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André Durand présente
‘’La divine comédie ’’

La divina comedia
(1307-1321)
poème de DANTE

pour lequel on trouve ici l’examen de :
l’intérêt psychologique (page 2)

la foule des damnés, des âmes du purgatoire et des élus (page 2)

Dante laissé à lui-même (page 2)

Dante et Virgile (page 3)

Dante et Béatrice (page 4)

l’accomplissement (page 6)
l’intérêt philosophique (page 7)

le sens politique (page 8)

le sens moral (page 12)

le sens mystique (page 15)
la destinée de l’œuvre (page 23)

Bonne lecture !
Intérêt psychologique
Jamais œuvre ne fut si hautaine et ne tendit autant au général que ‘’La divine comédie’’. Pourtant, l'odyssée qu'elle conte est celle du poète lui-même. Et jamais poète ne mit autant de lui-même, de son esprit, de son cœur, de son âme, de ses passions et de son temps, dans une oeuvre. C’est au point qu’on ne peut entreprendre la lecture sans rien savoir de Dante, de ses idées ni de son dessein.

Pourtant, il ne parle pas de lui avec l'intérêt d'un mémorialiste : bien que tout le poème soit écrit à la première personne, il ne livre nulle part le nom de sa famille, de son père, de sa mère, de ses enfants. Tout ce qu'on peut apprendre de sa lignée est repoussé dans un temps lointain, quasiment mythique, celui de son trisaïeul, Cacciaguida. La vanité de l'autobiographie lui reste étrangère. Il ne fait compter son personnage que pour ce qu'il offre d'exemplaire dans le sens de l'erreur ou de la vérité, de la faiblesse ou de la force, du péché ou du salut de tous. Les traits conférés à sa personne sont ceux qui la rendent hautement représentative de l'humanité entière en quête de bonheur terrestre (car une des fins assignées à l'être humain, lit-on dans ‘’Il convivio’’, est d'être heureux dès cette vie) et de salut dans l'autre monde.

Dans ce poème éminemment lyrique où Dante s’exprime à la première personne, il est donc véritablement le seul personnage. Mais il reste que, avec une puissance d’évocation incomparable et sans jamais perdre de vue son dessein, il disposa et organisa, dans une harmonie d'éléments opposés, une grande variété d'êtres.
La foule des damnés, des âmes du purgatoire et des élus
Dante les a suscités en conférant à chacun une valeur à ce point distincte qu'une voix demeure toujours identique à elle-même, par delà la diversité et la variété de ses attitudes et des situations qu'elle connaît. Il individualisa ses personnages pour en faire des expressions autonomes de caractères. Ainsi :

- Francesca da Rimini déplore sa passion amoureuse effrénée.

- Pia est la femme amoureuse qui n'a, avec une éloquence tendre et pieuse, que des mots de douceur et de pardon pour un cruel mari.

- Piccarda Donati se caractérise par la douceur suave et la force d'âme avec laquelle elle fournit à Dante des éclaircissements sur la nature et les divers degrés de la béatitude.

- Manfred et Bonconte déploient une éloquence chaude et fervente.

- Chez Forese, l’éloquence est sereine et confiante.

- Rinieri da Calboli et Guido del Duca ont des paroles inquiètes et dédaigneuses.

- Marc le Lombard ou Ugolino Visconti tiennent un langage persuasif et ému.

- Le langage suave et nostalgique de Stace est empreint d’une tendresse joyeuse.

- Chez Guinizelli, le langage est empreint d'admiration et de vénération.

- Cacciaguida montre fermeté et sûreté.

- Justinien affirme le zèle divin et la bonté généreuse.

- Folquet de Marseille illustre la tempérance.

- Saint Thomas manifeste la sagesse suprême et la simplicité pure.

- Chez saint Bonaventure s’unissent la contemplation et l'action.
Dante laissé à lui-même
Il est d’abord perdu « au milieu du chemin de la vie» (‘’Enfer’’, I). Dans son ‘’Convivio’’, il avait considéré que le point optimum de la vie humaine est la trente-cinquième année, qui marque la moitié d'un âge humain normal, tel qu'il est évalué au ‘’Psaume LXXXIX’’. Or, né en 1265, il atteignit sa trente-cinquième année en 1300, qui est l’année où il fait son voyage.

