Exhortation Apostolique «Evangelii Gaudium»








télécharger 0.74 Mb.
titreExhortation Apostolique «Evangelii Gaudium»
page2/19
date de publication09.09.2018
taille0.74 Mb.
typeDocumentos
ar.21-bal.com > loi > Documentos
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   19

II. Tentations des agents pastoraux 28

76. La douleur et la honte pour le péché de certains ne doivent pas faire oublier tous les chrétiens qui donnent leur vie par amour auprès des plus pauvres pour lesquels j’éprouve une immense gratitude 28

77. Enfants marqués par les tentations de cette époque, créer des lieux où ressourcer sa foi en Jésus crucifié et ressuscité, 29

Oui au défi d’une spiritualité missionnaire 29

78. Tentation d’une préoccupation exagérée pour les espaces personnels d’autonomie et de détente, qui conduit à vivre les tâches missionnaires comme un simple appendice de la vie 29

79. Dans la culture médiatique actuelle, risque d’un complexe d’infériorité et d’un désinvestissement de la tâche de l’évangélisation 29

80. Un relativisme qui consiste à agir comme si Dieu n’existait pas, à décider comme si les pauvres n’existaient pas, à rêver comme si les autres n’existaient pas, à travailler comme si tous ceux qui n’avaient pas reçu l’annonce n’existaient pas et à chercher la sécurité économique et la gloire humaine… Ne nous laissons pas voler l’enthousiasme missionnaire ! 30

Non à l’acédie égoïste 30

81. Certains cherchent à fuir tout engagement qui pourrait leur ôter leur temps libre 30

82. Le problème n’est pas toujours l’excès d’activité, mais ce sont surtout les activités mal vécues sans une spiritualité qui imprègne l’action et la rende désirable 30

83. Le triste pragmatisme de la vie quotidienne de l’Église, dans lequel apparemment tout arrive normalement, alors qu’en réalité, la foi s’affaiblit et dégénère dans la mesquinerie… ne nous laissons pas voler la joie de l’évangélisation ! 31

Non au pessimisme stérile 31

84. Reconnaître la lumière de l’Esprit Saint dans l’obscurité et que les maux du monde et de l’Eglise ne sont pas une excuse pour réduire notre engagement, mais des défis pour croître dans un regard de foi qui se méfie des prophètes de malheurs 31

85. Pour une conscience des difficultés et de ses propres limites qui s’appuie sur la foi dans la puissance de la grâce du Christ en portant la croix comme étendard de victoire 32

86. A partir de l’expérience de ce désert spirituel de notre monde, découvrir de nouveau la joie de croire et être des « personnes amphores » qui donnent à boire aux autres jusque sur la croix… Ne nous laissons pas voler l’espérance ! 32

Oui aux relations nouvelles engendrées par Jésus Christ 32

87. Entrer dans le monde de la communication, le transformer en plus grandes possibilités de rencontre et de solidarité entre tous, ne pas se fermer sur soi-même 32

88. l’Évangile nous invite à courir le risque de la rencontre avec le visage de l’autre, avec sa présence physique qui interpelle, avec sa souffrance et ses demandes, avec sa joie contagieuse dans un constant corps à corps. Dans son incarnation, le Fils de Dieu nous a invités à la révolution de la tendresse. 33

89. Répondre adéquatement à la soif de Dieu de beaucoup de personnes, afin qu’elles ne cherchent pas à l’assouvir avec des propositions aliénantes ou avec un Jésus Christ sans chair et sans un engagement avec l’autre 33

90. L’engouement pour diverses formes de “spiritualité du bien-être” sans communauté, pour une “théologie de la prospérité” sans engagements fraternels, ou pour des expériences subjectives sans visage 33

91. Ne pas fuir une relation personnelle et engagée avec Dieu et avec les autres, acceptés comme compagnons de route en découvrant Jésus dans leur visage 34

92. Entrer dans une fraternité mystique contemplative qui découvre Dieu en chaque être humain et sait supporter les désagréments du vivre ensemble… Ne nous laissons pas voler la communauté ! 34

Non à la mondanité spirituelle 34

93. Elle se cache derrière des apparences de religiosité et même d’amour de l’Église et consiste à chercher sa propre gloire 34

94. Deux formes de mondanité spirituelle : l’attrait du gnosticisme et le néo-pélagianisme autoréférentiel et prométhéen 35

95. Cette obscure mondanité se manifeste par de nombreuses attitudes apparemment opposées mais avec la même prétention de “dominer l’espace de l’Église” 35

