citent souvent certains versets isolés qu’ils ont mémorisés et négligent par conséquent d’aborder le reste des versets de la Bible. Un jour, une personne apparemment bien éduquée est allée voir un professeur de théologie pour lui dire qu’elle pensait que le but d’avoir une Bible était de chercher les versets que le prédicateur citait à l’église ! Mais la Bible n’est pas une collection des versets préférés de telle ou telle personne. En utilisant les versets hors contexte, on peut « prouver » presque n’importe quoi au sujet de Dieu ou justifier presque toute sorte de comportement – comme l’atteste l’histoire. Mais, dans la Bible, Dieu S’est révélé au travers de Ses actes dans l’histoire, et ce, par l’intermédiaire de l’attestation inspirée de ces actes et de la sagesse inspirée de Ses serviteurs traitant de situations spécifiques.

Dans ma culture, les gens aiment tout ce qui est « instantané » : purée de pomme de terre, restauration rapide, etc. De même, nous prenons souvent des raccourcis pour comprendre la Bible en citant des versets pris au hasard ou en présumant que ceux qui nous ont enseignés les ont correctement compris. Lorsque nous agissons de la sorte, nous ne sommes pas diligents dans la recherche de la Parole de Dieu (Proverbes 2:2-5 ; 4:7 ; 8:17 ; 2 Ti 2:15).
Jim Baker, prédicateur américain célèbre, s’est tellement laissé absorber par son ministère qu’il n’a pas pris le temps d’étudier soigneusement la Bible dans son contexte. Il se fiait au fait que ses amis, dont il propageait les enseignements, l’avaient fait. Plus tard, lorsque son ministère s’est effondré, il a commencé à étudier les Écritures et c’est avec horreur qu’il a enfin compris que, sur certains points, les enseignements de Jésus étaient exactement l’opposé de ce que lui et ses amis avaient enseigné ! Il n’est jamais prudent de dépendre simplement de ce que quelqu’un d’autre affirme que Dieu dit (1 Rois 13:15-26).
J’ai découvert ceci par moi-même lorsque, au début de ma conversion, j’ai commencé à lire 40 chapitres de la Bible par jour (soit tout le Nouveau Testament en une semaine, soit toute la Bible en un mois). J’ai été choqué de découvrir qu’outre les versets mémorisés, j’avais essentiellement ignoré une bonne partie des Écritures ; j’ai également constaté à quel point le texte intermédiaire servait à relier ces versets. Je passais à côté de beaucoup de choses en utilisant la Bible simplement pour défendre ce en quoi je croyais déjà !
Lorsque l’on commence à lire la Bible, un livre après l’autre, on reconnaît rapidement que les versets isolés de leur contexte veulent presque toujours dire quelque chose de différent lorsqu’on les replace dans leur contexte. En fait, nous ne pouvons même pas prétendre donner un sens à la plupart des versets sans lire leur contexte. La méthode qui consiste à isoler les versets de leur contexte manque d’égards envers l’autorité des Saintes Écritures parce que cette méthode d’interprétation ne peut pas être appliquée de façon cohérente à l’ensemble des Écritures. En l’appliquant, on met plusieurs versets de côté. Prêcher et enseigner la Bible telle qu’elle nous invite à l’interpréter, c’est-à-dire dans son contexte original, nous permet à la fois de l’expliquer avec justesse et fournit à nos auditeurs un bon exemple de la façon dont ils peuvent mieux la saisir eux-mêmes.
Lorsque nous lisons un livre, quel qu’il soit, nous ne prenons pas simplement une affirmation isolée tirée du milieu du livre et ignorons les affirmations qui l’entourent et qui nous aident à la comprendre. Lorsque nous donnons un livre de contes à un enfant qui apprend à lire, l’enfant commence probablement à lire au début du livre. Le fait que les gens lisent si souvent la Bible hors de son contexte (je donnerai des exemples par la suite) n’est pas naturel ; ils ont tout simplement mal appris en prenant exemple sur d’autres personnes qui, elles-mêmes, avaient mal appris, etc. Mon objectif n’est pas de causer du tort à ceux qui ont fait du mieux qu’ils pouvaient sans pour autant comprendre le principe du contexte ; au contraire, nous devons saisir dès maintenant l’occasion de commencer à enseigner la bonne façon d’interpréter la Bible à la nouvelle génération.

Plusieurs contradictions que certains lecteurs affirment avoir trouvées dans la Bible viennent simplement du fait qu’ils ignorent le contexte des passages qu’ils citent, passant d’un texte à l’autre sans prendre le temps de comprendre chaque texte selon ses propres termes. Par exemple, lorsque Paul dit qu’une personne est justifiée par la foi sans les œuvres (Romains 3:28), son contexte clarifie le fait qu’il définit la foi comme quelque chose de plus qu’une acceptation passive d’un point de vue. Il la définit plutôt comme une conviction que Christ est notre salut ; une conviction pour laquelle on est prêt à risquer sa vie (Romains 1:5). Jacques déclare qu’on ne peut être justifié par la foi sans les œuvres (Jacques 2:14) – parce que le terme « foi » qu’il utilise renvoie à une simple acceptation du fait que quelque chose est vrai (2:19), il demande à ce qu’une telle acceptation soit activement démontrée au travers de l’obéissance pour prouver son authenticité (2:18). En d’autres termes, Jacques et Paul ont utilisé le mot « foi » différemment mais ils ne se contredisent pas quant à sa signification. Si nous ignorons le contexte et plaçons simplement différents versets les uns à côté des autres sur la base d’une consonance similaire, nous finirons par avoir des contradictions que les auteurs originaux de la Bible n’auraient même pas imaginées.

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