Entraîné par le tourbillon de ses passions politiques et partisanes, victime de l’injustice et des désordres de la société, il s'était égaré dans cette « forêt sombre » (‘’Enfer’’, I) qui, au sens allégorique, est, comme il l'appela en son ‘’Convivio’’, la « forêt d'erreurs de cette vie », la forêt obscure du péché, « la vie pécheresse» (‘’Purgatoire’’), où chaque être humain, enfermé dans son individualité, n'est plus qu'une nature en friche dont l'existence est semblable à celle des animaux, des plantes et des pierres. Les commentateurs anciens entendaient encore par cette « forêt sombre » l'état naturel de vice et d'ignorance de l'humanité.

Il indique qu’il était « plein de sommeil » (‘’Enfer’’, I), c’est-à-dire du sommeil de l’âme, symbole de l’état de péché, selon l’Écriture.

Il se réveille de sa torpeur pour constater qu’il se trouve « au pied d’une montagne » (‘’Enfer’’, I) qui est, symboliquement, la vie intégralement vertueuse et, partant, bienheureuse. Cette « montagne lumineuse » est toute baignée du soleil levant qui est, au figuré, Dieu ou la grâce divine qui illumine et assiste tout être humain qui veut marcher droit.

Voulant entreprendre, par les seuls moyens humains, d’arriver à la vertu et à la béatitude, il s'élance aussitôt pour en faire l’ascension. Mais trois bêtes féroces (un guépard, un lion, une louve) l'empêchent de la gravir. Ce sont trois passions, des désirs immodérés de l'être humain se prenant pour le centre de l'univers qui se sont déchaînés dans son coeur : l'envie des biens d'autrui (que symbolise le guépard), l'orgueil, son ancien orgueil héréditaire (que symbolise Ie lion), et la cupidité ou avarice (que symbolise la louve).

Il est alors en proie au désespoir, mais est sauvé du péril par l'intercession de la bienheureuse Béatrice. En effet, après une longue période de silence, il perçoit la voix de Virgile qui s'offre à le tirer du mauvais pas où il s'est engagé. Devant les hésitations et le découragement de Dante, il lui explique sa mission : il représente la raison et est envoyé par Béatrice, la jeune fille qu’il aima. Il en est réconforté, d’autant plus que veillent aussi sur lui la Vierge Marie et sainte Lucie, sa patronne préférée. Virgile raconte que Béatrice, descendant de son trône de gloire, s’est présentée toute rayonnante de lumière mais les yeux pleins de larmes, devant lui, et l’a prié de porter secours à Dante, prière qu’il exauça de suite. Dante, par amour de cette beauté dont le souvenir demeure encore vivant dans son cœur, accepte de devenir le disciple de Virgile et de le suivre.

Il va accomplir un pèlerinage salvateur dans l'autre monde, sous la conduite de Virgile d'abord (‘’Enfer’’ et ‘’Purgatoire’’), puis de Béatrice elle-même (‘’Paradis’’).
Dante et Virgile
Virgile, le poète qui avait exalté les idéaux de paix et de justice et en avait vu la réalisation dans la politique d'Auguste, réconforte Dante en lui assurant que l'Italie plongée dans les discordes civiles connaîtra un suprême organisateur (le « vautre ») qui, doué de « sagesse, d'amour et de vertu », apportera de nouveau aux humains la justice et la paix. Il lui propose de le guider vers « l’empereur qui règne tout là-haut ». qui, doué de « sagesse, d'amour et de vertu », apportera de nouveau aux humains la justice et la paix. Il s'offre, « pour qu’il ait la pleine connaissance » (‘’Enfer’’, XXVIII), de lui servir de guide. Il va le mener au fond de l’enfer, puis gravir avec lui la montagne du purgatoire.