96. La vaine gloire de ceux qui préfèrent être des généraux d’armées défaites plutôt que de simples soldats qui continue à combattre et donnent leur vie 35

97. Eviter ce mondanisme en mettant l’Église en mouvement de sortie de soi, de mission centrée en Jésus Christ, d’engagement envers les pauvres, en savourant l’air pur du Saint Esprit… Ne nous laissons pas voler l’Évangile ! 36

Non à la guerre entre nous 36

98. A l’intérieur du Peuple de Dieu et dans les diverses communautés, que de guerres ! 36

99. Je désire demander spécialement aux chrétiens de toutes les communautés du monde un témoignage de communion fraternelle qui devienne attrayant et lumineux. 36

100. Cela me fait très mal de voir les divisions dans certaines communautés chrétiennes. Qui voulons-nous évangéliser avec de tels comportements ? 36

101. Comme cela nous fait du bien de nous aimer les uns les autres au-delà de tout ! Oui, au-delà de tout ! Ne nous laissons pas voler l’idéal de l’amour fraternel ! 37

Autres défis ecclésiaux 37

102. Persistance d’un cléricalisme excessif qui les maintient en marge des décisions et laïcs cantonnés à des tâches internes à l’Église sans un réel engagement pour la mise en œuvre de l’Évangile en vue de la transformation de la société 37

103. Il faut élargir les espaces pour une présence féminine plus incisive dans l’Église dans les divers lieux où sont prises des décisions importantes 37

104. Le sacerdoce réservé aux hommes, comme signe du Christ Époux qui se livre dans l’Eucharistie, est une question qui ne se discute pas mais il ne faut pas identifier la puissance sacramentelle avec le pouvoir 38

105. La pastorale de la jeunesse a souffert du choc des changements sociaux, apprendre à écouter les jeunes 38

106. Qu’il est beau que des jeunes soient “pèlerins de la foi”, heureux de porter Jésus dans chaque rue, sur chaque place, dans chaque coin de la terre ! 39

107. Crise de vocations en de nombreux endroits liée au manque de ferveur de nombreuses communautés et nécessité d’une meilleure sélection des candidats au sacerdoce 39

108. J’invite les communautés à compléter la liste des défis qui leurs sont propres en écoutant les jeunes et les personnes âgées 39

109. Les défis existent pour être relevés. Ne nous laissons pas voler la force missionnaire ! 39

Chapitre 3 : L’annonce de l’Evangile 41

110. L’évangélisation, prédication joyeuse, patiente et progressive de la mort salvifique et de la résurrection de Jésus-Christ, doit être une priorité absolue 41

I. Tout le Peuple de Dieu annonce l’Évangile 41

111. Toute l’Eglise sujet de l’évangélisation par libre et gratuite initiative de Dieu 41

Un peuple pour tous 41

112. L’évangélisation initiative gracieuse de Dieu par son Esprit qui fait de nous des fils 41

113. Ce salut, que Dieu réalise et que l’Église annonce joyeusement, est destiné à tous en peuple et non isolé ou enfermé en groupe exclusif d’élite… Le Seigneur t’appelle toi aussi à faire partie de son peuple et il le fait avec grand respect et amour ! 41

114. L’Église doit être le lieu de la miséricorde gratuite, où tout le monde peut se sentir accueilli, aimé, pardonné et encouragé à vivre selon la bonne vie de l’Évangile. 42

Un Peuple aux multiples visages 42

115. Diverses expressions de la vie chrétienne dans la diversité des cultures 42

116. L’Esprit Saint féconde la culture avec la force transformante de l’Évangile et le christianisme revêt le visage des innombrables cultures et des innombrables peuples où il est accueilli et enraciné, diversité qui est l’expression de sa catholicité 42

117. La diversité culturelle ne menace pas l’unité de l’Église et l’Evangile ne s’identifie à aucune culture 43

118. Faire comprendre et présenter la vérité du Christ en s’inspirant des traditions et des cultures de la région, travailler en harmonie avec les chrétiens autochtones 43

Nous sommes tous des « disciples-missionnaires » 44

119. Même s’il n’a pas les mots pour exprimer sa foi, l’Esprit Saint agit en tout chrétien 44

120. Tous « disciples-missionnaires » sans attendre… 44

121. Tous appelés à grandir comme évangélisateurs sans trouver une excuse dans notre imperfection et trouvant dans la mission un stimulant constant pour ne pas s’installer dans la médiocrité 44

