Mémoire présenté par Marieke doremus








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UNIVERSITE DE BOURGOGNE - DIJON

DESS “ Politiques Culturelles, Action Artistique et Muséologie ”

Année 2001/2002

Du lieu industriel au lieu culturel :

Modalités et enjeux d’une reconversion

Mémoire présenté par Marieke DOREMUS

Directeurs d’étude : Annette VIEL, Serge CHAUMIER, Daniel RAICHVARG



Septembre 2002



REMERCIEMENTS

Je tiens à remercier particulièrement Isabelle Demailly, chef de projets “ Transmission de la mémoire et création artistique ” de la Scène Nationale Culture Commune, qui a su me conseiller et me guider tout au long de mon stage ainsi que pendant la rédaction de ce mémoire.
Je remercie Chantal Lamarre, directrice de Culture Commune et André Dubuc, directeur du Centre Historique Minier.
Je remercie mes professeurs de l’Université de Bourgogne, Annette Viel, Serge Chaumier et Daniel Raichvarg pour leur écoute et leurs conseils.
Je remercie enfin l’ensemble de mes proches qui m’ont aidée à parvenir à la concrétisation de ce mémoire.

SOMMAIRE

UNIVERSITE DE BOURGOGNE - DIJON 1

Mémoire présenté par Marieke DOREMUS 1

Directeurs d’étude : Annette VIEL, Serge CHAUMIER, Daniel RAICHVARG 1

Chapitre I – Présentation 8

I. Friche ou patrimoine, comment considérer le lieu industriel devenu obsolète ? 8

1. La friche industrielle 8

2. Le patrimoine industriel 11

II. Le territoire de l’ancien Bassin Minier du Nord-Pas-de-Calais 14

1. Un territoire marqué par son passé 14

2. Deux sites remarquables hérités de cette période 17

III. Deux projets implantés sur deux sites 18

1.La réhabilitation de la fosse Delloye : le Centre Historique Minier de Lewarde 19

2. La réutilisation de la Salle des Pendus de la fosse 11/19 : Culture Commune 21

Chapitre II – Quand un lieu industriel devient lieu de culture 25

I. Motivations et conditions du réemploi 25

1. Motivations des porteurs de projets 25

2. Conditions requises pour une reconversion culturelle 28

II. Architecture du lieu et projet culturel 30

1. Adaptation au lieu ou lieu qui s’adapte ? 30

2. Les transformations architecturales 32

3. La lisibilité du lieu 35

III. Mémoire du lieu et projet culturel 37

1. Le lieu industriel est-il un lieu de mémoire ? 37

2. De l’incidence de la mémoire sur le projet culturel 41

Chapitre III - De la reconversion du lieu industriel a la reconversion du territoire. 46

I. Territoire et reconversion 46

1. Le projet comme moyen pour un nouveau développement 46

2. Des méthodes et des actions pour l’avenir 48

II. Culture et territoire 50

1. Un sens pour le territoire 50

2. Le projet culturel, participant du projet collectif  52

III. Un lieu industriel devenu lieu de culture : un rôle à jouer dans la reconversion du territoire 55

1. Un espace où le territoire se fonde… 55

2. … par lequel il peut construire son avenir. 57

CONCLUSION 60

BIBLIOGRAPHIE 62

INTRODUCTION
L’analyse présentée dans ce mémoire est le fruit d’un travail de réflexion déjà bien engagé. En effet, le choix de ce sujet n’est pas fortuit. Il est le résultat d’un cheminement d’interrogations suscitées par mes expériences professionnelles et mes propres observations.

Ainsi, dès 1999, je me suis intéressée à la reconversion des friches industrielles. Dans un séminaire de maîtrise intitulé “ Mémoire et Représentations ”, j’ai porté mon attention, lors de la rédaction d’un dossier d’étude, sur la transformation de la fosse Delloye en Centre Historique Minier, dans le bassin Minier du Nord-Pas-de-Calais. Abordant la question sous un angle historique, je me suis néanmoins appuyée sur les principes de l’archéologie industrielle et les actions menées par les défenseurs du patrimoine industriel.

