Emmanuel Macron sur tf1 : le bulletin de notes du président








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Métaphore de la cordée

A l'inverse, les plus aisés sont perçus de façon particulièrement élogieuse par Emmanuel Macron. Quand on lui fait remarquer que la réforme de l’ISF va profiter aux grandes fortunes, il dégote la métaphore de la cordée. Vous savez, ce groupe d'alpinistes liés les uns aux autres pour effectuer une ascension. « Je ne crois pas au ruissellement (des richesses, ndlr.) pour ma part, mais je crois à la cordée », répond-t-il à David Pujadas. Dans l'esprit du chef de l'Etat, les plus riches seraient des premiers de cordée du pays, qu'il serait contre-productif de mettre en difficulté : "Si on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c'est toute la cordée qui dégringole". En alpinisme, le premier de cordée est le guide de la troupe, le pionnier qui ouvre la route. Voilà qui est plutôt positif pour qualifier notamment certains contribuables qui quittent la France pour payer moins d’impôts et ne peuvent donc pas vraiment prétendre tirer dans le même sens que l'ensemble des Français...

Emmanuel Macron n’oublie tout de même pas totalement ces exilés fiscaux à qui il reproche un certain égoïsme : « Je n’aime pas le cynisme, parfois, de celles et ceux qui réussissent, et qui se replient dans un égoïsme où le seul but de la vie serait de cumuler de l’argent. Ils doivent donc aussi s’engager dans la société, en créant de l’emploi, de l’activité ». Le Président leur demande donc « d'être des premiers de cordée », c'est-à-dire d'investir leur argent en France. Sauf qu’à l’inverse des allocations chômage, qu’Emmanuel Macron veut davantage contrôler, la suppression de l’ISF n’a été associée à aucune mesure d’incitation à l’investissement dans l’économie réelle. Ballot.

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L'entretien d'Emmanuel Macron sur TF1 passé au crible

ADRIEN RIVIERRE / Spécialiste de la prise de parole en public chez Brightness Le 16/10 à 09:13 

L'entretien d'Emmanuel Macron sur TF1 passé au crible

LE CERCLE/POINT DE VUE - Adrien Rivierre, spécialiste de la prise de parole en public, décrypte l'intervention télévisée du président de la République.

Pour son premier grand entretien à la télévision, Emmanuel Macron a réaffirmé avec force sa vision et a voulu expliquer en détail sa politique. Interrogé sur ses récents propos et son vocabulaire jugé choquant par ses opposants, Emmanuel Macron a tout assumé hier soir sur TF1.

Il justifie les mots de «fainéants»«bordel» ou «cynique» en s’efforçant de les replacer dans leurs contextes, mais surtout en affirmant que sa vision justifie de dire les choses sans détour. Son «projet de transformation» se fera avec des mots et des actes forts, aucun mea culpa sur la méthode employée.

Ce franc-parler renvoie à la notion de parler vrai développée par Platon durant l’Antiquité et reprise par le philosophe Michel Foucault. En grec, ce «dire vrai» est nommé «parrêsia» et se définit comme l’adéquation entre l’orateur et la vérité qu’il porte.

Autrement dit, Emmanuel Macron est convaincu des mesures qu’il mène et il ne fait qu’un avec elles. Dès lors, au nom de l’idéal poursuivi, il dit les choses telles qu’il les voit, sans concession. Il évoque alors un devoir de dire la vérité telle une mission qu’il se donne, tout en rappelant que son élection au suffrage universel montre que les Français l’ont conforté dans celle-ci.

Prise de risque

A propos du parler vrai, Michel Foucault écrit dans «Le courage de la vérité» : «le sujet (en disant) cette vérité, qu’il marque comme étant son opinion, sa pensée, sa croyance, prend un certain risque, risque qui concerne la relation même qu’il a avec celui auquel il s’adresse. ». En démocratie, dire la vérité est un risque car elle dévoile les problèmes ou la complexité des sujets.