La force évangélisatrice de la piété populaire 45

122. Les peuples évangélisés sont des sujets collectifs actifs, agents de l’évangélisation 45

123. La piété populaire « traduit une soif de Dieu que seuls les simples et les pauvres peuvent connaître », elle « rend capable de générosité et de sacrifice jusqu’à l’héroïsme lorsqu’il s’agit de manifester la foi » 45

124. La piété populaire dans le Document d’Aparecida… Ne contraignons pas et ne prétendons pas contrôler cette force missionnaire ! 46

125. Pour comprendre cette réalité il faut s’en approcher avec le regard du Bon Pasteur, qui ne cherche pas à juger mais à aimer 46

126. Méconnaître la piété populaire, c’est méconnaître l’œuvre de l’Esprit Saint 46

De personne à personne 46

127. Importance de la prédication informelle dans les conversations quotidiennes, d’avoir la disposition permanente de porter l’amour de Jésus aux autres 46

128. D’abord permettre à l’autre d’exprimer ses joies, espérances, préoccupations 47

129. Une annonce qui se fait sous des formes très diverses avec ses innombrables gestes et signes et qui s’inculture 47

Les charismes au service de la communion évangélisatrice 47

130. Un charisme authentique tourne son regard vers le cœur de l’Evangile et ne fait pas ombrage aux autres 47

131. Esprit Saint qui suscite la diversité et réalise l’unité qui ne se construit pas avec nos plans humains 48

Culture, pensée et éducation 48

132. Nécessité d’une annonce aux cultures professionnelles, scientifiques et académiques 48

133. Encouragement aux théologiens et appel à ne pas être une théologie de bureau 48

134. Universités et écoles catholiques milieu privilégié pour penser et développer cet engagement d’évangélisation de manière interdisciplinaire et intégrée 49

II. L’homélie 49

135. Ne pas faire la sourde oreille devant les réclamations nombreuses à l’égard de ce ministère. L’homélie peut être vraiment une intense et heureuse expérience de l’Esprit… 49

136. A travers le prédicateur, c’est Dieu qui veut rejoindre les hommes et conquérir leur cœur 49

Le contexte liturgique 49

137. Proclamation liturgique de la Parole de Dieu, moment de dialogue de Dieu avec son peuple dont l’homélie est le moment le plus élevé 49

138. Pas un spectacle de divertissement, ni une conférence, mais brève, elle doit donner orienter vers une communion avec le Christ dans l’Eucharistie qui transforme la vie 50

La conversation d’une mère 50

139. Prêcher au nom de l’Eglise mère qui aime, connaît les besoins de son enfant, sait reconnaître tout ce que Dieu a semé chez son enfant, écoute ses préoccupations, apprend de lui et trouve au cœur de la culture du peuple une source d’eau vive 50

140. Si cet esprit maternel et ecclésial est perceptible, l’homélie sera toujours féconde 50

141. Entrer dans le regard d’amour de Jésus pour son peuple 50

Des paroles qui font brûler les cœurs 51

142. Une parole de cœur à cœur et non une prédication purement moraliste ou endoctrinante ou un cours d’exégèse 51

143. Servir le dialogue entre Dieu et son peuple 51

144. Pour parler avec le cœur, le tenir ardent et éclairé 51

III. La préparation de la prédication 52

145. La préparation de la prédication est une tâche si importante qu’il convient d’y consacrer un temps prolongé d’étude, de prière, de réflexion et de créativité pastorale 52

Le culte de la vérité 52

146. Avoir le culte de la vérité de la Parole de Dieu, consacrer un temps important à la méditation gratuite, à la vénération humble et émerveillée de la Parole 52

147. Comprendre et découvrir le message principal du texte en tenant compte du décalage de langage lié à l’histoire 52

148. Mettre en connexion le message central du passage lu avec l’enseignement de toute la Bible 53

La personnalisation de la Parole 53

149. Acquérir une grande familiarité personnelle avec la Parole de Dieu et chercher à la vivre avant de vouloir la prêcher 53

150. Se laisser « blesser » soi-même par la Parole pour pouvoir la transmettre aux autres 53

151. Un prédicateur qui n’est pas immaculé mais toujours avec le désir profond de progresser sur la voie de l’Évangile et qui ne baisse pas les bras et qui consacre du temps pour prier avec la Parole et reconnaît sa pauvreté pour ne pas être un escroc ou un charlatan 54

La lecture spirituelle 54

152. Importance de la lectio divina, lecture spirituelle qui part de la signification littérale du texte 54

153. « Seigneur, qu’est-ce que ce texte me dit à moi ?... Qu’est-ce qui me plaît, qu’est-ce qui me stimule dans cette Parole ? Qu’est-ce qui m’attire ? » 55

