Exhortation Apostolique «Evangelii Gaudium»








télécharger 0.74 Mb.
titreExhortation Apostolique «Evangelii Gaudium»
page1/19
date de publication09.09.2018
taille0.74 Mb.
typeDocumentos
ar.21-bal.com > loi > Documentos
  1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   19

Exhortation Apostolique « Evangelii Gaudium »,
LA JOIE DE L’EVANGILE


Il s'agit de l'exhortation rédigée par le Pape François à partir des réflexions des évêques ayant participé au Synode sur la Nouvelle Evangélisation en 2012. C'est le premier texte important vraiment écrit par le Pape François dans lequel il propose une route pour l'Eglise. On y retrouve nombre de ses réflexions depuis son élection comme Pape.

Pour faciliter la lecture de l’exhortation apostolique, voilà une version où chaque paragraphe numéroté a été sous-titré par le Père Bruno Cadart pour permettre une vision rapide du contenu du paragraphe, et dans le texte lui-même, et en parcourant la Table des matières. Les autres titres et sous-titres sont du Pape François.

Ce texte avec sous titre est disponible sous forme de fichier Word en demandant par email au Père Bruno Cadart (cadartbruno@gmail.com)

Exhortation Apostolique « Evangelii Gaudium »,
LA JOIE DE L’EVANGILE 1

1. Inviter à une nouvelle étape évangélisatrice marquée par la joie de l’Évangile et indiquer des voies pour la marche de l’Église dans les prochaines années. 1

I. Une joie qui se renouvelle et se communique 1

2. Le risque de la tristesse individualiste 1

3. J’invite chaque chrétien à renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus Christ qui ne se fatigue jamais de pardonner 2

4. Les livres de l’Ancien Testament avaient annoncé la joie du salut 2

5. L’Évangile, où resplendit glorieuse la Croix du Christ, invite avec insistance à la joie et les Actes témoignent de la joie des Apôtres 2

6. Même si la vie peut être très dure, que les chrétiens n’aient pas un air de Carême sans Pâques 3

7. Une joie qui ne vient pas de la société technique mais de la rencontre avec la personne de Jésus-Christ 3

8. La rencontre avec l’amour de Dieu nous délivre de notre conscience isolée et de l’autoréférence et nous rend pleinement humains 3

II. La douce et réconfortante joie d’évangéliser 4

9. Le bien tend toujours à se communiquer… « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! » 4

10. Retrouver la douce et réconfortante joie d’évangéliser, même lorsque c’est dans les larmes qu’il faut semer 4

Une éternelle nouveauté 4

11. Jésus Christ peut aussi rompre les schémas ennuyeux dans lesquels nous prétendons l’enfermer et il nous surprend avec sa constante créativité divine 4

12. Une évangélisation qui n’est pas notre œuvre mais celle du Christ avec la force de son Esprit 5

13. La joie évangélisatrice est celle du croyant qui « fait mémoire » et qui fait eucharistie 5

III. La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi 6

14. Le synode des Évêques sur le thème La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne du 7 au 28 octobre 2012 a proposé 3 domaines d’évangélisation non par prosélytisme, mais par attraction : pastorale ordinaire, pastorale des personnes baptisées qui se sont éloignées, annonce à ceux qui ne connaissent pas Jésus-Christ. 6

15. « Nous ne pouvons plus rester impassibles, dans une attente passive, à l’intérieur de nos églises », il est nécessaire de passer « d’une pastorale de simple conservation à une pastorale vraiment missionnaire ». 6

Propositions et limites de cette Exhortation 7

16. Recueillir la richesse des travaux du synode et, après avoir consulté différentes personnes, exprimer les préoccupations qui m’habitent en ce moment concret de l’œuvre évangélisatrice de l’Église sans donner une parole définitive du magistère papal et en sentant la nécessité de progresser dans une “décentralisation” salutaire 7