C’est pourquoi Foucault affirmait que le parler vrai nécessite d’avoir du courage notamment pour faire face aux critiques qui se multiplient nécessairement. Emmanuel Macron s’inscrit parfaitement dans cette perspective en affirmant lors de l’entretien : «parfois quand on s’approche de la vérité on s’y brûle». Et s’il a eu à coeur de répéter qu’il était le «président de tous les Français», fort à parier que cela ne suffit pas pour convaincre ses contradicteurs.

Un exercice de pédagogie

Pendant plus d’une heure, Emmanuel Macron n’a pas hésité à entrer dans les détails de ses mesures pour en faire la pédagogie, mais sans jamais dévier de ses convictions. A chacune des questions posées, il a souhaité expliquer la philosophie des projets menés comme pour mieux balayer les revendications ou les désaccords.

Emmanuel Macron devait aussi clarifier certaines de ses positions qui lui valent d’être surnommé par ses opposants, le président des riches. Plutôt à l’aise dans l’exercice de la pédagogie, il a affirmé que la jalousie envers les riches ne peut être une solution viable et a employé pour cela une analogie concrète, celle d’une cordée en montagne : «Je veux qu’on célèbre ces réussites. Si on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c’est toute la cordée qui s’effondre». Cette image lui permet par exemple de rendre plus explicite sa position sur l’ISF.

Occuper l’espace

Au-delà de la communication verbale, l’analyse de la gestuelle du président de la République est cohérente avec sa volonté d’affirmer ses convictions et de rien céder aux critiques. A de multiples reprises, son bras gauche est tendu, main posée à plat sur la table, comme pour marquer son territoire. La main droite, plus libre, appuie les propos et les renforce. De façon générale, sa posture est avancée sur la table, pour montrer son engagement et sa conviction.

Autre trait caractéristique de la parole d’Emmanuel Macron, la longueur de ses réponses qui peuvent parfois durer plusieurs minutes au risque de perdre son auditoire à force de multiplier les exemples ou les faits avancés. Porter un message de façon autonome, ne pas se laisser interrompre par les trois journalistes voire prendre l’initiative de revenir à des questions antérieures, révèle une envie d’être en position de force.

Ainsi, il décide du rythme de l’entretien et malgré les demandes répétées des journalistes pour réduire la durée de ses réponses, il ne s’y est jamais résolu. Néanmoins, le revers de la médaille est le passage en vitesse accélérée sur de multiples sujets à la fin de l’entretien et l’absence de thèmes majeurs.

Adrien Rivierre est spécialiste de la prise de parole en public

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-174875-lentretien-demmanuel-macron-sur-tf1-passe-au-crible-2122495.php#jY5Jrx0AfM5OXjDw.99
Avec son interview, Emmanuel Macron peine à convaincre

LES ECHOS Le 16/10 à 08:02Mis à jour à 10:41 

54 % des Français qui ont regardé l’intervention présidentielle dans son intégralité ont été convaincus par Emmanuel Macron - PHILIPPE WOJAZER/AFP

A peine plus d’un Français sur deux ayant regardé l’émission se dit convaincu. 

Pour son  premier grand oral à la télévision , Emmanuel Macron obtient à peine la moyenne.

Interrogés à l'issue de son interview, 54 % des Français qui ont regardé l'intervention présidentielle dans son intégralité ont été convaincus par Emmanuel Macron, selon  un sondage RMC/Atlantico/Harris Interactive, publié ce lundi .

Les Français « exposés à la parole du président » moins convaincus

Mais, selon le même sondage, les résultats sont moins favorables si l'on prend en compte les Français qui ont été « exposés à la prise de parole du président », selon le langage utilisé par les sondeurs.

Ces personnes, c'est-à-dire celle qui ont vu en totalité ou en partie l'interview, ou bien qui ont regardé ou entendu les émissions suivant avec diffusion d'extraits, sont moins enclines à pencher pour le chef de l'Etat. Plus de six d'entre elles sur dix (61 %) disent en effet ne pas avoir été convaincues par l'exercice.

Sur ce total, 24 % des sondés se disent « pas du tout convaincus » et 37 % « plutôt pas convaincus ». Et quand on regarde les 39 % de personnes qui se déclarent d'un avis contraire, seuls 7 % des sondés affirment avoir été « tout à fait convaincus ».