J’ai ensuite travaillé un an dans un centre culturel au Luxembourg, la Kulturfabrik, installé dans les bâtiments d’un ancien abattoir municipal. La reconversion du site a permis d’y inscrire un projet nouveau tout en gardant visible des éléments architecturaux rappelant le passé.
La mise en parallèle de ces deux expériences m’a alors interpellée sur le sens de la reconversion d’un site industriel et sur l’attitude que nous pouvons avoir à l’égard de ces bâtiments.

Alors que de nombreuses friches sont détruites, certaines font l’objet d’une reconversion qui les replacent dans l’activité contemporaine du territoire. Mon année de formation, associée à mon stage, au sein de la Scène Nationale Culture Commune, m’a permis de pouvoir construire une réflexion dont ce mémoire est l’expression.
Mes propres expériences mettent en avant des attitudes divergentes à l’égard du lieu industriel. Le premier projet culturel, espace muséographique, réhabilite le lieu industriel, c’est-à-dire qu’il fait recouvrer au lieu une attention et une valeur qu’il avait perdues, tandis que le second projet, espace de création et de diffusion culturelle, réutilise le lieu industriel pour y faire autre chose.

Cette différenciation de reconversion culturelle requiert notre attention. Nous considérons le lieu industriel comme un ancien espace de production qui a perdu toute valeur d’usage économique, suite aux mutations des moyens de production. Pourtant, le lieu industriel devenu obsolète n’est pas sans intérêt. Ainsi il représente le dynamisme économique passé du territoire sur lequel il est inscrit. Le lieu industriel est alors porteur d’une histoire et d’une mémoire auxquelles il convient de porter attention. Les études faites à l’égard de la reconversion culturelle des lieux industriels tendent à omettre cette dimension. Nous la mettons ici au centre de notre réflexion.

Compte-tenu de cet état des lieux et de notre propre regard sur le lieu industriel, notre analyse s’attache donc à comprendre comment le lieu industriel peut devenir lieu de culture : ceci se traduit par l’étude des différents types de projets qui l’investissent mais également du lien entretenu entre le territoire et le lieu industriel. La question de la représentation du lieu industriel est au cœur de notre démarche.

Ainsi, notre réflexion s’appuie sur les interrogations suivantes :

Les natures différentes des projets imposent-elles forcément une attitude différente vis-à-vis du lieu industriel investi ? Le lieu de culture qu’est devenu le lieu industriel ne peut-il pas être un passeur de mémoire et un acteur contemporain du territoire ? N’est-ce pas là, une reconversion indispensable pour le territoire, le lieu industriel devenant médiateur entre passé et futur, tout en agissant au présent ?
Nous sommes alors amenés à faire les hypothèses suivantes :

Le lieu industriel a une mémoire et une histoire qui font de lui un lieu patrimonial. Sa reconversion culturelle ne doit pas négliger cette dimension, nécessaire au travail de la mémoire collective.

La mémoire du lieu industriel n’est pas la seule propriété de la structure muséale, elle peut également être intégrée par un autre type de structure culturelle. La réutilisation culturelle du lieu industriel, par des projets de nature différente, offre ainsi une richesse d’interprétation et de réappropriation du lieu comme de la mémoire.

Le lieu industriel est inscrit sur le territoire. Devenu lieu de culture, il contribue au développement nouveau du territoire en reconversion.
Ces orientations de travail nécessitent une analyse déterminée dans un contexte pertinent. La démarche a donc consisté à cibler une aire territoriale particulière, définie par une activité mono-industrielle importante, mais aujourd’hui disparue. C’est pourquoi notre étude s’est limitée à l’ancien Bassin Minier du Nord-Pas-de-Calais. La fin de l’activité minière a mis en évidence de nombreux dysfonctionnements liés à cette crise. Le réaménagement du territoire s’est imposé rapidement suite à la présence d’anciens sites d’exploitation, devenus friches industrielles, et cela sur l’ensemble du territoire. Ce contexte nous permet donc d’appréhender au mieux notre problématique.