À l’écoute du peuple 55

154. Le prédicateur est un contemplatif de la Parole et aussi un contemplatif du peuple 55

155. Partir de ce qui intéresse vraiment la vie des gens, de leurs questions réelles 56

Instruments pédagogiques 56

156. Se préoccuper non seulement du contenu mais aussi de la manière de présenter le message 56

157. Une bonne homélie doit contenir “une idée, un sentiment, une image” 56

158. Ecouter beaucoup, partager la vie des gens pour parler le langage des gens 56

159. Choisir le langage positif : non pas dire ce qu’il ne faut pas faire, mais proposer plutôt ce que nous pouvons faire mieux, montrer une valeur positive qui attire 57

IV. Une évangélisation pour l’approfondissement du kérygme 57

160. Servir la croissance des gens pour qu’ils puissent dire pleinement : « Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi » 57

161. Aider les fidèles à croître dans l’amour 57

162. Le don de l’amour du Père précède la réponse 58

Une catéchèse kérygmatique et mystagogique 58

163. Renvoi à divers documents du magistère sur la catéchèse 58

164. Le kérygme est premier : “Jésus Christ t’aime, il a donné sa vie pour te sauver, et maintenant il est vivant à tes côtés chaque jour pour t’éclairer, pour te fortifier, pour te libérer” 58

165. Dire l’amour de Dieu avant la morale, s’adresser à la liberté, et pour cela être proche, ouvert au dialogue, patient, cordial, ne pas condamner 58

166. Pour une catéchèse mystagogique 59

167. Prêter une attention à la beauté et avoir le courage de trouver les nouveaux signes 59

168. Proposer la morale non en condamnant mais en joyeux messagers de propositions élevées, gardiens du bien et de la beauté qui resplendissent dans une vie fidèle à l’Évangile. 60

L’accompagnement personnel des processus de croissance 60

169. Rendre présent le parfum de la présence proche de Jésus et son regard personnel en se formant à l’accompagnement 60

170. Un accompagnement qui ne soit pas une thérapie mais qui soit un pèlerinage avec le Christ vers le Père 60

171. Accompagner dans une écoute patiente, aimante, docile à l’Esprit 60

172. Accompagner sans juger de la responsabilité de l’autre, en invitant toujours à se relever, à embrasser la croix, à tout laisser, à sortir toujours de nouveau pour annoncer l’Évangile. 61

173. Modèle de l’accompagnement de Tite et Timothée par Paul qui n’est pas un accompagnement intimiste, d’autoréalisation isolée. Les disciples missionnaires accompagnent les disciples missionnaires. 61

Au sujet de la Parole de Dieu 61

174. Toute l’évangélisation est fondée sur la Parole de Dieu, écoutée, méditée, vécue, célébrée et témoignée 61

175. L’étude de la Sainte Écriture doit être une porte ouverte à tous les croyants et doit féconder toute la catéchèse. Accueillons le sublime trésor de la Parole révélée ! 62

Chapitre 4 : La dimension sociale de l’évangélisation 63

176. Si la dimension sociale de l’évangélisation n’est pas dûment explicitée, risque de défigurer la mission évangélisatrice. 63

I. Les répercussions communautaires et sociales du kérygme 63

177. Le kérygme possède un contenu inévitablement social : au cœur même de l’Évangile, il y a la vie communautaire et l’engagement avec les autres. 63

Confession de la foi et engagement social 63

178. L’acceptation de la première annonce, qui invite à se laisser aimer de Dieu et à l’aimer avec l’amour que lui-même nous communique amène à désirer, chercher et avoir à cœur le bien des autres. 63

179. Comme elle est dangereuse et nuisible, cette accoutumance qui nous porte à perdre l’émerveillement, la fascination, l’enthousiasme de vivre l’Évangile de la fraternité et de la justice ! Ce qu’expriment ces textes c’est la priorité absolue de la sortie de soi vers le frère. 64

Le Royaume qui nous appelle 64

180. Accueillir l’Evangile ne se limite pas à une relation personnelle avec Dieu ni à quelques gestes de “charité à la carte” mais engage à faire advenir le Royaume de Dieu et sa justice 64

181. L’annonce de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ a une dimension universelle. Son commandement de charité embrasse toutes les dimensions de l’existence, toutes les personnes, tous les secteurs de la vie sociale et tous les peuples. 64