17. Proposer quelques lignes qui puissent encourager et orienter dans une nouvelle étape évangélisatrice, pleine de ferveur et de dynamisme en m’arrêtant plus sur 7 questions : 1. La réforme de l’Église en ‘sortie’ missionnaire. 2. Les tentations des agents pastoraux. 3. L’Église comprise comme la totalité du Peuple de Dieu qui évangélise. 4. L’homélie et sa préparation. 5. L’insertion sociale des pauvres. 6. La paix et le dialogue social. 7. Les motivations spirituelles pour la tâche missionnaire. 7

18. Un développement qui peut paraître excessif non pour offrir un traité mais pour montrer l’importante incidence pratique de ces thèmes sur la mission actuelle de l’Église et tracer les contours d’un style évangélisateur déterminé en toute activité 8

Chapitre 1 : La transformation missionnaire de l’Eglise 9

19. Obéir au mandat missionnaire de Jésus : « Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples… » 9

I. Une Église « en sortie » 9

20. Dans la Parole de Dieu apparaît constamment ce dynamisme de “la sortie” que Dieu veut provoquer chez les croyants. Chacun invité à discerner quelles périphéries rejoindre. 9

21. Sous l’action de l’Esprit, la joie et la détermination missionnaire de Jésus dans l’Evangile et des apôtres dans les Actes 9

22. C’est la Parole qui librement agit de manière que nous ne pouvons prévoir ni saisir 9

23. L’intimité de l’Église avec Jésus est une intimité itinérante qui se vit comme communion missionnaire » 9

Prendre l’initiative, s’impliquer, accompagner, porter du fruit et fêter 10

24. Une Eglise qui va aux croisées des chemins pour inviter les exclus, offre la miséricorde, lave les pieds, raccourcit les distances, touche la chair souffrante du Christ, a l’odeur des brebis, accompagne patiemment, est attentive aux fruits sans perdre la paix à cause de l’ivraie, va jusqu'au martyre, est joyeuse et célèbre 10

II. Pastorale en conversion 11

25. J’espère que toutes les communautés feront en sorte de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour avancer sur le chemin d’une conversion pastorale et missionnaire sans se limiter à une « simple administration » 11

26. L’Église est appelée par le Christ à une réforme permanente 11

Un renouveau ecclésial qu’on ne peut différer 11

27. Se réformer, se mettre en constante attitude de “sortie” pour devenir un canal adéquat pour l’évangélisation du monde actuel, plus que pour l’auto-préservation, que tout devienne plus missionnaire dans l’Eglise 11

28. Pour une paroisse qui soit à l’écoute de la Parole, en contact avec les familles et avec la vie du peuple et ne devienne pas une structure prolixe séparée des gens, ou un groupe d’élus qui se regardent eux-mêmes 12

29. Les autres institutions ecclésiales, communautés de base et petites communautés, mouvements et autres formes d’associations, si elles sont intégrées à la paroisse, sont une richesse de l’Église que l’Esprit suscite 12

30. Chaque Église particulière, sous la conduite de son Évêque, appelée à la conversion missionnaire dans une constante sortie vers les périphéries dans un processus résolu de discernement, de purification et de réforme 12

31. L’évêque favorisera la communion missionnaire en marchant devant, au milieu, derrière surtout parce que le troupeau lui-même possède un odorat pour trouver de nouveaux chemins et en écoutant tout le monde et ses conseils 13

32. Pape appelé à une conversion de la papauté ainsi que les structures centrales de l’Église universelle vers une plus grande collégialité en particulier avec les Conférences Episcopales dont il faut préciser l’autorité 13

33. Abandonner le critère du “on a toujours fait ainsi”, être audacieux et créatif, mais ne pas marcher seul 14

III. À partir du cœur de l’Évangile 14

34. Dans un monde de communication rapide, communiquer le cœur essentiel de l’Evangile et non un message réduit à un enseignement moral 14