En outre, cet espace territorial nous offre deux expériences de reconversion culturelle partielle ou entière, d’une ancienne fosse de mine. Ces deux structures, la Scène Nationale Culture Commune et le Centre Historique Minier, sont intéressantes pour notre étude : la nature du projet est différente mais le cadre de déploiement du projet est identique. Considérer deux sites de même typologie sur un même territoire nous est essentiel pour tenter d’être objectif lors de notre analyse.
La méthodologie de cette étude est fondée sur l’observation participante. Culture Commune fut le cadre de mon stage de DESS, durant trois mois, d’avril à juin 2002. Assistante du chef de projet “ Transmission de la mémoire et création artistique ”, j’ai pu comprendre comment le lieu industriel était perçu et vécu au sein d’un projet culturel de création artistique contemporaine. Le Centre Historique Minier ne m’était pas inconnu : ma première approche de cette structure m’a aidée dans mes recherches mais il m’était nécessaire de reprendre contact avec l’équipe du musée afin d’en voir les évolutions récentes et rencontrer à nouveau le directeur pour un entretien approfondi. Des entretiens ont, en effet, été menés dans les deux structures. D’autre part, ma position au sein de Culture Commune, durant mon stage, m’a fait participer à des réunions de travail rassemblant les partenaires culturels qui agissent en faveur du patrimoine minier sur le territoire de l’ancien Bassin Minier du Nord-Pas-de-Calais. L’écoute et l’observation m’ont permis de cerner les différentes attitudes et d’établir certaines réflexions, que nous retrouvons dans ce mémoire.
Plusieurs ouvrages nous ont permis de définir notre terrain d’étude et d’enrichir notre propos. Nous citerons ici les écrits de Françoise Choay, de Louis Bergeron et de Pierre Nora. Nous avons aussi prêté une attention particulière aux textes, articles et ouvrages sur les friches artistiques afin de mieux comprendre la position des artistes vis-à-vis du lieu industriel qu’ils investissent et vis-à-vis du territoire auquel ils se réfèrent. Il faut enfin noter l’étude de la documentation propre à chaque structure et les textes officiels sur la reconversion du Bassin Minier du Nord-Pas-de-Calais, disponibles auprès des collectivités territoriales de cette région.
Nous procéderons à une étude en trois temps.

Le chapitre I présente le territoire sur lequel se porte notre étude, ainsi que les deux structures que sont Culture Commune et le Centre Historique Minier. Nous avons également inclus dans ce premier chapitre une première analyse sur les différentes attitudes liées au lieu industriel en reconversion : friche ou patrimoine ? Ce point nous semble important pour la suite de notre propos, afin de ne pas commettre de confusion dans l’utilisation du vocabulaire et des intentions qui lui sont liées.

Le chapitre II analyse les modalités d’un réemploi culturel du lieu industriel. Trois points y sont développés : les motivations des porteurs de projet, le comportement à l’égard de l’architecture et la position choisie face à la mémoire du lieu.

Enfin, le chapitre III est une réflexion sur le rôle du lieu industriel devenu lieu de culture, sur un espace territorial lui-même en reconversion. Notre propos se développe progressivement en étudiant le lien entre territoire et reconversion puis le lien entre territoire et culture. A l’issue de ces réflexions, nous sommes en mesure de nous demander si le lieu industriel devenu lieu de culture n’a pas un rôle majeur à jouer dans la mutation d’un territoire.

Chapitre I – Présentation
Afin de pouvoir cerner l’ensemble des problématiques liées à notre réflexion, il nous est indispensable de consacrer la première partie de notre propos à une présentation générale du cadre d’étude.

La reconversion du lieu industriel présuppose tout d’abord de définir ce qu’est ce lieu industriel et ce qu’il représente. Les termes de friche industrielle et de patrimoine industriel nécessitent ainsi une définition affinée.

Une fois cette distinction établie, nous présenterons le territoire de l’ancien Bassin Minier du Nord-Pas-de-Calais. Il présente de nombreux lieux industriels, suite à l’activité minière qui s’y est développée. Nous nous attacherons à étudier deux d’entre eux, qui font aujourd’hui l’objet d’une reconversion, partielle ou entière, en lieu culturel.

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