L’enseignement de l’Église sur les questions sociales 65

182. La tâche de l’évangélisation implique et exige une promotion intégrale de chaque être humain. On ne peut plus affirmer que la religion doit se limiter à la sphère privée. 65

183. Une foi authentique implique toujours un profond désir de changer le monde, de transmettre des valeurs, de laisser quelque chose de meilleur. l’Église « ne peut ni ne doit rester à l’écart dans la lutte pour la justice ». 65

184. Je ne développerai pas tout et renvoie au Compendium de la Doctrine sociale de l’Église et à la parole des diverses communautés chrétiennes 66

185. Deux questions qui me semblent fondamentales : l’intégration sociale des pauvres, la paix et le dialogue social 66

II. L’intégration sociale des pauvres 66

186. Une préoccupation qui vient de notre foi au Christ qui s’est fait pauvre, et toujours proche des pauvres et des exclus 66

Unis à Dieu nous écoutons un cri 66

187. L’Ecriture nous appelle à être instruments de Dieu pour la libération et la promotion des pauvres 66

188. Résoudre les causes structurelles de la pauvreté, promouvoir le développement intégral des pauvres et poser des gestes simples et quotidiens de solidarité 67

189. La solidarité doit être vécue comme la décision de rendre au pauvre ce qui lui revient du fait de la destination universelle des biens antérieure à la propriété privée 67

190. Ecouter le cri des peuples les plus pauvres de la terre, parce que « la paix se fonde non seulement sur le respect des droits de l’homme mais aussi sur celui des droits des peuples ». Il est à déplorer que même les droits humains puissent être utilisés comme justification d’une défense des droits individuels ou des droits des peuples les plus riches. 67

191. Le beau cri des évêques du Brésil pour les populations des périphéries urbaines et des zones rurales 68

192. Pas seulement assurer à tous la nourriture, mais que tous connaissent « la prospérité dans ses multiples aspects » 68

Fidélité à l’Évangile pour ne pas courir en vain 68

193. Conservez entre vous une grande charité, car la charité couvre une multitude de péchés 68

194. Ne relativisons pas l’appel de l’Evangile à la justice et ne soyons pas coupables de passivité et de complicité à l’égard de situations d’injustice intolérables et de régimes politiques qui entretiennent ces situations 69

195. Pas toujours possible de manifester la beauté de l’Évangile mais nous devons toujours manifester ce signe : l’option pour les pauvres, pour ceux que la société rejette et met de côté. 69

196. L’aliénation de la société de consommation qui nous touche aussi et qui rend plus difficile la constitution de cette solidarité entre hommes 70

La place privilégiée des pauvres dans le Peuple de Dieu 70

197. Les pauvres ont une place de choix dans le cœur de Dieu, au point que lui même s’est fait pauvre et a été consacré par l’onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres s’identifiant à eux. 70

198. L’option préférentielle pour les pauvres est une option du Christ. Pour cette raison, je désire une Église pauvre pour les pauvres. Ils ont beaucoup à nous enseigner. 70

199. Entrer dans un amour contemplatif du pauvre considéré comme un avec nous, ni assisté, ni utilisé. C’est seulement à partir de cette proximité réelle et cordiale que nous pouvons accompagner les pauvres comme il convient sur leur chemin de libération. Sans l’option préférentielle pour les plus pauvres « l’annonce de l’Évangile, qui demeure la première des charités, risque d’être incomprise ou de se noyer dans un flot de paroles. 71

200. La pire discrimination dont souffrent les pauvres est le manque d’attention spirituelle 71

201. Personne ne devrait dire qu’il se maintient loin des pauvres parce que ses choix de vie lui font porter davantage d’attention à d’autres tâches 71

Économie et distribution des revenus 72

202. Résoudre radicalement les problèmes des pauvres, en renonçant à l’autonomie absolue des marchés et de la spéculation financière, et en attaquant les causes structurelles de la disparité sociale. 72

203. Beaucoup de paroles dérangent dans ce système ! C’est gênant de parler d’éthique, de solidarité mondiale, de distribution des biens, de défense des emplois, de la dignité des faibles, d’un Dieu qui exige un engagement pour la justice. 72

204. Nous ne pouvons plus avoir confiance dans les forces aveugles et dans la main invisible du marché 72

205. Je prie le Seigneur qu’il nous offre davantage d’hommes politiques qui aient vraiment à cœur la société, le peuple, la vie des pauvres ! 73

206. L’économie devrait être l’art d’atteindre une administration adéquate de la maison commune, qui est le monde entier. 73