Emmanuel Macron convainc plus sur l'international

Dans le détail des thèmes abordés par le chef de l'Etat, 50 % des Français déclarent avoir été convaincus lorsque le président a évoqué les sujets internationaux, 40 % lorsqu'il était question de la politique économique et 35 % de la politique sociale.

Enfin, toujours dans ce sondage, 56 % des Français estiment que le projet d'Emmanuel Macron est à la fois de gauche et de droite. 38 % pensent que le projet du chef de l'Etat correspond "à une politique de droite" et 6 % à « une politique de gauche. »

L'opposition regrette l'absence d'excuses pour des mots « blessants »

Du côté des réactions politiques, la ligne de front entre le camp du président et ses opposants n'a pas bougé.

Ainsi, le Premier ministre Edouard Philippe met en avant « une parole juste, claire et franche », tandis que le porte-parole du gouvernement , Christophe Castaner, évoque « un cap ambitieux » et une « vision précise ".

Mais dans les rangs de l'opposition le ton est évidemment tout autre. « Nous attendions le Président Emmanuel Macron nous avons eu Edouard Philippe. De la technique, aucune vision pour la France et les Français ! », regrette ainsi Rachid Temal, coordinateur du PS et sénateur.

Du côté de la France insoumise, le député Eric Coquerel estime qu'Emmanuel Macron « avait 60 minutes pour convaincre. C'est fait : il est bien le président des riches et du mépris pour ceux qui luttent ".

De leur côté, Olivier Dartigolles, le porte-parole du PCF et Daniel Fasquelle, candidat à la présidence de LR, dénoncent presque en choeur le fait que le président de la République ne revienne pas sur ces récents propos.

« Pas un seul mot de regret pour les fainéants, ceux qui ne sont rien, pour le "bordel », explique le responsable communiste, tandis que pour Daniel Fasquelle, « alcooliques, illettrées, déscolarisés, fainéants, jaloux, ne sont rien ». Emmanuel Macron est « incapable de reconnaître son discours blessant ".
Emmanuel Macron sur TF1 : le bulletin de notes du président

Emmanuel Macron a répondu dimanche soir aux questions de Gilles Bouleau, Anne-Claire Coudray et David Pujadas. Une première. Bons et mauvais points.

 Sylvain CouragePublié le 16 octobre 2017 à 06h25

Cinq mois sans parler à la télé ! Il fallait bien que le président s’explique. Son interview d’une heure et 16 minutes sur TF1 avait tout du briefing en pleine action. Emmanuel Macron a reçu le trio d’intervieweurs de la chaîne privée dans son bureau de travail, celui qui jouxte le salon doré. "Vous prenez ici des décisions importantes pour le pays", a fait remarquer Gilles Bouleau. Avant cela, en guise de générique, de superbes vues plongeantes sur l’Elysée prises par un drone avaient donné l’impression aux téléspectateurs d’atterrir sur une île paradisiaque de "Koh-Lanta".

Art et journalisme

Celles et ceux qui étaient installés devant leur écran ont pu découvrir la déco du lieu de pouvoir : derrière le président, une superbe affiche "Liberté, égalité, fraternité" signée Shepard Fairey et, au-dessus de la cheminée, une toile de Pierre Alechinsky. A l’évidence, les Macron se sont inspirés du couple Pompidou en faisant ainsi revenir l’art contemporain dans le vieux palais de la Pompadour que Hollande n’avait même pas pris la peine de décorer à son goût… Les journalistes et le chef de l’Etat étaient assis, sans façon, autour d’une table ovale en béton poli, de style contemporain. Un choix de Brigitte Macron, dit-on.