Le couple de Dante et Virgile est celui de l’ancien et du contemporain, du maître (qui parfois réprimande avec vigueur [‘’Enfer’’, XXX] et de l’élève qui lui doit son « beau style », du représentant de la raison naturelle et du tenant des passions néfastes.

Le voyage est une expérience concrète en relation étroite avec les événements historiques qui l'ont suscitée et par laquelle le poète devra conquérir sa vérité et sa lumière individuelles, s'enrichir de l'expérience d’autrui, de tous ces personnages «exemplaires » qu'il rencontre le long de son chemin. Son passage en enfer a été voulu et secondé par Dieu, parce qu'il lui était nécessaire et salutaire : pour avoir plongé dans les ténèbres de la douleur et de la souffrance, il pourra, dans la sphère de la vie pratique, mettre en oeuvre les dons qui lui furent donnés et agir en harmonie avec lui-même. Il a besoin, pour se résoudre au salut, de connaître le supplices des damnés. La nécessité de faire face au mal est indiquée par ces paroles de Béatrice : « Si bas il chut que déjà tout remède / À le sauver paraissait impuissant, / Si je ne lui montrais les races condamnées. // C’est pourquoi j’en vins jusqu’au seuil des vrais morts / Pour y porter ma prière et mes larmes / À cette ombre qui l’a guidé jusqu’ici. » (‘’Purgatoire’’, XXX). Il découvre, surtout en allant au-devant des maudits, les secrets de l'âme dans leur immédiate vérité.

Mais ces personnes, qui se firent connaître par leurs paroles, par leurs actions ou par leurs œuvres, incarnent chacune un des aspects ou une des limites de sa nature profonde. Devant eux, il s'émeut, parle, s'écoute, discute, s'attendrit, s'apitoie, hurle et se met en colère, s'apaise et raisonne, se tourmente et s'exalte. Il nous montre en accomplissant sa descente aux enfers qu’au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans l'obscurité de la matière, disparaît notre Iiberté innée. Sous l'influence d'une passion, l'harmonie bien équilibrée de la personne humaine, dans son unité indissoluble de corps et d'âme, se déforme, se fêle et finit par se briser, pour devenir une pluralité multiforme de tendances contradictoires en lutte les unes contre les autres.

Au chant IX de l’’’Enfer’’, les deux poètes se heurtent aux murs de la ville infernale. Et Dante écrit : « Sondez l'enseignement qui se dérobe ici ». Le conseil est excellent mais difficile à suivre. Depuis six siècles, des commentateurs se sont efforcés en vain d'en découvrir le sens mystique, croyant comprendre que la raison humaine (que personnifie Virgile) est impuissante à renverser l'obstacle qui se dresse devant le pèlerin de l'autre monde. S'il ne lui vient pas un secours surnaturel, il va devoir renoncer à la voie du salut, et retourner au péché. Dans les cercles supérieurs de l’enfer, il a vu les pécheurs par passion et incontinence, c'est-à-dire les moins coupables. Pour que sa conversion soit complète, il lui reste à faire l'expérience des damnés reclus dans Dité, c'est-à-dire des pécheurs par élection, par méchanceté. S'il ne peut la faire, son salut sera remis en question. Et c'est ce que voudraient les démons et les Érinyes. Dès lors, un secours surnaturel lui est indispensable, qui ne peut lui être donné que par un messager du ciel grâce auquel Virgile et Dante pourront donc continuer leur exploration de l’enfer.
La découverte des péchés se poursuit au purgatoire où l’ange, qui leur ouvre l'huis, grave sept P sur le front du poète, P étant l’initiale du mot « péché », pour les sept péchés capitaux. À la sortie de chacune des sept corniches, l'ange qui permet l'accès du gradin supérieur efface le P correspondant au péché qu'on y voit expier. (‘’Purgatoire’’, IX). Son grand péché ayant été celui de la chair si la peine des six premiers péchés capitaux lui est épargnée, pour le septième, il lui faut se soumettre et passer, en son corps de chair, à travers le mur de flammes qui éteint la luxure (‘’Purgatoire’’, XXVII). Ainsi, au cours de son ascension de la montagne du purgatoire où il s’oriente d'une façon durable vers le véritable bien, s’effectue la conquête progressive de sa personnalité, dont les dons et les possibilités sont cachés au sein de l'individualité charnelle.