207. Une communauté chrétienne qui ne coopère pas pour que les pauvres vivent avec dignité et pour l’intégration de tous tombent dans la mondanité 73

208. Si quelqu’un se sent offensé par mes paroles exprimées avec affection pour que ceux qui sont esclaves d’une mentalité individualiste puissent se libérer… 73

Avoir soin de la fragilité 74

209. Dans le modèle actuel de “succès” et de “droit privé”, pas de sens de s’investir auprès des plus faibles, de ceux qui restent en arrière 74

210. Pasteur d’une Église sans frontières qui se sent mère de tous, je vous appelle à prêter attention aux nouvelles formes de pauvreté et de fragilité et aux migrants dans lesquels nous sommes appelés à reconnaître le Christ souffrant à accueillir pour créer de nouvelles synthèses culturelles 74

211. Qu’as-tu fais de ton frère esclave ? Beaucoup ont les mains qui ruissellent de sang à cause d’une complicité confortable et muette. La question est pour tout le monde ! 74

212. Double pauvreté des femmes en situations d’exclusion, cependant chez elles les plus admirables gestes d’héroïsme quotidien 74

213. Parmi ces faibles, dont l’Église veut prendre soin avec prédilection, il y a aussi les enfants à naître, mais l’être humain est toujours sacré et inviolable. 75

214. On ne peut s’attendre à ce que l’Église change de position sur cette question mais il est vrai aussi que nous avons peu fait pour accompagner comme il convient les femmes qui se trouvent dans des situations très dures 75

215. Toute la création est également sans défense et à la merci des intérêts économiques 75

216. Chrétiens, petits mais forts dans l’amour de Dieu, comme saint François d’Assise, appelés à prendre soin de la fragilité du peuple et du monde 76

III. Le bien commun et la paix sociale 76

217. Le fruit de la paix 76

218. La dignité de la personne humaine et le bien commun sont au-dessus de la tranquillité de quelques-uns qui ne veulent pas renoncer à leurs privilèges, nécessité de prophètes 76

219. Une paix qui n’est pas le fruit du développement intégral de tous n’aura pas d’avenir 76

220. Devenir un peuple et développer une culture de la rencontre dans une harmonie multiforme. 76

221. 4 principes pour avancer dans cette construction d’un peuple en paix, juste et fraternel 77

1er principe : Le temps est supérieur à l’espace 77

222. Il y a une tension bipolaire entre la plénitude et la limite 77

223. Ce principe permet de travailler à long terme, sans être obsédé par les résultats immédiats 77

224. Qui sont ceux qui dans le monde actuel se préoccupent vraiment de générer des processus qui construisent un peuple ? 77

225. Ce critère est aussi très adapté à l’évangélisation 78

2ème principe : L’unité prévaut sur le conflit 78

226. Le conflit ne peut être ignoré ou dissimulé. Il doit être assumé. 78

227. Ni se laver les mains, ni en être prisonnier, mais transformer le conflit en un maillon d’un nouveau processus. « Bienheureux les artisans de paix ! » 78

228. Développer une communion dans les différences 78

229. Le Christ a tout unifié en lui, il « est notre paix » y compris dans notre propre intériorité 78

230. La diversité est belle quand elle accepte d’entrer constamment dans un processus de réconciliation sous l’action de l’Esprit 79

3ème principe : La réalité est plus importante que l’idée 79

231. Il existe aussi une tension bipolaire entre l’idée et la réalité 79

232. Ce qui implique, c’est la réalité éclairée par le raisonnement 79

233. Le critère de réalité d’une parole déjà incarnée et qui cherche toujours à s’incarner, est essentiel à l’évangélisation 79

4ème principe : Le tout est supérieur à la partie 80

234. Ni passagers du wagon de queue, ni musée folklorique d’ermites renfermés, incapables d’apprécier la beauté que Dieu répand hors de leurs frontières 80

235. Il faut toujours élargir le regard pour reconnaître un bien plus grand qui sera bénéfique à tous, mais sans s’évader, sans se déraciner. 80

236. Le modèle du polyèdre plutôt que de la sphère où l’on accueille le meilleur de chacun 80

237. La Bonne Nouvelle est la joie d’un Père qui ne veut pas qu’un de ses petits se perde 80

IV. Le dialogue social comme contribution à la paix 81

238. L’Évangélisation implique aussi un chemin de dialogue avec les états, la société [culture, sciences] et les autres croyants à partir de la lumière que lui offre la foi 81