L’entretien lui-même fut courtois. Bien conscients des attentes des Français, la triplette Coudray-Bouleau-Pujadas s’est effacée devant la vedette de la soirée. Des questions brèves et attendues. Pas de relances. La sempiternelle polémique sur la "discrétion" et la "complaisance" des journalistes politiques en visite à l’Elysée ne devrait pas manquer de renaître…

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Sans notes, le président à la tête bien faite et bien pleine a voulu se montrer pédagogue. Quitte à monopoliser la parole. Mais il y avait bien trop de questions à aborder en une petite heure avant le film du dimanche soir. D’où un certain empressement qui a pu incommoder les millions de Français qui attendaient une présentation PowerPoint. Comme à chaque fois en pareille occasion, l’entretien pourtant très préparé fut parfois un tantinet brouillon.

Pas de regrets, bordel !

D’emblée, le président a dû justifier son comportement qualifié par Pujadas d’"hyper-présidentiel" et ses écarts de langage. "'Bordel' est une expression populaire", a argué le président, se réfugiant derrière le dictionnaire de l’Académie française. En tout cas, il entend bien appeler un chat, un chat et dire la réalité avec les mots parfois crus du peuple auquel il se sent lié. "Je continuerai à dire les choses, à respirer l’air, à m’emporter", a-t-il annoncé. Ne pas attendre de lui qu’il réforme son attitude…

L’explication du modèle social auquel il aspire – "libérer et protéger" – fut plus convaincante. Après les ordonnances sur le Code du Travail qui entreront toutes en vigueur au mois de janvier, le DRH de la France a précisé les enjeux de la future réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle. La véritable injustice, dans notre pays, tient aux inégalités de formation. Le constat n’est pas nouveau. Mais le président semble décidé à ouvrir enfin ce chantier, y compris en élevant le barrage des "prérequis" aux portes de l’université.

Le retour de la participation

Comme il s'y est engagé, il entend aussi proposer des indemnités chômage aux démissionnaires. Un nouveau droit que les salariés pourraient exercer "tous les cinq, six ou sept ans" mais "à condition que cela corresponde à un vrai projet". Un projet ? Y aurait-il là un début de rétropédalage concernant une réforme dont le coût pour l’assurance chômage pourrait se chiffrer en milliards d'euros ? Sans relance des journalistes, difficile de se faire une idée définitive…

Pour animer son exposé, le président a cru bon d’évoquer le cas de Gilles Bouleau. Lassé par la présentation du 20 heures, le journaliste pourrait souhaiter claquer la porte de TF1 mais il serait alors retenu par sa chaîne… Après un arrêt maladie de complaisance, le différend aboutirait à une coûteuse rupture conventionnelle. Mieux vaudrait donc permettre la démission assortie d’indemnités chômage au salarié qui souhaite prendre l’air. CQFD. Mais la fiction développée devant un David Pujadas brutalement remercié par la patronne de France Télévisions en mai dernier a manqué de tact.

Petite nouveauté de la soirée : le président a ressorti du grenier de l'Elysée l'idée de la "participation" chère au général de Gaulle. Il compte remettre au goût du jour le versement d'une part des bénéfices aux salariés quand les entreprises enregistrent de bons résultats.

Définition des riches

Ce détour par le gaullisme social ne l'a pas dissuadé de justifier la suppression de l’ISF sur les revenus du capital. On le dit "président des riches" ? "Une formule utilisée par des opposants et gaiement reprise", a observé le président, qui se désole de la "jalousie française". "Pour que notre société aille mieux, il faut que des gens réussissent." La taxe à 75% sur les revenus des plus fortunés excédant 1 million d'euros a été tentée par son prédécesseur. Un échec complet. "Les gens qui réussissaient sont partis."  Il s’agit donc de les retenir pour les engager à investir dans l'économie nationale… L’hôte de l’Elysée qui ne se réfère pas à la "théorie du ruissellement", chère aux néolibéraux des années 1980, voit plutôt ces capitalistes comme des "premiers de cordée" qui doivent entraîner le pays à leur suite.

Le même pragmatisme gestionnaire gouverne la baisse des APL que Macron souhaite compenser par une baisse des loyers afin de ne pas pénaliser les Français les plus modestes. La politique du logement coûte 40 milliards d’euros au budget de l’Etat et pourtant 4,5 millions de Français restent mal logés… "C’est croquignolesque !", a commenté le président qui souhaite organiser une vaste concertation pour plus d’efficacité.
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