Dante et Virgile parviennent au paradis terrestre où l’ancien, qui représente ce qui nous pousse à la recherche d'un paradis de bonheur qu'il faudrait, dès ici-bas, conquérir, qui représente la raison humaine, se retire car il ouvre « une voie qui s'éloigne de la voie divine autant que la terre est distante du ciel le plus haut qui se meut le plus rapidement ».

Il sera remplacé par Béatrice.
Dante et Béatrice
En effet, au paradis terrestre, se déroule une procession mystique conduisant un char (‘’Purgatoire’’, XXIX) et, au chant suivant, à son arrêt, dans un nuage de fleurs, Béatrice, voilée de blanc, ceinte d'une branche d'olivier, portant un manteau vert et une robe flamboyante, vient s’y poser, faisant une glorieuse apparition devant le poète qui la reconnaît et est en proie à une émotion intense.

Se rappelant les années heureuses de sa jeunesse, mais enrichi d'une expérience nouvelle, il se reprend d'amour pour la beauté spirituelle de celle qu’il avait rencontrée à neuf ans, la petite Bice Portinari, et qu’il avait retrouvée à dix-huit, devenue une éclatante jeune fille qui fut son premier amour. La seule présence devinée de sa « dame » le faisait alors trembler de vertige. Et il avait trouvé en elle, à l’origine, les raisons de son œuvre : au cours de l’heureuse période de la « vita nuova », elle lui avait inspiré des sonnets, expression d’un amour devenu mystique. Il avait alors exalté en sa personne la splendeur de l'être spirituel, l'aimant à l'image du bien suprême. Elle était déjà, pour lui, « la femme du salut ».

Il lui avait été fidèle jusqu'à sa mort, qui s’était produite en 1290, quand elle avait à peine vingt-quatre ans, qu’elle était « au seuil du second âge » (‘’Purgatoire’’, XXX) ou jeunesse (qui ne commençait qu'à vingt-cinq ans), même s’il ne l'avait vue depuis dix ans. Mais, une fois que « la dame bienheureuse et belle » eut disparu, qu'elle fut « montée de la chair à l'esprit », il l’oublia quelque peu, la trahit même dans d’autres amours.

La scène centrale du poème, au chant XXX du ‘’Purgatoire’’ est cette scène émouvante et sublime, la plus belle du poème où, au seuil du paradis terrestre, Dante se voit accueilli, jugé et enfin pardonné par Béatrice qui est désormais béatifiée, qui est la médiatrice envoyée par la Vierge Marie pour le faire monter du paradis terrestre au paradis céleste. Ses vêtements représentent les trois vertus théologales : elle porte un voile blanc et une robe rouge, comme elle en portait en sa vie [‘’Vita nuova’’, II et III], mais aussi un « manteau de sinople » [‘’Purgatoire’’, XXX], c’est-à-dire vert ; or le blanc symbolise la foi, le vert l'espérance, le rouge la charité).

Pourtant, elle est aussi et encore la « dame» du poète. Et c'est en femme offensée par l'oubli des grâces dont elle avait comblé son « servant », en femme consciente et heureuse de son pouvoir qu'elle apostrophe Dante, qu’elle lui fait, pour ses infidélités et ses fautes, les reproches poignants de la jalousie la plus pudique, mais la plus cuisante et la plus coquette qui soit, prenant les anges à témoin. Elle peut en effet l’accuser de s’être « donné à d’autres » (‘’Purgatoire’’, XXX) : à la « dame gentille» de ‘’La vita nuova’’, d'abord, qui fut sa consolatrice ; puis à la Lisette, dont la lascivité lui fut une si grande tentation ; puis à cette petite Pietra, qui lui tint si fort à la chair ; à sa femme, peut-être, enfin, du moins un temps. Il se défend : « Il ne me souvient pas / Que je me sois jamais dépris de vous » (‘’
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