35. Ne pas imposer une multitude de doctrines mais présenter à tous l’essentiel dans sa beauté 14

36. Présenter le cœur de l’Evangile : la beauté de l’amour salvifique de Dieu manifesté en Jésus Christ mort et ressuscité 14

37. Avec St Thomas d’Aquin, rappeler qu’il y a une hiérarchie dans l’enseignement moral, la miséricorde étant la première de toutes les vertus 15

38. Ne pas parler 10 fois de la tempérance et seulement deux ou trois fois sur la charité ou sur la justice 15

39. Présenter les vérités en relation les unes avec les autres, ne pas réduire l’Evangile à une morale, inviter avant tout à répondre au Dieu qui nous aime 15

IV. La mission qui s’incarne dans les limites humaines 16

40. Avec St Thomas d’Aquin, dire non à une doctrine monolithique défendue par tous sans nuances, et oui à une réflexion ouverte aux sciences, harmonisée par l’Esprit dans le respect et dans l’amour, dans une grande liberté, pour mieux expliciter le très riche trésor de la Parole 16

41. Dans un monde en changement, formuler de manière nouvelle le dépôt de la doctrine chrétienne et ne pas risquer de déformer le message en s’enfermant dans un langage complètement orthodoxe 16

42. La foi ne sera jamais facilement compréhensible et conserve toujours un aspect de croix, et l’attitude évangélisatrice doit éveiller l’adhésion du cœur avec la proximité, l’amour et le témoignage 17

43. L’Eglise peut reconnaître que certains usages ou préceptes hérités de l’histoire ne sont pas directement liés au cœur de l’Évangile (cf. St Thomas d’Aquin) 17

44. Sans diminuer la valeur de l’idéal évangélique, accompagner avec miséricorde et patience, ne pas transformer le confessionnal, lieu de la miséricorde du Seigneur, en salle de torture, soutenir les petits pas au milieu des grandes limites humaines 17

45. Communiquer la vérité de l’Evangile dans les limites du langage et des circonstances, ne pas renoncer au bien possible, savoir que l’on doit croître dans la compréhension de l’Évangile, courir le risque de se salir avec la boue de la route 18

V. Une mère au cœur ouvert 18

46. L’Église “en sortie” est une Église aux portes ouvertes pour sortir et laisser rentrer le Fils prodigue quand il reviendra 18

47. L’Église est appelée à être toujours la maison ouverte du Père où tous peuvent faire partie de la communauté, où la porte des sacrements ne doit pas se fermer pour n’importe quelle raison et où l’eucharistie n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles où les prêtres ne sont pas des contrôleurs de la grâce mais des facilitateurs. L’Eglise n’est pas une douane mais la maison paternelle où il y a de la place pour chacun avec sa vie difficile. 18

48. Privilégier les pauvres dans l’annonce de l’Evangile, ne jamais les laisser seuls 19

49. Sortons, sortons pour offrir à tous la vie de Jésus-Christ. Je préfère une Église accidentée, blessée et sale pour être sortie par les chemins, plutôt qu’une Église malade de la fermeture et du confort de s’accrocher à ses propres sécurités, ses procédures, préoccupée d’être le centre et juge implacable des autres 19

Chapitre 2 : Dans la crise de l’engagement communautaire 20

50. Rappeler le contexte dans lequel nous devons agir et entrer dans le regard du disciple-missionnaire qui « est éclairé et affermi par l’Esprit Saint » 20

51. Regarder certains aspects de la réalité qui peuvent arrêter ou affaiblir les dynamiques du renouveau missionnaire de l’Église 20

I. Quelques défis du monde actuel 20

52. Des progrès dans de multiples domaines dont la communication et la plus grande partie des hommes et des femmes de notre temps vivent une précarité quotidienne, la violence, le manque de respect, d’autres dans la perte du sens 20