239. L’Église proclame l’ « Évangile de la paix » et est ouverte à la collaboration avec toutes les autorités pour prendre soin de ce bien universel si grand 81

240. Il revient à l’État de prendre soin et de promouvoir le bien commun de la société 81

241. L’Église n’a pas de solutions pour toutes les questions particulières mais propose avec clarté les valeurs fondamentales de l’existence humaine 82

Le dialogue entre la foi, la raison et les sciences 82

242. L’évangélisation est attentive aux avancées scientifiques pour les éclairer de la lumière de la foi et de la loi naturelle, de manière à ce qu’elles respectent toujours la centralité et la valeur suprême de la personne humaine 82

243. L’Église ne prétend pas arrêter le progrès admirable des sciences mais refuse les affirmations qui dépassent le champ scientifique et proposent une idéologie 82

Le dialogue œcuménique 82

244. L’engagement œcuménique répond à la prière du Seigneur Jésus qui demande « que tous soient un » 82

245. Don de Dieu de la présence de responsables d’autres Eglises au Synode 83

246. Contre témoignage des divisions qui aggravent les conflits dans les pays en guerre, appel à recevoir les uns des autres, comme le sens de la collégialité épiscopale et sur l’expérience de la synodalité auprès de nos frères orthodoxes 83

Les relations avec le judaïsme 83

247. Avec nos frères Juifs, nous croyons ensemble en l’unique Dieu qui agit dans l’histoire, et nous accueillons avec eux la commune Parole révélée 83

248. Nous lamenter des terribles persécutions dont les juifs ont été l’objet, en particulier celles qui impliquent ou ont impliqué des chrétiens 84

249. L’Eglise s’enrichit lorsqu’elle recueille les valeurs du Judaïsme 84

Le dialogue interreligieux 84

250. Nécessité d’un dialogue dans une attitude d’ouverture en vérité et dans l’amour malgré les divers obstacles et les difficultés, en particulier les fondamentalismes des deux parties 84

251. Dans ce dialogue, toujours aimable et cordial, on ne doit jamais négliger le lien essentiel entre dialogue et annonce et ne pas tomber dans un syncrétisme conciliateur 84

252. La relation avec les croyants de l’Islam qui adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, acquiert à notre époque une grande importance 85

253. Je prie et implore humblement ces pays pour qu’ils donnent la liberté aux chrétiens de célébrer leur culte et de vivre leur foi, prenant en compte la liberté dont les croyants de l’Islam jouissent dans les pays occidentaux ! Face aux épisodes de fondamentalisme violent qui nous inquiètent, l’affection envers les vrais croyants de l’Islam doit nous porter à éviter d’odieuses généralisations 85

254. Le dialogue avec les non chrétiens peut nous aider à mieux vivre nos propres convictions. 85

Le dialogue social dans un contexte de liberté religieuse 86

255. Importance du respect de la liberté religieuse, considérée comme un droit humain fondamental 86

256. Refuser les généralisations grossières de certains 86

257. Comme croyants, nous nous sentons proches aussi de ceux qui, ne se reconnaissant d’aucune tradition religieuse, cherchent sincèrement la vérité, la bonté, la beauté 87

258. J’ai essayé de montrer l’inévitable dimension sociale de l’annonce de l’Évangile 87

Chapitre 5 : Evangélisateurs avec Esprit 89

259. Évangélisateurs avec esprit veut dire évangélisateurs qui s’ouvrent sans crainte à l’action de l’Esprit Saint. Jésus veut des évangélisateurs qui annoncent la Bonne Nouvelle non seulement avec des paroles, mais surtout avec leur vie transfigurée par la présence de Dieu 89

260. Quelques réflexions sur l’esprit de la nouvelle évangélisation 89

261. Comme je voudrais trouver les paroles pour encourager une période évangélisatrice plus fervente, joyeuse, généreuse, audacieuse, pleine d’amour profond, et de vie contagieuse ! Je prie l’Esprit Saint… 89

I. Motivations pour une impulsion missionnaire renouvelée. 89

262. Tenir ensemble propositions mystiques et fort engagement social et missionnaire 89

263. Apprenons des saints qui nous ont précédés et ne disons pas qu’aujourd'hui c’est plus difficile. 90

La rencontre personnelle avec l’amour de Jésus qui nous sauve 90

264. La meilleure motivation pour se décider à communiquer l’Évangile est de le contempler avec amour 90

265. Toute la vie de Jésus contemplée dans l’Evangile parle à notre vie et répond aux nécessités les plus profondes des personnes, est trésor de vie et d’amour qui ne peut tromper 91

266. Disciple missionnaire qui est convaincu, par sa propre expérience, qu’avoir connu Jésus n’est pas la même chose que de ne pas le connaître, qui sent et sait que Jésus marche avec lui, parle avec lui, respire avec lui, travaille avec lui parce qu'il l’écoute, le contemple, se repose en Lui. 91

267. Unis à Jésus, cherchons ce qu’il cherche, aimons ce qu’il aime : la gloire du Père. 91

Le plaisir spirituel d’être un peuple 92

268. Développer le goût spirituel d’être proche de la vie des gens. La mission est une passion pour Jésus et pour son peuple. 92

269. Quel bien cela nous fait de voir Jésus proche de tous ! (et de le suivre sur ce chemin) 92

270. Jésus veut que nous touchions la misère humaine, la chair souffrante des autres… Il attend que nous renoncions à chercher ces abris personnels ou communautaires qui nous permettent de nous garder distants du cœur des drames humains 92

271. Rendre compte de notre espérance avec douceur et respect, vaincre le « mal par le bien », sans nous lasser de « faire le bien », sans prétendre être supérieurs, en étant des hommes et des femmes du peuple sans discuter les indications de la Parole de Dieu 93

272. Nous approcher des autres avec amour et découvrir quelque chose de nouveau de Dieu 93

273. La mission n’est pas un appendice, je suis une mission sur cette terre, et pour cela je suis dans ce monde 93

274. Chaque personne est digne de notre dévouement parce qu’elle est œuvre de Dieu 94

L’action mystérieuse du Ressuscité et de son Esprit 94

275. Ne pas croire que rien ne peut changer et croire à la puissance du Christ qui vit vraiment 94

276. La résurrection du Christ n’est pas un fait relevant du passé, elle est force de vie aujourd'hui 94

277. Ne pas baisser les bras définitivement, ni se chercher soi-même dans un carriérisme assoiffé de reconnaissance, ne pas ensevelir l’Evangile sous de nombreuses excuses 95

278. Croire que Jésus nous aime vraiment, qu’il est vivant, qu’il est capable d’intervenir mystérieusement, que le bon grain grandit au milieu de l’ivraie. Ne restons pas en marge de ce chemin de l’espérance vivante ! 95

279. Avoir la conviction que Dieu peut agir en toutes circonstances, même au milieu des échecs apparents et sachant que fécondité est souvent invisible, insaisissable, et ne peut pas être comptée. 95

280. Pour maintenir vive l’ardeur missionnaire, il faut une confiance ferme en l’Esprit Saint, renoncer à vouloir calculer et contrôler tout et permettre à l’Esprit de nous éclairer, de nous guider, de nous orienter, et de nous conduire là où il veut. 96

La force missionnaire de l’intercession 96

281. Intercéder sans cesse à l’école de St Paul 96

282. Et rendre grâce sans cesse à l’école de St Paul 96

283. Les grands hommes et femmes de Dieu furent de grands intercesseurs 96

II. Marie, Mère de l’évangélisation 97

284. Avec l’Esprit Saint, il y a toujours Marie Mère de l’Église évangélisatrice au milieu du peuple 97

Le don de Jésus à son peuple 97

285. Au pied de la croix, en cette grande heure de la nouvelle création, le Christ nous conduit à Marie. Il ne veut pas que nous marchions sans une mère. 97

286. Marie est celle qui sait transformer une grotte pour des animaux en maison de Jésus, etc. (contemplation du chemin de Marie) 97

L’Étoile de la nouvelle évangélisation 98

287. À la Mère de l’Évangile vivant nous demandons d’intercéder pour que toute la communauté ecclésiale accueille cette invitation à une nouvelle étape dans l’évangélisation 98

288. Il y a un style marial dans l’activité évangélisatrice de l’Église (contemplation du chemin de Marie) 98

du Saint-Père François

aux évêques

aux prêtres et aux diacres

aux personnes consacrées

et à tous les fidèles laïcs

sur l’annonce de l’évangile dans le monde d’aujourd’hui
1. Inviter à une nouvelle étape évangélisatrice marquée par la joie de l’Évangile et indiquer des voies pour la marche de l’Église dans les prochaines années.

La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. Dans cette Exhortation je désire m’adresser aux fidèles chrétiens, pour les inviter à une nouvelle étape évangélisatrice marquée par cette joie et indiquer des voies pour la marche de l’Église dans les prochaines années.
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   19








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
ar.21-bal.com