Non à une économie de l’exclusion 21

53. Nous devons dire “non à une économie de l’exclusion et de la disparité sociale”, à l’être humain vu comme un bien de consommation qu’on peut utiliser et ensuite jeter, à la culture du déchet 21

54. Non au libre marché sacralisé qui ne réussit pas à produire une plus grande équité et inclusion sociale dans le monde. Non à la mondialisation de l’indifférence anesthésiés par la culture du bien-être tandis que les exclus continuent à attendre. 21

Non à la nouvelle idolâtrie de l’argent 21

55. Non à la négation du primat de l’être humain, à l’adoration de l’antique veau d’or à la dictature de l’économie sans visage et sans un but véritablement humain 21

56. Un petit nombre (y compris d’états) s’enrichit, nie le droit de contrôle des Etats, vit dans la corruption, détruit tout ce qui est sans défense dont l’environnement 22

Non à l’argent qui gouverne au lieu de servir 22

57. Derrière ce comportement le refus de l’éthique et de Dieu. Ne pas faire participer les pauvres à ses propres biens, c’est les voler et leur enlever la vie. 22

58. Nécessité d’une réforme financière qui n’ignore pas l’éthique où l’argent sert l’humain au lieu de gouverner 22

Non à la disparité sociale qui engendre la violence 23

59. De toute part on demande une plus grande sécurité qui ne viendra qu’en éliminant l’exclusion et les injustices entre les peuples et les personnes, en remettant en question les structures sociales injustes dans leur racine 23

60. Mécanisme de l’économie actuelle qui promeut une consommation effrénée et exclue en comptant sur les armes pour sa sécurité et en accusant les pauvres 23

Quelques défis culturels 23

61. Evangéliser en affrontant le défi de la persécution parfois violente, le plus souvent venant d’une indifférence relativiste 23

62. Une culture dominante où domine ce qui est extérieur, provisoire, qui détruit les autres cultures par le biais des médias 24

63. Le défi de la prolifération des nouveaux mouvements religieux et des spiritualités sans Dieu conséquence du relativisme et d’une Eglise administrative et non missionnaire 24

64. Processus de sécularisation qui réduit la foi au domaine du privé et provoque un relativisme et une désorientation généralisée 24

65. Malgré tout le courant séculariste, l’Église Catholique est une institution crédible devant l’opinion publique 25

66. La famille traverse une crise culturelle profonde, comme toutes les communautés et les liens sociaux 25

67. Dans un monde où réapparaissent les guerres, Eglise appelée à reconnaître l’autre, soigner les blessures, construire des ponts, s’aider à porter les fardeaux 25

Défis de l’inculturation de la foi 26

68. Reconnaître avec reconnaissance les semences du Verbe dans les cultures qui ont été chrétiennes 26

69. Evangéliser les cultures pour inculturer l’Évangile, reconnaître les fragilités de cultures chrétiennes (machisme, alcoolisme, etc.) 26

70. Des piétés qui ne correspondent pas à une authentique piété populaire et une difficulté à transmettre la foi, un manque d’accompagnement pastoral des plus pauvres 26

Défis des cultures urbaines 27

71. La perspective de la Nouvelle Jérusalem… Dévoiler Dieu qui habite dans ses maisons, dans ses rues, sur ses places 27

72. Dialoguer avec les citadins comme Jésus avec la Samaritaine près du puits 27

73. Les nouvelles cultures citadines sont un lieu privilégié de la nouvelle évangélisation 27

74. Nécessité d’une évangélisation qui éclaire les nouvelles manières de se mettre en relation avec Dieu, avec les autres et avec l’environnement et qui lutte contre des pratiques de ségrégation, d’exclusion et de violence qui ne peuvent être réduites au silence par la force 28

75. Dans des villes marquées par de multiples maux (voir énumération), les maisons et les quartiers se construisent davantage pour isoler et protéger que pour relier et intégrer 28
  1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   19








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
ar.21-bal.com